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JME2019 : Queue entre les pattes, l’homme célèbre l’environnement

Depuis quelques décennies, la célébration de la Journée mondiale de l’environnement marque le point d’orgue de l’inquiétude sur la  trajectoire qu’a pris notre planète, dès l’instant où l’homme s’est résolu de faire de l’industrialisation le fer de lance de son développement.  Aujourd’hui, le pronostic vital de la terre continue d’être très engagé. De quoi pousser  une certaine opinion à se demander si réellement la célébration du 5 juin vaut encore tout son sens, ou par contre devrait-elle  considérée  comme le moment où l’homme a décidé de  torpiller l’équilibre  de la nature. Avec une sixième extinction de masse qui profile à l’horizon, la difficulté de limiter la température mondiale à 1,5 degré Celsius par rapport à l’ère préindustrielle, la prolifération des catastrophes naturelles, telles sont les charges  qui pèsent sur l’homme qui célèbre l’environnement ce jour.

Tous les rapports dressant le bulletin santé de la  terre affirment à l’unanimité que,  le comportement de l’homme est responsable de la fureur de la nature qui, à tout prix s’obstine à reprendre ses droits.

«  Le tableau de l’environnement  au niveau mondial est très sombre aujourd’hui  dans la mesure où les problèmes environnementaux sont plus nombreux actuellement, qu’en 1972  lorsqu’il a été décidé  par l’ONU de consacrer la date du 5 juin à l’environnement »,  a renseigné Steve Bondo, environnementaliste. Continuer la lecture de JME2019 : Queue entre les pattes, l’homme célèbre l’environnement

Environnement 2019 : Les célébrations en RDC, engagement ou bandwagon effect ?

Ne faudrait-il pas s’arrêter un moment sur cette journée mondiale dédiée à l’Environnement par l’Organisation des nations unies, au regard de différentes activités organisées en marge de celle-ci ? A Kinshasa, comme un peu partout à ailleurs, l’on a assisté à un regain d’intérêt à célébrer cette journée du 05 juin 2019.

Pour les uns, il faut revendiquer un environnement sain pour tous, telle que stipulée dans la Constitution congolaise. Pour les autres, il faut préserver la biodiversité en annulant les projets d’exploration et d’exploitation du pétrole dans les Virunga et la Salonga. Bref, les messages divergent dans leur contenu, mais ils convergent tous à un point commun, « la protection de l’environnement ».

L’une des grandes actions posées en ce jour à Kinshasa, c’est le lancement de la campagne un milliard d’arbres pour le climat d’ici 2023.  Une campagne lancée tambour battant par le gouvernent de la RDC, sous la barbe de la présidence de la République, représentée par le Conseiller spécial du chef de l’Etat, le Professeur Dieudonné Musibono, qui a planté en premier un arbre, portant ainsi toute la symbolique de cette activité. Continuer la lecture de Environnement 2019 : Les célébrations en RDC, engagement ou bandwagon effect ?

JME : Antonio Guterres, « la pollution de l’air est une préoccupation urgente »

En marge de la célébration de la Journée Mondiale de l’Environnement le 5 juin, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres tire la sonnette d’alarme sur la nécessité de passer à une économie verte. Il a invité les dirigeants du monde à œuvrer pour mettre sur pied une politique efficace de protection de l’environnement.

Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU.

« Dans la longue et laborieuse évolution de la race humaine sur la terre, le moment est venu où, grâce aux progrès toujours plus rapides de la science et de la technique, l’homme a acquis le pouvoir de transformer son environnement d’innombrables façons et à une échelle sans précédent », a déclaré le secrétaire général des nations unies, Antonio Guterres.

Justifiant le bienfondé du thème de cette année « La pollution de l’air », le patron de l’ONU attire l’attention sur la pollution, une préoccupation environnementale particulièrement urgente et un problème mondial majeur. Continuer la lecture de JME : Antonio Guterres, « la pollution de l’air est une préoccupation urgente »

JME : le collectif des éco-activistes sensibilise sur l’importance de l’eau

Le collectif des éco-activistes pour l’environnement a en marge de la célébration de la journée mondiale de l’eau, fait une déclaration pour sensibiliser la population sur l’importance de l’eau d’une part, et inviter le gouvernement de la RDC à multiplier pour faciliter l’accès à l’eau potable à tous les congolais, comme l’a bien signifié le thème  de la célébration retenu  en 2019.

