Archives par mot-clé : Kinshasa

Forêt : Kinshasa et Brazzaville s’accordent pour promouvoir les tourbieres de la cuvette centrale

Le Ministre  de l’Environnement et développement  durable  de la RDC, Amy Ambatobe,  et son homologue  de la République du Congo,  Arlette Soudan  Nonault ont échangé  ce samedi  à  Kinshasa, sur la nécessité  de mettre en place une coordination pour la protection et la valorisation  des tourbières, recemment  découvertes par les scientifiques en RDC et au Congo Brazzaville. 

Poignet de mains entre les ministres de l’environnement de la RDC, Amy Ambatobe et du Congo Brazzaville,  Arlette Soudan Nonault, à Kinshasa. Photo Alfred NTUMBA /Environews

La séance de travail  qui a mis au tour de la table,  les experts  de deux Congo,  a permis à  ce derniers de planifier les actions conjointes à  mener pour la promotion de ces tourbières afin de les valoriser au profit des populations  et de la planète. Mais surtout, d’attirer des financements conséquents  pour la Continuer la lecture de Forêt : Kinshasa et Brazzaville s’accordent pour promouvoir les tourbieres de la cuvette centrale

Climat : Kinshasa va présenter sa candidature pour l’organisation de la COP27 en 2021

Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo pourrait abriter en 2021, la 27ème Conférence des parties sur le climat (COP27). L’annonce a été faite par le ministre congolais des Affaires étrangères, Shé Okitundu, lors de la soirée Climat organisée à Kinshasa, par l’Ambassade de France, ce mercredi 31 janvier.

Remise des instruments de ratification de l’accord de Paris sur le Climat au Secrétariat de CCNUCC à New York. (Photo, Olivier Mushiete).

« Nous présenterons bientôt la candidature de Kinshasa, à la Convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques, pour organiser la vingt-septième Conférence des parties sur le climat (COP27) en 2021 », a-t-il informé. Et d’ajouter que pour la RDC, « l’organisation de la COP27 à Kinshasa, donnera une impulsion forte à toutes les initiatives entreprises à l’échelle nationale en faveur de l’effort commun à réduire les causes globales de la déforestation et de la pauvreté ». Continuer la lecture de Climat : Kinshasa va présenter sa candidature pour l’organisation de la COP27 en 2021

Santé : 826 cas de choléra dont 32 décès enregistrés à Kinshasa

L’épidémie de choléra à Kinshasa est loin d’être maîtrisée. Malgré  les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires, 75 % de zones de santé, soit 26 sur 35 que compte la capitale  sont touchées par cette épidémie a révélé l’ONG Médecins Sans Frontière(MSF), lors d’un point de presse tenu à Kinshasa ce mercredi 24 janvier.

Séance de formation des agents du Ministère de la Santé publique à la lutte contre le choléra à Kinkole. (Photo, Serge Ntumba/Environews-RDC)

Selon le MSF, de novembre 2017 à 22 janvier 2018, 826 cas de choléra dont 32 décès ont été enregistrés sur l’ensemble de la ville de Kinshasa.

« Nous sommes intervenus avec une prise en charge clinique de patients. Et avons mise en place 10 points de réhydratation orale, la surveillance épidémiologique, la sensibilisation de la population et le service d’ambulances » a expliqué le docteur Jean Liyolongo, coordonnateur du Pool d’urgence Congo de MSF. « Nous sommes passé de 30 ou 40 cas par semaine en 2017 à 100 ou 300 cas la dernière semaine ». Continuer la lecture de Santé : 826 cas de choléra dont 32 décès enregistrés à Kinshasa

Phénomène naturel : B. Toirambe, « les pluies torrentielles du 4 janvier sont consécutives au changement climatique, mais les dégâts sont d’origine anthropique »

A en croire les données climatiques à la disposition du ministère de l’Environnement et Développement durable, le mois de janvier ne connait pas une forte pluviométrie il y a plusieurs années. La pluie qui a surpris Kinshasa le 4 janvier relève des changements climatiques. Mais les dégâts engendrés par celle-ci sont inhérents aux comportements de tout citoyen Kinois face au respect de l’environnement. C’est ce qu’a fustigé le Secrétaire général intérimaire de ce  ministère, Benjamin TOIRAMBE.

Benjamin Toirambe, Secrétaire général au Ministère de l’Environnement et Développement durable. (photo, Diams Diamonika – Envuronews)

Au moment où le pays s’apprêtait à commémorer la date du 4 janvier consacrée aux martyrs de l’indépendance, des pluies torrentielles se sont abattues sur la capitale congolaise, laissant la ville sans dessus ni dessous. Plus de 40 personnes ont perdu la vie, des milliers de maisons emportées, des érosions telles des plaies béantes, des routes et ponts coupées.

Plusieurs jours après, les débats sur ces catastrophes vont dans toutes les directions. Sur toutes les langues, l’heure est au Partage des responsabilités et mesures à prendre pour atténuer, si non enrayer cette colère météorologique.

