Archives par mot-clé : Fonds bleu

Fonds bleu : le décors est planté pour le début du Sommet des chefs d’Etats

Quand Brazzaville change de la verte à la bleu, rien n’est fait au hazard. Tout a son sens car la capitale congolaise accueille ce dimanche 29 avril, le premier Sommet des Chefs d’Etats et de gouvernements de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds bleu pour le Bassin du Congo.

Toute pétillante, Brazza la verte vibre à  un rythme totalement inhabituel. Les rues et ruelles sont quadrillés de parts et d’autres par des paneaux géants et banderoles à éffigies des invités de marque qui ont effectué le deplacement de la capitale congolaise, parmi lesquel, Mohammed VI, roi du Maroc, l’invité spécial de ces assises.

Selon certaines indiscretions, le Roi n’est pas venu mains bredouilles, mais il a plutôt apporté dans sa gibecière, une cagnotte de plusieurs millions de dollars pour soutenir la Commision.

Du centre de conférence de Kintélé à l’extrême nord de la capitale, à Potopoto, l’un des quartiers chauds de la ville, les ouvriers mettent le bouché double. Tout doit être prêt. L’éclairage public, l’assainissement, le désengorgement des grandes artères, bref chacun à son niveau s’emploi sans pour la réussite de cet événement. Tout est fait avec munitie et maestria, car il faut vendre l’image d’une ville qui renaît de ses cendres après des souvenirs douloureux.

Plusieurs chefs d’États et de gouvernements ont été annoncé à ce sommet. Le rwandais Paul Kagame, l’équato guinéen Théodoro Obiang Nguema, Ali Bongo du Gabon, Alpha Condé (Guinné), Mahamadou Issoufou (Niger), Macky Sall (Sénégal), Faustin Archange Touadera (Centrafrique), Evaristo Carvalho (Sao Tomé-et-Principe), et Joao Lourenço (Angola).

Les assises doivent demarrer à 13 heures, heure locale. Et de grandes déclarations sont attendues, confirment des sources proches de l’organisation.

Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA.

Fonds bleu : Atterrissage en douceur du segment ministériel de la CCBC

Après près de 48 heures d’intenses discussions, les délégués des Etats au segment ministériel de la Commission Climat du bassin du Congo (CCBC), ont fini par trouver un consensus au tours des questions qui les divisaient pour l’opérationnaliser ladite commission et  le Fonds bleu pour le Climat son outil financier. Le communiqué final assorti des recommandations, et la motion de soutien aux Chefs d’Etats qui doivent se réunir ce dimanche a été publiée tard la nuit.   

« Les ministres n’ont pas voulu laisser une zone d’ombre dans cette affaire. Les discussions ne concernaient pas les experts, mais plutôt les ministres eux-mêmes », nous a confié un membre du secrétariat.

Reconnaissant tout de même que les discussions à huis clos étaient houleuses, Arlette Soudan Nonault, ministre congolaise du Tourisme et de l’Environnement, a exhorté ses homologues à continuer le plaidoyer auprès de leurs Etats pour l’accélération de cette opérationnalisation.

« Tous les efforts consentis jusqu’à ce jour, ne trouverons leur aboutissement qu’avec la mise en œuvre effective du premier programme. Le plus grand travail reste à faire notamment en ce qui concerne la mobilisation des ressources nécessaires, condition sans laquelle tous les efforts fournis jusqu’ici seront vains  », a-t-elle insisté.

Si dans le fond, la primeur a été réservée aux Chefs d’Etats qui doivent annoncer des grandes décisions pour entériner les résolutions du segment ministériel, cependant, une feuille de route 2018-2019 pour l’opérationnalisation du Fonds bleu et de la Commission a été adoptée à l’unanimité par les délégués des pays membres de la Commission.

Une satisfaction partagée

Au sortir de ces assises, l’on pouvait bien lire sur les visages la satisfaction des uns et des autres. La RDC se félicite du fait que sa voix soit entendue. « Il est prématuré de dire que nos préoccupations sont rencontrées parce que la commission et le fond sont en train de naître.  En ce qui concerne la République démocratique du Congo, je crois que notre voix a été entendue par consensus, et tout ce que nous avons émis comme desiderata a été pris en compte », a affirmé le chef de la délégation, Amy Ambatobe ministre de l’Environnement et du Développement durable.

Pays géographiquement stratégique dans le bassin du Congo, l’Angola ne ménagera aucun effort pour apporter sa contribution dans la réussite des projets communs qui seront initié dans le cadre de la commission, a fait savoir la Ministre angolaise de l’Environnement, Paula Francisco.

Notons par ailleurs qu’au cours de cette réunion de haut niveau, quelques documents ont été validé notamment l’Agenda du sommet, le projet de déclaration des Chefs d’Etats, en vue de préparer le dossier devant servi r de base de leurs discussion à huis clos.

