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Environnement : les changements climatiques emportent les plus vieux baobabs d’Afrique

L’Afrique connait la perte de ses plus vieux baobabs en raison de changement climatique, selon une étude publiée ce lundi 11 juin dans la revue nature plants. Cette étude suppose que 9 des 13 plus vieux baobabs africains sont entièrement ou partiellement morts lors de ces 12 dernières années, les chercheurs essayant d’étudier une soixantaine de baobabs pour tenter de percer le secret de leur longévité, découvrent soudainement leur disparition massive.

Parmi les victimes, 4 symboliques, âgés de 1100 à 2500 ans et tutoyant le ciel, dont Panke au Zimbabwe, le plus vieux baobab avec 2450 ans au compteur, le baobab Sunland avec 1000 ans, le Platland en Afrique du sud, l’un des plus gros du monde et le célèbre baobab Chapman de Botswana, sur lequel Livingstone grava ses initiales, classé comme monument national. Continuer la lecture de Environnement : les changements climatiques emportent les plus vieux baobabs d’Afrique

Santé : La pollution de l’air et la mauvaise qualité du sperme, un rapport suscite une contradiction

Une étude publiée dans la revue Occupational & Environmental Medicine, ce mardi 21 novembre, révèle que Des niveaux élevés de pollution de l’air sont associés à une mauvaise qualité du sperme et pourraient être en partie responsables de la forte baisse de la fertilité masculine.

Une équipe de scientifiques, dirigée par des chercheurs de l’Université chinoise de Hong Kong, a étudié le sperme de près de 6 500 hommes et a trouvé une «association forte» entre des niveaux élevés de pollution de l’air et une «forme anormale du sperme».

« Nous avons trouvé une association solide entre l’exposition à la pollution de l’air et le faible pourcentage de morphologie normale des spermatozoïdes chez les hommes en âge de procréer », ont précisé les chercheurs. « Bien que les estimations de l’effet soient petites et que la signification puisse être négligeable dans un contexte clinique, il s’agit d’un important défi de santé publique ».

Le nombre de spermatozoïdes chez les hommes a diminué de plus de moitié au cours des 40 dernières années, bien que les scientifiques ne soient pas sûrs de la cause. Les experts en fertilité ont salué les dernières recherches avec prudence.

Allan Pacey, professeur d’andrologie à l’Université de Sheffield, cité par la revue américaine The Guardian, a salué le rapport mais a déclaré que même si les résultats «peuvent sembler très intéressants», l’évaluation de «la taille et la forme des spermatozoïdes [morphologie des spermatozoïdes] est l’un des tests les plus difficiles et peut donc être moins précis ».

Il reconnait tout de même que « de cette étude et d’autres études, la pollution de l’air a probablement le potentiel d’influencer négativement la santé reproductive des hommes ».

Richard Sharpe, un expert en santé de reproduction masculine et professeur à l’Université d’Edimbourg, a déclaré qu’il était « complètement déçu » par les résultats de cette étude. « La morphologie des spermatozoïdes est très variable, à la fois entre les hommes et dans l’éjaculation d’un homme … Donc, les changements de l’ordre de grandeur rapportés ici en association avec l’exposition aux particules fines ne sont pas très importants pour la fertilité probable », a-t-il déclaré.

Sharpe s’est également demandé si l’étude avait suffisamment tenu compte d’autres facteurs tels que le statut socio-économique et le régime alimentaire.

Notons que l’étude a porté sur les hommes de 15 à 49 ans à Taïwan entre 2001 et 2014. Elle a évalué la qualité du sperme et mesuré le niveau de pollution par les particules fines, causée par les voitures, la poussière de construction et la combustion du bois.

Les chercheurs ont reconnu qu’il s’agissait d’une étude observationnelle, donc aucune conclusion ferme ne peut être tirée sur la cause et l’effet, et ils ont dit qu’ils n’étaient pas au courant des informations sur les problèmes de fertilité précédents des personnes impliquées.

 

Alfred NTUMBA

Climat : Donald Trump veut censurer une étude scientifique sur les changements climatiques

L’hostilité viscérale du président américain contre le changement climatique semble loin de faiblir. Par contre, elle va crescendo au fur et à mesure que les preuves accablant l’homme d’être responsable de ce dérèglement climatique ne font que se multiplier. Donald Trump a récemment voulu censurer une étude sur l’impact environnemental de l’exploitation du charbon.

