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Forêt : Détournement de 80.000 USD, le chef de secteur de Bokatola arrêté

Le chef de secteur de Bokatola dans la province de l’Equateur, Bososa Nkoto Nkale est aux arrêts, pour avoir favorisé le détournement de près de quatre-vingts mille dollars américains destinés aux communautés locales dans le cadre du paiement de redevances conformément à la clause sociale du cahier de charges. Ce montant payé par l’entreprise Maniema Union 2 a été détourné pour des fins autres que la constructions d’un centre de santé et d’une école primaire pour lequel l’argent a été destiné.

Le chef du secteur a été arrêté ensemble avec un autre représentant du village Bongale, Bokungu Kongolo, et déférés tous devant le Parquet de grande instance à Mbandaka. Il est reproché à Monsieur Bokungu Kongolo d’avoir perçu de l’argent auprès de de Maniema Union 2, et partagé avec les autres membres du village sans mandat du CLG (Comité locale de gestion). Un autre chef du village est en fuite et recherché par les services d’intelligence pour les mêmes faits.

Ce coup de filet a été rendu possible grâce à une mission conjointe organisée par le Parquet de Grande instance de Mbandaka, l’administration forestière et l’ONG GASHE (Groupe d’Action pour l’Homme et son Environnement), dont ENVIRONEWS RDC s’est procuré une copie dudit rapport.

Lire le rapport iciRapport_forêt_Enquete_Detournement_Equateur_RDC (1)

Alfred NTUMBA

Forêt : Détournement de 4000 dollars américains à Bokatola, l’ONG GASHE intervient et sensibilise

Environ 4.000 dollars américains perçus par les habitants des villages Bokenge et Bombembe ont été détournés et utilisés pour construire des maisons des particuliers, et une partie a été partagée entre les membres du village. Ce fonds dit de développement a été alimenté par les entreprises qui exploitent du bois dans le terroir, notamment la société Maniema Union.  

« L’argent n’a pas servi à la construction des infrastructure d’utilité commune comme les écoles et les centres de santé, mais plutôt à la construction des maisons d’habitation privées des gestionnaires du fonds. Les fonds destinés à la construction des écoles ne peuvent pas être distribués au village alors que les enfants étudient dans des écoles de fortune sans pupitres. », renseigne les sources au sein de l’ONG GASHE. Continuer la lecture de Forêt : Détournement de 4000 dollars américains à Bokatola, l’ONG GASHE intervient et sensibilise

Forêt : détournement de 22.000 USD de primes des techniciens de la DIAF/Géomatique

Ils sont une vingtaine, les techniciens de la DIAF/Géomatique (Direction des Inventaires et Aménagement forestier) du Ministère de l’Environnement et Développement du Durable, à dénoncer le détournement de leurs primes prévues dans le cadre d’un protocole d’accord signé entre le Ministère de l’Environnement et son partenaires financier. Après un premier détournement de près de 13.000 dollars américains sur un autre projet, ces techniciens dénoncent un second détournement de leurs primes prévues dans le cadre du projet « Opérationnalisation du système de Surveillance de terres par Satellite (SSTS) de la RDC ».  

« Il y’a un montant qui est versé à chaque fois qu’un protocole d’accord est signé, pour que l’on paie les techniciens. Et c’est ce montant-là de 22.000 dollars américains qui a été amené au Cabinet », a indiqué un technicien victime de ce détournement.

Au cœur de ce nième scandale, c’est le Cabinet du Ministre de l’Environnement et développement durable, Amy Ambatobe Nyongolo. A en croire ces techniciens, le sale coup se joue chaque fois en complicité avec la hiérarchie de leur direction, qui les menace de licenciement s’ils ne signaient pas le document prouvant qu’ils ont perçu leurs primes, afin de mieux justifier l’affectation de la ligne budgétaire auprès du bailleur de fonds.   Continuer la lecture de Forêt : détournement de 22.000 USD de primes des techniciens de la DIAF/Géomatique

Conservation : Omer Ntougou, « il n’y a jamais eu un détournement de fonds au RAPAC »

Aucun détournement de fonds n’a été enregistré par la mission de l’audit de l’Union européenne effectuée récemment au RAPAC (Réseau des Aires protégées d’Afrique Centrale). La déclaration a été faite ce mardi 24 octobre 2017, par le Secrétaire Exécutif de cette institution d’appui aux aires protégées, Omer Ntougou, lors d’un entretien avec les journalistes membres du RECEIAC, à Douala au Cameroun.

