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Agriculture : INERA Yangambi, un phoenix et une histoire de succès des années 40

Donné pour disparu par les uns, et en état de mort cérébrale par les autres, l’Institut National d’Etude et Recherches Agronomiques (INERA) est loin de porter toutes les étiquettes qui lui sont collées. Située à Yangambi dans la province de la Tshopo, cette grande institution de recherche qui a tant fait la fierté de la République démocratique du Congo en matière agronomique est bel et bien fonctionnelle et continue de servir le pays dans plusieurs domaines, notamment dans la livraison de semences de base ou encore dans la lutte contre la mosaïque africaine de manioc.

«  L’INERA n’est jamais mort comme le confessent plusieurs langues, nous sommes toujours d’actualité et en activité pour accompagner notre pays à booster son développement », a déclaré Posho Ndola, Directeur général de l’INERA Yangambi. « Dans le domaine phytogénétique, nous avons un herbarium national le plus riche d’Afrique centrale regorgeant plus 150 mille spécimens. Et nous avons un intéressant domaine de recherche qui est d’actualité, dans lequel nous faisons aussi des études sur le biotope ».

Crée en 1933 par l’arrêté royal Belge dans le but d’assurer la promotion du développement de l’agriculture congolaise, en se penchant sur les observations, les études fondamentales et les expérimentations dans le domaine agronomique, l’INERA Yangambi entend avec l’appui de ses partenaires dont le projet FORETS (Formation Recherche et Environnement dans la Tshopo) du CIFOR reprendre sa place de leader dans le monde, surtout dans son domaine de prédilection, l’agronomie. Continuer la lecture de Agriculture : INERA Yangambi, un phoenix et une histoire de succès des années 40

Forêt : Les ONG locales dénoncent le laxisme des autorités dans la gouvernance forestière à l’Equateur

Les Organisations non gouvernementales de la province de l’Equateur dénoncent le laxisme des autorités provinciales qui caractérise la gouvernance forestière dans cette partie de la République. C’est ce que révèle le rapport publié par ces ONGs et dont copie est parvenue à notre rédaction. Plusieurs dossiers dont la gestion a démontré les limites des autorités provinciales et parfois leur complicité ont été présentés dans ce rapport d’une trentaine des pages. Le plus en vue est celui de l’entreprise Maniema Union 2 qui s’est illustrée par des multiples violations de la loi qui régit l’exploitation forestière en RDC.

Dans ce dossier plus spécifiquement, les ONGs ont relevé, « le manque d’empressement des services étatiques et du Gouvernement Provincial à combattre les illégalités dans le secteur forestier,et l’implication ou la complicité des autorités à tous les niveaux dans certaines illégalités», précise ce rapport.

Les ONGs décrient également le marchandage des bois par village, dont les revenus sont partagés par les membres influents au lieu de construire les infrastructures socio-économiques au profit des communautés et du développement local. A ce sujet, un montant d’environ 71.000 dollars payé par Maniema Union 2 aurait été détourné avec la complicité du chef de secteur de Bokatola. Continuer la lecture de Forêt : Les ONG locales dénoncent le laxisme des autorités dans la gouvernance forestière à l’Equateur

Forêts : Jean-Marie Bolika, « nous attendons des signaux forts du nouveau ministre de l’Environnement»

« Il faut annuler les arrêtés attribuant les concessions forestières en violation du moratoire », tel est l’essentiel du message de Jean-Marie Bolika, chef de programme Gouvernance forestière au WWF-RDC. Invité du Weekend d’ENVIRONEWS TV, l’expert congolais a insisté sur la nécessité pour le nouveau ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe, de lancer des signaux forts en direction de la communauté internationale, en annulant les concessions attribuées illégalement par son prédécesseur, Amy Ambatobe.

Jean-Marie Bolika, Coordonnateur de Programme Gouvernance forestière/WWF-RDC.

Pour ce cadre au WWF-RDC, avec la diplomatie du nouveau président de la République, la RDC doit donner des signaux forts démontrant que le pays veut changer les choses pour inciter les investisseurs à venir, et rassurer les partenaires techniques et financiers.

