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Conservation : Vers une collaboration entre le RECEIAC et le projet ECOFAC VI

Faire connaissance avec l’ensemble du RECEIAC (Réseau des Communicateurs pour l’Environnement et l’Information en Afrique Centrale), et présenter les lignes directrices d’une prochaine collaboration entre le projet ECOFAC VI (Ecosystèmes Fragilisés d’Afrique Centrale), financé par l’UE et ce réseau sous régional, tel a été l’objectif de la rencontre entre Daniella Biciu et les membres du RECEIAC à Bruxelles.

Pour la chargée de communication de l’ECOFAC VI, au regard du  rôle que joue les médias dans la diffusion des messages, il est important de nouer un partenariat avec ce réseau spécialisé dans l’information et la communication environnementale en Afrique centrale.

« Nous voulons vraiment avoir une coopération étroite avec ces médias et les intégrer dans tout ce qui est processus de communication », a-t-elle déclaré. « Nous sommes en train de travailler sur la mise en œuvre de mécanisme de coordination qui est très important. Je crois qu’on va faire appelle déjà à tout ce qui est nouvelle technologie par exemple, les groupes Whatsapp qui sont des moyens très rapides et directs de communiquer, d’informer et de transmettre l’information ». Continuer la lecture de Conservation : Vers une collaboration entre le RECEIAC et le projet ECOFAC VI

ECOFAC VI : La RDC bénéficiera de 120 millions d’euros de l’Union européenne

La République démocratique du Congo bénéficiera d’une enveloppe globale de 120 millions d’euros de l’Union européenne, dans le cadre de l’exécution de la sixième phase du programme des « Ecosystèmes Fragilisés d’Afrique Centrale » (ECOFAC VI). La Représentante de l’Union européenne, Chantale Marissen, l’a révélé aux médias, lors de la clôture de la 17ème réunion du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC), qui s’est tenue à Douala du 24 au 27 octobre 2017.    

Chantale Marissen , Représentante de l’UE, lors de la 17ème  réunion du PFBC à Douala (Cameroun), Photo – Alfred NTUMBA/ Environews RDC

« La RDC est un pays riche en biodiversité. Nous lui avons affecté 120 millions d’euros, et nous sommes en train de voir si nous pouvons affecter plus d’argents à ce pays », a-t-elle précisé.

Outre cette enveloppe, l’Union européenne entrevoit la possibilité de financer davantage la RDC, grâce au volet de la coopération régionale de l’ECOFAC VI, sensé financer la création d’une zone  transfrontalière de conservation entre la RDC, la RCA et le Tchad. « Nous lançons ECOFAC VI, mais nous sommes en train de négocier avec la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Cetrale), pour un montant supplémentaire. Ce qui ne sera pas financé  par ECOFAC VI, le sera par ces financements additionnels », a-t-elle déclaré.

L’Union européenne se félicite de son  partenariat avec la RDC, et du sérieux de différents acteurs avec lesquels elle travaille au quotidien. Chantale Marissen a également révélé que son institution va bientôt célébrer les 30 ans de partenariat et de succès avec le Parc National des Virunga, situé dans la partie Est du pays.

Après le lancement au mois de juillet, à Libreville (Gabon), de la sixième phase du programme des « Ecosystèmes Fragilisés d’Afrique Centrale » (ECOFAC VI), l’Union européenne a lancé le volet Cameroun de ce programme à Douala, le mercredi 25 octobre 2017. Viendra en suite le lancement d’autres volets dans le pays membres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC).

 

Depuis Douala, Alfred NTUMBA

ECOFAC VI : AWF va déployer ses activités dans les 3 aires protégées du Cameroun

L’African Wildlife Foundation (AWF) va déployer ses activités de conservation dans les 3 aires protégées de la République du Cameroun, dans le cadre des financements de la 6ème phase du programme des Écosystèmes fragilisés des forêts d’Afrique centrale (ECOFAC VI). Le Coordonnateur pays de cette organisation, Manfred Epanda, l’a fait savoir lors du lancement d’ECOFAC VI volet Cameroun, ce mercredi 25 octobre à Douala.

Prioritairement, les activités d’AWF seront exécutées dans les 2 aires protégées à savoir, la Réserve de Faune du Dja située au Sud-Est du Cameroun et le Parc national de Faro au Nord du pays. En suite les activités seront également déployées dans le Parc national de Campo Ma’an. « Nous avons bénéficié d’un financement de 4 millions d’euros pour le Parc national de Faro, et 2 millions d’euros pour la Réserve de Faune de Dja. Il s’agit d’accompagner le gouvernement dans la gestion de ces aires protégées, notamment pour ce qui est des questions de gouvernance », a déclaré le Coordonnateur pays.

L’AWF va travailler avec les services de conservation du Ministère des Forêts et de la Faune du Cameroun dans le renforcement de la lutte contre le braconnage. L’African Wildlife Foundation, entend mettre à la disposition de ces services, des nouveaux outils et des nouvelles technologies devant permettre de traquer les braconniers et d’assurer les contentieux au niveau de la justice.

