Archives par mot-clé : formation

Biodiversité : AWF renforce les capacités des parti-prenantes impliquées dans la gestion des crimes fauniques

L’amélioration des poursuites judiciaires des infractions sur la faune sauvage en RDC a été inscrite à l’ordre du jour de l’atelier de renforcement des capacités des acteurs étatiques et non étatiques impliqués dans l’application de la loi dans le secteur de l’environnement. Le coup d’envoi de ces assises de 3 jours a été donné à Kinshasa, ce mardi 23 juillet 2019.   

Organisé par l’AWF (African Wildlife Fundation) en partenariat avec le JURISTRALE (Juriste pour l’Application et le Renforcement de la Loi sur le secteur de l’Environnement), et l’ICCN (Institut Congolais pour la conservation de la nature), cet atelier vise à rassembler les parties prenantes pour entamer des discussions sur leurs rôles et leurs contributions dans la lutte contre la criminalité liée aux espèces sauvages, les lacunes dans la législation  en matière d’application de la loi relative à ces espèces et les lacunes dans les enquêtes et les poursuites. Continuer la lecture de Biodiversité : AWF renforce les capacités des parti-prenantes impliquées dans la gestion des crimes fauniques

Conservation : Des conservateurs de la zone ACP dotés des capacités sur l’utilisation de l’outil IMET

C’est sur une note satisfaisante qu’a pris fin l’atelier de formation des coaches de l’observatoire des aires protégées de l’Afrique centrale et de l’ouest. Ouverts le 20 mai dernier à Kinshasa, ces travaux organisés  par le programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA), en collaboration avec l’Institut congolais pour  la Conservation de la Nature (ICCN) avaient pour but de recycler des coaches formés en 2015, et initier les nouveaux, en vue de renforcer leurs compétences dans la gestion efficace des aires protégées, particulièrement en recourant à l’Outil IMET.  Après deux semaines de formation,  les organisateurs et les participants sont tous  unanimes sur les avancées  enregistrées grâce à ces assises de Kinshasa.

« Les résultats sont très satisfaisants à l’issue de cet atelier car non seulement les participants étaient très engagés à suivre cette formation mais l’interaction qui l’a caractérisé  était formidable. Les coaches étaient vraiment  disposer à apprendre, qu’il s’agisse des concepts ou de la maîtrise globale de l’outil, et sont actuellement capables de conduire des exercices IMET » s’est félicité Serges-Roberteau Tchofffo, chargé technique régional  de BIOPAMA en Afrique centrale et de l”ouest.

Une fois de  retour dans leurs pays, ces conservateurs devront organiser au niveau de leurs institutions  d’appartenance,  des ateliers de restitution de cette formation de manière à ce que ceux qui n’étaient pas  à Kinshasa puissent aussi bénéficier des enseignements qui ont été dispensés pendant ces  deux semaines de formation. Faire large diffusion de ces connaissances se veut un moyen efficace pour aiguiser  les capacités des conservateurs afin de bien s’appliquer dans la gestion des aires protégées. Continuer la lecture de Conservation : Des conservateurs de la zone ACP dotés des capacités sur l’utilisation de l’outil IMET

Santé : des agents de la santé publique outillés pour lutter contre Ebola

28 agents du Ministère de santé publique de la République démocratique du Congo, ont été formés par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), sur la lutte contre les maladies infectieuses, cas de la fièvre hémorragique d’Ebola, ce mercredi 18 octobre, à Kinshasa. Cette formation de 2 jours axée essentiellement sur l’épidémie d’Ebola avait pour but de préparer un personnel capable d’assurer la riposte face aux épidémies qui récurrentes dans le pays.

Séance de formation des agents du Ministère de Santé publique à Kinkole. (Photo, Serge Ntumba/Environews-RDC)

Mieux vaut prévenir que guérir dit-on, cette initiative consiste à renforcer les capacités d’intervention des agents nationaux pour faire face aux épidémies à venir. « Il est important d’avoir une équipe susceptible de répondre au besoin, prêt à partir sur terrain en cas d’épidémie. Qu’ils soient confiants et conscients de tous les risques, et qu’ils soient à même de répondre au mieux dans les compétences qui seront demandées dans la logistique, la gestion de l’eau, de corps, l’installation ou le montage d’un centre Ebola et l’assainissement », a souligné le Coordonnateur de la formation, Jean pierre Veyrenche, Ingénieur sanitaire et logisticien de l’OMS.

