Archives par mot-clé : faune

Biodiversité : Richard Tshombe, « la conservation en RDC traverse une crise »

« La conservation e en République démocratique du Congo traverse une crise», c’est le constat fait par le directeur pays de WCS (Wildlife Conservation Society), Richard Tshombe Key. Dans une interview accordée à Environews RDC en marge de la célébration de la journée mondiale de la vie sauvage, le 03 mars 2017, Richard Tshombe déplore la dégradation du patrimoine naturel du pays.

Richard Tshombe Key, directeur national de WCS.

« Pour ne prendre qu’un seul cas, celui de l’Ituri, la population des éléphants comme celle des Okapis a diminué de 50 à 70%. La situation est critique. Si on n’agit pas maintenant, on va arriver à un point où cette faune ne pourra plus se reconstituer », s’est-il inquiété. Continuer la lecture de Biodiversité : Richard Tshombe, « la conservation en RDC traverse une crise »

Conservation : 6 lauréats primés pour avoir rédigé des meilleurs poèmes sur la faune sauvage

Six élèves ont été primés pour avoir rédigé chacun un poème sur la faune sauvage. La remise de prix aux gagnants a eu lieu à Kinshasa, ce samedi 03 mars 2018. Le concours organisé pour célébrer la journée mondiale de vie sauvage par WCS (Wildlife Conservation Society) en collaboration  avec l’ONG Concerv Congo et l’ICCN, avait pour objectif de responsabiliser les élèves et les faire participer aux efforts de la conservation.

« Nous avons été impressionnés par les idées qu’ils ont proposé à travers leurs poèmes. Nous sommes contents parce que c’était un rendez-vous du donner et du recevoir. Nous ne sommes pas venus déverser notre savoir, mais nous avons beaucoup appris d’eux », a déclaré le Directeur de WCS, Richard Tchombe Key Ruumb. Continuer la lecture de Conservation : 6 lauréats primés pour avoir rédigé des meilleurs poèmes sur la faune sauvage

Conservation : le collège scientifique du PFBC recommande une approche inclusive pour une gestion durable des ressources faunistiques

Face aux différents conflits qui opposent souvent les communautés locales, aux gestionnaires des aires protégées, surtout en ce qui concerne le recours aux ressources faunistiques pour des besoins de subsistance, le Collège scientifique du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC), réuni à Douala, ce 24 octobre 2017, a recommandé à la Facilitation de l’Union européenne qui organise la 17ème réunion du PFBC, le « compromis », comme  une approche inclusive entre les acteurs [Communautés locales et gestionnaires], pour une gestion conservatoire de ces ressources.

Denis Depommier, Directeur régionale du Cirad pour l’Afrique centrale. (Photo, Alfred Ntumba/Environews-RDC)

« Les ressources faunistiques sont extrêmement importantes pour les communautés locales. Elles sont les sources premières de protéines. Les gens consomment la viande de brousse, et ça fait déjà une tradition. Il ne suffit pas d’avoir une vue très strictement conservatoire de la gestion de la faune. Mais il faut aussi considérer les usages par la population locale de ces ressources ». A déclaré Denis Depommier, Directeur régionale du Cirad pour l’Afrique centrale et membre du bureau de ce collège.

Pour le collège scientifique, Il faut impérativement une vue intégrée de la question, et surtout n’est pas imposer la loi à ces communautés. Car, pensent-il, il y’a nécessité de leur permettre l’accès aux ressources alimentaires nutritionnelles, notamment les ressources de la faune sauvage, qui sont pour eux, la première source de protéines.

« On ne peut pas tout sanctuariser, ça serait d’ailleurs contre-productif. Mais il faut aussi un cadre de loi pour favoriser un véritable compromis entre la nécessaire gestion conservatoire des ressources naturelles, notamment des ressources faunistiques et les questions de développement des communautés », a indiqué Monsieur Depommier.