La pression démographique que subit la ville de Kinshasa relègue en second plan les normes urbanistiques et environnementales. Bien que la loi stipule que les constructions sur les bassins versant et le long des rivières sont proscrites, les constructions anarchiques à Kinshasa se portent mieux qu’un poisson dans l’eau. Il ne suffit pas de mener une enquête d’expert pour se rendre compte des constructions faites sur les lits de rivières, et celles ayant rétréci les rues, empêchant ainsi les eaux de pluie à bien ruisseler.  « Dans ces catastrophes, le plus grand responsable est l’homme. L’homme congolais est ce qu’il est, si nous ne changeons pas notre comportement en faveur de l’environnement, nous serons confrontés à des catastrophes plus graves que celles que nous déplorons actuellement », a martelé Benjamin TOIRAMBE.

La vulnérabilité de la RDC aux changements climatiques est tributaire à la gouvernance environnementale. La gestion de déchets et l’apparition de certaines maladies en sont un cas d’école, a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, le Ministère de l’Environnement s’est concerté à l’interne pour voir dans quelle mesure il faudrait aider la ville de Kinshasa à sortir de la spirale d’inondations dans laquelle elle se trouve actuellement.

À en croire ce haut cadre du ministère,  le respect de l’environnement, le respect des normes urbanistiques et l’application de la loi foncière sont des solutions qui sauveront la ville Kinshasa.

Thierry-Paul KALONJI

Forêts : Le Bambou, une alternative au développement durable

Le bambou est une herbe, considéré comme prometteur pour l’Afrique dans la lutte contre le changement climatique, le développement des communautés et la régénération du sol.  Sa culture est peu développée en RDC, pourtant elle est une réponse à plusieurs problèmes auxquels font face les populations. C’est l’essentiel de la réunion d’échange d’informations organisée par la FAO avec les parties prenantes sur les opportunités de la culture du bambou et son programme nationale, ce 21 décembre, à Kinshasa.

« Les forêts de la RDC sont menacées par la déforestation, le bambou se révèle comme une alternative importante et écologique pour limiter la pression sur celles-ci, afin de répondre aux besoins de la population », a fait savoir Alexis Bonte, représentant de la FAO.

La culture du bambou en RDC  serait est une opportunité pour que le pays réponde à certains engagements pris au niveau inte Continuer la lecture de Forêts : Le Bambou, une alternative au développement durable

Energie : sensibilisation des journalistes sur l’utilisation des énergies renouvelables en RDC

Une dizaine de journalistes de Kinshasa ont pris part à un atelier de renforcement des capacités sur l’utilisation des énergies renouvelables, ce mardi 05 décembre à Kinshasa. Cet atelier organisé par la CORAP (Coalition des Ongs pour le suivi des reformes et l’action publique), avait pour but d’impliquer davantage les chevaliers de la plume dans la promotion des énergies renouvelables à travers leurs publications et reportages, afin de pousser les décideurs à inverser la courbe  de l’électrification de la République démocratique du Congo.

« Nous sommes dans une démarche de réalisation des activités prévues en rapport avec la promotion des énergies renouvelables dans notre pays. Nous voulons drainer les journalistes au tour de nous pour appuyer la campagne priorité énergie qui a été lancée le mois passé afin d’atteindre un nombre important de la population congolaise grâce à leurs publications et émissions », a précisé le Secrétaire technique de la CORAP, Emmanuel MUSUYU. Continuer la lecture de Energie : sensibilisation des journalistes sur l’utilisation des énergies renouvelables en RDC

Conservation : l’Union européenne peint le tableau de son engagement en RDC

C’est en présence des hommes d’affaire issus de différent secteurs et autres partenaires engagés dans la protection de l’environnement, que le chef de la délégation de l’Union européenne en RDC, Bart Ouvry,  a l’occasion de la réunion du cercle économique européenne, égrené les actions entreprises en faveur de la conservation de la nature et le succès obtenu pour attirer plus de touristes en République démocratique du Congo.Cette réunion tenue le 29 novembre à Kinshasa était entièrement axée sur la protection de l’environnement. La présence des différents intervenants suffisait pour comprendre combien cette rencontre était une tribune importante pour l’Union européenne qui est un acteur très engagé en faveur de l’environnement et de la conservation de la nature en RDC , de peindre le tableau de ses différentes réalisations.

En RDC, plus de 60 millions de personnes vivent dans ou à proximité des forêts. Une bonne gestion des parcs et autres aires protégées doit mettre l’homme au centre. Raison pour laquelle il est important Continuer la lecture de Conservation : l’Union européenne peint le tableau de son engagement en RDC

Climat : les promoteurs de projets congolais formés sur les exigences du Fonds vert pour le climat

Après la formation sur les finances climatiques, les standards fiduciaires internationaux et les normes environnementales sociales, c’est sans transition que la Coordination nationale du Fonds vert pour le climat a ouvert le vendredi 03 novembre dernier, un autre atelier de renforcement de capacité sur le développement et la mise en œuvre de projets et programmes bancables devant bénéficier des financements potentiels du Fonds vert.

