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Biodiversité : Les océans, une ressource à protéger pour la survie de l’homme

Célébré le 8 juin de chaque année, la journée internationale de l’océan se révèle cette fois comme une garantie de la survie de l’homme au regard des effets néfastes des changements climatiques. Le thème retenu cette année est : Nos océans, notre avenir.

Relation homme et océan

Les océans couvrent les deux-tiers de la surface de la terre et sont le fondement même de la vie sur notre planète. En plus d’être les plus grands générateurs de l’oxygène que nous respirons, ils absorbent une grande quantité des émissions de dioxyde de carbone, fournissent nourriture et nutriments et contrôlent nos climats. C’est aussi le Pilier du commerce international.

les océans jouent un rôle important dans l’économie mondiale ainsi que l’économie locale des pays dont les sources de revenu dépendent du tourisme, de la pêche et d’autres ressources marines.

Malheureusement, les pressions humaines, dont la surexploitation, la pêche illégale non déclarée et non réglementée, la pêche destructive, les pratiques d’aquaculture non durables, la pollution marine, la destruction de l’habitat, les espèces exotiques, les changements climatiques et l’acidification des eaux, ont des conséquences néfastes sur les océans et les mers de notre planète, et de ce fait, sur le terre entière.

Selon un intervenant reçu à la radio voa Afrique, à travers l’émission Washington forum, il pense qu’il faut éviter les erreurs d’autres fois et appliquer des mesures adéquates pour bien gérer les océans parce qu’il n’y a pas une planète B.

<< On a fait des erreurs sur la terre, il ne faut pas qu’on les répètes sur la mer et les océans. A ce stade il faut qu’il y ait des actions précises notamment une éducation collectives des gens sur la océans >> a déclaré l’invité de la radio.

A en croire le secrétaire général des nations unies évoque que la paix et la sécurité à travers le monde sont aussi des facteurs indispensables pour le développement durable et pour assurer que tous puissent accéder aux bienfaits et aux bénéfices des océans
« Il ne saurait y avoir de sécurité sans développement ou de développement sans sécurité. » a-t-il déclaré.

En effet, cette journée permet de rappeler l’importance des océans dans notre vie quotidienne, qui est les véritables poumons de notre planète, ils fournissent la plupart de l’oxygène que nous respirons, sensibiliser le public sur l’impact des actions humaines sur les océans et développer un mouvement mondial en faveur des océans, mobiliser et unir les populations du monde sur un projet de gestion durable des océans de notre planète car ils constituent une source importante de nourriture et de médicaments, ainsi qu’un élément essentiel de la biosphère.

Jennifer Labarre

22 avril : La Journée internationale de la Terre nourricière

La Journée internationale de la Terre nourricière est l’occasion de sensibiliser le public aux défis auxquels est confrontée notre planète, ainsi que l’ensemble des vies et systèmes qui s’en nourrissent. L’expression « Terre nourricière » est communément utilisée pour désigner notre planète dans de nombreux pays ou régions.

Une plantation agroforestiere à Yema/ Muanda-Kongo Central. Photo – Alfred Ntumba/Environews

C’est en 2009 que l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé de désigner le 22 avril Journée internationale de la Terre nourricière (A/RES/63/278).

C’est l’un des événements environnementaux le plus connu à travers le monde. Elle nous rappelle l’interdépendance qui existe entre l’être humain, les autres espèces vivantes et la planète sur laquelle nous vivons tous.

Le thème retenu cette année est :  » L’environnement et l’éducation aux changements climatiques ».

L’éducation s’avère un élément essentiel du progrès. Cette thématique vise la construction d’une citoyenneté mondiale qui maîtrise les questions liées aux changements climatiques et qui est consciente des risques sans précédent pour notre planète, au cas où des mesures urgentes pour lutter contre les effets des changements climatiques ne seront encore prises. Il faut que tout être humain puisse porter l’action climat, défendre et protéger l’environnement.

L’éducation aux changements climatiques et à l’environnement permet de développer une conscience citoyenne, qui demandera des législations et des politiques en faveur du climat, qui elles-mêmes favorisent des technologies et des emplois verts.

