Archives par mot-clé : Jennifer Labarre

Pollution : Les industries de mode contre les plastiques

Sous d’autres cieux, la lutte contre la pollution au plastique devient un engagement commun. Les entreprise de la mode n’en sont pas en reste. Le secteur de la mode (Fashion) commence lentement à reconsidérer l’usage des matières plastiques dans les produits, pour pallier à la source de ces déchets polluants difficiles à éliminer.

A cet effet, l’éditrice de The Guardian a annoncé que les “Fashion Addicts” pourraient bien accepter de suivre “plastic is not cool ”, et consacrer tout son magazine, Net-a-Porter, à une sorte de plaidoyer contre l’usage immodéré du plastique dans le secteur de la mode. Continuer la lecture de Pollution : Les industries de mode contre les plastiques

Energies : Pape François, « l’énergie doit être au service de la civilisation »

De nos jours, la modernisation et la civilisation passe par un développement dit durable pour respecter l’environnement dans laquelle vit l’homme. Lors de ses dernières déclarations faites au Vatican, le Pape François premier a exhorté les leaders énergétiques à combattre la pollution, à éradiquer la pauvreté et promouvoir l’équité sociale en développant les énergies propres.

Placé sous le thème , la transition énergétique et le soin de notre maison commune, cette rencontre pontificale des sciences a permis aux représentants des grandes entreprises pétrolières de cerner l’importance d’aller vers les énergies propres, d’autant plus qu’elles doivent être au service de la civilisation.

«La civilisation a besoin d’énergie mais l’utilisation de l’énergie ne doit pas détruire la civilisation», a fait savoir le Pape.

Prenant appui sur son encyclique Laudato si’, le Saint-Père a insisté sur la nécessité de garantir l’énorme quantité d’énergie nécessaire à tous, avec des méthodes d’exploitation des ressources qui évitent de produire des déséquilibres environnementaux qui induirait à un processus de dégradation et de pollution, dont toute l’humanité d’aujourd’hui et demain serait gravement blessé.

«La qualité de l’air, le niveau des mers, l’importance des réserves d’eau douce, le climat et l’équilibre des écosystèmes fragiles ne peut qu’être influencé par la manière dont les êtres humains remplissent leur soif d’énergie, malheureusement avec de fortes inégalités», s’est inquiété le Pape, en ajoutant que «La nécessité d’occuper des espaces pour les activités humaines ne peut être réalisée de manière à mettre sérieusement en danger l’existence humaine et d’autres espèces d’êtres vivants sur Terre». D’où la nécessité de mettre ne place une «stratégie globale sur le long terme» qui «offre une sécurité énergétique et favorise ainsi la stabilité économique, protège la santé et l’environnement et favorise le développement humain intégral, en établissant des engagements précis pour s’attaquer au problème du changement climatique».

La transition énergétique

Pour le Pape, si nous voulons éliminer la pauvreté et la faim, la question énergétique représente à la fois une grande opportunité et un défi historique à considérer. Pour cela, il faut s’engager dans la transition énergétique et  développer les énergies propres en limitant l’utilisation systématique des combustibles fossiles.

Le Saint-Père a demandé de respecter l’accord de Paris sur le climat, signé par 196 Etats en 2015, en ce qui concerne les émissions de CO2.

«Des progrès ont été faits mais est-ce suffisant ? » annonce le pape, en interpellant les géants pétroliers, et les a appelé à passer à la vitesse supérieure et surtout à prendre des décisions politiques en plaçant au centre de toute stratégie le bien de tous.

«Les décisions politiques et les critères de responsabilité sociale et d’investissement doivent tenir compte de l’engagement en faveur du bien commun à long terme, de sorte qu’il existe une solidarité entre les générations évitant opportunisme et cynisme».

Changements climatiques et pauvreté

Pour le Saint père, «Il existe également des motivations éthiques profondes. Comme nous le savons, nous sommes affectés par les crises climatiques. Cependant, les effets du changement climatique ne sont pas répartis uniformément. Ce sont les pauvres qui souffrent le plus des ravages du réchauffement climatique, avec des perturbations croissantes dans le secteur agricole, l’insécurité de la disponibilité de l’eau et l’exposition aux graves phénomènes météorologiques» s’est-il indigné.