C’est pour attirer l’attention des décideurs et de la population que cette organisation a tenu à faire cette déclaration le 22 mars, journée dédiée à l’eau. Selon elle, le faible taux d’accès à l’eau potable que connaît la RDC est inacceptable, au regard d’importantes potentialités en eau que regorge le pays.

« La majorité des congolais vit sans eau potable. Ils passent des heures à faire la queue vers des sources éloignées pour avoir ne fut- ce- qu’une goutte d’eau alors que l’accès à l’eau est un droit fondamental », a déclaré M. Maurice Mwaiyanga, coordonnateur du collectif des éco-activistes pour l’environnement. Continuer la lecture de JME : le collectif des éco-activistes sensibilise sur l’importance de l’eau

JME : l’OCEBCO invite le gouvernement de la RDC à accroître le taux d’accès à l’eau potable

En marge de la  journée mondiale de l’eau célébrée le 22 mars de chaque année, le président de  l’observatoire central du bassin du Congo (OCEBCO) Roger MPANANO,  a saisi cette occasion pour inviter le gouvernement de la RDC à doubler  les efforts afin que la desserte en eau potable passe à plus de 50% dans les dix prochaines années.

Roger MPANANO, président de l’OCBCO

Ne laisser personne de côté, c’est le thème retenu en 2019 pour célébrer la journée mondiale de l’eau. Pour l’OCEBCO il y a lieu à ce jour de féliciter le gouvernement de la RDC pour des avancées significatives  accomplies dans  la desserte en eau potable.

«  Nous devons être conscients pour reconnaitre  que le gouvernement de notre pays a fournis des efforts énormes dans le secteur de la desserte en eau potable. Avant les chiffres étaient alarmants, mais actuellement nous avons atteint 32%. C’est une bonne nouvelle et nous demandons l’Etat à aller toujours de l’avant pour atteindre plus de 50% avant la prochaine décennie. C’est ainsi que nous ne laisserons personne de côté », a déclaré le président de l’OCEBCO

S’agissant de l’OCEBCO, il sied de souligner que  c’est une ASBL créée en RDC par Roger MPANANO, Alain NGULUNGU et Elikya SABWE.  Cette association s’est assignée comme  missions, celle  de mettre en place un cadre de concertation  des acteurs pour la protection des eaux du bassin du Congo et celle de concrétiser les démarches entreprises par le gouvernement de la RDC et ses partenaires pour prévenir les risques qui peuvent découler de la mauvaise gestion des eaux du bassin du Congo. Continuer la lecture de JME : l’OCEBCO invite le gouvernement de la RDC à accroître le taux d’accès à l’eau potable

JME : Jean-louis Koyagiolo lance la campagne « j’assainis mon milieu » au Nord Ubangi

« Zéro plastique dans la province du Nord Ubangi « , tel est le thème qui a été développé à l’Université de Gbadolite, lors d’une conférence-débat qui a mis ensemble le ministre provincial de l’Environnement, affaires foncières et mines, Jean-Louis Koyagialo, et les étudiants de cette université située à Globalité au Nord de la République démocratique du Congo pour célébrer la Journée mondiale de l’environnement (JME).

« La cérémonie à laquelle nous participons aujourd’hui,  s’inscrit dans la logique de sensibiliser les communautés pour le changement d’attitude au regard des problèmes environnementaux. Puisqu’il s’agit des matières plastiques,  ces matériaux organiques proviennent d’une synthèse fondée sur l’emploi des macromolecules pour lesquelles la pollution est engendrée par leur accumulation dans les différentes composantes de l’Environnement », a déclaré le ministre provincial de l’Environnement, Jean-Louis Koyagialo.  Continuer la lecture de JME : Jean-louis Koyagiolo lance la campagne « j’assainis mon milieu » au Nord Ubangi

JME : lancement à Goma de la campagne « une parcelle, un arbre »

Contrairement aux autres grandes villes de la République démocratique du Congo qui se sont contentées de célébrer la Journée mondiale de l’environnement dans les salles climatisée, où l’on a assisté à des discours élogieux, creux dépourvus d’actions qui s’impose au regard des enjeux de l’heure, la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, s’est illustrée par le lancement de la campagne « une maison, un arbre ».

