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Biodiversité : une dizaine de kilogrammes d’Ivoire saisie à Kinshasa

Une dizaine de kilogrammes d’ivoire a été  saisie ce vendredi, 14 avril à Kinshasa. Cette quantité d’ivoire a été découvert dans un atelier de fabrication des objets en ivoire appartenant aux quatre sujets dont les identités n’ont pas encore été révélé.

Ce coup de filet de l’Institut congolais pour la Conservation de la nature ( ICCN) appuyé par  la Police nationale congolaise a été rendu possible grâce au travail d’une équipe restreinte qui était sur les traces de ces trafiquants depuis plusieurs jours.

Selon les informations parvenues à la Rédaction d’Environews, le stock saisi et les personnes arrêtées  sont entre les mains des autorités policières. Les investigations se poursuivent afin de remonter la filière, et une procédure judiciaire a même été initié pour les coupables soient punis conformément aux prescrits de la loi sur la conservation de la nature.

Rappelons que cette opération vient de renforcer celle menée le 14 mars dernier par les Parquets Généraux de Kinshasa au marché Bikeko à la place royale. Cette opération a favorisé l’ouverture de deux dossiers  judiciaires encours.

Le WWF félicite les autorités congolaises pour cette nouvelle vague d’arrestations et espère que ces actions vont contribuer à la fermeture du marché de l’ivoire à Kinshasa.

VIRUNGA : Emmanuel de MERODE souhaite récolter 1 millions de dollars pour le parc

Le Directeur provincial de l’ICCN Nord KIVU Emmanuel de Merode, a annoncé le lancement d’une campagne de financement à hauteur de 1 millions de dollars en faveur du parc national de Virunga, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Emmanuel de Merode, Directeur provincial de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et Chef de Site du Parc National du Virunga

Ce belge né en Tunisie veut relever le défi un peu fou de courir le virgin money london marathon à travers la capitale britannique pour recueillir les fonds au bénéfice du parc national du parc national de Virunga.

Surprise et inquiétude, tels sont les sentiments éprouvés par plusieurs personnes à l’écoute de cette annonce d’Emanuel de Merode, qui il y a trois ans était tombé dans une embuscade qui a failli lui coûter la vie dans le quartier général du parc, à cause de sa fervente défense et protection de ce parc. Le concerné se dit être à la fois enthousiaste et un peu inquiet. Mais sa décision reste étayée par une généreuse offre pour chaque dollar récolter. Paul Lendear Engstrom de l’organisation the world we want foundation ajoutera 1 dollar supplémentaire jusqu’à 500.000 dollars.
«  Ma participation à ce marathon serait pour moi une façon de rendre hommage à 150 collègues qui ont payé de leur vie lors de la protection du parc », a souligné Emmanuel de Merode.

Ainsi, les fonds recueillis seront versés dans un fond spécial créé pour assurer l’avenir des gardes du parc et celui de leurs familles. En effet, ceux qui meurent en accomplissant leur devoir de protéger le parc laissent derrière eux des familles sans aucune source de revenus. Pareil pour les gardes blessés qui deviennent un fardeau financier pour sa famille.

Ces fonds aideront à couvrir les pensions de veuves et des gardes à la retraite, mais aussi pour payer les soins médicaux de rangers blessés dans l’exercice de leur fonction.

Le moment est venu pour faire un don à Virunga, car il n’y en a jamais eu un meilleur comme celui-ci, a déclaré le prince et la star dont le documentaire Virunga diffusé en 2014 a rendu hommage. Les hommes et les femmes qui se battent nuits et jours pour protéger ce parc classé parmi les 20 meilleures destinations touristiques du monde sont d’une motivation incommensurable pour Emmanuel de Merode.

L’avenir du parc national de Virunga est à ce jour menacé par l’exploitation pétrolière de la compagnie SOCO international. Alors qu’Emmanuel de Merode a toujours voulu transformer ce parc en un plus important vivier d’emplois de la région en souhaitant de l’exploiter pour fournir de l’électricité et un soutien médical et scolaire au 4 millions de personnes qui y vivent.

Thierry-Paul KALONJI

Biodiversité : les étudiants de l’Unikin invités à s’engager pour sauver la vie sauvage

La vie sauvage dans le monde et en République démocratique du Congo (RDC), mérite une attention exceptionnelle au regard des menaces qui pèsent sur elle. Durant ces dernières décennies, la planète perd de manière vertigineuse certaines espèces sauvages à cause des actions directes ou indirectes de l’homme.

Les étudiants de la faculté des sciences agronomiques de l’Unikin lors de la célébration de la Journée mondiale de la vie sauvage à Kinshasa. Photo/Jennifer Labarre – Environews

Pour conscientiser l’homme sur l’importance de protéger cette vie sauvage en péril, l’ONU consacre chaque année depuis 2014, une journée à la vie sauvage (le 03 mars). A l’occasion de cette journée, le Fonds mondial pour la nature (WWF) avec l’appui de ses partenaires a organisé à Kinshasa, un forum qui a réuni plusieurs acteurs dont les étudiants de la Faculté des sciences agronomiques de l’Université de Kinshasa (Unikin).

Placée au niveau international sous le thème « écoutons la voix des jeunes », et décliné au niveau national sous : « Protégeons les sites qui abritent les espèces menacées de la faune et de la flore sauvages », cette journée a été une occasion pour la RDC de sensibiliser les jeunes sur les enjeux de la conservation, en l’occurrence celles de la vie sauvage animal et végétal, en vue de les impliquer dans la lutte contre les différents crimes fauniques.