 

Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA

Fonds bleu : Début à Brazzaville des travaux du segment ministériel de la Commission Climat du Bassin du Congo

Les ministres de l’environnement et autres experts techniques venus de pays membres de la Commission Climat du Bassin du Congo se sont réunis ce vendredi 27 avril, à Brazzaville (République du Congo), pour préparer le dossier à soumettre aux Chefs d’Etats et de gouvernements qui devront se réunir le dimanche 29 avril 2018, dans la capitale congolaise pour opérationnaliser le Fonds pour le climat, instrument financier de ladite commission.

Photo prise lors du démarrage des travaux du segment ministériel de la Commission Climat du Bassin du Congo à Brazzaville (République du Congo).

Pour le Premier ministre de la République du Congo, Clément Mouamba, le moment est venu de rendre opérationnel le Fonds bleu en vue de mobiliser des financements nécessaires pour le développement des communautés. Continuer la lecture de Fonds bleu : Début à Brazzaville des travaux du segment ministériel de la Commission Climat du Bassin du Congo

Fonds bleu : Un premier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Brazzaville

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Commission Climat du Bassin du Congo se réuniront à Brazzaville, capitale de la République du Congo, le 25 avril prochain pour faire le bilan des activités de la Commission Climat du Bassin du Congo et du Fonds Bleu pour le Bassin du Congo et permettre aux Chefs d’Etat d’endosser des outils nécessaires pour accélérer leur opérationnalisation en lien avec les attentes des Etats, du secteur privé, des populations et des partenaires techniques et financiers.

Lancement des travaux du segment technique de la 3ème réunion de l’IMT à Brazzaville. (Crédit photo, Raoul Siemeni- RECEIAC)

Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement vise en termes claires, la collecte des ressources destinées à financer des programmes et projets dans les domaines de l’économie bleue, l’économie verte et la lutte contre les changements climatiques y compris celle contre la pauvreté. Continuer la lecture de Fonds bleu : Un premier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Brazzaville

Bassin du Congo : vers une étude de préfiguration du Fonds bleu

Dans le cadre de la mise en œuvre de la déclaration de Brazzaville relative à l’accélération de l’opérationnalisation du Fonds Bleu du Bassin du Congo, un étape imporrante vient d’être franchie. C’est la validation des termes de référence de l’étude de préfiguration du Fonds le pour le Bassin du Congo, ce lundi 12 mars 2017, à Rabat au Maroc.

Arlette Soudan Nonault, Ministre congolais du tourisme et de l’Environnement et Nezha El Ouafi, Secrétaire d’Etat en charge de l’Environnement du Royaume de Maroc, lors du lancement de l’atelier de validation des termes de référence de l’étude de préfiguration du Fond bleu à Rabat (crédit photo, Wilfried Ndjankabakana)

Co-organisé par la République du Congo et le Royaume du Maroc, l’atelier de Rabat a permis aux experts venant de l’Afrique centrale, des organismes internationaux, du Maroc, des acteurs de la société civile et les points focaux de différents pays membres du Bassin du Congo, d’analyser et d’adopter les termes de référence de cette étude  et jeter le cap sur les prochaines étapes notamment la finalisation par le 4C et le PNUD du dossier d’appel d’offre relative à la réalisation de ladite étude.

Conformément au chronogramme proposé lors de ces travaux, le lancement de l’appel d’offre pourrait intervenir à l’échéance de 02 avril 2018. S’en suivra une évaluation participative et inclusive des offres techniques et financières par le Comité ad-hoc régional qui a été choisi pour coordonner cette étude.

Charlie LUTEZA

Bassin du Congo : Ce qu’il faut retenir de la conférence extraordinaire de Brazzaville

Les ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale) et de la CEA (Communauté Est – Africaine), réunis à Brazzaville le jeudi 05 octobre 2017, ont entériné la feuille de route produite lors des travaux du segment des experts la sous-région, en vue d’opérationnaliser la Commission du Bassin du Congo, et le Fonds bleu pour le Bassin du Congo.

La Commission du Bassin du Congo est l’un de trois blocs créés en novembre 2016, à Marrakech, lors du premier Sommet africain de l’action en faveur de la co-émergence de l’Afrique, tenue en marge de la COP22. Continuer la lecture de Bassin du Congo : Ce qu’il faut retenir de la conférence extraordinaire de Brazzaville

Brazzaville : Le RECEIAC s’inscrit dans la dynamique de l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo

Le Réseau des Communicateurs pour l’Environnement et l’Information en Afrique centrale (RECEIAC) a promis son soutien sans faille à l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCBC) et le Fonds bleu. La déclaration a été faite par le vice-Président de ce plus grand réseau d’Afrique centrale, Gildas Parfait Diamoneka, dans une interview accordé à ENVIRONEWS RDC, lors de la clôture des travaux du segment des experts, ce mercredi 04 octobre à Brazzaville.