Cette campagne a été lancée par le Ministre provincial de l’environnement, Balthazar Kanyamanza. S’illustrant lui-même aux côtes de la population de Goma, le Ministre a invité les habitants de sa province au respect des arbres pour marquer la connexion avec la nature.

En vue d’impliquer la population de Goma en particulier et celle de province en général dans cette campagne, Monsieur Balthazar Kanyamanza a distribué de plantules d’arbres aux habitants de la ville.

Un match de foot a opposé les jeunes de la ville aux démobilisés. Les organisateurs ont saisi l’opportunité pour distribuer des messages de sensibilisation sur l’importance de préserver  l’environnement aux spectateurs et fanatiques du ballon rond.

Outre cette sensibilisation, chaque spectateur a reçu un arbre à planter dans sa parcelle. Au total près de 1500 plantules ont été distribués à cette circonstance, a affirmé notre correspondant sur place.

Une randonnée des patineurs et cyclistes a permis également de sarcler le triangle vert devant le Gouvernorat du Nord-Kivu. La journée a été marqué également par le reboisement communautaire réalisé à Rubaya dans le Masisi.

 

Alfred NTUMBA, avec le concours de Tuver Wundi

JME : Yolanda Kakabadse, « nous ne devons pas douter de l’importance du défi »

Rapprocher les gens de la nature est impératif pour notre avenir commun et pour notre seule planète. Tel est le sens du message de Yolanda Kakabadse au monde, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement.

Yolanda Kakabadse, Présidente de WWF International

Dans un communiqué traduit depuis version anglaise, et dont Environews RDC s’est procurée une copie, la Présidente de WWF international invite les nations à considérer l’importance du défi et agir. « Nous sommes à la croisée des chemins dans l’histoire de l’humanité. Nos actions provoquent des changements dans la planète de manière sans précédent, et si nous poursuivons sur cette lancée, les conséquences pourraient être désastreuses. Nous avons encore l’occasion de changer de cap. Si nous nous mettons ensemble pour prendre les mesures décisives nécessaires, nous sommes en mesure de tracer la voie vers un avenir durable où les gens pourront vivre en harmonie avec la nature », a-t-elle déclaré.

Protéger l’environnement et poursuivre le développement économique et social est essentiel non seulement pour notre bien-être, mais cela a également un sens économique. Cela peut également aider à améliorer la stabilité financière et éviter les conséquences de la pénurie de ressources et des dommages environnementaux tels que les inondations, les orages ou la sécheresse. Peut –on lire dans ce communiqué.

Yolanda Kakabadse reste tout de même optimiste quant à la capacité de tous l d’agir local et penser global. « Aujourd’hui, nous entendons souvent parler de notre monde hyper-connecté et pourtant, ce dont nous avons surtout besoin, c’est de nous connecter à la nature, la pierre angulaire de toute vie sur Terre. Si l’humanité peut causer ces dégâts, elle peut les réparer également », a-t-elle affirmé.

La Présidente de WWF internationale exhorte les hommes et les femmes à se connecter à la nature à une échelle plus grande, ce qui pourrait être une expérience à nulle autre pareille. « Il n’y a rien de comparable à se retrouver dans les espaces sauvages, sur une haute montagne, au plus profond d’une forêt ou sur le vaste océan pour ressentir une connexion profonde avec la nature. Mais trop peu d’entre nous ont l’occasion de faire cette expérience. De plus en plus de gens vivent dans des villes, à des kilomètres de la nature », a-t-elle souhaité. « Pour la première fois dans l’histoire, nous savons que nous pouvons détruire notre avenir. Mais nous savons aussi ce que nous devons faire pour préserver cet avenir et qu’ensemble, réellement, tout est possible ».

En 2016, le rapport Planète vivante du WWF a révélé que les chiffres mondiaux de la faune ont baissé de deux tiers dans les 50 dernières années jusqu’en 2020, entièrement du fait de l’activité humaine. La perte d’habitat, la dégradation et la surexploitation de la faune ont atteint des niveaux sans précédent en moins du laps de temps d’une seule vie humaine.

Les catastrophes naturelles sont de plus en plus intenses et fréquentes. Dans le sud et l’est de l’Afrique, un El Niño anormalement fort l’année dernière, conjugué à des températures record, a laissé 36 millions de personnes dans la sécheresse et la famine.
Alfred NTUMBA