Selon Jean – Pierre Veyrence, la lutte contre les épidémies doit être holistique et multidisciplinaire. « Pour réussir cette lutte, il faut que ces maladies soient vues dans leur globalité, c’est à dire qu’il faut tenir compte de différentes approches notamment, eau, hygiène, assainissement et gestion des déchets. Il faut également impliquer tous les partenaires entre autres la RÉGIDESO, la Direction de l’hygiène et les décideurs politiques. A cela il faut ajouter une volonté politique dans le but de mettre des moyens financiers suffisants pour résoudre ce problème », a-t-il fait savoir.

Au regard du besoin d’avoir un grand nombre d’agents capables de riposter contre toute sorte d’épidémies qui surgissent souvent en RDC, l’OMS entend étendre cette formation sur plusieurs villes de la République démocratique du Congo. « En 2014, Il y a eu d’autres formations similaires quand le pays a connu l’épidémie à virus  Ebola dans le secteur de Djera à Boende. Beaucoup des ressources ont été mobilisées par l’ OMS auprès de la BAD pour des formations dans les provinces. Ce qui a permis de controler la maladie en moins de 2 mois lorsqu’elle était réapparue en 2017 dans le Bas Uele ». A déclaré le Chargé de Communication de l’OMS, Eugène Kabambi.

Cette formation a permis aux participants de mieux comprendre les différentes étapes de la préparation d’une riposte contre les épidémies ravageuses. «Généralement on s’attaque souvent contre une épidémie par aventure, et cela présente un très grand risque. Il faut être préparé mentalement, avoir des matériels qu’il faut pour poser des gestes nécessaires, car le moindre risque peut met en péril la population », a indiqué Docteur Ayuma Malasi, participante à la cession de formation.

Pour ce médecin, les épidémies à haut risque de contagion comme le choléra, la fièvre hémorragique d’Ebola, sont des maladies endémiques liées à l’environnement. La lutte contre ces maladies n’est pas seulement médicale, mais elle relève aussi de l’assainissement, de l’eau, et l’hygiène.

« Si déjà on peut, par des mesures environnementales assainir nos milieux, nous pouvons limiter les risques. Et avec des gestes simples comme le lavage des mains qui constituent une forte barrière pour plusieurs maladies, l’on peut facilement prévenir la résurgence de certaines maladies. Malheureusement, il  existe des fortes probabilités d’avoir d’autres épidémies dans le futur, à cause des conditions de vies des populations locale », a-t-elle  précisé.

Soulignons qu’à la fin de cette formation, un brevet de mérite sera remis à tous les participants.

 

Jennifer LABARRE.

 

 

Forêts : Le processus REDD+ expliqué en détail aux journalistes congolais

26 journalistes de Kinshasa ont été outillés sur le processus de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des terres (REDD+) en RDC. Pendant trois jours, la REDD+ a été expliqué en détail aux chevaliers de la plûme, regroupés au sein du réseau des journalistes environnemental,  Green Journalist Network.

Cet atelier organisé par le CIFOR ( Centre international de la foresterie), du 29 au 31 août, à Kinshasa avait pour objectif d’améliorer leurs connaissances sur ce processus afin d’explorer les vrais défis, notamment l’amélioration de conditions de vie des communautés .

« L’initiative est partie d’un constat. Beaucoup des connaissances et d’actions générées par les partenaires dans le domaine de la REDD+ en RDC restent peu connues du grand public. Nous avons voulu à travers cette formation imprégner les journalistes des informations récentes liées au mécanisme REDD+ pour qu’ils s’en approprient de façon à mieux écrire et communiquer dessus.
Deux profils des journalistes ont défini le choix porté sur cette plate-forme, à savoir les journalistes environnementaux et scientifiques », a précisé le Chargé de communication du CIFOR, Fai Collins.

Pour Denis Sonwa, chercheur au Cifor, cet atelier permet aux journalistes de participer au processus de transformation de la société qui s’inscrit dans le cadre de la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation en faisant un effort de conserver davantage et gérer durablement les ressources forestières.

« Nous avons souhaité réduire l’écart qui existait entre les experts et les journalistes en les rapprochant autour de cette thématique. La particularité de cette séance de formation a été la descente des journalistes sur terrain auprès des structures partenaires qui travaillent sur le processus REDD+, entre autres, le Fonds mondial pour la nature (WWF), le Programme d’investissement forestier (PIF), et la Direction des inventaires et aménagements forestiers (DIAF). Nous sommes contents lorsque nous regardons le feedback des journalistes » a-t-il déclaré.