Les Industriels, les investisseurs, les chercheurs et les utilisateurs d’énergie, autant d’acteurs de la société sont appelés à investir aujourd’hui pour construire demain, mais, reconnait le Pape, «nous ne disposons pas encore d’une culture nécessaire pour affronter cette crise». Il faut donc des leaders pour indiquer la voie qui imaginent la transition globale en tenant compte de tous les peuples de la terre, comme des futures générations et de tous les écosystèmes et espèces».

Cette nouvelle approche recommandée par le Saint père requiert le courage et beaucoup d’imagination qui est urgente et indispensable mais aussi qui a besoin «de la bénédiction et de la grâce de Dieu».

 

Jennifer LABARRE

Biodiversité : près de 50% des espèces marines meurent à cause des plastiques

Selon une récente étude publiée en Thaïlande, les déchets plastiques rejetés sur les océans, les mers, etc font payer un lourd tribut aux espèces aquatiques, à l’instar de  la moitié des tortues marines qui échouent sur les plages.

Les déchets retrouvés dans l’estomac d’une tortue verte, échouée dans une plage en Thaïlande.
Crédit photo/lemonde.fr

« Cette année, 50 % des tortues que l’on retrouve échouées sont malades à cause des plastiques qu’elles ont avalés », a déploré Weerapong Laovechprasit, vétérinaire.

Selon ce docteur, il y a quelques années cela ne concernait que 10 % des cas. Cette augmentation montre à suffisance que les déchets plastiques sont une menace de la biodiversité marine.
Signalons que, la Thaïlande fait partie des pays qui rejettent le plus de plastiques dans les océans. Chine, Indonésie, Philippines, Vietnam et Thaïlande déversent chaque année plus de quatre millions de tonnes de plastique en mer, soit la moitié du total des rejets dans les mers du monde, selon l’ONG de référence Ocean Conservancy.
Pour le biologiste marinThon Thamrongnawasawat, la médiatisation de ces morts aura « un impact fort ». « C’est la première fois en vingt ans que je vois une avancée possible », a-t-il précisé.
Au moins 300 animaux marins dont des baleines, des tortues de mer et des dauphins meurent chaque année dans les eaux thaïlandaises après avoir ingurgité du plastique.

 

Jennifer LABARRE

Ressources Naturelles : La société civile s’oppose au projet d’exploitation pétrolière dans les Virunga et la Salonga

Les organisations membres de la société civile environnementale de la RDC ont décrié la démarche du ministre des hydrocarbures de procéder au déclassement partiel de deux sites emblématiques du pays, à savoir le parc national des Virunga et la Salonga, en vue d’une exploitation pétrolière. Cette déclaration a été rendue publique lors d’un point de presse tenu à Kinshasa.

La société civile évoque la contradiction entre les engagements nationaux et internationaux auxquels la RDC a souscrit et le projet d’une éventuelle exploitation pétrolière dans ce patrimoine universel. « Nous avons appris avec beaucoup d’amertume ce projet qui envisage l’exploitation pétrolière dans les deux sites du patrimoine mondial et nous avons pris une position contre cette démarche », s’est indigné  René Ngongo, président de OCEAN (Organisation Congolaise des Ecologistes et Amis de la Nature). Continuer la lecture de Ressources Naturelles : La société civile s’oppose au projet d’exploitation pétrolière dans les Virunga et la Salonga

Biodiversité : Le Nord Ubangi s’aligne sur la conservation de la Nature.

La province du Nord Ubangi fait partie de 200 écorégions terrestres prioritaires sur le plan global et est classée parmi les 3 zones prioritaires de la RDC pour la conservation de la diversité biologique. En marge de la journée mondiale de la biodiversité, le ministre en charge de l’Environnement, mines et affaires foncières de la province du Nord-Ubangi, Koyagialo Te Gerengbo Jean Louis a réitéré son engagement d’atteindre 17% du territoire alloué à la conservation de la nature.

A l’en croire, un grand nombre d’espèces non encore découvertes pourront fournir à l’humanité des produits utiles, et que la biodiversité représentait une ressource riche et inexploitée pour des utilisations futures. Continuer la lecture de Biodiversité : Le Nord Ubangi s’aligne sur la conservation de la Nature.

Forêts : Une feuille de route de la société civile sur la levée du moratoire

Les travaux de la table ronde multi-acteurs organisés à Kinshasa par la société civile environnementale congolaise sur la élaboration de la politique forestière, la révision du Code forestier et la levée du moratoire sur les forêts, ont été sanctionnés par une  feuille de route assortie des actions à mener pour démarrer le processus de la levée dudit moratoire. 

