Archives par mot-clé : Kahuzi-Biega

Tourisme : Kahuzi-Biega déclaré 3ème meilleure destination touristique en Afrique pour l’année 2019

Le parc National de Kahuzi-Biega à l’est de la République démocratique du Congo a été déclaré 3ème meilleure destination touristique en Afrique pour l’année 2019. À cet effet un prix consacrant les efforts de ce parc à attirer les touristes a  été remis à son gestionnaire, lors d’une cérémonie de remise organisée récemment en Allemagne par  le Salon de Berlin.

« C’est un prix qui donne une grande reconnaissance et encourage les efforts fournis par le gestionnaire, les agents, les pisteurs, les écogardes, les localisateurs, bref, une marque de reconnaissance pour un travail qui présente ses fruits », a déclaré le gestionnaires du site, De Dieu Bya Ombe.

Kahuzi Biega vient en troisième position après  l’île de Félicité de Seychelles, et le parc de Tchumbi en Tanzanie, tous classés dans le top100 de meilleures destinations au monde.

« Ils [Ndlr : les organisateurs] ont mis en place des critères qu’ils  ne nous ont pas communiqué. C’est un travail qui se fait à huis clos au niveau mondial, et ensuite, ils réunissent tous les éléments pour arriver à décider qui sont les meilleurs et qui ne les sont pas », a précisé le gestionnaire. Continuer la lecture de Tourisme : Kahuzi-Biega déclaré 3ème meilleure destination touristique en Afrique pour l’année 2019

Conservation : Qu’est-ce qui démotive l’engagement des écogardes à l’Est de la RDC?

Une nouvelle étude de la WCS (Wildlife Conservation Society) examine la satisfaction au travail des rangers de la conservation de première ligne travaillant dans des conditions difficiles à Kahuzi-Biega, un parc national de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), et identifie des moyens d’accroître la motivation pour les rendre plus efficaces, et faire respecter la loi, renseigne un communiqué de cette organisation de conservation.

Très peu de recherches ont été menées sur le bien-être des rangers et du personnel travaillant dans le domaine de la conservation, sur leur motivation et sur ce que cela pourrait signifier pour le travail de conservation qu’ils accomplissent.

« Les gardes forestiers qui ne sont pas motivés pour faire leur travail ne seront pas efficaces pour protéger la faune dans les parcs où ils travaillent. Cette étude était une occasion unique de donner la parole aux gardes de parc de cette partie du monde par le biais d’entretiens individuels afin d’exprimer ce qu’ils aimaient et ce qui leur déplaisait dans leur travail et ce qui affectait leur motivation », précise l’étude.  Continuer la lecture de Conservation : Qu’est-ce qui démotive l’engagement des écogardes à l’Est de la RDC?

Conservation : Libération de 27 écogardes du parc national de Kahuzi-Biega

27 écogardes de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), pris en otage depuis le 03 mars par les rebelles du groupe armée Raia Mutomboki, ont été relâchés et remis aux Forces Armées de la RDC (FARDC) à Nyambembe a annoncé le CICR (Comité international de la Croix-Rouge), dans un communiqué de presse publié ce vendredi 23 mars 2017.

« Dans un contexte qui reste marqué par les violences armées, toute issue positive est toujours bienvenue. Nous sommes satisfaits d’avoir contribué à la remise de ces personnes aux autorités », a déclaré David Montes, chef de la Sous-Délégation du CICR à Bukavu. Continuer la lecture de Conservation : Libération de 27 écogardes du parc national de Kahuzi-Biega

Conservation : un pygmée tué dans le Parc national de Kahuzi-Biega

Un jeune autochtone pygmée a été tué dans le Parc national de Kahuzi-Biega. Mbone Nakulire Christian, 16 ans, a été abattu à bout portant par une garde de Parc lors d’une patrouille de routine, le 29 août 2017.

Dans un communiqué conjoint, le Centre d’accompagnement des autochtones pygmées et minoritaires vulnérables (CAMV) et Forest Peoples Program (FPP), condamnent avec la dernière énergie cet acte ignoble sur un mineur et appellent les autorités civiles et politiques à ouvrir une enquête pour faire la lumière sur cette affaire.

