Archives par mot-clé : Elephant

Conservation : un troupeau d’éléphants en divagation en dehors du parc national d’Upemba

Plus d’une vingtaine d’éléphants se sont évadés du Parc national d’Upenba dans la partie sud de la République démocratique du Congo.  Actuellement ces pachydermes en divagation détruisent tout sur leur passage, notamment les champs. Hier mercredi 29 août, ils ont semé la terreur dans les villages situés entre les secteurs de Tshofwe et Kamalondo, à 25 kilomètres de Ankoro.

Un troupeau d’éléphants dans le Parc national d’Upemba en RDC.

Ne sachant à quel saint se vouer, les villageois ont usé de toute leur force pour disperser ces animaux en déplacement incontrôlé. Ils ont recouru même à l’usage d’armes à feu, témoigne un environnementaliste sur terrain.

Aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée. « Un motard les a rencontré en cours de route et il s’est évanoui. Dieu merci, il a été amené plus vite à l’Hopital d’Ankoro, et ses jours ne sont pas en danger », a témoigné Josué Aruna, en déplacement à Ankoro.

La population de ces village lance un cri de détresse à l’endroit des autorités gouvernementales et celles de l’ICCN pour qu’une intervention urgente soit organisée en en vue de ramener ces pachydermes dans leur milieu naturel.

Alfred NTUMBA

Conservation : sensibilisation des habitants de Bunia à la protection des espèces de faune sauvage

L’Ong JURISTRALE a sensibilisé les habitants de Bunia, à la protection des espèces emblématique de la RDC, notamment l’éléphant et l’Okapi. Le cortège, composé d’une quarantaine des motocyclistes, d’un véhicule de la coordination provinciale de l’environnement et d’un véhicule de la Police Nationale, est passé sur les principales artères du Chef-lieu de la Province de l’Ituri, le vendredi 13 octobre 2017, avec le message Stop à la tuerie des éléphants, et Stop au commerce de l’ivoire.

Caravane motorisée organisée pour sensibiliser les habitants de Bunia à la protection des éléphants ( Photo, Juristrale)

« Nous avons souhaité sensibiliser la population et les autorités sur la question de la protection de l’espèce éléphant. Il était important de commencer par Bunia parce que l’on constate ici, le trafic illicite des spécimens de l’éléphant notamment l’ivoire et la viande de l’éléphant », a expliqué le Chargé de Programme de JURISTRALE, Fiston MWANGE.

Selon les organisateurs, ces messages forts ont bien été perçus par les habitants de Bunia, d’autant plus que c’était la toute première fois qu’ils soient mis au parfum que l’éléphant était intégralement protégé. Et que la loi prévoit des sanctions sévères contre tout celui qui la violerait. « Il était important de pouvoir sensibiliser les populations et de vulgariser la loi relative à la conservation de la nature, laquelle renforce le régime répressif des infractions sur la faune avec des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de servitude pénale », peut-on lire dans la communication de JURISTRALE.

Impliquer les étudiants dans la conservation

Sensibilisation des étudiants de Bunia sur la loi portant conservation de la nature ( photo, juristrale)

Outre les actions fortes visant à démanteler des réseaux criminels, JURISTRALE et ses partenaires ont choisi pour cible les étudiants de Bunia. A en croire les organisateurs, ce choix est justifié par le fait que les étudiants sont des futures élites du pays et des meilleurs relais d’opinion auprès de qui il faut transmettre des connaissances législatives dans le domaine de l’environnement, afin de les aider à contribuer à la conservation de la nature et à la lutte contre tout type de criminalité liée à la faune. Les étudiants de l’Université de Bunia (UB), et de l’Université Shalom de Bunia (USB), ont été informés de l’existence de la loi n°14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature, le lundi 16 octobre 2017.

En effet, la RDC est un sanctuaire de plusieurs espèces sauvages de faune et de la biodiversité. Pour les protéger, elle s’est dotée d’un arsenal normatif et réglementaire assez important. Le pays a signé plusieurs conventions dont la CITES. Paradoxalement, diverses formes de criminalité dont le braconnage, le commerce illicite des espèces protégées et autres produits de la faune ont pris des proportions inquiétantes.

