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Kenya : Le Forum mondial des paysages se tiendra à Nairobi

« Trouver des solutions pour relever le défi de la restauration des paysages en Afrique où près de 50 millions d’hectares de terres se dégradent chaque année », est un défi lancé par plus de 800 acteurs multisectoriels de toute l’Afrique et du monde entier pour le forum mondial des paysages prévu pour les 29 et 30 Août à Nairobi au Kenya.

Parc national de la Garamba en République démocratique du Congo 

« Le paysage Africain doit être restauré pour répondre aux besoins en ressources naturelles du continent. Une population en expansion rapide sera un jour rencontrée, mais il n’y a pas de solution miracle », a averti le directeur général du centre pour la recherche forestière internationale, Robert Nasi.

Les communautés locales ont restauré plus de 5 millions d’hectares des paysages dégradés à travers le continent, tandis que plus de 20 nations se sont engagées à restaurer 100 millions d’hectares de forêts d’ici 2030 grâce à l’initiative de restauration des paysages forestiers Africains (AFR100). Continuer la lecture de Kenya : Le Forum mondial des paysages se tiendra à Nairobi

Conservation : 8 rhinocéros noirs meurent pendant leur transfert entre plusieurs parcs au Kenya

Un transfert de rhinocéros noirs entre plusieurs parcs naturels au Kenya s’est soldé par une tragédie : 8 animaux sont morts, entraînant ainsi  l’arrêt immédiat de l’opération, a rapporté science et avenir.fr.

Appartenant à la famille de Diceros bicornis, une sous-espèce en grand danger d’extinction,  ces  rhinocéros meurent  après avoir été déplacés dans une nouvelle réserve du sud du Kenya, a annoncé  le gouvernement kényan.

Informé, le  ministre du Tourisme et de la Faune, Najib BALALA, a ordonné au Service kényan de la faune (KWS) de « suspendre immédiatement les transferts en cours de rhinocéros noirs, après la mort de huit d’entre eux« , ont indiqué ses services dans un communiqué. Le KWS n’a pour sa part pas officiellement commenté la mort de ces rhinocéros. Ces huit animaux décédés faisaient partie d’un groupe de 11 rhinocéros noirs qui avaient été déplacés en juin 2018 des parcs nationaux de Nairobi et Nakuru vers celui du Tsavo-Est.

Le déplacement vers un nouvel habitat d’animaux menacés, qui doivent être endormis le temps du voyage, n’est pas sans risque. Mais la mort d’animaux durant ce type d’opérations est rare. Entre 2005 et 2017, 149 rhinocéros avaient été déplacés de cette manière au Kenya et seulement huit étaient décédés, selon le ministère du Tourisme.

Face à cette situation quasi-inhabituelle, les recherches préliminaires  suggèrent que les huit rhinocéros noirs pourraient être décédés d’un  empoisonnement au sel« , après avoir bu dans leur nouvel environnement une eau différente de celle à laquelle ils étaient accoutumés, a indiqué le ministère.

Une enquête complète a été ordonnée et ses résultats devraient être connus au cours de ce mois de  juillet 2018. « Une sanction disciplinaire sera assurément prise si les conclusions pointent vers une négligence ou une conduite non professionnelle de la part de membres du KWS« , a ajouté le ministère. Paula KAHUMBU, la directrice de Wildlife Direct, une organisation de protection des animaux, a appelé les autorités à prendre leurs responsabilités et à expliquer ce qui s’était passé. « Des rhinocéros sont morts, nous devons le dire ouvertement quand ça arrive et pas une semaine ou un mois plus tard« , a-t-elle déclaré. « Quelque chose n’a pas marché et nous voulons savoir quoi »

Selon l’organisation Save the Rhinos,  on dénombre à ce jour  moins de 5.500 rhinocéros noirs dans le monde, vivant tous en Afrique, dont 750 vivent au Kenya

Thierry-Paul KALONJI

Conservation : Le célèbre pourfendeur du trafic d’ivoire, meurt poignardé au Kenya

L’expert de réputation mondiale du trafic d’ivoire, Esmond Martin, auteur de nombreux rapports luttant contre le braconnage des éléphants, a été tué à son domicile au Kenya, a annoncé lundi la police.

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Le géographe américain de 76 ans qui vivait depuis des décennies au Kenya, est décédé après avoir été poignardé au cou dimanche soir dans sa maison de Karen, une banlieue chic de Nairobi.

« La police a été appelée parce qu’il y avait une activité inhabituelle à sa maison de Karen, mais quand elle est arrivée elle n’a rien trouvé parce que la maison était fermée. On a retrouvé plus tard son corps avec des blessures à l’arme blanche et nous essayons d’établir qui l’a tué et pourquoi« , a déclaré le chef de la police de Nairobi, Japheth Koome.

Une enquête a été ouverte, a précisé M. Koome, qui a un peu plus tard annoncé l’arrestation dans l’après-midi de lundi de quatre personnes, sans donner aucun détail sur leur identité.

M. Martin concentrait son attention sur la partie demande du commerce illégal d’ivoire, étudiant en particulier le marché asiatique, en Chine, à Hong Kong, au Vietnam et au Laos.

Ses enquêtes, souvent co-écrites avec Lucy Vigne, ont contribué à la décision l’an passé de la Chine de fermer son marché légal de l’ivoire, selon Paula Kahumbu, la directrice de Wildlife Direct, une organisation de protection des animaux.

« Il était l’une des personnes les plus importantes s’efforçant de faire la lumière sur le commerce d’ivoire, en s’attaquant aux trafiquants eux-mêmes« , a-t-elle déclaré.

Iain Douglas-Hamilton, le fondateur de Save the Elephants, une organisation de protection des animaux qui a financé et publié plusieurs rapports de M. Martin au fil des années, l’a décrit comme « l’un des grands héros méconnus de la défense des animaux« .

