Archives par mot-clé : ICCN

Parc de Lomami : 1 mort dans une attaque contre l’équipe des cartographes dans le Parc de la Lomami

Une équipe des cartographes de l’ONG GEOFIRST International a été attaquée par les rebelles du groupe armé d’un certain Tom’s, originaire de la rive gauche du Parc National de la Lomami. Les faits se sont déroulés ce jeudi 11 juillet, tôt le matin dans la zone tampon de ce parc. Le bilan de l’attaque fait état d’un cartographe tué, des motos brûlées et de matériels de travail emportés.

Attaque d’une équipe des cartographes dans le parc de la Lomami.

«  Après avoir terminé les activités avant-hier soir, l’équipe devrait rentrer à Kindu hier matin. A partir de 7 heures, ils ont rencontré l’embuscade à une centaine de kilomètres de Kindu, sur l’axe Balanga-Bafundu, précisément entre les villages Mvululongo et Yaotenga. Notre collègue a été tiré à bout portant et a succombé à minuit, de suite de ses blessures. Nous nous préparons pour  l’enterrer  ».  a indiqué le directeur exécutif de GEOFIRST, Alphonse Wala. Continuer la lecture de Parc de Lomami : 1 mort dans une attaque contre l’équipe des cartographes dans le Parc de la Lomami

Virunga: Marche de contestation contre la convention signée entre l’ICCN et la COPEVI

Les pêcheurs du village de Vitshumbi dans le secteur central de Parc national des Virunga sont descendus dans la rue, ce lundi 01 juillet, pour manifester contre la convention signés  le 24 juin 2019, entre l’ICCN (Institut congolais pour la conservation de la Nature) et la COPEVI (Coopérative des pêcheries des Virunga).

« C’est une convention taillée sur mesure. Elle doit être annulée », argue le président  du Comité des pécheurs de Vitshumbi, David Vasikana, joint au téléphone par notre rédaction.

Les pécheurs de Vitshumbi persistent et signent,  et déclarent qu’ils n’ont pas été consultés ni impliqués dans les tractations liées à cet accord, et pourtant, ils en sont  de droit, les premiers bénéficiaires.

« Nous avons reçu une copie de cet accord après sa signature. Nous avons constaté quelques articles taillés sur mesure, au point même que la protection de l’environnement n’a pas été pris en considération », indique Monsieur Vasika. Continuer la lecture de Virunga: Marche de contestation contre la convention signée entre l’ICCN et la COPEVI

Virunga : Un cadre de l’ICCN accusé pour viol et tentative de meurtre

Le CIDDHOPE (Cercle International pour la Défense des  Droits de l’Homme, la Paix    et l’Environnement), appelle urgemment l’Auditeur Militaire Supérieur près la Cour Militaire Opérationnelle du Nord-Kivu à Goma, à ouvrir les enquêtes sur le viol sur mineur et tentative de meurtre à charge du Monsieur Innocent Mburanumwe Nzabonimpa, Directeur Chef de site Adjoint et Chef de Station PNVi-Sud.

Dans un communiqué publié à ce sujet, et dont copie est parvenue à Environews RDC, cette organisation de la société civile relate des faits qui met en cause le directeur chef de site adjoint et se réjouit de la décision de suspension de l’incriminé prise par les autorités de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature).

« En date du 23 Mai 2019, aux environs de 19 heures et demie, alors que Mademoiselle Denise Serubungo sortait pour chercher des médicaments naturels pour son enfant malade non loin de l’Eglise catholique de Rumangabo à environs 20 mètres du portail d’entrée du camp des éco-gardes dans la même entité – elle aurait été saluée par un écogarde du nom de Bienfait Karokayo qui voulait rejoindre son poste de garde dans le même camp. Monsieur Innocent Mburanumwe Nzabonimpa est sorti du camp et a tiré à bout portant sur mademoiselle Denise Serubungo de deux balles qui l’ont blessée à sa jambe droite. La pauvre avait été abandonnée dépêchée à un poste de santé de Rumangabo par les personnes éprises de générosité », indique cette communication. Continuer la lecture de Virunga : Un cadre de l’ICCN accusé pour viol et tentative de meurtre

Conservation : l’APEM invite l’ICCN à publier le rapport conjoint sur les viols dans la Salonga

À l’initiative de  l’Ong Action pour la promotion des peuples et Espèces Menacés (APEM), les membres de la  société civile des provinces de Mai-Ndombe, de la Tshuapa, et du Kasaï réunis ont à travers une déclaration, dénoncé les meurtres, viols, coups et blessures graves, extorsion des biens, violation des domiciles, arrestation arbitraires, détentions illégales et paiement des amandes exorbitantes perpétrés par les éco-gardes de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), sur les communautés locales au tour du Parc national de la Salonga.

« On était ensemble avec l’ICCN et WWF pour vérifier les six cas placés dans notre rapport. A l’issue de cette descente, nous avons constaté que tous les cas ont été confirmés. Maintenant nous sommes sur une voie judiciaire pour que la justice soit faite par rapport à ces violations des droits humains ». A expliqué Blaise Mudodosi, coordonnateur de cette Ong.

