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COP25 : Tosi Mpanu Mpanu reçoit le prix de Leader Global de l’année

Le négociateur senior de la République démocratique du Congo, Tosi Mpanu Mpanu a reçu le prix de Leader Global de l’année, dans la catégorie « Négociateur ». C’était lors d’une courte cérémonie organisée le vendredi 06 décembre, à Madrid par l’Initiative pour le Droit et la Gouvernance du Climat.

Ce prix vise à récompenser les résultats obtenus par cet acteur important qui milite pour faire entendre la voix de l’Afrique aux négociations sur le Climat, organisées chaque année par les Nations unies.

« Certainement, c’est un combat qui n’est pas achevé, et je ne vois pas ce Prix comme une consécration mais plutôt comme une reconnaissance internationale de la pertinence de mes efforts », s’est-il félicité.

Parmi les critères ayant milité à son choix figurent le dévouement (persévérance, ancienneté), la diplomatie (constitution de coalitions, rapprochement des partenaires, tact) et la vision (perspicacité, engagement envers les résultats en matière de changement climatique).

L’Initiative pour le Droit et la Gouvernance du Climat est un consortium regroupant des organisations internationales, des Think Tanks, des ONGs et des cabinets d’avocats. Ce Consortium inclut ainsi des acteurs tels que le Programme des Nations Unies pour le Développement, ONU Environnement, la Banque Mondiale, la Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement, l’Association de Droit International et de nombreuses universités à travers le monde telles que l’Université de Yale, Cambridge et l’Université des Nations Unies.

Alfred NTUMBA

Climat : Le Chili renonce à l’organisation de la COP25

Secoué par une violente crise sociale, le Chili renonce à organiser la COP25. Le président Sebastian Piñera a annoncé l’annulation de la conférence de Santiago sur les changements climatiques, qui devait se dérouler du 2 au 13 décembre.

Le siège des nations unies à New York.

Le Chili renonce à organiser la conférence mondiale sur le climat COP25 qui devait s’y tenir en décembre, ainsi que le sommet du forum de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) en raison du mouvement de contestation inédit qui agite le pays, a annoncé le président Sebastian Piñera, mercredi 30 octobre.

« C’est avec un profond sentiment de douleur, parce que c’est douloureux pour le Chili, que notre gouvernement a décidé de ne pas organiser le sommet de l’APEC (…), ni celui de la COP25 », a déclaré le chef de l’Etat conservateur. Le sommet de l’APEC devait avoir lieu à Santiago les 16 et 17 novembre et la COP25 du 2 au 13 décembre.

Ticket de métro

Depuis onze jours, le mouvement ne faiblit pas dans le pays. D’abord provoqué par la hausse du coût de la vie dans le pays, et en particulier par l’augmentation du prix du ticket de métro à Santiago, le mouvement s’est amplifié malgré la suspension de cette dernière mesure.

« Nous n’avons pas été capables de reconnaître l’ampleur de cette situation d’inégalité et d’abus. Je vous demande pardon pour ce manque de vision », a déclaré Sebastian Piñera lors d’une intervention télévisée la semaine dernière. Hausse de 20 % des pensions de retraite les plus basses, revalorisation du salaire minimum, baisse du salaire des parlementaires, gel du prix de l’électricité, baisse de celui des médicaments, augmentation d’impôts pour les plus riches…

M. Piñera, qui avait réuni plusieurs présidents de partis politiques ce mardi, a déroulé une longue série de mesures qui seront soumises au vote du Congrès ou approuvées par décret présidentiel. « Cet agenda social ne résoudra pas tous les problèmes qui accablent les Chiliens, mais c’est un effort nécessaire et significatif pour améliorer la qualité de vie des plus vulnérables », a annoncé le chef d’Etat.

Le chef de l’Etat conservateur s’est par ailleurs séparé lundi de huit ministres, sur les vingt-quatre que compte son gouvernement. Le tout nouveau ministre des finances, Ignacio Briones, a déclaré, mardi, que l’économie chilienne serait affectée par la crise sociale. « Les signaux que nous avons donnés (…) vont générer une diminution des investissements », a-t-il estimé, ajoutant qu’il serait nécessaire de réviser la prévision de croissance pour 2019.

De nouvelles manifestations, parfois émaillées d’incidents, ont encore eu lieu mardi pour maintenir la pression sur le gouvernement.

Avec le Monde

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COP25 : La RDC affute ses armes

La République démocratique du Congo à travers son ministère de lEnvironnement et Développement durable, a lancé les travaux préparatoires de la Conférences des parties sur les changements climatiques qui se tiendra à la fin de cette année à Santiago au Chili. Les travaux ont été lancé à Kinshasa, ce jeudi 24 octobre.

Selon le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe, la RDC doit parler d’une seule et même voix à Santiago. Les experts congolais sensés parler au nom de la Res publica se devront d’avoir à cœur, l’intérêt de la nation congolaise dont les forêts jouent un rôle important dans la régulation du climat mondial.

Revenant sur les engagements pris lors de la COP21 à PARIS, Claude Nyamugabo a précisé que son pays s’est engagé dans cet accord, à réduire de 17% ses émissions de gaz à effet de serre. Et que partant de cet engagement, il est tout à fait cohérent que la RDC tire profit de ses efforts dans cette lutte globale.

Au cours de ces travaux, le comité préparatoire aura pour tâche entre autres, de relever les difficultés souvent rencontrées lors de précédentes négociations organisées chaque année par les Nations unies, et y proposer des solutions.

« Toutes les dispositions nécessaires seront prises pour que la RDC soit qualitativement représentée », a déclaré le ministre. « L’objectif principal poursuivi dans cette Cop 25 est la prise en compte des questions climatiques et le plaidoyer pour le transfert des technologies en vue d’aider la RDC à réaliser ses objectifs environnementaux ».

Alfred NTUMBA