Il revient aux journalistes de jouer leur rôle, en produisant le maximum d’articles et de reportages sur cette thématique.   « La formation de Cifor était très enrichissante pour nous journalistes. L’environnement est un domaine très vaste et nouveau pour la plupart des journalistes congolais, les matières étant techniques et dynamiques, Il est important et souhaitable que les personnes ressources ou encore les techniciens abordent très souvent ces questions avec les chevaliers de la plume pour renforcer leurs capacités. Nous souhaitons que d’autres partenaires emboitent le pas au CIFOR, car le journaliste est l’interface idéal entre les scientifiques et la population », a souligné la coordonnatrice du réseau Green Journalist network, Nounou Ngoie.

 

Jennifer LABARRE

 

RDC : Les investissements chinois au cœur d’une formation de journalistes

Une dizaine de journalistes de la République démocratique du Congo, ont été renforcés en capacité sur la pratique du « journalisme d’investigation ». Organisée à Kinshasa du 17 au 21 juillet 2017, cet atelier, s’inscrit dans le cadre du projet « Chine-Afrique pour l’amélioration de la gouvernance forestière ».

Le projet Chine-Afrique, vise la sensibilisation des parties prenantes impliquées dans la coopération sino-africaine, notamment les gouvernements, les opérateurs économiques africains et chinois, ainsi que les populations, au respect mutuel des lois et règlements, surtout celles qui régissent les secteurs de ressources naturelles, afin de promouvoir un véritable partenariat « gagnant-gagnant », auquel les différentes parties ont souscrit.

Cet atelier de renforcement des capacités, a été organisé par le Réseau Ressources Naturelles (RRN). La formation a permis aux chevaliers de la plume, d’acquérir des nouvelles connaissances et techniques devant leur permettre de mener à bien leurs enquêtes, pour la production des articles informatifs et convoquants, sur l’impact des investissements chinois en RDC.

« Je suis satisfait de la qualité des productions, et de participation des journalistes en terme d’interventions. Il y’a des signaux positifs qui prouvent que les acquis de cette formation pourront être bénéfiques, et aux journalistes, et à nous les organisateurs. Nous comptons beaucoup sur le travail qu’ils vont abattre dans l’avenir grâce à cette formation », a souligné, l’Assistant en charge de la Gouvernance forestière à la Coordination du RRN, Jean-Marie Nkanda.

Il a par ailleurs affirmé que son organisation est prête à soutenir financièrement et matériellement, quelques projets d’investigation sur l’investissement chinois en République démocratique du Congo. « Un financement est disponible pour appuyer deux projets d’investigation. Tout le monde continue à se plaindre sur la manière dont les ressources naturelles de la RDC sont gérées. Mon souhait est de voir des journalistes formés produire plus d’investigations afin que les congolais aient accès aux informations qui leur sont cachées ».

En effet, cette formation a été facilitée par Claude Mukeba, Chef des travaux à l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la Communication (IFASIC), qui par son expertise, a donné les premiers rudiments aux professionnels des médias, venus principalement de 3 provinces de la RDC à savoir Kinshasa, Haut Katanga et Kasaï Oriental.

Pour Concilie Lungemena, journaliste à l’Agence congolaise de presse (ACP), Haut Katanga, cette formation vaut son pesant d’or. Avec les connaissances acquises, la jeune journaliste se sent prête à se jeter à l’eau. «  J’ai eu une formation théorique sur le journalisme d’investigation à l’université. Mais ici j’ai eu à concilier la théorie à la pratique. L’investigation me passionne, et je suis tentée à faire une première expérience avec toutes les matières apprises lors de cette formation », a-t-elle fait savoir.

Des échanges avec la délégation chinoise, a permis aux chevaliers de la plume d’avoir des idées éclairées sur la vision et les engagements de la Chine pour le développement de l’Afrique en général et de la RDC en particulier. « Grace au Lobbying de notre organisation, Global Environnemental Institute (GEI), nous avons réussi à obtenir du gouvernement chinois, des lignes directrices pour organiser le secteur d’investissement chinois à l’étranger. Bien que ces directives ne soient pas contraignantes, mais c’est déjà quelque chose, car il est clairement défini que les investisseurs chinois doivent se conformer aux lois de leurs pays d’accueil », a informé Ren Peng, responsable de projets.

Notons que « Global Environnemental Institute », une Ong chinoise, dont la mission est d’aider les investisseurs chinois à minimiser les impacts de leurs investissements sur l’environnement, et promouvoir le développement durable pour l’amélioration du niveau social, économique et écologique des population.
Alfred NTUMBA

Kinshasa : 27 journalistes outillés pour former leurs confrères sur l’éducation au développement durable

27 journalistes de différents organes de presse de Kinshasa ont été suffisamment outillés sur l’éducation au développement durable. Cette formation prévue initialement pour 18 journalistes, a cependant bénéficié de la participation de 27 chevaliers de la plume représentant une vingtaine de médias.
Pendant 2 jours, soit du 13 au 14 juin 2017, les hommes et femmes des medias ont été outillés en vue de former à leur tour, les autres journalistes sur les questions de l’environnement, spécifiquement celles liées au développement durable.


