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Energie : l’ACERD estime à plus 900 millions de dollars l’an, le potentiel du marché des systèmes solaires

L’Association Congolaise pour les Energies Renouvelables et Décentralisées (ACERD), un nouveau né dans le domaine des énergies renouvelables déploie ses ailes sur le sol congolais. Elle a but d’apporter des résolutions idoines aux problèmes du climat, et promouvoir le secteur des énergies renouvelables qui, certes, reste encore timidement implanté en RDC.

Bien que ce secteur ne soit pas l’un de plus implantés en RDC, cependant il représente un potentiel estimé à près de 900 millions de dollars par année. Ceci, en dépit des contraintes d’ordre institutionnel et réglementaire.

« La contradiction parfois rencontrée dans les textes de lois, la dureté de la fiscalité ainsi que le manque de la vulgarisation massive sur les techniques et moyens qui peuvent être mis à la disposition des populations de la RDC sont des contraintes auxquelles nous sommes confrontés. C’est pourquoi  cette association veut impliquer le gouvernement de la RDC et certains partenaires financiers à cette lutte afin de conjuguer ensemble  les efforts, car dit-on  l’union fait la force », a rapporté la directrice des relations publiques d’ACERD, Catherine Mukobo. « Nous souhaitons également que des nationaux congolais et de la diaspora soutiennent nos actions en nous accompagnant massivement au travers de nos campagnes, mais aussi en consommant les produits mis à leur disposition pour le bien-être de la planète », a-t-elle poursuivi.

La production des énergies renouvelables dans le monde est l’un des secteurs économiques florissants. Pour l’ACERD, il n’est pas normal qu’un pays comme la RDC qui dispose des atouts nécessaires pour développer ce secteur se retrouve au bas de l’échelle. Cette association attend mener une démarche visant non seulement à éclairer la RDC mais aussi à renflouer les caisses de l’Etat.

Présenter les opportunités

Soucieuse de voir décoller le secteur des énergies renouvelles en RDC, ACERD organisera du 02 au 03 juillet prochain, un forum sur « Les opportunités d’investissement dans les énergies renouvelables en RDC, sous le thème : « Accéder au marché d’un milliard de dollars ».

Ce forum organisé en partenariat avec le programme ÉLAN RDC financé par le gouvernement britannique, vise à stimuler les investissements dans les énergies renouvelables et améliorer l’accès pour les congolais à ce secteur.

Au cours de ces assises, une analyse approfondie du secteur sera faite à travers les tables rondes qui porteront sur les opportunités et perspectives de développement dans les énergies renouvelables, le climat des affaires aux énergies renouvelables, l’investissement dans le secteur des énergies renouvelables et  le crédit à la consommation pour les énergies renouvelables.

Faire autrement

Créée en 2018, l’association entrevoit, à travers son programme, le développement économique et social de la RDC. Pour marquer une touche particulière à l’égard de ses concurrents, l’ACERD garantit à ses prochains adhérents, la  défense de leurs intérêts et la multiplication de leur fonds en s’appuyant sur le potentiel de son personnel expérimenté en la matière, et en faisant valoir auprès des acheteurs et vendeurs détaillants, la qualité de leurs produits et services qui grâce à la rigueur, répondront aux normes de qualité standard.

« L’ACERD est ouverte à tous. Nous avons besoin du concours de tout un chacun pour implanter notre vision et travailler pour le bénéfice des populations de la RDC. Toute structure qui œuvre dans l’industrie ou dans tout autre domaine susceptible de rejoindre nos efforts est la bienvenue. Vous trouverez sur notre site www.acerd.org, le formulaire d’adhésion qui vous permettrait de prendre un premier contact avec l’ACERD », a lancé Catherine Mukobo.

Albert MUANDA

Energies : Pape François, « l’énergie doit être au service de la civilisation »

De nos jours, la modernisation et la civilisation passe par un développement dit durable pour respecter l’environnement dans laquelle vit l’homme. Lors de ses dernières déclarations faites au Vatican, le Pape François premier a exhorté les leaders énergétiques à combattre la pollution, à éradiquer la pauvreté et promouvoir l’équité sociale en développant les énergies propres.