« Cette table ronde, nous l’avons voulu multi-acteurs et nationale pour trouver les voies de sortie sur la politique forestière qui est pour nous un préalable avant de réviser le code forestier, pour donner des orientations sur la loi. Même s’il faut parler de la levée du moratoire, on ne peut pas levée le moratoire avant la politique forestière, ni la révision du code forestier », a fait savoir Joseph Bobia, membre de la société civile.

Outre les discussions autour de la politique forestière pour une bonne gouvernance, ce débat a mis l’accent sur les questions de sécurisation des droits des peuples autochtones et leur considération dans la prise de décision. A en croire les acteurs de la société civile, ce document vient accompagner d’une manière durable les efforts du gouvernement dans ce secteur.

« Ce n’est pas la société civile qui décide de la levée ou non du moratoire mais nous contribuons aux discussions. Et nous pensons que toutes les préalables ne sont pas encore en place pour que le moratoire soit levé », a souligné Patrick Kipalu, coordonnateur l’Ong Forrest People Program (FPP).

La société civile environnementale a cependant fustigé la démarche opaque entamée par le Ministère de l’Environnement et Développement durable sur la levée du moratoire. Pour Augustin Mpoyi, Coordonnateur de Codelt (Conseil pour la Défense Environnementale par la Légalité et la Traçabilité ), pour n’avoir pas pris en compte l’avis des autres parties prenantes, le ministre Amy Ambatobe devrait revoir sa procédure voir même  la retarder.

«  Nous avons plutôt dénoncé ce processus opaque qui n’était pas ouvert et nous demandons au ministre d’accepter de surseoir cette démarche unilatérale afin de s’ouvrir à la société civile, il aura vraiment à gagner dans sa démarche», a-t-il déclaré.

Notons que les travaux sur les trois thématiques vont continuer dans les commissions créées afin d’harmoniser les points de vues des uns et des autres. La feuille de route produite lors de cette table ronde sera remise au Ministre de l’Environnement et Développement durable, à  ses services ainsi qu’aux différents bailleurs de fonds et partenaires de la RDC.

Jennifer LABARRE

 

 

Eau : RDC, une éventuelle catastrophe naturelle s’annonce

D’ici 2050, la RDC fera face à une nouvelle catastrophe naturelle plus redoutable que les changements climatiques. C’est la salinisation des eaux douces. Dans une interview accordée à Environews en marge de la journée mondiale de l’eau, Albert Kabasele Yengayenga a révélé que la RDC qui renferme 10% des eaux douces du monde, ne sera pas épargné de la salanisation de ses eaux.

Une vue de la ville de Kinshasa, prise depuis Brazzaville (Photo, Alfred Ntumba/Environews)

Près de 2,6% des eaux douces planétaires sont en danger par ce que leur salinité dépasse 5 gramme pour mille dans 1 litre d’eau. Ce phénomène irréversible mettrait en danger l’écosystème planétaire en général et celui de la RDC en particulier. Continuer la lecture de Eau : RDC, une éventuelle catastrophe naturelle s’annonce

Recyclage : Célébration de la première journée mondiale du recyclage

Les grands acteurs mondiaux du recyclage ont lancé la première journée mondiale du recyclage le 18 mars 2018, dans le but de sensibiliser les population sur les enjeux socio-économiques et environnementaux de ce volet de l’économie circulaire.

Les déchets s’avèrent aujourd’hui une matière première qui constitue la septième ressource planétaire. Si en RDC, aucune action n’a été initiée pour célébrer cette journée, néamoins les âmes sensibles trouvent opportun qu’une telle journée soit inscrites dans le calendrier des nations. Continuer la lecture de Recyclage : Célébration de la première journée mondiale du recyclage

Biodiversité : Les océans, une ressource à protéger pour la survie de l’homme

Célébré le 8 juin de chaque année, la journée internationale de l’océan se révèle cette fois comme une garantie de la survie de l’homme au regard des effets néfastes des changements climatiques. Le thème retenu cette année est : Nos océans, notre avenir.