CAMV et FPP appellent l’ ICCN et les autorités politiques au respect des engagements pris dans le cadre du processus de Whakatane 1.

Selon ces organisations, à voir de près, ce meurtre n’aurait eu lieu si les droits fonciers des peuples autochtones pygmées (Batwa) étaient reconnus et sécurisés par les pouvoirs publics. Si la feuille de route de Whakatane était effectivement mise en œuvre, les Batwa auraient pu vivre dans les 3 zones pilotes identifiées au PNKB, précisé ce communiqué qui indique également que la présence de ces pygmées à la recherche de plantes médicinales sur leurs terres ne serait considérée, comme un crime mais plutôt une pratique de leurs connaissances écologiques sur leurs terres coutumières.

Pour rappel, les faits remontent à la matinée du samedi 26 août 2017 aux environs de 9 heures. Lorsque Munganga Nakulire, le père accompagné de feu Christian Mbone Nakulire, s’étaient rendus dans le Parc de Kahuzi Bièga, chercher des plantes médicinales en vue de soigner son enfant souffrant de la diarrhée.

Arrivés les deux sur la colline Bahaya, ils ont croisé quatre éco-gardes, soudain, l’un d’entre eux ouvre le feu en tirant à bout portant sur le père et le blaisse au niveau du bras droit.

Ce dernier réussit à s’enfuir malgré la blessure, laissant derrière lui son enfant, qui sera par la suite abattu froidement, sans autres formes de procès, a témoigné le père du défunt.

Suite à ce drame, quelques altercations ont eu lieu et de vives tensions sont observées depuis, sur le site du PNKB. «Nous n’avons jamais tué un gorille moins encore un éco-garde ou un touriste. Alors pourquoi on doit nous tuer de cette manière ?», a précisé Ntavuna, chef du village Buyungule dans le groupement Miti, à Kabare.

CAMV et FPP invitent tous les partenaires, notamment le gouvernement de la RDC au respect strict des articles 512 de la Constitution du 18 février 2006 telle que modifiée par la loi n°11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certaines dispositions constitutionnelles en RDC, ainsi que des articles 5 et 74 de la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUPA).

 

Jennifer LABARRE

Conservation : une partie du Parc national de Kahuzi-Biega spoliée par de dignitaires

Le Gouvernement provincial et le Parc National de Kauzi-Biega ont effectué au de juillet dernier, une mission officielle pour la délimitation du Parc dans le territoire de Kabare. 38 pancartes ont été posées de la Borne 102 à la borne 129, affirment les autorités locales présentes du début à la fin de l’enquête.

Un constat amer cependant, « les fermes des grands dignitaires sont à l’intérieur du Parc« .

La marée LUSHANJA est envahie par d’autres spoliateurs. Vérification faite, celle-ci est à l’intérieur du Parc. Cette marée est très importante pour la région. Elle serait même la plus grande, sinon la plus riche en biodiversité.

Pour la province, le PNKB doit faire le suivi et éviter que ce patrimoine continue à être spolié. Cette enquête a recouru à plusieurs éléments de surveillance notamment le GPS, l’Ordonnance Présidentielle No 75/238 du 22 juillet 1975. Les vestiges, les arbres et même certains villageois vivant dans la région ont été mis à contribution .

Selon la source du gouvernement provincial qui livre cette information, ces dignitaires du régime et spoliateurs réjettent cette ordonnance la qualifiant d’ordonnance de Mobutu.

Ils ont déclaré se battre contre elle pour son annulation, afin de sauvegarder quelques centaines de têtes de vaches qu’ils entretiennent dans leurs fermes.

La société civile environnementale du Sud Kivu soutient cette démarche des autorités provinciales dans la mesure où elle constitue une des retombées du forum de 2015 sûr la valorisation du Parc national de Kahuzi-Biega.

Selon la loi et cette ordonnance qui n’a pas encore été revue, un bien public de l’État est hors commerce, inaliénable et imprescriptible. Tous les occupants qui empiètent sur une grande partie du parc doivent sans délai quitter les lieux.

François Mukandila