« On a fait des rapports plusieurs fois. Mais, le ministre qui était là s’est entêté et il n’a pas voulu changer sa décision. Nous souhaitons que les nouvelles autorités prennent les choses au sérieux », a-t-il indiqué. « Dès que le nouveau ministre va annuler ces concessions, il sera applaudi par les principaux partenaires de la RDC ».

Tout en reconnaissant la faible contribution du secteur forestier au budget de l’Etat, Jean-Marie Bolika reste tout de même convaincu de la nécessité de lever le moratoire instauré sur les forêts congolaises depuis 2002, afin d’aider les pays à tirer profit des immenses ressources forestières. Continuer la lecture de Forêts : Jean-Marie Bolika, « nous attendons des signaux forts du nouveau ministre de l’Environnement»

Forêt : Tosi Mpanu Mpanu, « Il est temps de revoir le moratoire sur les forêts congolaises »

Invité du weekend d’ENVIRONEWS Télévision, l’Ambassadeur Tosi Mpanu Mpanu a émis le vœu de voir s’engager des discussions franches sur la levée du moratoire instauré sur les forêts de la République démocratique du Congo depuis 2002.  Pour ce fin négociateur, les causes pour lesquelles ce moratoire a été instauré ne sont plus les mêmes à ce jour.

Tosi Mpanu Mpanu, négociateur sénior à la CCNUCC, lors du tournage de l »émission Invité du Weekend (IWE) à Kinshasa.

 « Il est peut-être temps de revoir ce moratoire, parce qu’en fin de compte ce moratoire ne profite pas à la RDC. Par contre, il freine les investissements, puisqu’on ne peut pas octroyer de nouveaux permis de coupe industrielle. Or le problème dans la déforestation ce n’est pas les industriels du bois », a-t-il précisé. « Le problème provient de la coupe illégale et artisanale qui se fait par des acteurs peu vertueux. Le problème s’est aujourd’hui déplacé, il faut donc le régler maintenant ».

Revenant sur la contribution du secteur forestier de la RDC au budget national, Tosi Mpanu Mpanu a proposé qu’une réflexion incluant les acteurs clés de ce domaine soit menée afin de lever des options claires susceptibles d’aider le pays à tirer profit de ses ressources forestières tout en préservant ses forêts.

« Il faut qu’on arrête de se promener à travers la planète, voir des véhicules électriques, et de beaux meubles dont la matière première provient de la RDC, et le pays n’a que 2% ou 3% de la valeur du produit final », a-t-il insisté.

Le négociateur sénior à la CCNUCC (Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique), estime que la RDC devra aller dans une discussion stratégique avec les opérateurs économiques, œuvrant dans le secteur.

Il faut leur rassurer et garantir la sécurité de leurs investissements, et l’assouplissement de la fiscalité afin de les inciter à mettre en place au pays, des unités de transformation de la matière première. Ceci aura pour impact, la création d’emplois directs et indirects, et une contribution positive au budget de l’Etat.

« Tous les ingrédients sont là, il faut juste avoir le courage politique de prendre certaines décisions et de tenir jusqu’au bout. Aujourd’hui, la RDC peut dire, je ne veux plus des grumes exportées, je veux qu’il y’ait une première transformation ici, et cela va créer pas mal d’emplois», a-t-il indiqué.

Interview exclusive à suivre absolument le samedi 19 octobre, sur ENVIRONEWS TV, à 10h, 14H, 18H et 21H.

Alfred NTUMBA

Forêt : La foresterie communautaire en RDC au coeur d’une discussion juridique

Deux  jours après son lancement, c’est ce 17 juin 2019 que s’est clôturé l’atelier de réfelexion   sur les questions juridiques de la foresterie communautaire en RDC. Organisées par  Rainforest Fondation UK à travers son projet forêt communautaire en RDC  en collaboration avec le consortium composé de Well Grounded et des consultants de INCAP au niveau international ainsi que les partenaires nationaux CAGDFT, GASHE et le Réseau CREF, ces assises  qui ont bénéficié d’un appui financier du DFID s’étaient inscrites dans le cadre de renforcement des capacités des différents acteurs intervenant dans le processus de foresterie communautaire et plus particulièrement les administration tant nationales, provinciales que locales.

c’est dans le souci de faire un état des lieux de l’application des textes relatifs à la foresterie communautaire en tenant compte des retours d’expériences de terrain et de faire  un bilan provisoire de

l’application  des textes, que cet atelier a réuni les juristes du projet foresterie communautaire en RDC, des juristes d’autres organisations nationales et internationales ainsi que l’administration forestière du ministère de l’environnement et développement durable impliqués dans le processus de foresterie communautaire.