Rappelons que ces  activités ont été organisées dans le but de commémorer la Journée internationale de l’éléphant, célébrée le 12 aout de chaque année. Elles ont connu la participation de l’USAID, l’UE, la WCS et l’ICCN (RFO).

 

Alfred NTUMBA

 

Biodiversité : Les éléphants d’Afrique changent leurs habitudes pour survivre

Animés par l’instinct de survie, les éléphants d’Afrique change de comportement afin d’échapper aux braconniers. Finalement, ces pachydermes diurnes ont appris, à se déplacer et à se nourrir la nuit pour mieux se cacher le jour, révèle une étude de Save The Elephants, une organisation de protection des animaux et l’Université de Twente (Pays-Bas), publié ce 13 septembre 2017.

L’étude a consisté notamment à analyser les données recueillies sur 28 femelles et 32 mâles, tous équipés de colliers GPS entre 2002 et 2012 dans le Nord du Kenya. Les experts ont étudié la modification du comportement des éléphants face au danger représenté par les braconniers qui convoitent leurs défenses en ivoire.

Les scientifiques de Save The Elephants ont établi un ratio permettant de mesurer l’activité de l’animal la nuit par rapport à celle de jour. « Notre hypothèse est que le braconnage représente clairement un risque diurne« , expliquent-ils dans leur étude publiée dans Ecological Indicators.

« Cette étude montre la capacité de l’éléphant, le plus grand mammifère terrestre, à adapter son comportement pour sa sécurité« , souligne le fondateur de Save The Elephants Ian Douglas-Hamilton, co-auteur de l’étude. « Ces changements sont susceptibles d’avoir des conséquences sur sa stratégie pour se nourrir, se reproduire et survivre qu’on ne connaît pas pour le moment ».

Pendant la première période de cette étude, soit de 2002 à 2009, le niveau de braconnage était modéré. Tandis que la seconde, de 2010 à 2012, il était particulièrement élevé dans le nord du Kenya, révèlent les chercheurs.

Les analyses des données récoltées ont permis d’établir et confirmer que les éléphants bougeaient plus la nuit que le jour lorsque le niveau de braconnage était élevé, comme en 2010-2012, souligne l’étude.

Environ 30 000 éléphants sont tués chaque année en Afrique pour alimenter le trafic mondial d’ivoire, à destination principalement de la Chine et de l’Asie du Sud-Est.

 

Alfred NTUMBA

Afrique : Incinérer l’ivoire, solution miracle pour sauver l’éléphant ?

Si la question ne se pose pas encore sur la place publique, cependant, elle vaut son pesant d’or, dans la mesure où depuis quelques décennies, le continent africain est secoué par une vague d’incinération de l’or blanc. Cette pratique est soutenue par certains experts qui pensent que « l’ivoire n’a de place que sur l’éléphant ». Paradoxalement, face à la situation dramatique de l’éléphant africain, le remède miracle ne semble pas porter les vertus lui dévolues.

Incinération de l’ivoire au Kenya en 2016 (photo droit tierce)

Depuis 1989, la vague d’incinération de l’ivoire s’est propagé à travers les pays d’Afrique. En 2016, le Cameroun et le Kenya ont brulé l’ensemble de leurs réserves nationales en ivoire. Pour le Kenya, Il s’agit de la plus grande incinération d’or blanc organisé en Afrique. Au total 105 tonnes soit 5 % du stock mondial d’ivoire, estimés à plus de 200 millions de dollars américains, sont partis en fumée dans un braisier qui avait brulé pendant plusieurs jours.

Le président Kenyan, Uhuru Kenyatta qui a donné le premier coup de torche, a appelé à « l’interdiction totale du commerce de l’ivoire ». Car avait il insisté, « la survie des éléphants ne sera jamais assurée tant qu’une demande existe ».
Avant le Kenya et le Cameroun, la Zambie, le Denver, la France, la Malaisie et la République du Congo, et tant d’autres pays du monde s’étaient inscrits dans cette logique.

La République démocratique du Congo s’apprête elle aussi à incinérer son stock d’ivoire, avait annoncé le Directeur général de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), Pasteur Cosma Wilungula.

