Archives par mot-clé : Gabon

Forêt: limogeage du vice-président et du ministre des Forêts gabonais

Dans un décret présidentiel rendu publique dans la soirée du 21 mai, le  président gabonais Ali Bongo Ondimba a Limogé son vice-président, Pierre Claver Maganga Moussavou, ainsi que le ministre des Forêts et de l’Environnement, Guy Bertrand Mapangou. Une  décision  qui survient après l’ouverture d’une enquête dénonçant la disparition de 353 containers chargés de « kévazingo », un bois rare et précieux.

Guy Bertrand Mapangou, ministre gabonais des Forêts et de l’Environnement, limogé par le Président de République.

Les appels à la démission de M. Mapangou s’étaient multipliés ces derniers jours dans la presse et par la société civile gabonaise.

Le  kévazingo , est un bois rare d’Afrique centrale, considéré comme sacré par certaines communautés locales et très apprécié en Asie, notamment pour la réalisation de parquets, escaliers, meubles de luxe ou portails de temples. Continuer la lecture de Forêt: limogeage du vice-président et du ministre des Forêts gabonais

Santé : L’OMS déclare le Gabon « pays libre de la polio »

L’Organisation mondiale de la Santé a déclaré le Gabon « pays libre de poliomyélite ». Une annonce qui fait suite à l’absence des cas declarés ou suspects dans le pays ces dernières années. Une bataille remportée grâce aux gros investissements du gouvernement sur les campagnes de vaccination.

Après cette annonce, l’OMS « a recommandé au gouvernement gabonais de prendre les mesures nécessaires pour pérenniser les acquis de la surveillance épidémiologique des paralysies flasques aigües » , méthode de référence pour détecter les cas de poliomyélite, selon un gabonais.

Lors d’une conférence de presse rapportée le 16 décembre 2017 par le journal pro-gouvernemental L’Union, la ministre de la Santé publique,  Denise Mekam’ne Edzidzie a rappelé « la responsabilité des familles qui doivent continuer de faire vacciner les enfants et éviter une résurgence de cette maladie ».

La poliomyélite, causée par un virus qui prolifère dans des conditions sanitaires précaires, détruit le système nerveux, pouvant entraîner la paralysie et la mort. Il n’existe pas de traitement curatif. Seul le vaccin permet d’éviter la maladie.

La transmission endémique du virus – qui touche principalement des enfants de moins de cinq ans – se poursuit au Pakistan, en Afghanistan et au Nigéria. Pour rappel, des centaines de milliers de cas de polio ont été détectés dans les années 1980 dans le monde. Aujourd’hui, la lutte contre ce virus est en passe d’être remportée, suite aux efforts des gouvernements et de l’OMS. En 2016,seules 37 personnes ont été infectées dans le monde, selon l’OMS .

Thierry-Paul KALONJI

Forêt : Le Gabon obtient 18 millions USD de CAFI pour protéger ses forêts

 L’État gabonais et la CAFI (Central African Forest Initiative) ont signé une lettre d’entente officialisant la mise à la disposition du Gabon d’une enveloppe de 18 millions USD (environ 10 milliards FCFA) pour protéger ses forêts et ainsi lutter contre les changements climatiques.

Le Gabon a obtenu 18 millions USD pour réduire de 50% ses émissions de gaz à effet de serre, mieux planifier et surveiller l’utilisation des terres et protéger plus de 23 millions d’hectares de forêt tropicale.

Si l’accord a été formellement signé par le ministre gabonais de l’Économie Régis Immongault, le Ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et le ministre norvégien de l’Environnement, ces derniers n’ont pas pu tous se retrouver à Paris pour célébrer cet accord, pour des raisons de calendrier selon un officiel.

« L’engagement des pays donateurs de CAFI à soutenir notre politique de développement durable témoigne de la reconnaissance des efforts que notre gouvernement a réalisés depuis des années, des efforts visant à optimiser notre développement tout en préservant les écosystèmes et la biodiversité. L’accord d’aujourd’hui réaffirme une fois de plus notre pleine adhésion à l’Accord de Paris, auquel les pays africains doivent maintenir leur engagement malgré les positions d’autres, comme l’ont rappelé, il y a quelques jours lors de la Conférence africaine des ministres de l’Environnement, Son Excellence M. Ali Bongo Ondimba, Coordinateur du Comité africain des chefs d’État sur le climat. », a déclaré le ministre Régis Immongault, manifestement satisfait de l’obtention de ce financement.

L’économie verte

Au cours de la cérémonie, les responsables européens qui assurent le financement du CAFI ont salué les efforts du Gabon en matière de protection de l’environnement.

« Cet accord constitue un grand pas en avant. Le Gabon s’engage à prendre des mesures qui, si elles sont mises en œuvre, préserveraient environ 98% des forêts tropicales du Gabon », a déclaré Vidar Helgesen, le ministre norvégien du Climat et de l’Environnement et président de CAFI avant d’ajouter «  CAFI est fier d’appuyer ce plan ambitieux, mais pragmatique qui vise à développer une économie à revenu moyen tout en préservant un capital naturel inestimable, pour le peuple du Gabon et pour le monde. ».

Magdy Martínez-Solimán, Assistant du secrétaire général de l’ONU a encouragé le Gabon a poursuivre sa politique de protection de l’environnement pour aboutir à la mise en place d’une économie verte. « Avec cet engagement, le Gabon pourrait définir une norme pour le développement durable qui pourrait inspirer d’autres pays d’Afrique centrale et occidentale. En accélérant les réformes, le pays s’engagera sur une véritable voie de l’économie verte qui offre des solutions pour le climat et l’agriculture et est plus attrayante pour les investissements du secteur privé vert. L’accord entre le Gabon et le CAFI ouvre la voie à une croissance économique sans déforestation », a-t-elle déclaré.