« Cette activité  a réuni en grande partie les  juristes, les praticiens de la loi , les différentes administrations et les  techniciens qui travaillent au quotidien  avec les communautés locales concernant essentiellement la recherche des différentes questions juridiques qui posent  problème dans l’application  du cadre réglementaire sur le terrain auprès des communautés locales » a renseigné Théophile GATA directeur exécutif du CAGDFT.

« Au travers de ces travaux, nous voulons voir comment ce cadre réglementaire est-il appliqué sur terrain et comment pouvons-nous réfléchir pour trouver un consensus là où il y a les points de convergence », a-t-il ajouté.

Par des travaux en groupes, ces experts ont procédé à  l’identification des problèmes auxquels font face les communautés locales sur la foresterie. Se basant sur  l’expérience de terrain, ils se sont lancé le défi de trouver des solutions qui guideront à l’avenir la décision politique  pouvant conduire jusqu’à la modification  tant soit peu des dispositions du cadre réglementaire du processus qui ne cadrent  pas avec les aspirations des communautés locales. Continuer la lecture de Forêt : La foresterie communautaire en RDC au coeur d’une discussion juridique

Forêt : Forêts durables et bois énergie, les hauts et les bas des solutions scientifiques en RDC

Les regards du monde sont tournés vers Yangambi afin de préserver cette Réserve de Biosphère riche en biodiversité au cœur du Bassin du Congo, le deuxième massif de forêt tropicale, ce faramineux réservoir de carbone que certains scientifiques aiment qualifier de « poumon vert de la planète ». Cependant, la population vivant aux alentours de cette réserve n’est pas consciente des enjeux. Le bois étant la principale source d’énergie, il est coupé sans penser au lendemain. La déforestation qui s’en suit est renforcée par la demande sans cesse croissante  en bois énergie  dans un contexte démographique  galopant de la ville de Kisangani et dans les milieux ruraux entourant cette mégapole. Il est temps de réveiller les consciences et de trouver de solutions durables. Cet article circonscrit les efforts fournis et met en exergue les solutions disponibles non seulement pour Yangambi, le problème étant le même partout, mais aussi et surtout pour toute la RD Congo.

Gédéon Milade devant les stères de bois de chauffe au marché de Litoyi à Kisangani, ©  Hervé Mukulu.

Comme les saumons dans le majestueux fleuve Congo, les habitants de la Tshopo coupent du bois dans la forêt sans se soucier vraiment que cette ressource vienne à tarir un jour. Gédéon Milade, un boyomais (mot usité pour désigner les habitants de la ville de Kisangani dans la  province de la Tshopo, au Nord-Est de la RD Congo) en est un des acteurs.

Depuis plus de 30 ans, il a pour fonction « exploitant et négociant du bois de chauffe et du charbon de bois ». « Au début, nous trouvions des arbres appropriés à seulement 5 km de la ville en remontant la rivière Tshopo. Aujourd’hui, la distance est, en moyenne, de l’ordre de 30 km.  Et la forêt ne fait que reculer », reconnait-il. Continuer la lecture de Forêt : Forêts durables et bois énergie, les hauts et les bas des solutions scientifiques en RDC

Forêt : Donner aux collectivités locales les moyens de mieux gérer les forêts

Fournir aux communautés locales, y compris aux femmes, les ressources appropriées pour gérer la contraction des forêts en Afrique pourrait contribuer à atténuer la pauvreté et la déforestation, ont déclaré des experts en environnement lors d’un atelier de formation sur la gestion durable des forêts organisé par le Forum forestier africain à Nairobi, au Kenya.

Prenant des exemples au Brésil et au Népal, où des milliers d’initiatives forestières menées par les communautés ont considérablement réduit la déforestation, les experts ont déclaré que de tels succès, s’ils étaient reproduits en Afrique, contribueraient à renforcer les efforts de gestion durable des forêts.