La Journée de la Terre nourricière est célébrée depuis 1970 aux États-Unis. Elle est organisée par le réseau Earth Day EN, dont la mission est d’élargir et de diversifier le mouvement mondial en faveur de l’environnement et d’en faire le moyen le plus efficace pour bâtir un environnement sain et durable, faire face aux changements climatiques et protéger notre planète au profit des générations futures.

Jennifer LABARRE

Biodiversité : les étudiants de l’Unikin invités à s’engager pour sauver la vie sauvage

La vie sauvage dans le monde et en République démocratique du Congo (RDC), mérite une attention exceptionnelle au regard des menaces qui pèsent sur elle. Durant ces dernières décennies, la planète perd de manière vertigineuse certaines espèces sauvages à cause des actions directes ou indirectes de l’homme.

Les étudiants de la faculté des sciences agronomiques de l’Unikin lors de la célébration de la Journée mondiale de la vie sauvage à Kinshasa. Photo/Jennifer Labarre – Environews

Pour conscientiser l’homme sur l’importance de protéger cette vie sauvage en péril, l’ONU consacre chaque année depuis 2014, une journée à la vie sauvage (le 03 mars). A l’occasion de cette journée, le Fonds mondial pour la nature (WWF) avec l’appui de ses partenaires a organisé à Kinshasa, un forum qui a réuni plusieurs acteurs dont les étudiants de la Faculté des sciences agronomiques de l’Université de Kinshasa (Unikin).

Placée au niveau international sous le thème « écoutons la voix des jeunes », et décliné au niveau national sous : « Protégeons les sites qui abritent les espèces menacées de la faune et de la flore sauvages », cette journée a été une occasion pour la RDC de sensibiliser les jeunes sur les enjeux de la conservation, en l’occurrence celles de la vie sauvage animal et végétal, en vue de les impliquer dans la lutte contre les différents crimes fauniques.

« En ce jour, nous voulons rappeler aux uns et aux autres, qu’il est plus grand temps de réaliser que la faune sauvage contribue énormément à la survie de l’espèce humaine. Il est temps de s’engager à cette grande lutte pour un avenir meilleur ». A souligné le Directeur Général de l’Institut congolais pour la conservation de la Nature (ICCN), Cosma Wilungula.

Le Dg de l’ICCN a exhorté les jeunes à considérer les avantages de la vie sauvage et les dangers qui planent sur elle. « En tant que jeune, vous devez vous intéresser à la conservation des espèces menacées d’extinction dans notre pays, et contribuer aux stratégies de réduction de la demande afin de freiner le braconnage et le commerce illégal des espèces sauvages à l’avenir », a-t-il rappelé.

Avec une population composée essentiellement des jeunes, représentant plus 70% de la population congolaise, la RDC a une responsabilité face aux défis majeurs de la conservation de sa méga biodiversité surtout dans les aires protégées. « La journée mondiale de la vie sauvage 2017 nous donne une nouvelle occasion d’inciter les jeunes à aborder les questions de conservation. C’est également l’occasion pour eux d’engager le dialogue les uns avec les autres et, ensemble, tracer un nouveau chemin vers un monde meilleur », a indiqué un communiqué de presse de WWF émis à cette occasion.

Margaret Kinnaird, Responsable de la Faune et flore sauvage au WWF à dans ce communiqué invité la population du monde et les décideurs à une action concertée pour sauver la biodiversité. « Nous sommes à une époque charnière pour la plupart des espèces les plus fragiles, menacées par les activités humaines dont la crise actuelle du braconnage, les impacts du changement climatique et la destruction des habitats », a-t-elle insisté

L’échange fructueux entre le Dg de l’ICCN et les étudiants de l’Unikin a permis à ces derniers de mieux cerner et comprendre le bien-fondé de leur implication. « Vu le niveau des menaces qui pèsent sur notre faune sauvage, nous profitons de cette occasion pour lancer un appel en direction des autorités congolaises, qu’ils doivent promouvoir une bonne politique de conservation et de gestion de la afin de stimuler la jeunesse à s’approprier et s’engager de manière individuelle dans la lutte contre la criminalité faunique, et le commerce illicite de l’ivoire », a précisé un étudiant finaliste en sciences agronomiques de l’Unikin.