« En ce jour, nous voulons rappeler aux uns et aux autres, qu’il est plus grand temps de réaliser que la faune sauvage contribue énormément à la survie de l’espèce humaine. Il est temps de s’engager à cette grande lutte pour un avenir meilleur ». A souligné le Directeur Général de l’Institut congolais pour la conservation de la Nature (ICCN), Cosma Wilungula.

Le Dg de l’ICCN a exhorté les jeunes à considérer les avantages de la vie sauvage et les dangers qui planent sur elle. « En tant que jeune, vous devez vous intéresser à la conservation des espèces menacées d’extinction dans notre pays, et contribuer aux stratégies de réduction de la demande afin de freiner le braconnage et le commerce illégal des espèces sauvages à l’avenir », a-t-il rappelé.

Avec une population composée essentiellement des jeunes, représentant plus 70% de la population congolaise, la RDC a une responsabilité face aux défis majeurs de la conservation de sa méga biodiversité surtout dans les aires protégées. « La journée mondiale de la vie sauvage 2017 nous donne une nouvelle occasion d’inciter les jeunes à aborder les questions de conservation. C’est également l’occasion pour eux d’engager le dialogue les uns avec les autres et, ensemble, tracer un nouveau chemin vers un monde meilleur », a indiqué un communiqué de presse de WWF émis à cette occasion.

Margaret Kinnaird, Responsable de la Faune et flore sauvage au WWF à dans ce communiqué invité la population du monde et les décideurs à une action concertée pour sauver la biodiversité. « Nous sommes à une époque charnière pour la plupart des espèces les plus fragiles, menacées par les activités humaines dont la crise actuelle du braconnage, les impacts du changement climatique et la destruction des habitats », a-t-elle insisté

L’échange fructueux entre le Dg de l’ICCN et les étudiants de l’Unikin a permis à ces derniers de mieux cerner et comprendre le bien-fondé de leur implication. « Vu le niveau des menaces qui pèsent sur notre faune sauvage, nous profitons de cette occasion pour lancer un appel en direction des autorités congolaises, qu’ils doivent promouvoir une bonne politique de conservation et de gestion de la afin de stimuler la jeunesse à s’approprier et s’engager de manière individuelle dans la lutte contre la criminalité faunique, et le commerce illicite de l’ivoire », a précisé un étudiant finaliste en sciences agronomiques de l’Unikin.

Le rapport planète vivante 2016 du WWF et de la société zoologique de Londres a montré que d’ici à 2020 on pourrait assister à une chute des populations mondiales de poissons, d’oiseaux, des mammifères, d’amphibiens, et de reptiles, celles-ci ayant déjà décliné de 58% entre 1970 et 2012. Ce rapport montre que les activités humaines exercent une pression énorme sur les espèces sauvages à un niveau inégal dans l’histoire.

Jennifer Labarre

Conservation : la situation politique serait l’une des causes du retard de décaissement du 11ème FED en RDC

Depuis la signature du 11ème Fonds européen de développement (FEF) en 2014, aucun décaissement n’a encore été effectif pour permettre à l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), de mettre en œuvre sa politique de conservation in-situ dans les parcs nationaux et aires protégées de la RDC. 

« Il y a 120 millions d’euros destinés au secteur de la conservation. Nous sommes en attente du décaissement. Les procédures sont très avancées, nous sommes au dernier virage des négociations avec l’Union européenne. Il se pourrait que le montant initial soit revu à la hausse d’après d’autres procédures du partenaire », a fait savoir le Directeur de cabinet du Directeur général de l’ICCN, Augustin Ngumbi.

Ces fonds qui seront décaissés par l’Union européenne ont pour objectif d’assurer le développement global de la conservation dans les 4 parcs phares du pays, à savoir : la Garamba, le Virunga, la Salonga, et l’Upemba. « Il y a les axes prioritaires qui ont été identifiés notamment la protection des espèces dans leurs milieux naturels, le renforcement de la gestion des parcs sus évoqués qui connaissent beaucoup des problèmes, dont le plus récurrent est le braconnage », a précisé le Dircab.

Au-delà de la conservation in-situ, ces fonds permettront entre autres d’améliorer les conditions de vies des populations riveraines, le développement des infrastructures, le développement de l’agriculture de subsistance et la prise en charge effective des éco gardes.

Le retard dans le décaissement

D’aucun se pose la question de savoir le pourquoi du retard dans le décaissement de ces fonds ? Si bien que personne ne veut l’avouer tout haut, cependant l’œil avertit constate que la situation politique que traverse la RDC serait l’une des causes qui justifient ce grand retard. « Outre les multiples procédures d’accès à ce fonds, il faut comprendre aussi que la situation politique actuelle du pays aurait un impact sur ce retard de décaissement », a estimé Augustin Ngumbi et d’ajouter qu’une fois décaissés, ces fonds rencontreront les besoins auxquels ils sont destinés.

Les financements du 11ème FED, vise globalement à contribuer à l’amélioration de la bonne gouvernance économique des ressources naturelles, la gestion durable des aires protégées et la préservation de la biodiversité.

Jennifer LABARRE

Appui à la gestion des aires protégées, l’AWF se félicite de son investissement en RDC

Reconnu à travers le monde pour son implication dans la conservation, African Fondation Wildlife (AWF) appuie la RDC dans ses efforts de conservation depuis quelques années. Ces interventions techniques et financières ont été engagée pour aider l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) à relever le défi de la gestion de certaines aires protégées, notamment dans le paysage Maringa Lopori Wamba, l’un de grands espaces qui héberge les éléphants de forêt et les bonobos. Continuer la lecture de Appui à la gestion des aires protégées, l’AWF se félicite de son investissement en RDC