Selon cette déclaration, quelques-uns de ces éco gardes font partie de l’ICCN, d’autres par contre ne profitent que de la situation.

Les représentants des communautés locales de ces régions décrient à travers cette déclaration, l’installation des postes de patrouille et des stations d’éco-garde à l’intérieur des villages. A la cela s’ajoute également la non redistribution des terres aux communautés délocalisée de force à la création du parc de 1970, causant ainsi la précarité criante.

« Nous regrettons que la gestion de ce parc se fasse de manière unilatérale, ne prenant compte ni le bien-être, ni les désidératas des communautés locales et des peuples autochtones vivant dans la zone », peut-on lire sur dans cette communication adressée à l’ICCN, et dont Environews s’est procuré une copie.

Ils fustigent par ailleurs, les restrictions d’accès aux ressources, qui selon eux, se présentent comme un accélérateur de la pauvreté dans ces régions, jouant ainsi en défaveur du développement local.

Outre les restrictions, l’APEM relève également la méconnaissance par les communautés locales, des limites et règles de gestion applicables, ce qui favorise des arrestations arbitraires et abus de la part des éco gardes.

La société civile de ces trois provinces recommande aux gestionnaires du Parc national de la Salonga (ICCN-WWF), de prendre des mesures disciplinaires contre les éco gardes impliqués dans les violations des droits humains et les mettre immédiatement à la disposition de la justice, de publier les résultats de la mission d’enquête sur les violations de droits humains, ainsi que la mise en place d’un mécanisme de gestion de plainte et de recours indépendants adaptés et accessibles à toutes les communautés riveraines.

Télécharger ici : Déclaration SCE PNS Mai 2019

Nelphie MIE

Conservation : Validation des mesures d’application de la loi n° 14/003 relative à la conservation de la nature

L’écosystème congolais regorge d’espèces de faune et de flore endémiques et emblématiques dont l’éléphant, l’okapi, le bonobo, etc. Cependant, la survie de certaines de ces espèces se heurte à de grandes menaces anthropiques comme le braconnage et le trafic illicite de la faune sauvage menacés d’extinction. Et le combat contre ces menaces est souvent jonchée des difficultés variées notamment, le manque d’un document unique qui fixe le statut de protection de chaque type d’espèces.

Pour palier à toutes ces difficultés, le ministère de l’Environnement et Développement Durable, à travers l’Institut Congolais pour la conservation de la Nature (ICCN), avec l’appui du World Resources Institute grâce au financement de l’USAID CARPE, ainsi que plusieurs parties prenantes avaient amorcé en 2016 l’élaboration des 6 mesures prioritaires dont 4 décrets aujourd’hui sont soumis à l’examen des différents acteurs du secteur en vue de leur validation et transmission à l’autorité compétente pour signature de ces décrets. Il s’agit entre autres des décrets déterminant a liste des espèces de faune protégées en République Démocratique du Congo, la liste des espèces de flore sauvage menacées, les catégories d’aires protégées susceptibles de gestion par le secteur privé ; et le décret déterminant les objectifs spécifiques de conservation dans les aires protégées ; Continuer la lecture de Conservation : Validation des mesures d’application de la loi n° 14/003 relative à la conservation de la nature

Conservation : La Salonga abrite environ 15 000 bonobos et 1 600 éléphants de forêt

Les résultats d’un inventaire écologique mené dans le Parc national de la Salonga,  entre 2015 et 2018, par un groupe d’institutions de conservation de la biodiversité et de recherche a révélé que ce parc abrite environ 15 000 bonobos et 1 600 éléphants de forêt.

Un bonobo dans le Parc national de la Salonga. (Crédit photo, LuiKotae-T.Nicolon)

Dans un communiqué publié ce jeudi 14 février à Kinshasa, en marge de la célébration de la journée mondiale des Bonobos, l’ICCN et le WWF se félicitent de ces résultats encourageants qui doivent interpeller les décideurs sur l’importance cruciale de protéger ce joyau écologique.

« Cela me remplit de fierté que les divers partenaires de conservation et de recherche se soient réunis pour établir des données de base à jour sur les espèces phares et d’autres espèces difficiles à recenser, ainsi que sur les menaces auxquelles elles font face dans le plus grand parc de forêt tropicale humide du continent africain, permettant ainsi à la direction du parc de surveiller et évaluer de près nos efforts de conservation », a déclaré le Directeur général de l’ICCN, Pasteur Cosma Wilungula. Continuer la lecture de Conservation : La Salonga abrite environ 15 000 bonobos et 1 600 éléphants de forêt

Conservation : Un garde de l’ICCN tué par les rebelles May-May à Vitshumbi

Un garde de parc national des Virunga a été tué dans une attaque armée lancée par les rebelles May-May, au poste des gardes de Vitshumbi, ce mercredi 27 novembre tôt le matin. Selon le communiqué de la direction de ce site du patrimoine mondial de l’UNESCO, cette attaque n’a seulement pas coûté la vie à cet écogarde, mais aussi la perte de l’arme de service et la destruction du poste des gardes. 