Un autre volet de l’intervention d’AWF dans ces aires protégées sera orienté vers les développements des communautés locales. « Il y’a des questions des changements climatiques, nous allons accompagner les communautés locales à développer la résilience face à aux effets néfastes de ces changements. Nous allons travailler à développer un flux de revenus grâce au développement de l’éco-tourisme, pour financer la conservation et le développement des communautés », a précisé Monsieur Epanda.

A en croire, dans la partie septentrionale du Cameroun où se trouve le Parc national de Faro, il se posent des problèmes majeurs, notamment les questions de manque d’eau et de la transhumance.  Pour relever ce défi, l’AWF envisage développer des mécanismes de gestion de l’eau, basés sur des bonnes pratiques. l’organisation va tout de même s’investir dans le développement des actions pour lutter contre les effets néfastes des changements climatiques, afin de pourvoir aux pâturages, élément essentielles pour les populations et les bétails dans cette région.

Des actions de sensibilisation de communautés seront également menées dans ces aires protégées afin d’éviter les conflits récurrents entre l’homme et la faune. « Nous avons fait le plan d’utilisation des terres pour identifier où est-ce que les communautés vont faire leurs cultures, et pâturer leurs animaux. Grâce à ce plan, ensemble avec les communautés, nous pourrons identifier les zones où il ne faut pas aller, pour éviter ces conflits », a-t-il fait savoir. Si tout marche comme planifier, l’AWF pourrait commencer ses activités sur terrain dans les 2 aires protégées, d’ici à décembre 2017.

 

Depuis Douala, Alfred NTUMBA

Bassin du Congo : l’Union européenne lance le programme ECOFAC VI volet Cameroun

L’Union européenne a lancé la sixième phase du programme des « Ecosystèmes Fragilisés d’Afrique Centrale » (ECOFAC VI) volet Cameroun. La cérémonie du lancement de ce programme a eu lieu ce mercredi 25 octobre 2017, à Douala au Cameroun. Cette étape exprime le début effectif  des activité de ce projet dans les pays membres la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). 

Cérémonie du lancement d’ECOFAC VI à Douala, par l’Union européenne (Photo, Alfred NTUMBA – Environews RDC)

Après la clôture d’ECOFAC V qui avait permis aux dix pays de la COMIFAC d’accéder aux financements d’environ 30 millions d’euros, l’Union européenne a doublé la mise cette fois-ci, en mettant à la disposition de ces pays, une enveloppe de 60 millions d’euros. « Depuis 1992, l’Union européenne a déjà investi plus de 138 millions d’euros dans la protection des forêts et de la biodiversité en Afrique centrale. Avec ECOFAC VI, c’est 60 milliards de Francs CFA supplémentaires, soit 60 millions d’euros qui sont apportés à la sous-région », a déclaré Chantale Marissen, Représentante de l’Union européenne.

Une enveloppe de 3,5 millions d’euros sera disponible pour appuyer l’Observatoire des Forêts d’Afrique Centrale (OFAC). Ce financement sera coordonné par le CIFOR, afin de mettre en œuvre certaines priorités opérationnelles du Plan de convergence 2015-2020 de la COMIFAC. L’ECOFAC VI devra également financer la mise en œuvre du projet Renforcement et institutionnalisation de l’OFAC (RIOFAC), pour une durée de 5 ans.

A en croire Chantale Marissen, l’Union européenne compte beaucoup sur la production des informations de qualité sur les forêts et la biodiversité  du Bassin du Congo en vue d’aider à la prise de décision quant à leur conservation et gestion durable au bénéfice de la population. Ainsi, un accent particulier sera mis sur la gouvernance forestière et la protection de la biodiversité. « L’effet du levier attendu à travers ce programme ne pourra être atteint qu’avec la détermination sans faille de nos partenaires de l’Afrique centrale à protéger notre planète et à combattre ceux qui veulent la détruire à leurs profits. Devant les conséquences qui menacent les écosystèmes de la sous-région, c’est donc une responsabilité historique qui nous incombent », a-t-elle martelé.

En effet, la convention de financement entre l’Union européenne et le Secrétariat général de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), a été signée à Brazzaville en avril 2017. La Secrétaire générale adjointe de la CEEAC, Mfoula Thérèse-Chantal, a émis le vœu de voir l’ECOFAC VI aller dans sens du changement des conditions de vie des communautés de la sous-région. « Si les premières phases qui ont démarré dès 1992 se sont concentrées sur la conservation du captal naturel, le Secrétariat général de la CEEAC, souhaiterait vivement que ECOFAC VI confirme le passage de la conservation à l’économie de la conservation telle qu’amorcée par le programme ECOFAC V », a-t-elle fait savoir. « En effet, il s’agit de transformer le capital naturel de la sous-région en capital productif pour que celui-ci contribue à la diversification de l’économie de nos Etats membres, majoritairement dépendantes de produits des hydrocarbures ».

Les forêts du Bassin du Congo représentent 25% du carbone total stocké par les forêts tropicales du monde. Elles hébergent environ 30 millions d’habitants et fournissent des moyens de subsistance à plus de 75 millions de personnes qui dépendent de ressources naturelles locales pour leurs besoins alimentaires, nutritionnels, et de santé.

 

Depuis Douala, Alfred NTUMBA