Plus de deux décennies après ce mouvement d’incinération, qui hante encore le milieu de la conservation en Afrique et dans le monde, l’heure n’est-elle pas arrivée pour s’arrêter un moment et faire le bilan de toutes ces actions qui font perdre à l’Afrique plusieurs milliards de dollars ?

D’aucun pense que ce geste loin d’être dépourvu de sens, nécessite davantage d’être accompagné par des stratégies efficientes et efficaces de lutte anti braconnage, et des mesures draconiennes susceptibles de décourager les trafiquants qui œuvrent sous la bénédiction de certaines autorités locales et de communautés.

L’ivoire et les guerres en Afrique


Après le diamant du Sierra Léone, le pétrole de l’Angola et le coltan de la RDC, l’ivoire semble être la nouvelle ressource dont l’exploitation est nourrie par les guerres en Afrique.

Puissant et rentable, le commerce illicite de l’ivoire génère aux trafiquants 3 milliards de dollars américains chaque année. Quoi de plus normal que ce business florissant puisse attiser l’appétit de contrebandiers.

Des rebellions armées comme, l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA), qui opère activement dans la partie allant du sud de l’Ouganda jusqu’au Nord – Est de la République Démocratique du Congo, les milices somaliennes (les Shebab et les Janjawid) au Darfour se financent en partie grâce à ce trafic.

Ces ivoires moissonnées en Afrique, finissent leur course dans certains pays asiatiques notamment la Chine, en tête avec une demande estimée à 70%, suivie de la Thaïlande et du Japon.

Souvent condamnée à tord et à raison, la Chine ne  cache pas sa volonté politique de combattre le trafic de l’ivoire sur son sol. Au cours de cette année 2017, le pays a pris la ferme décision de fermer son marché intérieur de l’ivoire. Une mesure qui a conduit à la fermeture de plusieurs ateliers de fabrications artisanales d’objets en ivoire.

Si cette mesure a été saluée par plusieurs, cependant, de l’avis des experts,  elle pourrait aussi favoriser la prolifération des marchés clandestins qui deviendraient  par la suite une épine dorsale dans la lutte contre le braconnage.

En 2013, la Convention sur le commerce International des Espèces de Faunes et de la Flore (CITES), sur base de résultats obtenus grâce à l’analyse et l’interprétation des saisies des produits d’éléphants et d’autres données d’informations sur le commerce de la faune au moyen du système d’ETIS, a identifié huit pays les plus fortement impliqués dans la chaine du commerce illégale de l’ivoire. En tant que pays d’origine, de transit ou de destination de l’ivoire à savoir, Kenya, Tanzanie, Ouganda, Malaisie, Philippine, Chine, Thaïlande et Vietnam.

Une brèche ouverte par la CITES 

La seule mesure efficace de conservation qui a mis fin pendant huit ans à ce trafic a été l’interdiction du commerce d’ivoire en 1989, lorsque 70.000 éléphants étaient tués chaque année et que la moitié de la population avaient été décimée pendant la décennie précédente pour passer de 1,3 millions à 640.000.

Cette mesure a été en partie levée en 1997 sous la pression du Japon, ouvrant ainsi la voie au braconnage des éléphants. Ces activités se sont nettement accélérées suite à l’autorisation en 2008 par la CITES, de la vente d’ivoires au Japon et à la Chine, par trois pays d’Afrique subsaharienne à savoir le Botshuana, la Zimbabwe et la Namibie.

L’année 2011 reste marquée par un regain du trafic de l’ivoire des éléphants d’Afrique. 38,8 tonnes d’ivoire d’ivoires ont été saisi par les douanes dans le monde ce qui représente près de 4000 éléphants abattus.

Le trafic illégal d’ivoire qui menace la survie des éléphants en Afrique est concentrée géographiquement sur deux régions du continent. Une étude publiée l’année dernière par une équipe de chercheurs de l’université de Washington démontre que 85% d’ivoires des éléphants de forets interceptés entre 2006 et 2014 venaient d’une zone protégée s’étendant entre le Cameroun, le Congo et le Gabon. Et plus de 85% de l’ivoire d’éléphants de savane provenaient de l’Est du continent, surtout de la Tanzanie.