« Suite à cette attaque violente qui a occasionné la mort du garde Kasereka Masumbuko Ezéckiel surpris par les tirs ennemis, les autres gardes ont riposté pour repousser l’attaque et se frayer un passage afin de s’exfiltrer de la zone des affrontements », peut-on lire dans ce communiqué.

La Direction du Parc National des Virunga condamne fermement cet acte ignoble qui vise à renforcer l’emprise des groupes armés sur les ressources du parc, affaiblir l’autorité de l’Etat et détruire la cohésion qui se construit entre l’ICCN et la population dans le cadre de l’Alliance Virunga.

Elle lance également un appel patriotique à la population du Nord-Kivu à se désolidariser des groupes armés qui sont la source de l’instabilité de la province.

Alfred NTUMBA

Conservation : La CITES impose un embargo sur le commerce de perroquets gris de la RDC

La République démocratique du Congo ne pourra désormais commercialiser ses perroquets gris, cela jusqu’à nouvel ordre. La décision a été annoncée ce 01 novembre, par la CITES (Convention sur le Commerce International des espèces de Faune et de Flore sauvages menacées d’extinction), après réédition d’une recommandation de suspension du commerce  du perroquet gris (Psittacus erithacus).

des Perroquets gris en vente à Kinshasa. (Photo, infocongo).

« Conformément à l’Article XIII de la Convention, le Comité permanent à sa 70e session (SC70, Sochi, octobre 2018) a décidé de maintenir la recommandation de suspension du commerce de spécimens de perroquet gris (Psittacus erithacus) en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) dans l’attente du respect des recommandations faites lors de sa 69e session (SC69).», précise le communiqué de la CITES.

La CITES motive cette décision par souci de commodité, précise ce communiqué.  Il est rappelé que cette recommandation avait été approuvée pour la première fois à sa 66e session et était valide depuis le 15 janvier 2016. Continuer la lecture de Conservation : La CITES impose un embargo sur le commerce de perroquets gris de la RDC

Conservation : 850 mille dollars d’International Narcotics and Law Enforcement alloués à AWF pour lutter contre le trafic de faune en RDC

Huit cent cinquante mille dollars  américains est le montant alloué au projet de renforcement des capacités institutionnelles pour lutter contre le trafic d’espèces sauvages en RDC. Ce projet financé par International Narcotics and Law Enforcement (INL), a été lancé ce jeudi 18 octobre, à Kinshasa.

Un troupeau d’éléphants dans le parc d’Upemba en RDC.

Le projet vise à renforcer les capacités des organes de justice pénale, notamment l’ICCN et la magistrature, ainsi que les autres organes de contrôle comme la DGDA, et autres dans la lutte contre la criminalité faunique. Ces institutions devront être dotés de matériels nécessaires devant aider dans la réalisation des investigations de qualité pour des poursuites efficaces.

« Nous allons essayer d’être pragmatiques dans ce projet. Nous allons appuyer l’ICCN ainsi que tous ceux qui agissent dans ce secteur de l’application de la loi, afin que les criminels soient arrêtés et poursuivis », a indiqué le Directeur pays d’AWF, Cléo Mashini. Continuer la lecture de Conservation : 850 mille dollars d’International Narcotics and Law Enforcement alloués à AWF pour lutter contre le trafic de faune en RDC

Conservation : Joseph Kabila incinère plus d’une tonne d’ivoire d’éléphant à Kinshasa

Le Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, a procédé à l’incinération symbolique de plus d’une tonne d’ivoire d’éléphant, et plus d’une tonne d’écailles de pangolin. La cérémonie d’incinération a été organisée ce dimanche 30 septembre, au Parc animalier de la N’sele, situé dans les encablures de là ville province de Kinshasa.

Incinération symbolique de l’ivoire dans le Parc national de la Garamba, le mercredi 13 juin 2018, pour célébrer les 80 ans d’existences du parc.

« Aujourd’hui la RDC confirme et réaffirme sa détermination dans la lutte contre la criminalité environnementale. Nous avons voulu démontrer par cet acte que désormais les marchés de l’ivoire, de perroquets, et d’écailles de pangolin doivent être supprimés totalement », a indiqué le directeur général de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), Cosma Wilungula.  

Pour le DG de l’ICCN, cette incinération est un  message fort en direction des braconniers et contrebandes à travers le monde entier. Au moins 15 tonnes de pointes d’ivoires ont été saisies, issues du braconnage et du commerce illicite des espèces animales protégées en RDC. « 15 tonnes d’ivoire ça fait au moins 5 mille éléphants abattus. Nous avons voulu faire voir que ça sert à rien de continuer à tuer les okapis, les éléphants, les pangolins parce qu’ils n’ont pas de prix, leur valeur est zéro », a-t-il précisé. Continuer la lecture de Conservation : Joseph Kabila incinère plus d’une tonne d’ivoire d’éléphant à Kinshasa