 

Afrucapostnews

Gabon : la 16e Conférence ministérielle africaine sur l’environnement a adopté la ‘’Déclaration de Libreville »

Les ministres africains de l’environnement ont fait état de leur conviction que le développement de l’économie verte en Afrique peut contribuer à l’augmentation des revenus, la création d’emplois et de richesses, l’utilisation rationnelle des ressources, l’accroissement de la productivité et à l’amélioration de la santé et de la compétitivité, tout en apportant des bienfaits sociaux et en répondant aux préoccupations environnementales, lors d’une conférence des ministres africains de l’environnement tenue au Gabon du 15 au 16 juin dernier.

Cette déclaration dite de Libreville,
portant sur l’investissement dans des solutions environnementales novatrices, a mis l’accent sur la nécessité pour la CMAE d’élaborer une stratégie et politique pour l’égalité des sexes afin de répondre aux besoins particuliers des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants.

Pour ce faire, un appel a été lancé à la société civile, aux entreprises, aux industries ainsi qu’au secteur privé en Afrique de s’engager individuellement et collectivement à faire de l’Afrique un continent exempt de pollution et à jouer un rôle plus proactif dans la réalisation des Objectifs du développement durable.

Ce travail qui incombe à chacun des Etats-membres, devrait en principe être promu par des stratégies axées sur l’économie circulaire, l’économie verte, l’économie bleue et la symbiose industrielle, ces modèles offrant des opportunités de promouvoir la prospérité économique et sociale tout en réduisant les déchets et la pollution.

Avec le concoures de la Commission de l’Union africaine, du Programme des Nations Unies pour l’environnement, de la Commission économique pour l’Afrique et d’autres partenaires, il a été convenu de l’élaboration d’un document stratégique ayant pour but d’aider les Etats membres à reproduire et transposer à grande échelle des politiques et programmes axés sur l’économie circulaire et l’économie verte en vue de favoriser la croissance d’entreprises durables.

Une invite a également été lancée à l’endroit du Programme des Nations Unies pour l’environnement pour la convocation, en 2018, d’un forum interministériel de haut niveau sur l’économie circulaire en vue de promouvoir l’économie verte comme moteur essentiel de la transition économique en Afrique.

Enfin, les plénipotentiaires africains de l’environnement se sont félicités des orientations en matière d’élaboration de programmes de politique générale proposées pour la septième reconstitution du Fonds d’affectation spéciale du Fonds pour l’environnement mondial, y compris les programmes destinés à lutter contre les principaux facteurs de dégradation de l’environnement.

 

Jennifer LABARRE

Gabon : Mise à jour du droit de l’environnement dans le Sud du pays

A l’issue d’un atelier organisé par Brainforest, les 6 et 7 décembre derniers à Mouila, les autorités administratives de deux provinces du sud du Gabon ont acquis des rudiments juridiques autour des problématiques liées à l’environnement.

Au terme de cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du projet  » Verdir le respect des droits de l’Homme dans le bassin de Congo « , les participants (autorités administratives des provinces de la Ngounié, de la Nyanga et ONG), ont pris une décision salutaire.

Ils ont ainsi adopté la résolution de bâtir une plateforme d’échanges d’expériences et de mutualisation des connaissances en matière de respect de la loi et du cadre juridique national et international autour des problématiques liées à l’environnement et aux droits de l’Homme.

En effet, cet atelier a mis en évidence un certain nombre de carences des administrations de ces deux provinces dans leurs activités. Des manquements caractérisés par la non prise en compte de l’aspect lié au respect des droits de l’Homme et à l’environnement.

De même, il n’existe peu ou pas de synergie d’actions entre corporations impliquées dans la gestion des communautés impactées par les questions environnementales. Tout comme, il a également été déploré un manque de fluidité dans la transmission des textes juridiques vers les autorités administratives et techniques déconcentrées.

Pendant les travaux, le gouverneur de la Ngounié a rappelé la nécessité de se conformer aux différentes chartes ratifiées par le Gabon en matière de droit de l’environnement. «Dès lors, il apparait primordial de renforcer l’initiation de toutes ces autorités administratives et administration sur la prise en compte de ces droits de l’homme dans le cadre de la gestion des ressources naturelles», a lancé Benjamin Nzigou, promettant une prise en compte des conclusions de cet atelier.

Le coordinateur régional du projet «Verdir le respect des droits de l’Homme dans le bassin de Congo», y est également allé de son commentaire. Selon Apollin Koagne Zouapet, «les autorités administratives locales ont comme devoir attachés à leur mission la responsabilité d’assurer non seulement l’exécution des politiques publiques mais également de protéger les communautés et leurs défenseurs dans le respect des leurs droits. Une œuvre de conciliation, certes bien difficile, mais qui ne doit pas faire d’eux les bourreaux des défenseurs des communautés impactées».

COMIFAC : les pays membres invités à payer leurs contributions dans le meilleur délai

La 9ème session ordinaire du Conseil des ministres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), s’est tenue à Kigali du 28 au 29 novembre sur fond de crise multiforme que traverse cette institution née de la volonté des Chefs d’Etats d’Afrique centrale. La Comac traverse une période des vaches maigres due au non-respect du principe de contributions de ses membres, mais aussi de la fin du mandat du personnel statutaire. Continuer la lecture de COMIFAC : les pays membres invités à payer leurs contributions dans le meilleur délai

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