Omer Ntougou, Secrétaire Executif du Rapac, lors d’un entretien avec les journaliste du RECEIAC à Douala. (Photos, Alfred Ntumba – Environews RDC)

« Le RAPAC a géré de 2011 à 2015, 17 millions d’euros  de l’Union européenne dans le cadre du projet ECOFAC 5. Je suis arrivé au RAPAC en avril 2015, donc à la clôture du projet. Un certain nombre de difficultés essentiellement liées à la maîtrise des procédures de l’Union européenne se sont révélées dans l’exécution de ce projet. Sur 17 millions d’euros, 95% a été jugé recevable, et 5% (soit environ 1 millions d’euros) a été rejeté à cause de non-conformité aux  procédures de l’Union européenne ».

Pour le Secrétaire Exécutif du RAPAC, les dépenses rejetées par le bailleur de fonds ont été réellement exécutées, soit pour l’achat des véhicules, ou encore pour le fonctionnement de l’institution. Malheureusement, les dépenses n’ont pas respecté les procédures exigées par l’UE. « Nulle part dans le rapport de l’audit, on parle de fraude ou du détournement. Mais plutôt de documents manquants ou inadéquats. Il est inimaginable que le Secrétaire Exécutif que je suis, puisse faire décaisser environ 600 millions de Francs CFA dans la période allant d’avril à décembre 2015. Avec les procédures de l’Union européenne, c’est quasi impossible », a-t-il précisé.

Le rapport de l’audit révèle que 342 mille euros ont été rejetés par faute de la documentation adéquate. 500 mille euros pour non-conformité aux « procédures de passation des marchés », 85 mille euros l’ont été également pour dépense hors délais contractuels et le reste pour les dépenses liés à la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée). « Effectivement il y’a ce tableau de dépense par dépense qui montre que le RAPAC n’a pas suffisamment respecté les procédures de l’Union européenne dans la gestion de ce financement. Ce qui aujourd’hui constitue le point d’achoppement à la clôture de ce projet », a reconnu Monsieur Ntougou.

Réagissant aux accusations qu’il juge de « fausses », sur la gestion de cette institution,  le Secrétaire Exécutif du RAPAC dénonce les manœuvres dilatoires entretenues par ses détracteurs en vue de discréditer cette institution, qui selon lui est un modèle de réussite dans la gestion et l’appui au développement des aires protégées. « Beaucoup de personnes et beaucoup d’organisations se battent pour que le RAPAC meurt, parce que le RAPAC devient dans la sous-région, une institution de référence. Pour eux il ne faut pas que ça dure, et ce pour cela qu’il y’a des remous », a-t-il insinué.

Le RAPAC, une institution en difficulté ?

Depuis 2014, le RAPAC a, grâce à la subvention de l’UE, entamé des reformes structurelles et juridiques qui ont permis au réseau de passer du statut d’une organisation de droit gabonais, à une institution sous-régionale. Cependant, comme la plus part des organisations d’Afrique centrale, le RAPAC est confronté actuellement aux difficultés financières dues notamment au manque de contributions des Etats.

« Nous avons des difficultés. Nos Etats ne cotisent pas en dehors de la Guinée équatoriale qui est en avance de ses cotisations, et le Gabon qui se bat pour tenter de maintenir le fonctionnement du Réseau », a déclaré le Secrétaire Exécutif du RAPAC. « N’ayant pas suffisamment de moyens pour payer le personnel, je me suis retourné vers le gouvernement gabonais qui a accepté de nous donner une subvention exceptionnelle.  Aujourd’hui, tout le personnel d’appui du RAPAC a été intégré dans les effectifs de l’ANPN (Agence Nationale de Parcs Nationaux), et mis à la disposition du RAPAC de façon à assurer le fonctionnement de l’institution ». A-t-il déclaré.

En attendant, le Secrétaire Exécutif du Réseau des Aire Protégées d’Afrique Centrale se montre optimiste quant à l’avenir de cette institution, qui a été mise en place depuis bientôt 17 ans sous la recommandation des chefs d’Etats d’Afrique centrale.

 

Depuis Douala, Alfred NTUMBA