Donald Trump, Président des USA (Photo droit tierce)

Une décision qui a révolté les scientifiques d’une quinzaine d’université d’Etat et d’agences gouvernementales qui ont communiqué l’essentiel de leurs travaux et recherches au New York Times.

Une des premières constations du document, dont les recherches sont remontées jusqu’aux années 80, c’est que les USA contribuent actuellement aux changements climatiques et que ses effets sont perceptibles dans tout le pays.

Une affirmation qui jette le pavé dans la marre pour Donald Trump , quand il faut imaginer sa position et celle de sa majorité parlementaire qui a toujours estimé que la contribution humaine aux changements climatiques est incertaine.

Ce rapport qui dérange le président des USA, se passe pour un affront contre celui-ci, d’autant plus clair que ses auteurs expliquent, données à l’appui que « des nombreuses preuves démontrent que les activités humaines, en particulier les émissions de gaz à effet de serre, sont principalement responsables des récents changements climatiques observés ».

A en croire ce rapport, les températures moyennes pourraient augmenter jusqu’à 0,35 °C, en fonction des émissions des gaz à effet de serre. Les scientifiques concluent que le réchauffement climatique observé sur le territoire américain est sans précèdent comparé aux 400 dernières années.

Pour Donald Trump, la décision de censurer ce rapport se justifie dans le but de passer en revue cette étude qui coûterait à l’Etat 100.000 dollars. Cependant la revue Nature qui a dévoilé cette censure, émet des doutes quant au fait qu’il s’agisse d’une décision financière alors que l’étude a déjà dépensé une bonne partie de son budget.

Les médias pour leur part estiment que les résultats de ce document qui attend l’approbation du gouvernement pour publication, ne nuisent à l’industrie du charbon, dont D. Trump désire se servir pour créer de l’emploi. La grande crainte est se voir d’autres études annulées de la sorte.
Thierry-Paul KALONJI

Biodiversité : Les éléphants d’Afrique changent leurs habitudes pour survivre

Animés par l’instinct de survie, les éléphants d’Afrique change de comportement afin d’échapper aux braconniers. Finalement, ces pachydermes diurnes ont appris, à se déplacer et à se nourrir la nuit pour mieux se cacher le jour, révèle une étude de Save The Elephants, une organisation de protection des animaux et l’Université de Twente (Pays-Bas), publié ce 13 septembre 2017.

L’étude a consisté notamment à analyser les données recueillies sur 28 femelles et 32 mâles, tous équipés de colliers GPS entre 2002 et 2012 dans le Nord du Kenya. Les experts ont étudié la modification du comportement des éléphants face au danger représenté par les braconniers qui convoitent leurs défenses en ivoire.

Les scientifiques de Save The Elephants ont établi un ratio permettant de mesurer l’activité de l’animal la nuit par rapport à celle de jour. « Notre hypothèse est que le braconnage représente clairement un risque diurne« , expliquent-ils dans leur étude publiée dans Ecological Indicators.

« Cette étude montre la capacité de l’éléphant, le plus grand mammifère terrestre, à adapter son comportement pour sa sécurité« , souligne le fondateur de Save The Elephants Ian Douglas-Hamilton, co-auteur de l’étude. « Ces changements sont susceptibles d’avoir des conséquences sur sa stratégie pour se nourrir, se reproduire et survivre qu’on ne connaît pas pour le moment ».

Pendant la première période de cette étude, soit de 2002 à 2009, le niveau de braconnage était modéré. Tandis que la seconde, de 2010 à 2012, il était particulièrement élevé dans le nord du Kenya, révèlent les chercheurs.

Les analyses des données récoltées ont permis d’établir et confirmer que les éléphants bougeaient plus la nuit que le jour lorsque le niveau de braconnage était élevé, comme en 2010-2012, souligne l’étude.

Environ 30 000 éléphants sont tués chaque année en Afrique pour alimenter le trafic mondial d’ivoire, à destination principalement de la Chine et de l’Asie du Sud-Est.