Le rapport planète vivante 2016 du WWF et de la société zoologique de Londres a montré que d’ici à 2020 on pourrait assister à une chute des populations mondiales de poissons, d’oiseaux, des mammifères, d’amphibiens, et de reptiles, celles-ci ayant déjà décliné de 58% entre 1970 et 2012. Ce rapport montre que les activités humaines exercent une pression énorme sur les espèces sauvages à un niveau inégal dans l’histoire.

Jennifer Labarre

Rwanda : Paul Kagame parmi les six lauréats du prix « champion of earth » 2016

La voix de l’engagement du Rwanda pour la protection de l’environnement depuis quelques années retentit désormais au-delà de ses mille collines. Ceci se confirme par la nomination de son président Paul KAGAME parmi les six lauréats du prix champion of earth 2016, décerné par le Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE).

Le Président rwandais, Paul KAGAME devant la tribune des Nations unies/ photo droits tierces
Le Président rwandais, Paul KAGAME devant la tribune des Nations unies/ photo droits tierces

Considéré comme un modèle en matière du développement économique, de l’éducation, de la santé et de lutte contre la pauvreté, le pays de mille collines vient de démontrer qu’il a plusieurs cordes à son arc, outre ceux qui sont connus de tous.

Ses efforts relatifs à la protection des espèces en voie d’extinction, au changement climatique, à la restauration des habitats des certaines espèces lui ont valu une reconnaissance de taille par l’Agence Onusienne chargée des questions environnementales.
«  L’environnement constitue le cœur du développement au Rwanda. En protégeant notre héritage naturel y compris les gorilles de montagne en danger de disparition ou les forêts anciennes, tout en impliquant chacun dans la conservation, nous assurons que notre développement est durable, et apporte la prospérité à tous les citoyens. Ces efforts sont un élan pour parvenir à léguer une lumière aux générations à venir», a déclaré Paul Kagame.

Nul ne peut se douter que ce petit pays d’Afrique central s’évertue à devenir un modèle en matière de la protection de l’environnement. L’interdiction des sacs plastique sur son sol, la lutte contre la déforestation illégale et la protection des gorilles sont là quelques éléments qui traduisent la ferme volonté de cet Etat, de bien conforter son leadership d’un pays respectueux de l’environnement.

Pour rappel, en octobre 2016 lors du 28 ème sommet du traité de Montréal tenu à Kigali, les représentants de 197 pays sont parvenus à un accord visant la fin progressive des hydrofluorocarbures HFC, un gaz dont l’effet de serre est 14.000 fois puissant que le CO2.

D’après les experts, l’interdiction de ce gaz présent dans nos systèmes de réfrigération permettrait d’atteindre environ 72 milliards de tonnes équivalent CO2 d’émissions évitées d’ici à 2050. Estimation perçue comme un levier rapide et à moyen terme pour lutter contre le changement climatique.
Ce que fait le Rwanda pour se distinguer, doit conduire les autres pays africains à intégrer les questions environnementales au cœur de leurs politiques. Car le Rwanda qui se démarque à ce jour ne dispose pas des nombreuses ressources comme ses voisins. Seule la volonté politique et le souci de léguer une terre vivable aux générations futures doivent être le souci quotidien des gouvernants.

Thierry-Paul KALONJI

Climat : Lancement du programme Readiness du Fonds Vert pour le Climat en RDC

La Coordination nationale du Fonds vert climat (FVC) en collaboration avec le Centre de suivi écologique (CSE) ont procédé au lancement du programme Readiness du Fonds Vert pour le Climat en RDC  dans sa composante 1. La rencontre organisée à Kinshasa a eu pour but d’informer les parties prenantes sur les opportunités qu’offrent le FVC et le mécanisme de Coordination nationale de ce Fonds. Continuer la lecture de Climat : Lancement du programme Readiness du Fonds Vert pour le Climat en RDC

COMIFAC : les pays membres invités à payer leurs contributions dans le meilleur délai

La 9ème session ordinaire du Conseil des ministres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), s’est tenue à Kigali du 28 au 29 novembre sur fond de crise multiforme que traverse cette institution née de la volonté des Chefs d’Etats d’Afrique centrale. La Comac traverse une période des vaches maigres due au non-respect du principe de contributions de ses membres, mais aussi de la fin du mandat du personnel statutaire. Continuer la lecture de COMIFAC : les pays membres invités à payer leurs contributions dans le meilleur délai