Les journalistes membres du RECEIAC, lors de la Conférence des ministres de l’Environnement et des Finances à Brazzaville

Au regard du rôle à jouer par les journalistes et communicateurs de la sous-région, dans la vulgarisation des différents outils qui doivent accompagner la démarche entreprise par les Etats pour opérationnaliser la CCBC et le Fonds bleu, le RECEIAC ne ménagera aucun effort pour apporter sa contribution à cette cause noble. « Le RECEIAC qui est connu pour son travail de sensibilisation et visibilité des actions de la CEEAC [Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale], ne peut en aucun cas rester en marge de la dynamique engagée par les Etats, telle que prévoit le plan d’actions de la Commission Climat du Bassin du Congo. Nous avons donc pour ambition de rendre visibles, les actions qui seront menées dans le cadre des projets et programmes s’inscrivant dans la CCBC », a-t-il précisé.

Pour le vice – président du RECEIAC, les travaux de Brazzaville ont été une belle opportunité qui a permis aux journalistes membres du réseau, de mieux cerner et comprendre les enjeux et problématique soulevés par les experts, afin de mieux les traduire en thématiques exploitables dans leurs medias, pour en faciliter la compréhension et favoriser leur appropriation par les communautés de chaque pays.

Avec  l’approche intégrateur de la Commission Climat du Bassin du Congo, le Réseau des communicateurs pour l’Environnement et l’information en Afrique centrale, entend élargir ses actions vers les Etats de l’Afrique de l’Est. En créant une synergie au tour des questions de l’économie de la conservation. « Avant, le Rwanda ne faisait pas partie du Réseau, aujourd’hui nous avons identifié et impliqué un journaliste rwandais. L’enjeu pour nous est d’élargir davantage ce réseau à tous les journalistes de la grande sous-région », a souligné Gildas- Parfait Diamonika.

A en croire le journaliste rwandais, Mpirwa Elisée, sa prise de contact avec le RECEIAC, augure un avenir meilleur et un échange d’expérience personnelle, surtout pour son pays qui pratique déjà l’économie de la conservation. « C’est une occasion pour moi de partager des expériences d’autres grands pays d’Afrique centrale, échanger avec les journalistes sur ce qu’ils font au quotidien et apporter aussi ma contribution en terme d’expertise », a-t-il fait savoir.

Notons par ailleurs que le plan d’actions de la Commission Climat du Bassin du Congo réserve une place de choix à la communication et la promotion du Fonds Bleu. Des actions urgentes seront menées dans un avenir proche, a précisé la Ministre du Tourisme et de l’Environnement du Congo Brazzaville, Arlette Soudan-Naunolt.

 

Alfred NTUMBA

Bassin du Congo : les pays membres lancent le Fonds bleu

Après l’annonce faite lors de la 22ème Conférence des Partis sur le changement climatique (Cop22), à Marrakech par le Président de la République du Congo, Denis Sassou Ngwesso, les 12 pays membres du Bassin du Congo sont passés de la parole à l’acte en lançant officiellement ce jeudi 09 mars à Oyo (Congo – Brazza), le Fonds bleu pour le Bassin du Congo dont l’objectif est de doter la sous-régions des moyens nécessaires pour subventionner les projets qui permettront de préserver le 2ème poumon vert de la planète et ses 220 millions d’hectares de forêts.


Ce fonds sera alimenté par des cotisations et subventions des pays membres et autres partenaires de la sous-région. Certains pays africains notamment, l’Angola, le Burundi, le Gabon, le Congo Brazza, la République démocratique du Congo, le Tchad, la Zambie, la Tanzanie, le Maroc, le Rwanda, le Cameroun et la Guinée Equatoriale ont décidé de s’associer à ce noble projet.

Des subventions à hauteur de 100 millions d’euros sont attendues chaque année et devront être mises en œuvre pour l’atteinte des objectifs définis par ce fonds, précise la note de présentation de l’initiative.

Le Fonds bleu pour le Bassin du Congo vise premièrement la préservation des forêts et des eaux du Bassin du Congo, et l’aide des populations à accéder à une meilleure qualité de vie, précise un communiqué de la Fondation Brazzaville, cité par jeune Afrique. « L’objectif autour de cette initiative est de construire des projets capables de soutenir l’économie des Etats membres », a expliqué le Premier ministre congolais, Clément Mouanda.

L’initiative fait suite à un constat lié à la dégradation écologique du Bassin du Congo qui couvre près 4 millions de Km2, partagé par plusieurs pays et peuplé par environ 93 millions d’habitants.

Les projets éligibles aux financements du fonds bleu, sont ceux qui contribueront à l’amélioration des voies navigables, la construction des petits barrages hydroélectriques, le renforcement des systèmes d’irrigation des sols, le développement de la pêche, de la pisciculture, de l’aquaculture et de l’écotourisme.
Jennifer Labarre