« Il a souvent mené son travail méticuleux sur les marchés de l’ivoire et de la corne de rhinocéros dans les endroits les plus isolés et dangereux de la planète et avec des agendas si chargés qu’ils auraient épuisé un homme deux fois moins âgé que lui« , a-t-il ajouté.

M. Martin travaillait à un nouveau rapport touchant au rôle croissant de la Birmanie dans le trafic illégal d’animaux sauvages, quand il a été tué. Il n’était pas possible de déterminer immédiatement si sa mort est liée à son engagement.

« C’était mon ami depuis 45 ans et sa perte est un coup terrible, aussi bien personnellement que professionnellement« , a indiqué M. Douglas-Hamilton.

Le braconnage aurait coûté la vie à 110.000 éléphants sur la décennie écoulée, des organisations criminelles transnationales ayant pris en main le trafic d’ivoire.

Avec l’AFP

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Biodiversité : Les éléphants d’Afrique changent leurs habitudes pour survivre

Animés par l’instinct de survie, les éléphants d’Afrique change de comportement afin d’échapper aux braconniers. Finalement, ces pachydermes diurnes ont appris, à se déplacer et à se nourrir la nuit pour mieux se cacher le jour, révèle une étude de Save The Elephants, une organisation de protection des animaux et l’Université de Twente (Pays-Bas), publié ce 13 septembre 2017.

L’étude a consisté notamment à analyser les données recueillies sur 28 femelles et 32 mâles, tous équipés de colliers GPS entre 2002 et 2012 dans le Nord du Kenya. Les experts ont étudié la modification du comportement des éléphants face au danger représenté par les braconniers qui convoitent leurs défenses en ivoire.

Les scientifiques de Save The Elephants ont établi un ratio permettant de mesurer l’activité de l’animal la nuit par rapport à celle de jour. « Notre hypothèse est que le braconnage représente clairement un risque diurne« , expliquent-ils dans leur étude publiée dans Ecological Indicators.

« Cette étude montre la capacité de l’éléphant, le plus grand mammifère terrestre, à adapter son comportement pour sa sécurité« , souligne le fondateur de Save The Elephants Ian Douglas-Hamilton, co-auteur de l’étude. « Ces changements sont susceptibles d’avoir des conséquences sur sa stratégie pour se nourrir, se reproduire et survivre qu’on ne connaît pas pour le moment ».

Pendant la première période de cette étude, soit de 2002 à 2009, le niveau de braconnage était modéré. Tandis que la seconde, de 2010 à 2012, il était particulièrement élevé dans le nord du Kenya, révèlent les chercheurs.

Les analyses des données récoltées ont permis d’établir et confirmer que les éléphants bougeaient plus la nuit que le jour lorsque le niveau de braconnage était élevé, comme en 2010-2012, souligne l’étude.

Environ 30 000 éléphants sont tués chaque année en Afrique pour alimenter le trafic mondial d’ivoire, à destination principalement de la Chine et de l’Asie du Sud-Est.

 

Alfred NTUMBA

Kenya : la guerre de l’eau embrase la vallée du rift

La sécheresse qui s’abat sur le Kenya complique la vie et menace la cohabitation entre les communautés du lac artificiel Chesirimion situé au nord du Kenya à Baringo.

Dans cette région, il n’en reste qu’une flaque d’eau. Profond de 15 mètres, cet édifice construit il y a cinq ans devrait offrir à boire à 2 300 personnes et 107.000 têtes de bétails pour les 30 années à venir. Mission impossible pour ce lac du fait de la sécheresse qui strangule cette région qui n’a pas connu des pluies pendant un an.

Dans ce Nord du Kenya, rocailleux et aride, la pluie n’est pas tombée depuis une année, et cela a vidé ce lac de la quasi –totalité de ses réserves. D’autres réserves de la région ne sont remplies qu’au dixième de leur capacité. Il faut parcourir jusqu’à 20 kilomètres pour trouver de l’eau.

En pareilles situations c’est la vie qui devient intenable car la terre ne produit plus rien, et les bétails censés nourrir des personnes meurent par milliers. Rien que la semaine dernière, 5.000 chèvres ont été décimées.

Déjà placée en état de désastre naturel, la région de Baringo vit au rythme d’un village sans âme et sans ombre.
A cette détresse s’invite un conflit tribal opposant deux principaux groupes ethniques du comté à savoir, les Tugen et les Pokots. Ce conflit qui a déjà fait 30 morts est alimenté par la crise de l’eau qui sévit dans cette région. Fuyant la sécheresse, les pokots font descendre leurs troupeaux vers les points d’eau et les pâturages encore préservés de Tugen au sud. La destruction de fermes et de terres à laquelle se livrent les pokots chez les Tugens engendre des affrontements entre ces deux ethnies qui cohabitent et s’affrontent depuis le siècle.

Au Kenya, la sécheresse a ramené plusieurs dizaines d’années en arrière une région entière. Sur 3 millions de Kenyans, 700.000 habitants de Baringo subissent de plein fouet les conséquences des réchauffements climatiques et phénomène météorologique El niño. En rupture des stocks, les boutiques de la région ont fermé leurs portes. Pareil pour les écoles qui ne reçoivent plus d’élèves, faute des nourritures et d’eau pour le repas de midi.

Les élèves les plus tenaces qui tiennent à étudier, arrivent à l’école épuisés, car n’ayant pas dîné, ni pris un petit déjeuné. Les responsables d’établissement se voient dans l’obligation de le renvoyer en famille.

Cette région fait partie du comté le plus affecté par la hausse des températures. Celles-ci atteignent 40 degrés Celsius dès 10 heures.
TPK