Archives pour l'étiquette ICCN

Conservation : Arrestation du pisteur auteur de meurtre d’un pygmée dans le parc de Kahuzi-Bienga

Réagissant à l’incident de meurtre d’un pygmée survenu le 26 aout 2017, dans le Parc national de Kahuzi-Biega (Sud-Kivu), la direction générale de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), informe que le pisteur à l’origine de cet acte a été suspendu, arrêté et déjà mis à la disposition de l’Auditorat militaire qui l’a transféré à la prison centrale de Bukavu.


Dans un communiqué publié ce lundi 09 octobre, l’ICCN déplore cet incident et rassure les communautés riveraines y compris les peuples autochtones du réseau des aires protégé placées sous son autorité, qu’il mettra tout en œuvre afin de résoudre pacifiquement le conflit qui, quelques fois, les opposent aux gestionnaires de sites.

Le directeur général, Cosma Wilungula a par ailleurs promis de poursuivre le renforcement des capacités des écogardes non seulement dans le domaine de l’application de la loi, mais également dans la gestion des conflits.
Pour l’ICCN, cet incident malheureux résulte d’une rencontre inattendue entre des membres d’une équipe des pisteurs d’origine pygmée et un groupe des pygmées entrés illégalement dans le parc. Quelques jours avant l’incident déploré, le même groupe des pisteurs avait été attaqué dans la même zone, par des braconniers. Cet état psychologique aurait joué un rôle important dans le drame qui s’était produit, précise ce communiqué.

L’ICCN rappelle que le Parc National de Kahuzi – Biega est une aire protégée et de ce fait, ce parc est soumis à une règlementation particulière régissant l’accès et le type d’activités à y mener. En attendant, une enquête est en cours pour établir les responsabilités au tour de cet incident.

Alfred NTUMBA

Conservation : Aucun gorille n’a été abattu à l’Est de la RDC

Après un après-midi ébroué par une folle rumeur publiée notamment sur le site web www.legrandcongo.com, relayée sur la toile ce dimanche 01 octobre, et selon laquelle, la RDC aurait perdu l’un de ses vieux gorilles du nom de « Roi Kabambe » à l’Est du pays, l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), a tenu à informer la population congolaise que le pays n’a enregistré aucune perte de ses gorilles ces derniers mois.

L’ICCN souligne que le plus vieux gorille de la RDC s’appelle « Mushabuka » et non Kabambe cité dans ce site d’informations et les réseaux sociaux. Selon cette institution, les images qui ont circulé sur la toile datent d’il y’a plus de dix ans lors de massacre des gorilles par les groupes rebelles dans les parcs de Kahuzi-Biega et Virunga.

L’ICCN condamne ce manque de professionnalisme constaté dans le chef de certains medias en ligne. Il estime que cette fausse information vise à décourager les touristes qui  visitent ou veulent visiter les gorilles de la RDC. Il a par ailleurs promis de publier incessamment, un communiqué à ce sujet.
Jennifer LABARRE

Conservation : L’organe de gestion de la CITES transféré à l’ICCN

Un arrêté de 10 pages signé le 31 août 2017 par le ministre de l’environnement et développement durable, Dr Amy Ambatobe, confie l’Organe de gestion de la convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction CITES, à l’Institut congolais pour la conservation de la nature ICCN.

Le ministre justifie cette décision par la nécessité pour la République Démocratique du Congo de rencontrer les recommandations de la 66ème session du comité permanent de cette convention, tenue du 11 au 15 janvier 2016 à Genève, concernant l’application de l’article XIII de la dite convention.

En effet depuis plusieurs décennies la RDC est accusée de mauvaise application de cette convention illustrée, selon le ministre, par le dépassement chronique des quotas d’exportation annuels des spécimens d’espèces de faune et de flore sauvages inscrits aux annexes de la CITES, la circulation de faux permis en provenance de la RDC, le non-respect d’échéances de présentation des rapports annuels, biennaux et spéciaux. A cela s’ajoute également, l’insuffisance d’efforts internes pour éradiquer le trafic illicite des spécimens d’espèces protégées à l’instar du commerce domestique de l’ivoire et d’autres spécimens d’éléphants ainsi que la prolifération des parcs animaliers privés et la détention par les particuliers des spécimens vivants d’espèces sauvages en violation de la convention CITES et des lois nationales.

Au terme de cet arrêté ministériel No 021/CAB/MIN/EDD/AAN/WF/05/2017,une coordination CITES composée de 7 membres à été mise en place par le Directeur général de l’ICCN, Cosma Wilungula, pour assurer la gestion courante de la CITES.