« Je tiens à encourager cette initiative de l’ONG Environews RDC qui a organisé cette session de formation, car la protection de l’environnement ne peut être une réalité que lorsque l’on passe par le changement de mentalité. Et cela n’est possible que lorsque la population est bien informée et formée. Je tiens à encourager les journalistes qui participent à cette formation à s’impliquer à l’issue de celle-ci, à la sensibilisation des nos populations. En même temps je leur rassure du soutien de mon ministère pour faire ce travail », a déclaré le Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Amy Ambatobe.

Cette formation financée entièrement par l’UNESCO, à travers son Programme Intergouvernemental pour le Développement de la Communication (PIDC), s’est inscrite dans la logique des engagements de la communauté internationale et des objectifs de l’ODD 4 axés sur le Développement durable, auquel la RDC a souscrit.
« Nous nous félicitons de cette activité, elle est très utile ici en RDC vue l’importance de son patrimoine environnemental extraordinaire. Il convient aux journalistes de pouvoir communiquer avec un vocabulaire approprié pour atteindre la population, c’est ici l’importance même de cette formation. Cet atelier augure d’autres ateliers similaires sur toute l’étendue de la République ». A précisé Abdourahamane Diallo, Représentant de l’UNESCO en RDC.

La formation des formateurs sur le Développement durable vient renforcer les efforts du gouvernement dans la sensibilisation des populations sur la préservation de l’environnement tel que souhaité par le nouveau ministre de l’environnement et du développement durable qui a consacré le mois de juin 2017 à l’environnement.
Pour le Coordonnateur principal de l’ONG Environews, Alfred Ntumba, cette formation aidera les bénéficiaires à faire face au défit d’une meilleurs communication au tour des questions environnementales. « Ce projet est parti du constat selon lequel, les émissions et publications à caractère environnemental occupent à peine 3% des programmes des médias à Kinshasa. En tant qu’acteur des medias environnementaux, Environews RDC devrait trouver les voies et moyens pour faire évoluer ce pourcentage. Aujourd’hui, nous avons formé 27 journalistes, et nous comptons trouver d’autres financements pour continuer cet exercice sur l’ensemble du territoire national », a-t-il déclaré.

Des thématiques exploitées lors de cette formation ont permis aux journalistes de mieux comprendre les questions liées aux changements climatiques, au développement durable et à la convention de l’Unesco sur le patrimoine mondiale. Une session consacré aux techniques de collecte et traitement de l’information a permis aux journalistes de cerner et améliorer quelques erreurs commises​ pour atteindre sa cible.
« Nous sommes très satisfaites d’avoir bénéficié de cette formation qui nous a permise d’améliorer nos connaissances dans le domaine de l’environnement. Personnellement je repart avec quelque chose dans ma gibecière, et je souhaite que ce genre d’initiatives continue », a témoigné Chantal Kayembe, Journaliste à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC).

Pour Sylvie Fortuné Mbula de la télévision privée Antenne A, vue l’importance des matières traitées lors de cette formation, deux jours n’ont pas suffit pour tout apprendre. Selon elle, il faut nécessairement qu’une nouvelle session soit organisée dans les prochains jours afin de permettre aux journalistes de mieux appréhender les différents aspects communicationnels susceptibles d’être exploités pour atteindre cible et contribuer au changement de mentalité.

A l’issue de cette formation, un certificat de participation a été décerné aux lauréats qui ont été encouragés à jouer leur rôle d’ambassadeur et de formateurs pour les autres journalistes.
Notons par ailleurs que l’UNESCO a promis d’assurer le suivi de cette formation et d’accompagner l’initiative d’Environews RDC en vue de palier au déficit de communication dans le secteur de l’environnement en RDC.

 

Jennifer LABARRE

Conservation : WWF lance les directives de formation des éco-gardes sur terrain

Le Fonds mondial pour la nature (WWF) a lancé ce vendredi 09 février, le premier volet des ressources révolutionnaires pour améliorer les conditions et la formation sur terrain des éco-gardes. « De nouvelles directives dans la formation des éco-gardes sur terrain pourraient sauver la vie de ceux qui sont en première ligne dans la lutte contre le braconnage », est le premier guide de ce type et une ressource qui pourrait sauver la vie des personnes et de la faune peut – on lire dans le communiqué publié par WWF. Continuer la lecture de Conservation : WWF lance les directives de formation des éco-gardes sur terrain