CAFI : le successeur de Matata devrait rassurer les partenaires

L’initiative pour les forêts d’Afrique centrale (Cafi) souhaite voir continuer les efforts engagés par le gouvernement Matata en vue de permettre l’aboutissement du processus devant faciliter le décaissement de 200 millions USD en faveur de la protection des forêts de la République démocratique du Congo. Continuer la lecture de CAFI : le successeur de Matata devrait rassurer les partenaires

L’Autriche s’en prend au commerce d’ivoire en plein capital

La demande d’ivoire pour la fabrication des certains objets est en train de pousser les éléphants au bord de l’extinction.

Le commerce international d’ivoire est interdit depuis 1989 afin de lutter contre le déclin de la population des éléphants d’Afrique. Cependant, le braconnage des éléphants s’est intensifié ces dernières années. Continuer la lecture de L’Autriche s’en prend au commerce d’ivoire en plein capital

La RDC signe la déclaration de Marrakech pour un développement durable du secteur du palmier à huile en Afrique

En marge de la 22ème conférence des parties (COP22) de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, sept pays africains : République centrafricaine, Côte d’Ivoire, Ghana, Liberia, République du Congo, Sierra Leone et République Démocratique du Congo (RDC), ont signé le 16 novembre 2016 la Déclaration de Marrakech pour un développement durable du secteur du palmier à huile en Afrique.
d0001_plantation_palmiers_huile_costa_ricaCette Déclaration de Marrakech résulte d’efforts actuels consentis par les représentants du secteur public, privé et de la société civile des pays concernés sous l’égide de l’Alliance pour les Forêts Tropicales 2020 (TFA 2020).
Les pays signataires de la déclaration s’engagent à mettre en œuvre des plans d’actions nationaux pour un développement durable de la filière de l’huile de palme qui prennent en compte les plans de développement des pays africains, tout en considérant les objectifs environnementaux de réduction de la déforestation et du développement à faible intensité de carbone.
Pour Bruno Perodeau, Directeur de la Conservation au WWF-RDC, « la signature par la RDC de cette déclaration est une avancée importante en direction d’un développement planifié et régulé de la filière du palmier à huile en RDC, aligné à la stratégie nationale REDD+, cette filière permettra à terme d’améliorer les progrès des partenaires vers les objectifs de développement durable adoptés par les Nations unies et ses pays membres », a – t – il souligné.
En signant cette Déclaration, la République démocratique du Congo démontre sa volonté ferme de jouer un rôle moteur dans la mise en place nécessaire de chaînes d’approvisionnement en produits de base durables qui s’attaquent aux problèmes du déboisement et de la pauvreté.
Les 7 pays signataires de cette déclaration s’engagent par ailleurs à ce que soient encouragés les investissements appropriés, responsables et transparents pour la filière de l’huile de palme adoptant les meilleures pratiques internationales de gestion agricole, sociale et environnementale et promouvant la certification de l’huile de palme.
La Table Ronde sur l’Huile de Palme durable
Lancée par le WWF en 2004, la table ronde sur l’huile de palme durable (RSPO) rassemble des parties prenantes issues des secteurs de l’industrie de l’huile de palme, des banques et des investisseurs, des ONGs de protection de l’environnement et des ONGs de développement.
Son objectif est de développer et de mettre en application des normes mondiales de production de l’huile de palme permettant de réduire la déforestation, de préserver la biodiversité, et de respecter les moyens de subsistance des communautés rurales dans les pays producteurs d’huile.

Alfred Ntumba

Ce qu’il faut retenir de la COP22

Les quelque 200 pays réunis à Marrakech à la COP22 se sont mis d’accord vendredi 18 novembre aux alentours de minuit pour mettre au point d’ici à décembre 2018 les règles d’application de l’accord sur le climat conclu l’an dernier à Paris. Entre déception et avancées, RFI dresse le bilan de cette conférence sur le climat à l’issue de deux semaines de discussions sur le réchauffement climatique.

