Archives par mot-clé : forêt

Forêts : Hans Baeckman, « les forêts congolaises continuent à emmagasiner du carbone »

C’est la plus grande annonce faite par le chercheur senior du Musée royal pour l’Afrique central (Tervuren), l’Ingénieur Hans Baeckman, lors de la 18ème réunion des parties du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC), tenue récemment à Bruxelles.

Hans Baeckman, chercheur au Musée de Tervuren (Belgique).

Dans une interview exclusive accordée à Environews RDC, le scientifique belge a révélé que les résultats de récentes études menées dans les forêts congolaises ont prouvé que les forêts congolaises continuent à emmagasiner davantage du carbone, surtout grâce à leurs sous-bois considérés comme des  véritables conteneurs du carbone.

« Contrairement à certains blocs forestiers dans les zones équatoriales, en Amérique et en Asie, au Congo ça continue à augmenter. On a constaté que les sous-bois représentent un stock important du carbone. C’est qui est important est que ce stock est durable dans le sens où les petits arbres ont la durée de vie énorme », a-t-il révélé. Continuer la lecture de Forêts : Hans Baeckman, « les forêts congolaises continuent à emmagasiner du carbone »

Forêt: les agents et cadres du fonds forestier national prêtent serment

Au total 31 agents et cadres du Fonds forestier national (FFN) ont prêté serment devant le procureur de de la république, en qualité d’officiers des polices judiciaires à compétence restreinte, ce mardi 18 septembre à Kinshasa.

Au regard de la pression que subit les forêts congolaises chaque jour, cette prestation de serment  se révèle comme un acte qui exprime en terme clair, ce que le gouvernement attend de ces fonctionnaires.  C’est en présence du ministre de l’environnement et développement durable Amy Ambatobe, que ces  OPJ  ont été assermentés  à s’engager dans la lutte contre l’exploitation illicite des forets de la RDC.

« La Cérémonie de ce jour est d’une grande importance car elle donne droit aux officiers de police judiciaire de se mettre au travail. Cet acte valide toutes les actions trouvées en terme auxiliaire de  la vie, cela en provision de l’article 7  de l’ordonnance  n°78/289 du 03 juillet 1973 », a rappelé Yves Ilunga , procureur de la république. Continuer la lecture de Forêt: les agents et cadres du fonds forestier national prêtent serment

Environnement : Le ministre Amy Ambatobe doit démissionner immédiatement

« Tout en exigeant également la démission immédiate du ministre Ambatobe, les organisations de la société civile environnementale appellent à l’invalidation de celui-ci [Ndlr : le ministre de l’Environnement et développement durable], sur la liste des candidats députés nationaux ». Tel est l’essentiel du message lancé par la société civile environnementale aux instances de décision, notamment la Cours constitutionnelle et le Gouvernement congolais, ce mardi  04 septembre à Kinshasa.

Amy Ambatobe Nyongolo, Ministre congolais de l’Environnement et Developement durable

Ces réseaux et organisations de la société civile environnementale dénoncent la gestion calamiteuse des forêts de la République démocratique du Congo, avec comme responsable, Amy Ambatobe Nyongolo. Elles fustigent l’attitude du ministre qui outrepasse les dispositions légales, en empruntant de raccourcis pour atteindre son ultime objectif, « la levée du moratoire sur les forêts instauré depuis 2002 ».

« Le Ministre a opté pour un raccourci en évitant le débat public au sein du parlement, en faisant intervenir le Président de la république pour obtenir la révision du Code forestier par Ordonnance-loi. Ne sommes-nous pas là en présence d’une autorité qui utilise sa position et son statut officiel pour servir ses fins personnelles et des intérêts privés, au mépris des intérêts de la république », se sont-ils questionnés. Continuer la lecture de Environnement : Le ministre Amy Ambatobe doit démissionner immédiatement

Forêt : Validation du plan de plaidoyer de la société civile environnementale congolaise

Les organisations de la société civile environnementale de la République démocratique du Congo ont procédé à la validation de leur plan de plaidoyer en vue d’une reforme globalisante de la gouvernance forestière. Cette séance de travail s’inscrit dans la suite logique des activités initiées par ces organisations depuis la tenue à Kinshasa de la Table ronde multi acteurs.

Ce plaidoyer de la société civile a pour objectif d’amener toutes les parties prenantes à la gouvernance forestière à élaborer une feuille de route pour une reforme globalisante du secteur forestier, en cohérence et en harmonie avec toutes les autres reformes des lois sectorielles touchant aux ressources naturelles et à la vie des communautés.