Le collège scientifique a tout de même recommandé que des études soient menées sur l’intégration des communautés dans la gestion des espaces protégées. Et qu’une base de données soit créée en vue de faciliter le partage d’informations sur les différents aspects de la gestion conservatoire.

« Il existe beaucoup d’initiatives de base de données parfois qui sont liées aux projets dont les durées sont relativement limitées dans le temps. Des données relatives à des travaux académiques de type thèse, et de multiples autres données que l’Observatoire des forêts d’Afrique Centrale (OFAC) peut rassembler et redistribuer car on souhaite que toutes ces données soient partagées. A partir du moment où elles le sont, il y’a également le cadre juridique et légal qui doit être envisagé pour accompagner la gestion et l’usage de ces données ».

Ces différentes recommandations ont été soumises à l’approbation du Conseil ad-hoc du PFBC, qui les validé.

 

Depuis Douala, Alfred NTUMBA

Conservation : sensibilisation des habitants de Bunia à la protection des espèces de faune sauvage

L’Ong JURISTRALE a sensibilisé les habitants de Bunia, à la protection des espèces emblématique de la RDC, notamment l’éléphant et l’Okapi. Le cortège, composé d’une quarantaine des motocyclistes, d’un véhicule de la coordination provinciale de l’environnement et d’un véhicule de la Police Nationale, est passé sur les principales artères du Chef-lieu de la Province de l’Ituri, le vendredi 13 octobre 2017, avec le message Stop à la tuerie des éléphants, et Stop au commerce de l’ivoire.

Caravane motorisée organisée pour sensibiliser les habitants de Bunia à la protection des éléphants ( Photo, Juristrale)

« Nous avons souhaité sensibiliser la population et les autorités sur la question de la protection de l’espèce éléphant. Il était important de commencer par Bunia parce que l’on constate ici, le trafic illicite des spécimens de l’éléphant notamment l’ivoire et la viande de l’éléphant », a expliqué le Chargé de Programme de JURISTRALE, Fiston MWANGE.

Selon les organisateurs, ces messages forts ont bien été perçus par les habitants de Bunia, d’autant plus que c’était la toute première fois qu’ils soient mis au parfum que l’éléphant était intégralement protégé. Et que la loi prévoit des sanctions sévères contre tout celui qui la violerait. « Il était important de pouvoir sensibiliser les populations et de vulgariser la loi relative à la conservation de la nature, laquelle renforce le régime répressif des infractions sur la faune avec des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de servitude pénale », peut-on lire dans la communication de JURISTRALE.

Impliquer les étudiants dans la conservation

Sensibilisation des étudiants de Bunia sur la loi portant conservation de la nature ( photo, juristrale)

Outre les actions fortes visant à démanteler des réseaux criminels, JURISTRALE et ses partenaires ont choisi pour cible les étudiants de Bunia. A en croire les organisateurs, ce choix est justifié par le fait que les étudiants sont des futures élites du pays et des meilleurs relais d’opinion auprès de qui il faut transmettre des connaissances législatives dans le domaine de l’environnement, afin de les aider à contribuer à la conservation de la nature et à la lutte contre tout type de criminalité liée à la faune. Les étudiants de l’Université de Bunia (UB), et de l’Université Shalom de Bunia (USB), ont été informés de l’existence de la loi n°14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature, le lundi 16 octobre 2017.

En effet, la RDC est un sanctuaire de plusieurs espèces sauvages de faune et de la biodiversité. Pour les protéger, elle s’est dotée d’un arsenal normatif et réglementaire assez important. Le pays a signé plusieurs conventions dont la CITES. Paradoxalement, diverses formes de criminalité dont le braconnage, le commerce illicite des espèces protégées et autres produits de la faune ont pris des proportions inquiétantes.

Rappelons que ces  activités ont été organisées dans le but de commémorer la Journée internationale de l’éléphant, célébrée le 12 aout de chaque année. Elles ont connu la participation de l’USAID, l’UE, la WCS et l’ICCN (RFO).

 

Alfred NTUMBA