Relation homme et océan

Les océans couvrent les deux-tiers de la surface de la terre et sont le fondement même de la vie sur notre planète. En plus d’être les plus grands générateurs de l’oxygène que nous respirons, ils absorbent une grande quantité des émissions de dioxyde de carbone, fournissent nourriture et nutriments et contrôlent nos climats. C’est aussi le Pilier du commerce international.

les océans jouent un rôle important dans l’économie mondiale ainsi que l’économie locale des pays dont les sources de revenu dépendent du tourisme, de la pêche et d’autres ressources marines.

Malheureusement, les pressions humaines, dont la surexploitation, la pêche illégale non déclarée et non réglementée, la pêche destructive, les pratiques d’aquaculture non durables, la pollution marine, la destruction de l’habitat, les espèces exotiques, les changements climatiques et l’acidification des eaux, ont des conséquences néfastes sur les océans et les mers de notre planète, et de ce fait, sur le terre entière.

Selon un intervenant reçu à la radio voa Afrique, à travers l’émission Washington forum, il pense qu’il faut éviter les erreurs d’autres fois et appliquer des mesures adéquates pour bien gérer les océans parce qu’il n’y a pas une planète B.

<< On a fait des erreurs sur la terre, il ne faut pas qu’on les répètes sur la mer et les océans. A ce stade il faut qu’il y ait des actions précises notamment une éducation collectives des gens sur la océans >> a déclaré l’invité de la radio.

A en croire le secrétaire général des nations unies évoque que la paix et la sécurité à travers le monde sont aussi des facteurs indispensables pour le développement durable et pour assurer que tous puissent accéder aux bienfaits et aux bénéfices des océans
« Il ne saurait y avoir de sécurité sans développement ou de développement sans sécurité. » a-t-il déclaré.

En effet, cette journée permet de rappeler l’importance des océans dans notre vie quotidienne, qui est les véritables poumons de notre planète, ils fournissent la plupart de l’oxygène que nous respirons, sensibiliser le public sur l’impact des actions humaines sur les océans et développer un mouvement mondial en faveur des océans, mobiliser et unir les populations du monde sur un projet de gestion durable des océans de notre planète car ils constituent une source importante de nourriture et de médicaments, ainsi qu’un élément essentiel de la biosphère.

Jennifer Labarre

Biodiversité : un nouveau système d’intelligence artificielle anti-braconnage

Après la situation alarmante de la survie des éléphants et des rhinocéros en Afrique, la fondation Lindbergh s’associe à la société Neurala pour lutter contre le braconnage se ces deux espèces emblématiques du continent en mettant en place le programme Air Shepherd, un système qui associe drones et intelligence artificielle pour sauver la vie de ces populations animales.

Actif depuis plusieurs années déjà, le programme Air Shepherd, consiste à veiller sur des zones à risques, là où les braconniers ont l’habitude d’agir, en particulier la nuit grâce à des caméras à infrarouge. Jusqu’à maintenant, les drones, qui pouvaient voler cinq heures d’affilée maximum, se contentaient de déclencher un enregistrement vidéo à chaque détection d’une forme vivante.

Ces images étaient alors transmises à des opérateurs au sol chargés de les analyser. Si une forme humaine était repérée, l’information était transmise aux gardes chargés d’intercepter les suspects. Mais il se posait un souci sur le personnel pour surveiller des milliers d’heures d’images filmées par des drones.

Désormais, les protecteurs des animaux seront assistés par le logiciel d’intelligence artificielle de Neurala Brain. Celui-ci consiste à identifier éléphants et rhinocéros. Il pourra repérer des formes non répertoriées, en temps réel, dans les téraoctets de vidéos fournis par les drones. L’alerte pourra alors être envoyée immédiatement aux rangers, avant même que les intrus aient pu atteindre les animaux.

Selon le PDG de Neurala, Max Versace, ce nouvel outil de lutte anti braconnage parviendra à sauver la vie de milliers d’animaux tout en permettant l’arrestation de nombreux braconniers. « Cette nouvelle collaboration est un très bon exemple, et l’utilisation de l’intelligence artificielle pour le braconnage est important pour une bonne cause », a-t-il précisé.

Depuis dix ans, un éléphant est tué par des braconniers toutes les 15 minutes et deux rhinocéros meurent tous les jours. Si rien n’est fait, à ce rythme, ces deux espèces animales pourraient disparaître sur le continent africain dans les dix ans avenirs.

Jennifer LABARRE
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