« Convaincue de l’inefficacité d’actions isolées pour résoudre les problèmes qui se posent dans la gouvernance forestière, tenant compte de l’existence depuis plus de 15 ans d’un moratoire sur l’attribution de nouvelles concessions forestières, ainsi que des évolutions de processus directement en lien avec la gouvernance forestière, notamment le processus REDD+, la société civile a opté pour une approche globalisante du cadre général de gouvernance forestière, de manière à trouver des solutions durables aux différents problèmes rencontres à ce jour », indique le communiqué sactionant la fin de ces travaux,  lu par Néné Mainzana, membre de CFLEDD. Continuer la lecture de Forêt : Validation du plan de plaidoyer de la société civile environnementale congolaise

Forêts : La RDC révèle son outil de référence du niveau d’émissions des forêts

Dans le souci d’opérationnaliser le Système de surveillance nationale des forêts, et développer ses différents piliers, le Ministère de l’Environnement et Développement durable à travers les directions des inventaires et aménagement forestier et du Développement durable en collaboration avec la FAO a procédé à la présentation de son document du niveau d’émissions de référence des forêts congolaises, NERF, lors d’un atelier tenu à Kinshasa.

Cet outil de performance de la RDC, s’inscrit dans le cadre du programme de finalisation et de mise en œuvre du système national de surveillance des forêts qui contribue également à la réduction des émissions dues à la déforestation.

« Pour élaborer ce NERF au titre de la Convention cadre des Nations unies sur le Changement climatique, la RDC a initié un système national de suivi des forêts opérationnel et complet. Ce système comprend un inventaire forestier national, un inventaire des gaz à effet de serre du secteur forestier national et un système national de surveillance des terres par satellite. Ce premier NERF qui s’étend de l’année 2000 à 2014, se concentre d’abord sur la déforestation, l’activité pour laquelle les données sont disponibles, fiables et transparentes », a fait savoir, le représentant du secrétaire général du MEDD, dans son discours d’ouverture. Continuer la lecture de Forêts : La RDC révèle son outil de référence du niveau d’émissions des forêts

Environnement : Dakar accueille la 21ème session de la commission de forêts et de la faune sauvage pour l’Afrique

La capitale sénégalaise s’apprête à accueillir  à partir de 19 juin, la 21ème session de la Commission de Forêt et  de la Faune sauvage pour l’Afrique (CFFSA). Cette édition est axée sur le thème «  Restaurer les forêts, les paysages et la faune sauvage : libérer les opportunités pour un développement durable en Afrique ». Les objectifs poursuivis à travers ces assises sont de favoriser une meilleure reconnaissance du rôle clé des forêts, des paysages et de la faune sauvage dans l’atteinte d’un développement durable au niveau national et régional.

Un troupeau d’éléphants dans le Parc national de la Garamba en RDC, ( Photo, African Parks).

Cette rencontre, se tiendra au King Fahd palace, en même  temps que la 5ème semaine africaine des forets et de la faune sauvage (SAFFS), indique un communiqué de la FAO, dont ENVIRONEWS RDC s’est procuré une copie.

Ces deux événements, organisés par la Fao en étroite collaboration avec le Ministère de l’environnement et du développement durable (Medd) du Sénégal, coïncideront avec la célébration mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse. Continuer la lecture de Environnement : Dakar accueille la 21ème session de la commission de forêts et de la faune sauvage pour l’Afrique

Forêt : des journalistes formés à l’utilisation de l’Atlas forestier à Kinshasa

Plus de dix journalistes de Kinshasa ont été formés à l’utilisation de l’Atlas forestier en ligne. La séance de renforcement des capacités des professionnels de médias spécialisés dans les questions environnementales organisé par WRI ((World Ressources Institute), avait pour but de leur faire découvrir cet outil du gouvernement développé pour assurer la transparence dans la gestion forestière.

Des journalistes spécialiste de l’environnement en pleine séance de formation sur l’utilisation de l’Atlas forestier de la RDC.

« C’était important [la formation], parce que le Ministère a créé un outil où il y’a beaucoup d’informations, où il [le ministère] fait preuve de transparence. Il fallait que les professionnels de médias puissent maîtriser cette information et éventuellement soutenir le ministère dans cette lancée de transparence dans la gestion forestière», a indiqué Alain Engunda, Expert à WRI et facilitateur de la formation. Continuer la lecture de Forêt : des journalistes formés à l’utilisation de l’Atlas forestier à Kinshasa

Forêt : Vers la levée consensuelle du moratoire en RDC ?

Après une longue période de guéguerres entre le Gouvernement et la société civile environnementale de la RDC, les violons donnent l’air de s’accorder pour une éventuelle levée du moratoire sur l’octroi des allocations forestières en République démocratique du Congo, et la révision du Code forestier promulgué en 2002.

C’est dans ce cadre que s’ouvre ce lundi 23 avril à Kinshasa, la Table Ronde multi-acteurs articulée essentiellement autour de l’élaboration de la politique forestière, de la révision du code forestier et de la levée du moratoire sur les nouvelles allocations forestières et la conversion des titres en concessions forestières.

L’objectif global poursuivi à travers cette rencontre est d’évaluer et susciter un débat public constructif entre toutes les parties prenantes sur la levée du moratoire relatif aux concessions forestières et la révision du Code forestier en vue de conforter la vision de la nouvelle politique forestière en marge de la mise en œuvre de la lettre d’Intention signée entre le Gouvernement de la RDC et l’Initiative pour les Forêts de l’Afrique Centrale, CAFI. Continuer la lecture de Forêt : Vers la levée consensuelle du moratoire en RDC ?