Placé sous le thème , la transition énergétique et le soin de notre maison commune, cette rencontre pontificale des sciences a permis aux représentants des grandes entreprises pétrolières de cerner l’importance d’aller vers les énergies propres, d’autant plus qu’elles doivent être au service de la civilisation.

«La civilisation a besoin d’énergie mais l’utilisation de l’énergie ne doit pas détruire la civilisation», a fait savoir le Pape.

Prenant appui sur son encyclique Laudato si’, le Saint-Père a insisté sur la nécessité de garantir l’énorme quantité d’énergie nécessaire à tous, avec des méthodes d’exploitation des ressources qui évitent de produire des déséquilibres environnementaux qui induirait à un processus de dégradation et de pollution, dont toute l’humanité d’aujourd’hui et demain serait gravement blessé.

«La qualité de l’air, le niveau des mers, l’importance des réserves d’eau douce, le climat et l’équilibre des écosystèmes fragiles ne peut qu’être influencé par la manière dont les êtres humains remplissent leur soif d’énergie, malheureusement avec de fortes inégalités», s’est inquiété le Pape, en ajoutant que «La nécessité d’occuper des espaces pour les activités humaines ne peut être réalisée de manière à mettre sérieusement en danger l’existence humaine et d’autres espèces d’êtres vivants sur Terre». D’où la nécessité de mettre ne place une «stratégie globale sur le long terme» qui «offre une sécurité énergétique et favorise ainsi la stabilité économique, protège la santé et l’environnement et favorise le développement humain intégral, en établissant des engagements précis pour s’attaquer au problème du changement climatique».

La transition énergétique

Pour le Pape, si nous voulons éliminer la pauvreté et la faim, la question énergétique représente à la fois une grande opportunité et un défi historique à considérer. Pour cela, il faut s’engager dans la transition énergétique et  développer les énergies propres en limitant l’utilisation systématique des combustibles fossiles.

Le Saint-Père a demandé de respecter l’accord de Paris sur le climat, signé par 196 Etats en 2015, en ce qui concerne les émissions de CO2.

«Des progrès ont été faits mais est-ce suffisant ? » annonce le pape, en interpellant les géants pétroliers, et les a appelé à passer à la vitesse supérieure et surtout à prendre des décisions politiques en plaçant au centre de toute stratégie le bien de tous.

«Les décisions politiques et les critères de responsabilité sociale et d’investissement doivent tenir compte de l’engagement en faveur du bien commun à long terme, de sorte qu’il existe une solidarité entre les générations évitant opportunisme et cynisme».

Changements climatiques et pauvreté

Pour le Saint père, «Il existe également des motivations éthiques profondes. Comme nous le savons, nous sommes affectés par les crises climatiques. Cependant, les effets du changement climatique ne sont pas répartis uniformément. Ce sont les pauvres qui souffrent le plus des ravages du réchauffement climatique, avec des perturbations croissantes dans le secteur agricole, l’insécurité de la disponibilité de l’eau et l’exposition aux graves phénomènes météorologiques» s’est-il indigné.

Les Industriels, les investisseurs, les chercheurs et les utilisateurs d’énergie, autant d’acteurs de la société sont appelés à investir aujourd’hui pour construire demain, mais, reconnait le Pape, «nous ne disposons pas encore d’une culture nécessaire pour affronter cette crise». Il faut donc des leaders pour indiquer la voie qui imaginent la transition globale en tenant compte de tous les peuples de la terre, comme des futures générations et de tous les écosystèmes et espèces».

Cette nouvelle approche recommandée par le Saint père requiert le courage et beaucoup d’imagination qui est urgente et indispensable mais aussi qui a besoin «de la bénédiction et de la grâce de Dieu».

 

Jennifer LABARRE