Ce crime transnational formé des réseaux sophistiqués et groupes criminels experts dans la contrebande est commandité en dehors de l’Afrique, mais avec la complicité d’une main d’œuvre locale.

L’Afrique qui voit ses populations d’éléphants connaitre un déclin, doit prendre cette menace à bras le corps, en mettant en place des mesures et stratégies efficaces de lutte contre le braconnage de l’éléphant.

Pour rappel, chaque année, entre 25.000 et 30.000 éléphants sont tués en Afrique sur une population restante estimée à 450.000 éléphants sur l’ensemble du continents. Plus de 75% d’éléphants d’Afrique ont été braconnés depuis le début du 21ème siècle. Des chiffres qui en disent trop sur la menace grandissante qui pèse sur ce pachyderme, considéré comme le plus grand jardinier de la forêt.

Si rien n’est fait, d’ici dix and, l’extinction de l’éléphant d’Afrique pourrait l’emporter.
Alfred NTUMBA

RCA : WCS déplore l’impact des conflits sur les grands mammifères

Dans un communiqué publié ce lundi 10 juillet, la Wildlife Conservation Society (WCS) déplore la disparition de la grande faune en République Centrafricaine (RCA) déstabilisée par les conflit depuis 2013.

Des braconniers lourdement armés, en particulier depuis les pays voisins du Tchad et du Soudan, avec l’appui de braconniers originaires de la zone », sont à l’origine de « ce déclin systématique, peut-on lire dans ce communiqué.

La situation de conflits généralisés  a favorisé le braconnage des éléphants et autres autres grands mammifères du pays. « Toutes les espèces de grands mammifères affichent des populations en fort déclin en comparaison des données collectées en 2005 et 2010« , indique le communiqué de l’ONG Wildlife Conservation Society (WCS) et du programme Écofaune+ de l’Union européenne qui ont réalisé en mars-avril un recensement aérien dans les réserves et parcs du nord du pays, avec l’appui du gouvernement centrafricain.

« Aucun éléphant, ni trace de présence, n’ont été observés durant le recensement« , déplorent les organisations, qui rappellent que 35.093 éléphants avaient été recensés en 1977, contre 68 seulement en 2010.

Au cours des trois dernières années, plusieurs groupes armés ont entrepris un ratissage systématique pour chasser le gibier et expédier, la viande vers le nord ou vers Bangui.

Les écologistes dénoncent l’exploitation illégale de ressources naturelles par des groupes armés (centrafricains ou étrangers) dans les zones protégées et la responsabilités des éleveurs transhumants dans le « trafic illégal transfrontalier de ressources naturelles ».

 

Alfred NTUMBA

 

Chine : fin du commerce et du travail artisanal d’ivoire

D’ici à fin 2017, la Chine aura mis fin au commerce et au travail artisanal des objets en ivoire, selon le quotidien officiel Renmin Ribao. C’est ce qu’annonce une circulaire gouvernementale émise le 1er janvier pour protéger les éléphants menacés et combattre le trafic. Les 34 ateliers et 143 points de vente seront progressivement fermés.

Dessin de hachfeld

Néanmoins, afin de préserver la technique ancienne de la sculpture, le ministère de la Culture encouragera leur transmission dans des musées, sur des matériaux alternatifs. Les matières premières déjà acquises pourront continuer à être utilisées sans profits

Alfred NTUMBA

 Boum de l’ivoire sur le marché Asiatique

Une réelle menace pour la survie des éléphants

 

African_elephant_warning_raised_trunkLes activités de l’homme ne cessent d’alourdir sa dette envers l’écologie. Depuis le début du siècle présent, l’industrialisation est considérée comme l’un des responsables du dérèglement climatique, et cela à travers la pollution qu’elle engendre.

A côté de cette forme de destruction faunique, existe également une autre forme de destruction faunique appelé le braconnage ayant pour objectif de tuer illégalement les animaux afin de se procurer de certains objets comme les cornes ou les défenses à des fins commerciales.

Parmi les animaux les plus menacés par ce Trafic figurent en tête de liste les éléphants. Chaque jour, ces grands animaux de la planète connaissent des fins tragiques à cause de leurs défenses ou ivoires.