Forêt : Pas des financements CAFI pour la RDC pour avoir violé le moratoire

Voici in extenso, la déclaration CAFI sur les concessions illégales d’exploitation forestière accordées en RDC

Les 22 et 27 février, les autorités congolaises, dont le ministre des Finances et le ministre de l’Environnement, ont convoqué le 4 e comité de pilotage du FONAREDD (Fonds national REDD + de la RDC) à Kinshasa.

Au nom de la direction de la CAFI, les représentants français et norvégien ont exprimé leur profonde inquiétude face aux trois concessions forestières récemment octroyées par le ministère de l’Environnement à deux entreprises forestières chinoises.

Cette mesure prise par le gouvernement est en violation directe du moratoire de 2002 et des principes de partenariat énoncés dans la lettre d’intention du CAFI .

En conséquence, CAFI a exhorté la RDC à révoquer immédiatement les concessions, et a stipulé qu’aucun nouveau transfert ne serait fait aux projets CAFI au Congo jusqu’à ce que cela se produise.

Au cours des derniers mois, la RDC a progressé vers la réalisation des jalons et des objectifs généraux énoncés dans la lettre d’intention. La RDC a soumis son premier niveau national d’ émission de référence pour les forêts (FREL) à la CCNUCC au début de 2018, comme stipulé par le Cadre de Varsovie, satisfaisant l’un des jalons en démontrant son engagement à renforcer le contrôle national.

Le moratoire de 2002, élargi par le président Joseph Kabila en 2005, a arrêté toute nouvelle émission et réattribution de permis d’abattage jusqu’à ce que certaines conditions soient remplies. Cela a répondu à la nécessité de suspendre d’autres concessions jusqu’à ce qu’un contrôle accru du secteur forestier soit atteint. Cependant, malgré le moratoire, le taux de déforestation a considérablement augmenté au cours des dernières années et il est urgent de réduire les importantes pertes forestières , actuellement estimées à 1,7 million d’hectares de forêts par an en République démocratique du Congo.

Le Conseil d’administration de CAFI reconnaît les nombreuses difficultés qui traversent le pays, sur les plans institutionnel, économique, budgétaire et social. Il est également conscient des nombreuses contraintes liées à la réalisation des ambitions énoncées dans la lettre d’intention. Néanmoins, CAFI reste convaincu que l’action ne peut pas être retardée si la perte de forêt doit être ralentie.

Le CAFI reconnaît le désir de développement économique grâce à un secteur forestier plus durable. Pour ce faire, le CAFI soutient l’engagement de la RDC à améliorer la gouvernance dans le secteur forestier, avant l’émission de nouvelles concessions forestières. Cela contribuera à satisfaire aux conditions légales prévues par la loi congolaise pour la levée du moratoire, ainsi qu’à contribuer à la lutte contre l’exploitation illégale et à s’attaquer à certaines des causes de la déforestation en RDC. Les partenaires techniques et financiers membres du CAFI sont prêts à se coordonner avec le ministère de l’Environnement et du Développement durable et le reste du gouvernement de la RDC pour travailler au respect des principes de la lettre d’intention.

Après les réunions ministérielles de jeudi et de mercredi, le CAFI poursuivra le dialogue avec la RDC pour résoudre ce problème.

La Rédaction

Forêt : Amy Ambatobe fait une mauvaise lecture du code forestier, conséquence, mauvaise application

La société civile environnementale congolaise s’est indignée de décisions prises par le ministère de l’Environnement et développement durable, Amy Ambatobe, concernant la réattribution de trois concessions forestières, la révision du code forestier dans une démarche unilatérale, non transparente et quasiment opaque, et la signature de l’arrêtén°028/CAB/MIN/EDD/AAN/WF/05/2017 du 10 novembre portant changement d’usage de la concession d’exploitation industrielle de bois de SOMICONGO en concession de conservation, en violation du dispositif légal et réglementaire applicable en la matière. Dans une déclaration rendue public ce jeudi 22 février, la société civile environnementale n’a pas caché son mécontentement face à cette situation.

Après vérification des références mentionnées dans le décret ministériel, la société civile considère illégale, la décision du minitre, relative à la réhabilitation de ces trois contrats de concessions forestières.

« Quant à l’article 23, alinéa 2 du décret n°05/116 qu’il mentionne aussi dans le même visa de son décret, c’est justement lui qui contient les dispositions qui interdisent au ministre de violer le moratoire ». Cet article stipule que « le moratoire couvre toute acquisition de droit d’exploitation, y compris par échange relocalisation ou réhabilitation d’anciens titres…», peut-on lire dans cette déclaration. Continuer la lecture de Forêt : Amy Ambatobe fait une mauvaise lecture du code forestier, conséquence, mauvaise application