Une détermination à aller de l’avant pour relever le défi climatique

La fin de cette COP22, sous présidence marocaine, sonne aussi la fin du mandat de Laurence Tubiana en tant que championne du climat pour les Nations unies. « Le premier message très important est le fait que tous les pays se soient mis d’accord sur une proclamation de soutien à l’accord de Paris », souligne celle qui fut l’une des artisanes de l’accord sur le climat signé à Paris l’an dernier.

« Evidemment, les aléas politiques font peser des incertitudes sur les positions de tel ou tel pays, mais voilà il y a 195 pays qui ont dit ‘’nous, on continu’’. Et puis ça a été accompagné de déclarations de beaucoup d’entreprises, d’abord à Marrakech, mais aussi plus généralement d’entreprises mondiales. Je crois que les villes et les régions ont aussi réaffirmé leur soutien à l’accord de Paris », précise l’experte avant de nuancer : « Je ne vais pas vous faire non plus une image rose, on est très en retard. C’est une lutte qu’on a commencée. »

A la tribune de la COP22, le 17 novembre 2016 à Marrakech (Maroc).REUTERS/Stringer

Un bilan mitigé pour l’Afrique

Le Maroc a tenu sa promesse : placer au cœur des débats des sujets qui préoccupent l’Afrique.Mais dans les faits, les avancées sont assez maigres.

Sur la finance par exemple, le continent africain espérait plus d’argent pour financer des projets d’adaptation comme des constructions de digues, des surélévations d’habitats rendus nécessaires par les changements climatiques. Autre déception : l’agriculture, qu’il faut aider à se réformer. Il en a été question, mais faute de consensus, les discussions ont été repoussées à l’an prochain.

Finalement, la principale avancée reste la mise en place d’une feuille de route pour les années à venir et la promesse d’accélérer le rythme. Des points d’étape sont prévus pour vérifier que la conformité des Etats vis-à-vis de leurs engagements et que dès 2018, les pays développés revoient leurs promesses à la hausse.

Une COP22 de l’action, vraiment ?

« La COP22, c’est une opportunité manquée, une opportunité pour les Etats de montrer qu’ils sont prêts à faire plus, plus loin, plus ambitieusement et plus concrètement pour l’action climatique, et qu’ils sont aussi prêts à mettre en place une solidarité envers les pays les plus vulnérables. C’est quelque chose qu’on n’a pas réussi à voir dans cette COP qui devait être la COP de l’action et la COP africaine », déplore Lucile Dufour, membre du Réseau action climat.

Et d’ajouter : « On avance, mais on avance lentement. On se met d’accord pour régler tous les détails et les règles de l’accord de Paris d’ici à 2018. Maintenant on attend des pays qu’ils soient plus ambitieux et beaucoup plus concrets dans leurs annonces et puis aussi au niveau national qu’ils aillent plus loin. »

Pour l’experte, « des initiatives concrètes » ont en revanche été faites « sur les côtés des négociations », citant l’exemple de l’initiative africaine sur les énergies renouvelables. Lucile Dufour regrette au passage que ces projets ne soient pas « portés par les Etats ».

Des ONG réclament « des actions concrètes »

Les activistes climatiques rassemblés pendant ces deux semaines à l’espace autonome dans une université en marge de la COP ont publié leur appel : la déclaration de Marrakech. Et pour cause : ils estiment que les avancements de la COP sont loin d’être suffisants.

« Nous, mouvements sociaux, marocains, maghrébins, africains et internationaux rassemblés à Marrakech réaffirmons notre détermination à défendre la justice climatique et à agir pour maintenir le réchauffement climatique sous la barre de 1,5° », peut-on lire. Même si le ton est solennel, le message est vif : « Zéro fossile, 100% renouvelable, c’est notre lutte, c’est notre horizon », affirme Nicolas Haeringer de l’ONG 350.org.

Pour les signataires de cette déclaration, la vraie mobilisation se passe en dehors de la conférence. « La COP a cette capacité à produire une sorte d’abstraction, on parle d’un problème extrêmement concret pour des millions, des centaines de millions de personnes comme si c’était quelque chose de très abstrait et sans conséquence dramatique. Nous, on va dans les COP pour faire un petit pas de côté et ramener dans les négociations les questions qui ne sont pas traitées », poursuit Nicolas Haeringer.

Avec la Rfi