Archives par mot-clé : François Mukandila

Santé : Seulement 1/10 du budget général de la RDC consacré à la santé

Comment lutter contre la résurgence des épidémies et des maladies endémiques qui dictent leur loi funeste aux populations congolaises dans certaines parties du pays? La représentation nationale octroie le dixième du budget national au secteur de la santé.

Ainsi en a décidé l’Assemblée nationale en adoptant fin Novembre, dans les mêmes termes que le Sénat, la loi de finances pour l’exercice 2019 qui s’élève à 10 352,3 milliards de francs congolais. Ce, après examen des allocations budgétaires par nature, axe et programme ; tenant compte de l’évolution de l’exécution des dépenses de l’Etat de 2013 au 30 Juin 2017 et des priorités des politiques publiques définies par le gouvernement.

L’absence d’une couverture universelle des soins de santé de la population et l’insuffisance des crédits destinés à la lutte contre la tuberculose, trouve du répondant avec une hausse des allocations équivalant à près de 10% du budget général. Continuer la lecture de Santé : Seulement 1/10 du budget général de la RDC consacré à la santé

Alimentation : La médaille de bronze pour les vendeurs de nourritures préparées

De l’analyse approfondie de la sécurité alimentaire et vulnérabilité CFSVA, une étude du Programme Alimentaire Mondial publiée en 2014, dans le groupe des onze activités de subsistance des ménages dont l’Agriculture (cultures vivrières), l’Agriculture (culture de rente, forêt, bétail), Salarié et consultant ; la ventes de repas préparés se classe 3ème revenu le plus important en termes de pourcentage de contribution au revenu total des ménages.


Selon ce rapport, l’agriculture vivrière est la première source de revenus la plus importante pour tous les groupes de subsistance et fournit au moins 80% du revenu moyen annuel des ménages, devançant le deuxième type d’agriculteur qui fait de la culture de rente et ressources forestières et élevage pour 46 % du revenu annuel moyen des ménages congolais. Ce qui ressort l’importance de l’agriculture dans la vie des congolais. Continuer la lecture de Alimentation : La médaille de bronze pour les vendeurs de nourritures préparées

Climat : Changement climatique, la dot des mariages des mineurs dans les pays en voie de développement

L’augmentation des températures, les pluies moins prévisibles, exacerbent la sécheresse et les inondations qui dévastent les champs et emportent avec elles les récoltes. Les revenus des agriculteurs s’amenuisent et nombre de parents se retrouvent contraints de donner leur fille à mari.

En novembre 2017, Gethin Chamberlain une journaliste, rapporte dans une enquête menée dans les villages du Sud du Malawi à ceux de la côte du Mozambique, pour le compte de l’hebdomadaire britannique The Observer, que « pour de plus en plus de filles, la manifestation la plus palpable du réchauffement climatique est le bébé qu’elles tiennent dans leur bras ».Fait assez rare pour être mentionné tant il est vrai que le profane en matière d’environnement  voit plutôt la levée du niveau de la mer ou encore les menaces d’extinction qui pèsent sur les espèces animales et végétales. Continuer la lecture de Climat : Changement climatique, la dot des mariages des mineurs dans les pays en voie de développement

Conservation : L’organe de gestion de la CITES transféré à l’ICCN

Un arrêté de 10 pages signé le 31 août 2017 par le ministre de l’environnement et développement durable, Dr Amy Ambatobe, confie l’Organe de gestion de la convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction CITES, à l’Institut congolais pour la conservation de la nature ICCN.

Le ministre justifie cette décision par la nécessité pour la République Démocratique du Congo de rencontrer les recommandations de la 66ème session du comité permanent de cette convention, tenue du 11 au 15 janvier 2016 à Genève, concernant l’application de l’article XIII de la dite convention.

En effet depuis plusieurs décennies la RDC est accusée de mauvaise application de cette convention illustrée, selon le ministre, par le dépassement chronique des quotas d’exportation annuels des spécimens d’espèces de faune et de flore sauvages inscrits aux annexes de la CITES, la circulation de faux permis en provenance de la RDC, le non-respect d’échéances de présentation des rapports annuels, biennaux et spéciaux. A cela s’ajoute également, l’insuffisance d’efforts internes pour éradiquer le trafic illicite des spécimens d’espèces protégées à l’instar du commerce domestique de l’ivoire et d’autres spécimens d’éléphants ainsi que la prolifération des parcs animaliers privés et la détention par les particuliers des spécimens vivants d’espèces sauvages en violation de la convention CITES et des lois nationales.

Au terme de cet arrêté ministériel No 021/CAB/MIN/EDD/AAN/WF/05/2017,une coordination CITES composée de 7 membres à été mise en place par le Directeur général de l’ICCN, Cosma Wilungula, pour assurer la gestion courante de la CITES.

Cet arrêté définit les compétences des membres de la coordination à pourvoir et dont le Directeur coordonnateur est déjà nommé en la personne d’Augustin Ngumbi, alors point focal CITES et directeur de la cellule juridique à l’ICCN.

Les autorités scientifiques CITES sont éclatées en huit entités dont les universités, certaines directions du ministère de l’environnement et le jardin zoologique de Kinshasa. Et ce pour des espèces dûment déterminées dans cet arrêté.

La grande innovation c’est la collaboration interministérielle désormais garantie par un comité national CITES constitué des délégués du cabinet du Président de la République, de la primature et des ministères. Le Parquet général de la République, l’Auditorat général, la Direction générale des douanes et accises et bien d’autres services publics et des partenaires siégeront dans ce comité.

Les partenaires de la conservation ont salué cette réforme qui selon eux était attendue pour enfin concilier l’utile à l’agréable dans la mesure où l’ICCN est depuis longtemps par l’exercice, en tête de la délégation congolaise en cette matière.

Rappellons tout de même que ce n’est pas la première fois que le ministère de l’environnement transfère l’organe de gestion CITES à l’ICCN. Dans la première décennie des années 2000, le ministère avait alors transféré cet organe, toujours de la même direction de conservation de la nature, vers l’ICCN.

 

François Mukandila