Une étude de cas du Népal présentée à l’atelier montre que le fait d’aider les communautés à prendre soin de leurs propres forêts a entraîné une réduction de 37% de la déforestation et une baisse de 4,3% des niveaux de pauvreté entre 2000 et 2012. Les experts forestiers estiment que cela devrait être la voie à suivre pour l’Afrique.

«Donner aux communautés locales d’Afrique la possibilité de s’occuper de leurs propres forêts leur permettra d’intensifier les mesures contre l’exploitation forestière illégale et d’autres abus, car ils savent que la forêt est leur avenir», a déclaré Dr Julius Chuezi Tieguhong, chercheur en foresterie et participant au Forum sur la forêt africaine. Continuer la lecture de Forêt : Donner aux collectivités locales les moyens de mieux gérer les forêts

Forêt : Près de 29.815 ha des forêts sécurisées à travers un arrêté provincial en Equateur

L’ONGD Groupe d’Action pour Sauver l’Homme et son Environnement en collaboration avec e ministère provincial de l’environnement, a procédé à la remise officielle d’un arrêté provincial portant l’octroi perpétuel d’une concession forestière des communautés locales de la communauté Ngele Bobangi dans le village Irebu, territoire de Lukolela, secteur de Lusankania dans la province de l’Equateur.

Cette cérémonie officielle faite en présence de l’administration forestière tant locale, provinciale et nationale a permis aux différentes parties prenantes de cerner l’importance de ce document (arrêté) pour les communautés dépendantes de leurs forêts.

« Nous remercions GASHE et tous ses partenaires pour cette initiative d’aider les communautés à sécuriser leurs espaces. Le gouvernement provincial invite les parties prenantes dans ce projet à accompagner les communautés dans la deuxième phase de gestion et exploitation conformément à l’arrêté ministériel 025. Avec les objectifs que vise le projet et l’implication des communautés le gouvernement provincial s’engage au bon fonctionnement des activités qui suivront » a dit Roger BAMPELE BIFONGO, ministre provinciale de l’environnement. Continuer la lecture de Forêt : Près de 29.815 ha des forêts sécurisées à travers un arrêté provincial en Equateur

Forêts : L’opérationnalisation du Conseil Consultatif National des Forêts au centre des discussions

Améliorer la gouvernance forestière à travers un processus indispensable de concertation entre toutes les parties prenantes concernées dans le secteur de forêts en RDC tels est l’objectif poursuivis lors du deuxième atelier sur l’opérationnalisation du conseil consultatif national de forêts qui a lancé ses travaux ce jeudi 21 février, à Kinshasa.

Ces assises de deux jours ont servi  de cadre pour les différentes parties prenantes concernées par la gouvernance forestière en RDC, afin d’identifier les failles de la première session organisée l’année passée pour les corriger au cours de cette présente session.

« Nous recherchons les voies et moyens pour faire fonctionner cette structure importante. Une structure de consultation avant toute décision par le ministre ayant les forêts dans ses attributions pour l’affectation ou la gestion durable des ressources forestières dans le pays », a indiqué José Ilanga, directeur de foret au ministère de l’environnement. Continuer la lecture de Forêts : L’opérationnalisation du Conseil Consultatif National des Forêts au centre des discussions

Forêts : Hans Baeckman, « les forêts congolaises continuent à emmagasiner du carbone »

C’est la plus grande annonce faite par le chercheur senior du Musée royal pour l’Afrique central (Tervuren), l’Ingénieur Hans Baeckman, lors de la 18ème réunion des parties du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC), tenue récemment à Bruxelles.

Hans Baeckman, chercheur au Musée de Tervuren (Belgique).

Dans une interview exclusive accordée à Environews RDC, le scientifique belge a révélé que les résultats de récentes études menées dans les forêts congolaises ont prouvé que les forêts congolaises continuent à emmagasiner davantage du carbone, surtout grâce à leurs sous-bois considérés comme des  véritables conteneurs du carbone.

« Contrairement à certains blocs forestiers dans les zones équatoriales, en Amérique et en Asie, au Congo ça continue à augmenter. On a constaté que les sous-bois représentent un stock important du carbone. C’est qui est important est que ce stock est durable dans le sens où les petits arbres ont la durée de vie énorme », a-t-il révélé. Continuer la lecture de Forêts : Hans Baeckman, « les forêts congolaises continuent à emmagasiner du carbone »