Cet arrêté définit les compétences des membres de la coordination à pourvoir et dont le Directeur coordonnateur est déjà nommé en la personne d’Augustin Ngumbi, alors point focal CITES et directeur de la cellule juridique à l’ICCN.

Les autorités scientifiques CITES sont éclatées en huit entités dont les universités, certaines directions du ministère de l’environnement et le jardin zoologique de Kinshasa. Et ce pour des espèces dûment déterminées dans cet arrêté.

La grande innovation c’est la collaboration interministérielle désormais garantie par un comité national CITES constitué des délégués du cabinet du Président de la République, de la primature et des ministères. Le Parquet général de la République, l’Auditorat général, la Direction générale des douanes et accises et bien d’autres services publics et des partenaires siégeront dans ce comité.

Les partenaires de la conservation ont salué cette réforme qui selon eux était attendue pour enfin concilier l’utile à l’agréable dans la mesure où l’ICCN est depuis longtemps par l’exercice, en tête de la délégation congolaise en cette matière.

Rappellons tout de même que ce n’est pas la première fois que le ministère de l’environnement transfère l’organe de gestion CITES à l’ICCN. Dans la première décennie des années 2000, le ministère avait alors transféré cet organe, toujours de la même direction de conservation de la nature, vers l’ICCN.

 

François Mukandila

 

Conservation : une visite d’immersion des actions et projets de développement de l’iccn dans le Nord-Kivu

L’Ong « Innovation pour le développement et la protection de l’environnement (IDPE) » a organisé ce lundi 26 juin, une visite guidée des actions et projets de développement accomplis par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et ses partenaires. Cette visite dont le point de départ était  la cité de Matebe, a eu pour point de chute  la cité de Rumangabo. Elle visait le rapprochement et l’appropriation des actions menées dans les différents coins du parc par les riverains en vue d’obtenir leur  accompagnement.

A Matebe, la délégation a visité la centrale hydroélectrique installée récemment avec l’aide de la Fondation Buffet. Cette centrale produit  13 méga watts et fournie du courant aux territoires de Rutshuru, Nyiragongo et bientôt Goma.

À Rumangabo, les leaders des communautés riveraines du Parc national de Virunga ont été informés sur les différents projets de développement que se propose ce parc au profit de ces communautés locales. Les échanges ont permis aux autorités provinciales de l’ICCN de se faire une idée claire des attentes des populations riveraines. « En organisant cette visite, nous avons voulu réduire  l’antipathique image que certains leaders des communautés locales ont de ce site du patrimoine mondial ». A souligné le Coordonnateur de IDPE, Bantu Lukambo.

Pour rappel, au total, 55 leaders des communautés riveraines du Parc national de Virunga dont les chefs coutumiers, les membres de la société civiles venus de Masisi, Lubero, Nyiragongo, Goma, Rutshuru ont pris part à cette visite. Les greens journalistes envisagent réalisé cette tournée autrement au cours de cette année.

Charlie LUTEZA , Sarah MOMBESA et Mie NGAKAO

Conservation : un important lot d’Ivoire d’éléphant et des peaux de léopards saisis à Goma

24 Kg d’ivoire d’éléphant, de dents d’hippopotames et 2 peaux de léopards (dont l’une est récente et encore fraiche), ont été saisi à Goma, ce samedi 24 juin, par les autorités provinciales de l’Institut congolais pour le Conservation de la nature (ICCN), avec l’appui de la police judiciaire de la province du Nord-Kivu.

Cette deuxième opération coup de poing a été menée dans le quartier Kahembe, précisément au parking des camions des fousso [ndlr : mot utilisé par les trafiquants, qui désigne sacs]. Deux personnes ont été arrêtées lors de cette opération. Les prévenus seront transférés ce lundi 26 juin, aux instances compétentes pour l’instruction du dossier.

Selon les sources policières, les colis saisis à Goma, provenaient  de la ville de Ishasha dans le territoire de Rutshuru. Le spécimens seront remis à l’ICCN pour leur garde. Cette opérations intervient après  celle lancée  en septembre 2106. Les organisations de  lutte anti braconnage basées dans cette province se félicitent de cette action, et entendent sensibiliser davantage les autorités qui interviennent dans la chaîne de l’application de la loi pour plus d’efficacité, ainsi qu’à celles de l’ICCN, de la Justice et de la PNC pour leurs efforts dans la lutte contre la criminalité faunique in et ex situ.