 

Alfred NTUMBA

Conservation : 590,8 Kilogrammes d’ivoire saisis au marché Bikeko entre 2015-2016

Le célèbre marché Bikeko en plein centre-ville de la capitale congolaise a fait l’objet d’une étude, à cause de la présence remarquée de l’ivoire d’éléphants décliné sous plusieurs formes, et vendus au vu et au su de tous, sur les étales de ce marché. Menée par TRAFFIC-RDC entre l’année 2015 et 2016, Cette étude dont les résultats ont été révélés ce mercredi 30 août à Kinshasa, démontre les faiblesses et les succès de différents mécanismes mis en place pour lutter contre le traffic illicite de l’ivoire en RDC.

Les chiffres sont sans appel. 590,8 Kilogrammes d’ivoire ont été saisis durant cette période, près d’une cinquantaine de personnes arrêtées pour trafique d’ivoire, et trois jugements de condamnation obtenus.
« Nous avons essayé de faire une comparaison sur une période allant de 1989 à 2016. Nous avons constaté qu’il y avait de moins en moins des tables qui vendaient de l’ivoire, soit une dizaine de tables en 2016 contre soixante quatorze en 1989. En plus, nous avons constaté que les trafiquants semblaient être beaucoup plus sensibilisés sur la législation congolaise qui interdit ce commerce« . A précisé Cléo Mashini, Coordonnateur de TRAFFIC – RDC.

Durant la période de l’étude, une quantité importante d’ivoire a été saisie principalement à Kinshasa, soit (360,8Kg), à Goma (30Kg), et à Lubumbashi (200Kg). 2 personnes ont été arrêtées et condamnées à des peines de prison à Goma et 13 à Kinshasa.

Selon la même étude, la grande partie de l’ivoire vendu sur le marché de Kinshasa ou qui passe par Kinshasa à destination de l’étranger, provient principalement des ex – provinces de l’Equateur, Katanga, et la Province Orientale. Souvent dissimulés, ces colis qui font le parcours de combattants, arrivent à Kinshasa par voies routière, aérienne et fluviale.

Des actions d’envergures initiées au début de l’année 2017, par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) en collaboration avec la Police nationale congolaise, et les Ont de la conservation, ont permis d’aboutir à la fermeture du Marché Bikeko.  » La fermeture de ce marché est tombé à pic, car cela choquait, de voir les produits de l’ivoire étalés dans ce marché, d’autant plus que la RDC a adhéré à la CITES (Convention sur le commerce international des éspèces de faune et de flore sauvages ménacées d’extinction), et que la législation congolaise est claire, l’éléphant est une espèce intégralement protégée. Ses produits et sous-produits ne peuvent pas se retrouver en vente sur la place publique« , a déclaré Monsieur Mashini.

Des enquêtes réalisées à Kinshasa entre juillet et août 2016, notamment aux ports de Maluku et Baramoto, dans les agences de fret, ateliers de fabrication des objets en ivoire, au Grand marché, au Marché de la Liberté et le Marché Bikeko, ont permis d’identifier un certain nombre d’indicateurs de gouvernance et de pratiques liées au commerce illicite de l’ivoire.

L’analyse des données collectées sur terrain a permis d’identifier l’implication des certaines personalités politiques et militaires dans ce commerce. TRAFFIC-RDC envisage creuser davantage à travers une nouvelle étude, afin d’identifier individuellement ces personnalités qui enfreignent la loi.

A ce jour, la RDC dispose d’un stock d’ivoire saisi évalué à près de 13 tonnes. Environ 81% de ce stock se trouve à l’Hôtel de monnaie, 15% à l’ICCN et 4% à la DGDA (Direction générale de douane et assises), l’ANR (Agence nationale de renseignements), les Parquets, et la Police.

Paradoxalement, seul 11% des saisies de l’ivoire en provenance de la RDC ont été réalisées au pays, contre 89% à l’étranger.

Au terme de cette étude, une série de recommandations à été formulée en direction des décideurs en vue de lutter éfficacement contre le trafic illicite de l’ivoire, considéré comme un fléau qui dévaste systématiquement les populations d’élephants de la République démocratique du Congo.

Notons que le trafic illégal des produits de la faune est le 5ème commerce illicite le plus rentable au monde avec environ 10 milliard de dollars par année, après la drogue.

 

Alfred NTUMBA