De tous les éléphants du monde, seuls ceux de l’Afrique planent sous un engrenage infernal consécutif à cette activité commerciale qui ne cesse de croitre suite à la demande sur le marché Asiatique notamment en chine.

Les défenses de ces pachydermes sont très prisées en Extrême Orient précisément en Chine au Vietnam aux Philippines et en Malaisie où elles sont utilisées non seulement comme objets décoratifs et religieux, mais aussi pour ses vertus médicinales.

Ainsi, ce boum de l’ivoire des éléphants en Asie continue de menacer sensiblement les éléphants d’Afrique.

Bien que le commerce international de l’ivoire soit bannit depuis 1989, les saisies massives d’ivoires excédant souvent 800 kg à destination de l’Asie ont doublé depuis 2009, atteignant un niveau record en 2011.

La dernière en date du 25 janvier 2015 où 700 kg d’ivoires ont été saisis à l’aéroport d’Entebbe en Ouganda, destinés à approvisionner le marché Asiatique.

Au début du siècle, le continent Africain comptait quelques millions d »éléphants. A ce jour, le commerce  de l’ivoire a tragiquement décimé cette population d’animaux. Le nombre estimé actuellement varie entre 420.000 et 650.000 individus vivant pour la plupart  au Botswana en Tanzanie et au Zimbabwe.

La République Démocratique du Congo seule dénombrait près d’un millions d’espèces au début du siècle, le triste constat est que le pays n’en compte .qu’à ce jour que 7.000.

Cette situation alarmiste n’arrête  de susciter  d’inquiéter  des organismes internationaux et ONG de défense des animaux qui plaident pour un renforcement des dispositifs afin de dissiper cette ombre macabre qui pèse sur les éléphants d’Afrique. Si cette tendance se maintient, ces animaux aussi appelés les jardiniers de la forêt en raison des différents services écologiques qu’ils rendent à la nature, disparaitront d’ici une génération.

L’envolée de la demande de ‘ivoire en Asie surtout en Chine ou le prix de défenses bruts a triplé depuis 2010 augmente la pression sur l’extinction de ces espèces qui profile à l’horizon.

Selon un rapport publié récemment par les ONG  Save the elephant et Spinal found, 100.000 éléphants ont été braconnés pour leurs ivoires. Ces organisations non gouvernementales appellent donc Pékin ç réagir vigoureusement car la clé de l’avenir des éléphants d’Afrique se trouve entre  ses mains.

Autrefois, ces animaux se déplaçaient librement en Afrique. En Côte d’ivoire par exemple, un nom qui ne doit rien au hasard. Depuis, la population a dramatiquement diminué. Seuls 800 espèces sont dispersées à ce jour sur le territoire.

La volonté de sauver ces pachydermes en renforçant les dispositifs prévus par l’interdiction du commerce de l’ivoire semble devenir un enjeu de sécurité puisque l’ivoire peut jouer un rôle dans les conflits en Afrique.

D’après le quotidien Américain New York times, comme les diamants du sang de la Sierra Leone ou les minerais pillés au Congo, l’ivoire semble être la dernière ressource des conflits en Afrique arraché dans des zones de bataille reculées facilement monnayable et qui alimente aujourd’hui les conflits au quatre coins du continent.

Plusieurs braconniers seraient ainsi à la solde des rebelles tels que l’Armée de résistance du seigneur en Ouganda et les janjawid au Soudan ainsi que les terroristes et militants comme Al-Qaïda et mouvement de Chebab qui exploitent le Trafic d’ivoire pour financer des actions terroristes.

En raison de la corruption et du crime organisé, des grandes quantités d’ivoires acquises illégalement s’écoulent sur le marché légal, et sont ainsi blanchis.

Ce trafic est si lucratif que les braconniers font fi d’écoper d’amende trop peu élevée.

Malgré plusieurs mouvements initiés par les ONG et autres particuliers pour mettre fin à ce type de commerce, il est difficile d’y parvenir au regard de l’essor économique que connaissent les pays Asiatiques. Pour beaucoup, la demande ne pourra encore que progresser.

 

                                                                                           Thierry-paul Kalonji