 

Alfred NTUMBA

Conservation : un appel à solidarité en faveur de l’ICCN

Après les tristes événements qui ont secoué la conservation en République démocratique du Congo,  le Réseau des Aires protégées d’Afrique centrale (Rapac), vient de lancer ce lundi 08 mai, un appel à la solidarité en faveur de l’Institut Congolais pour la conservation de la nature (ICCN).

Anatolio Ndong Mba, Président du Conseil d’administration du Rapac.

Dans ce message signé par le Président du Conseil d’administration de cette institution sous-régionale, l’Ambassadeur plénipotentiaire, Anatolio Ndong Mba, le RAPAC sollicite l’implication des partenaires en vue d’aider la RDC à mettre fin à ces actes de barbaries colis par les hommes en armes à l’endroit de conservateurs et éco-gardes dans les différentes aires protégées.

 » Il y’a quelques jours, nous apprenions avec effroi le meurtre de sang froid d’un éco-garde de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) par des braconniers dans le secteur de Burusi au Parc National de la Garamba en République Démocratique du Congo. Depuis deux jours c’est un conservateur de l’ICCN pour la réserve naturelle d’ITOMBWE qui a été torturé et assassiné par des braconniers, après qu’il soit tombé dans une embuscade et kidnappé avec ses collègues.

Après l’horreur et l’effroi de tels gestes inhumains, je voudrai présenter mes sincères condoléances et celles de l’intégralité des acteurs du réseau RAPAC aux familles endeuillées, et à l’ICCN pour cette inestimable perte. Rien ne remplacera jamais de valeureux acteurs de la conservation. A ces actes ignobles, nous ne pouvons opposer que notre détermination et notre solidarité.

Aux amis et acteurs de la conservation en Afrique centrale, je sollicite un surcroit d’engagement et d’appui. Nos conservateurs et personnels de terrain sont souvent les derniers remparts, face à une criminalité faunique dont l’ampleur, l’intensité, l’inventivité et la férocité croissent chaque jour de façon exponentielle.

Votre sollicitude, votre engagement, votre parti-pris pour la cause de la conservation de nos ressources, où que vous soyez sur terre, est aujourd’hui nécessaire, voire vital. Car les précieuses vies que nous perdons chaque jour sont le signe alarmant des difficultés que nous avons à seulement contenir cette criminalité faunique. C’est ensemble que nous pourrons en venir à bout « , a-t-il plaidé.

Pour lire la lettre entière

 

Alfred NTUMBA

Conservation : un cadre de l’ICCN kidnappé le vendredi meurt entre les mains de ses ravisseurs

Le Conservateur Anselme Matabaro, Chef de Site adjoint chargé de recherche et biomonitoring de la Réserve d’Itombwe (Sud-Kivu), est décédé de suite de tortures lui infligées par ses ravisseurs. Le français Benoît Thuaire, expert de WCS qui a été enlevé au même moment que lui, reste détenu par les miliciens.

L’information a été confirmée par le Directeur Général de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), Cosma Wilungula.  » Il y avait une équipe d’agents iccn et partenaires. Certains ont été relâchés,le conservateur Anselme de la Réserve a été tué et le partenaire Benoit de nationalité Française est resté détenu« , a-t-il précisé.

Cette équipe composée des agents de l’ICCN et des experts de World Conservation Society (WCS) et de WWF, est tombé dans une embuscade leur tendue le vendredi, 05 mai dans le territoire de Walungu, précisément à Mujangala

La délégation partie en mission de service dans le but de visiter les activités réalisées par les partenaires de la RNI, avait quitté Mwenga à partir de 8h46 minutes. En cours de route ils ont rencontrés les coupeurs de route qui ont arrêtés les véhicules, tabassés et pillés et kidnappés tous les membres de l’équipage pour une destination inconnue.

Chemin faisant, les ravisseurs abandonnaient les personnes fatiguées et blaissée, notamment le Docteur Léonard Mubalama et le chauffeur de WWF, Baudoin Amuli qui avait reçu une balle à la main.

Une enquête est en cours pour retrouver les disparus.

 

Jennifer LABARRE

Conservation : Un éco-garde tombe sous la balle de braconniers dans le Parc national de la Garamba

Un éco-garde a été tué dans la nuit du 3 mai dans le Parc national de la Garamba situé dans la partie Nord-Est de la République démocratique du Congo.
Selon les informations parvenues à la Rédaction d’Environews-RDC, le vaillant gardien est tombé en plein exercice de sa profession, sous une balle de braconniers qu’il poursuivait ensemble avec les autres paramilitaires​ de cette vielle aire protégée du pays.
Si aucune déclaration officielle n’a été encore faite par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), organe de gestion de ce parc cependant, sur sa page Facebook, l’institution étatique rend hommage à ce vaillant garde de parc.
 
