Archives par mot-clé : foresterie communautaire

Forêt : Joseph Bobia, « la validation du guide opérationnel du plan simple de gestion des CFCL est l’aboutissement d’une longue lutte »

Joseph Bobia Bonkaw s’est félicité de la validation du guide opérationnel du plan simple de gestion des CFCL (Concessions forestières des communautés locales) tel que présenté ce mardi 07 mai à Kinshasa, par le Ministère de l’Environnement et Développement Durable (MEDD) et le WRI (World Resources Institute).

Joseph Bobia en costume bleu. (crédit photo, droit tierce)

« Avec cette validation du guide sur les concessions des forêts des communautés locales, je me sens très comblé et souhaite une application dudit guide comme outil », se réjouit le coordonnateur du BVGRN (Bureau de Veille et de Gouvernance des Ressources Naturelles), en réaction à l’atelier de validation auquel a pris part plusieurs acteurs étatiques, et ceux de la société civile environnementale dans sa diversité. Continuer la lecture de Forêt : Joseph Bobia, « la validation du guide opérationnel du plan simple de gestion des CFCL est l’aboutissement d’une longue lutte »

Forêt : validation du guide opérationnel du plan simple de gestion des concessions forestières des communautés locales

C’est ce 7 mai que s’est ouvert à Kinshasa un atelier de validation du guide opérationnel portant normes d’élaboration du plan simple de gestion des concessions forestières des communautés locales. Organisé par le Ministère de l’Environnement et Développement Durable (MEDD), à travers sa division de foresterie communautaire en collaboration avec le World Resources Institute (WRI) et le Service Forestier Américains grâce aux financements de l’USAID CARPE, ces assises visent à présenter ce guide aux près des participants pour recueillir d’eux des observations et suggestions afin de l’enrichir et de procéder par la suite à sa mise en œuvre.

Ce guide opérationnel est un élément du cadre juridique et législatif indispensable pour la mise en œuvre de la foresterie communautaire en RDC où la dynamique de la foresterie communautaire a été consacrée, au moyen de la loi 011/2002 du 25 août 2002 portant code forestier, comme principal mécanisme d’implication des populations locales à la gestion durable des forêts, en vue de leur développement socio-économique. Continuer la lecture de Forêt : validation du guide opérationnel du plan simple de gestion des concessions forestières des communautés locales

Forêt : l’Ong GASHE va accompagner la création des forêts communautaires des peuples autochtones

L’Ong GASHE (Groupe d’Action pour Sauver l’Homme et son Environnement), va procéder à l’accompagnement du processus de création des forêts communautaires au profit des peuples autochtones pygmées dans le territoire d’Ingende. L’annonce a été faite par le coordonnateur de cette organisation, Julien Mathe, lors de son passage à Kinshasa, à l’occasion de la 3ème édition du FIPA.

« Dans le territoire de Ingende, la population à 80% est autochtones. Et là, nous allons avoir un site pour la foresterie communautaire. Bientôt nous allons commencer la sensibilisation sur le processus avant qu’elle formule leur demande », a-t-il précisé. Continuer la lecture de Forêt : l’Ong GASHE va accompagner la création des forêts communautaires des peuples autochtones

Forêts : « une bonne gestion des tourbières de la RDC passe par la foresterie communautaire », Irène Wabiwa  

Partant des exigences d’humidité, de température et de bons usages, la gestion des tourbières dépend également de la sauvegarde et de la protection des forêts par les communautés locales. Cet aspect est selon les experts, une solution très efficace dans la gestion de cette richesse récemment découverte en République démocratique du Congo. Cette affirmation a été faite, lors de la journée des solutions organisées par Greenpeace Afrique, ce 31 octobre à Matadi, dans la province du Kongo Central.

Cette journée de réflexion sur des solutions alternatives en vue de gérer au mieux les tourbières de la RDC, a mis en avant la foresterie communautaire, qui reste jusqu’à ce jour une alternative efficace dans la protection des forêts et au développement des Communautés locales.

« Notre pays a connu l’exploitation industrielle depuis plus de 10 ans. Cette exploitation qui ne profite ni au développement, moins encore à l’économie du pays a montré ses limites. Greenpeace pense que la foresterie communautaire est une solution alternative pour aller dans le sens de développement », a déclaré la responsable de campagnes forêt de Greenpeace Afrique, Irène Wabiwa. « Si le gouvernement congolais, et les bailleurs de fonds donnent la priorité à la foresterie communautaire, en sécurisant les droits de communautés locales, il y a une chance de maintenir nos forêts intactes et conserver les tourbières ».

A en croire Jules Katubadi, membre de l’ONG environnementale CODELT (Conseil pour la Défense de l’Environnement par la Légalité et la Traçabilité), il est important que les communautés locales connaissent leur droit pour mieux bénéficier des avantages de la conservation forestière. « La jouissance d’un droit part de la connaissance de celui-ci. Les communautés locales n’ont pas bénéficiés de leurs forêts par ce qu’il y avait un problème de connaissance de leurs droits. La volonté du législateur congolais à ce jour est non seulement de garantir les lois mais de permettre aux communautés locales de le reconnaître à travers les mécanismes mise en place dans les textes juridiques. Avec cette nouvelle approche des tourbières, il est souhaitable d’avoir au plus vite les outils juridiques de mise en œuvre de leurs gestion, pour en garantir les bénéfices des communautés locales », a-t-il souligné.

En effet, les problèmes de la foresterie communautaire ne réside pas au niveau des lois ni des concepts mais plutôt dans l’application de la loi. « Par rapport aux droits des Communautés locales, nous ne voulons pas tomber dans les mêmes erreurs que le processus REDD+. Il est important de voir en amont comme en aval les mécanismes de protection des droits des populations locales qui vivent autour des tourbières et voir dans quelle mesure les sécuriser par rapport aux investissements que ces tourbières attirent », a précisé déclaré Nadia Mbanzidi, experte juriste à Forest people program (FPP).

Les participants à ces travaux ont formulés quelques recommandations auprès des décideurs pour une bonne gestion des tourbières de Lokolama, notamment, la sensibilisation et le renforcement des capacités des Communautés locales. Les participants souhaitent aussi voir impliquer de façon systématique, toutes les parties prenantes dans la phase d’élaboration des politiques liées à la gestion des tourbières.

Un accent devrait être mis sur la valorisation des produits non lignés pour diminuer la pression sur les forêts. A la fin de ces assises, le navire Esperanza a permis à tous les participants de donner une chance aux forêts du Bassin du Congo, en laissant un vœu pour la protection des forêts congolaises.

 

Jennifer LABARRE