Une vue de la ville de Kinshasa, prise depuis Brazzaville (Photo, Alfred Ntumba/Environews)

Si les débouchées de la première formation étaient  entre autre de permettre aux participants d’ acquérir la maîtrise des enjeux liés aux changements climatiques en RDC, et Continuer la lecture de Climat : les promoteurs de projets congolais formés sur les exigences du Fonds vert pour le climat

Conservation : Campagne de sensibilisation contre la consommation abusive de viande de brousse à Kinshasa

La Wildlife Conservation Society (WCS) va bientôt procéder au lancement de la campagne de sensibilisation de la population de Kinshasa et de Brazzaville, contre la consommation abusive de viande de brousse. Le Directeur pays de cette institution, Richard Key Tshombe, l’a révélé ce mardi 24 octobre, lors d’une interview accordée à Environews RDC, en marge de la 17ème réunion du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC) qui se tient à Douala au Cameroun.


A l’en croire, la première étape de cette campagne va consister à cartographier d’abord tous les flux de viande de brousse venant de l’intérieur du pays pour Kinshasa. « On va cartographier d’abord, tous les sites où le trafic de viande de brousse se fait. Notamment, les restaurants et les marchés pour déterminer les espèces qui y sont les plus vendues. En plus nous allons déterminer les acteurs, et les itinéraires afin de trouver la meilleure façon de lancer une campagne de sensibilisation pour changer les comportements des kinois ». A précisé Richard Tchombe. « Les gens se livrent à des pratiques qui ont un impact négatif sur la biodiversité par manque d’information. C’est que nous voulons c’est démontrer qu’il est possible de faire autre chose et subvenir aux besoins de la consommation ».

Des alternatives à cette problématique existent, et ont été testées en arrière-pays, où elles ont démontrés leur efficacité. Cependant, il y’a déficit d’information sur celles-ci, a affirmé le Directeur de WCS. « Il y’a de la viande de brousse qui vient de Kisangani, Mbandaka (dans le Parc de la Salonga), Monkoto et Bandundu pour alimenter Kinshasa qui reste la grande inconnue. Il y’a lieu de modifier l’amplitude. A Bukavu par exemple, nous avons un projet qui vulgarise l’élevage de cobayes. A titre personnel, je fais la culture de champignons. Il est possible de répliquer ces expériences à Kinshasa. Et nous allons procéder par des démonstrations », a-t-il déclaré.

Rappelons que le projet qui sera exécuté en RDC par la Wildlife Conservation Society s’inscrit dans le cadre d’un programme global financé à hauteur de 45 millions d’euros par la Commission européenne, pour une durée de 7 ans. Ce programme a été lancé à Rome le 10 octobre dernier. L’initiative vise à réduire la chasse non durable de la faune sauvage, à protéger la biodiversité et à améliorer la sécurité alimentaire. Il sera exécuté en Afrique, Caraïbes et Pacifique. Le partenariat aidera les pays à passer de la viande de brousse à des sources alternatives de protéines animales.

Depuis Douala, Alfred NTUMBA

Environnement : La RDC abritera le Fonds de l’économie verte en Afrique centrale

La République démocratique du Congo pourra abriter le FEVAC (Fonds de l’économie verte en Afrique centrale). Tandis que Brazzaville abritera le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo. C’est ce qui ressort des échangent entre experts, lors de la Conférence des ministres de l’Environnement de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Est. Cette annonce a été faite à Brazzaville, le mercredi, 04 octobre par Honoré Tabuna, Expert de la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale).

Ministre Congolais en charge de l’environnement, Amy Ambatobe saluant le Premier Ministre de la République du Congo, Clément Mouamba, lors de l’ouverture du segment de haut niveau de la Conférence des Ministre de l’environnement et des Finances de la CEEAC et CAE

Dans une interview accordée à ENVIRONEWS RDC, le Ministre congolais de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatombe a affirmé la détermination de son pays à abriter ce fonds, étant donné que la RDC occupe le ¾ des forêts du Bassin du Congo.

« Nous avons, en dehors du Fonds bleu pour le Bassin du Congo, le Fonds vert pour l’économie verte en Afrique Centrale, auquel la RDC a déjà financé à hauteur de 2 millions de dollars américains, et pour lequel nous nous battons pour que le siège soit abrité par la République démocratique du Congo », a-t-il informé.

La RDC est le premier pays à avoir contribué au FEVAC à hauteur de deux millions sur les trois millions de dollars américains convenus par les Etats, pour le démarrage de ce fonds.

Revenant sur la question de la ratification de l’Accord de Paris, Amy Ambatobe rassure que tout est mis en marche pour que cet acte institutionnel soit posé dans un plus bref délai. «  Le gouvernement de la République démocratique du Congo a bien endossé cela à travers le Conseil des ministres tenue le vendredi dernier. Et que le projet de ratification a été transmis à l’Assemblée nationale. Je crois que d’ici plus tard, 20 octobre, ce projet de loi va être ratifié », a-t-il déclaré.

Rappelons que le Fonds de l’économie verte en Afrique centrale a été créé et adopté à Kinshasa en octobre 2014, par les ministres de l’Economie et des Finances de la CEEAC. Il vise la promotion de la transformation structurelle du système de l’économie des ressources naturelles en général et celle du système de l’économie du bois en particulier.

Alfred NTUMBA