 Le Secrétaire exécutif du Réseau des aires protégées d’Afrique centrale (RAPAC), Omer Ntungu, a rendu un hommage à ce garde de parc. Dans un message publié sur le site web de cette institution sous-régionale, l’on peut lire ce message :
 » TIM EST TOMBÉ »

TIM était Ecogarde, un vrai Ranger au parc national de la Garamba en République Démocratique du Congo.

TIM est tombé ce 3 mai 2017, alors qu’il poursuivait des braconniers dans le secteur de Burusi, frappé de plein fouet par une balle.

TIM est tombé, victime de sa passion, de son devoir et de sa détermination. Et son dernier soupir soulève une vague d’indignation dans notre profession, nous qui chaque matin nous levons pour combattre ces criminels fauniques.

TIM est tombé en RDC. Mais il est aussi tombé au Cameroun, au Congo, au Gabon, en RCA, en Guinée Equatoriale, au TCHAD, à Sao Tomé.

TIM est tombé partout où nos Ecogarde, chaque seconde, protègent nos précieuses ressources au péril de leur précieuse vie.

TIM est tombé et à fait tomber chacun de nous. Mais alors, en mourant, il a démultiplié notre rage, notre obstination, notre détermination à en finir avec ces trafficants bassement humains pour qui la valeur d’une vie se dévalue face au bénéfice d’une défense d’éléphant. Des énergumènes qui n’ont plus d’humain que le corps qui transporte leur immoralité.

TIM ton combat n’est pas vain. Il ne le sera jamais. Nul part il n’est écrit qu’à la fin de la journée, le Mal l’emporte. Non. Ce combat est juste, ton sacrifice l’est dix fois plus.

TIM, je ne suis pas toi. Je ne le serai jamais. Je suis moi. Et ce combat, le tien, me reste chevillé au corps, plus que jamais. Comme toi, je consacre chaque jour ma vie à préserver nos trésors naturels. Comme toi je tomberai un jour. C’est la loi de la nature. D’autres continueront. C’est la loi de notre profession.

TIM tu es parti. Ne te retourne pas. Sache juste que Derrière toi personne ne lâchera. Malgré la douleur et la déchirure.

TIM bonne route.

Notons que chaque année l’ICCN enregistre plusieurs cas de perte en vies humaines de son personnel d’appoint qui paient de leurs vies pour protéger la méga biodiversité de la République démocratique du Congo.

Malgré leur engagement à protéger les aires protégées et la biodiversité qu’elles regorgent, jusqu’au sacrifice suprême, ces paramilitaires vivent dans une précarité indescriptible.

Alfred NTUMBA

 

Biodiversité : Evaluation de l’approche de lutte anti braconnage et la criminalité faunique en RDC.

Deux ans après la mise en place de l’approche « Braconnage zéro », L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), avec l’appui du Fonds mondial pour la nature (WWF), a organisé le mardi 18 avril, un atelier d’échange et de réflexion pour renforcer le développement de partenariats et des financements pour la lutte contre le braconnage et la criminalité faunique en RDC.
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Biodiversité : une dizaine de kilogrammes d’Ivoire saisie à Kinshasa

Une dizaine de kilogrammes d’ivoire a été  saisie ce vendredi, 14 avril à Kinshasa. Cette quantité d’ivoire a été découvert dans un atelier de fabrication des objets en ivoire appartenant aux quatre sujets dont les identités n’ont pas encore été révélé.

Ce coup de filet de l’Institut congolais pour la Conservation de la nature ( ICCN) appuyé par  la Police nationale congolaise a été rendu possible grâce au travail d’une équipe restreinte qui était sur les traces de ces trafiquants depuis plusieurs jours.

Selon les informations parvenues à la Rédaction d’Environews, le stock saisi et les personnes arrêtées  sont entre les mains des autorités policières. Les investigations se poursuivent afin de remonter la filière, et une procédure judiciaire a même été initié pour les coupables soient punis conformément aux prescrits de la loi sur la conservation de la nature.

Rappelons que cette opération vient de renforcer celle menée le 14 mars dernier par les Parquets Généraux de Kinshasa au marché Bikeko à la place royale. Cette opération a favorisé l’ouverture de deux dossiers  judiciaires encours.

Le WWF félicite les autorités congolaises pour cette nouvelle vague d’arrestations et espère que ces actions vont contribuer à la fermeture du marché de l’ivoire à Kinshasa.