Archives par mot-clé : Kinshasa

Santé : En RDC, après doute et tergiversation, les congolais prennent en fin au sérieux le COVID-19

En RDC, moins de 24 heures ont suffi  pour faire basculer la perception des congolais sur le corona virus. Jusque dans la matinée du 18 mars où le pays ne  dénombrait que sept cas confirmés, c’est avec une légèreté presque criante que Kinshasa balayait d’un revers de la main cette nouvelle, tout en taxant les autorités d’affairisme.  Vers midi,  le ministre de la santé Eteni Longondo annoncera que le pays venait d’enregistrer sept nouveaux cas, portant ainsi à quatorze le nombre total des cas confirmés. Sans transition, c’est tout le pays qui est en émoi, et reste suspendu à l’adresse  du Chef de l’Etat, pour prendre connaissance des mesures arrêtées par le gouvernement pour limiter la propagation de ce virus  qui  continue sa course effrénée et sinistre à travers le monde.

Ce 19 mars, c’est sur une ville de Kinshasa un peu différente de celle des jours passés que le soleil s’est levé. Une ville dans laquelle le COVID-19 a fini par s’être bien fait comprendre après avoir contaminé quatorze personnes. Une situation sans doute relative aux mesures annoncées par le président de la République dans la dernière nuit.

L’augmentation du nombre de personnes portant l masques et gants,   et de celles qui  débattent sur le corona virus, en dit un peu long sur la considération  de la menace par les congolais.

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Coronavirus : RDC, malgré 4  cas confirmés,  les congolais oscillent   entre réalité et affairisme

En République démocratique du Congo, précisément dans la capitale, l’annonce  par les autorités de la présence du Corona virus peine à convaincre les Kinois qui accusent le ministre de la santé Eteni Longondo d’affairisme.  Pour des nombreux Congolais, la gestion de la dernière épidémie d’Ebola, qui a poussé le Chef de l’Etat à prendre lui-même les choses en main renforce leur conviction.   Avec quatre  cas confirmés et plus de 600 personnes ayant été en contact avec ces sujets infectés, la situation risque de s’aggraver si la population continue de faire la sourde oreille aux différents messages relatifs aux normes d’hygiène et conduite à adopter pour arrêter la propagation de cette pandémie qui a  déjà fait plus de 7 000 morts à travers le monde, laissant ainsi impuissants et terrifiés les pays développés et pauvres.

Découvert en Chine en 2019, le corona virus a fait plus de 3 000 morts et contaminé plus 80 000 personnes dans ce pays considéré comme l’épicentre de l’épidémie. C’est à partir du  19 février que trois pays notamment la Corée du Sud, l’Italie et l’Iran ont enregistré une hausse  étonnante du nombre de cas sur leurs territoires. Depuis, la maladie a calmement poursuivi son chemin, en s’installant dans plus de 80 pays à travers le monde. Face à cette vitesse de propagation, l’OMS n’a pas tardé à déclarer le COVID-19 une pandémie. A ce jour, l’Italie semble dépassée par cette épidémie qui ne cesse d’allonger son nécrologe. Plusieurs grandes villes à travers le monde tournent désormais au ralenti. Des championnats de football suspendus, des écoles fermées, des rassemblements interdits, des confinements imposés, des vols en provenance de pays touchés interdits, des frontières fermées, telles sont autant de mesures prises par certains pays pour contrôler l’épidémie, malheureusement en RDC, la vie suit son cours normal, comme-ci le pays était sur une planète autre que celle qui ploie sous le corona virus.

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Salubrité : Usage et détention des sachets plastiques  à Kinshasa, Ngobila instaure des amendes allant jusqu’à 50 millions des francs congolais

Dans un communiqué publié le 27 février, le gouverneur de la ville province de Kinshasa Gentiny Ngobila a décidé de passer à la vitesse supérieure dans la lutte contre l’insalubrité, en interdisant l’usage des sachets plastiques sur toute l’étendue de sa  juridiction. Désormais, l’utilisation  et la détention des sachets plastiques non  biodégradables à Kinshasa seront passibles d’une amende allant de 10 mille à 50 millions des francs congolais.

C’est dans le but de combattre le roi sachet qui depuis plusieurs décennies ne cesse de saper les opérations de l’assainissement à Kinshasa  que Gentiny Nngobila part en guerre contre ces petits sacs qui jonchent la quasi-totalité de la ville

«  La ville de Kinshasa fait face à un épineux problème  d’envahissement de ses rues, cours d’eau  et caniveaux des sachets plastiques, rendant ainsi l’environnement insalubre », peut-on lire dans ce communiqué. Continuer la lecture de Salubrité : Usage et détention des sachets plastiques  à Kinshasa, Ngobila instaure des amendes allant jusqu’à 50 millions des francs congolais

Salubrité : Kinshasa Bopeto, les kinois résistent au mot d’ordre de Ngobila

La journée du samedi 30 novembre a été déclaré journée Kinshasa Bopeto sur l’ensemble de la ville de Kinshasa par le gouverneur de la ville, Gentiny Ngobila Mbaka. Selon le communiqué publié par l’Hôtel de Ville de Kinshasa, chaque kinois devrait procéder au travail d’intérêt commun afin d’assainir les places publiques et les devantures de parcelles. Malheureusement pour cette nouvel appel, les kinois n’ont pas montre leur empressement à adhérer à l’idée.

C’est une véritable résistance des kinois qui, lors de la première journée Kinshasa Bopeto lancée avec pompe, se sont vu trahis par des promesses non accomplies par l’autorité urbaine.

« Qu’ont-ils fait des déchets que nous avons collectés lors de la première journée ? Regardez, ils sont là. Et aujourd’hui, nous demander de faire encore le même travail, c’est de la perte du temps », s’indigne Armand Kembo, jeune du quartier Salongo à Limete. Continuer la lecture de Salubrité : Kinshasa Bopeto, les kinois résistent au mot d’ordre de Ngobila

Inondations : Et si l’on prévenait le pire à Kinshasa, que de venir en aide?

Kinshasa, Capitale de la République démocratique du Congo fait parler d’elle ce dernier temps, surtout à cause de son urbanisation et de la gestion des déchets pointés du doigt comme principale cause des inondations mortelles qui endeuillent les kinois, avec un lourd bilan de plus de 40 morts enregistrés ce mercredi 26 novembre 2019. Cette ville a été conçue pour abriter 400 mille personnes, dans les années soixante. Aujourd’hui, la capitale congolaise est habitée par près de 15 millions d’âmes, mais les infrastructures n’ont pas suivi non plus.

Une vue de la ville de Kinshasa, prise depuis Brazzaville (Photo, Alfred Ntumba/Environews)

Le peu d’infrastructures laissées par le colonisateur sont totalement vétustes. Des communes et quartiers entiers sont sortis de terre, par la volonté des autorités qui ont distribué ou vendu des lopins de terres à ce qui en voulaient. Parfois, même sans tenir compte de conséquences qui pouvaient advenir.

A Kinshasa, plusieurs avenues manquent des caniveaux, et des quartiers entiers manquent de collecteurs.

Les nouveaux riches et le boom immobilier

Kinshasa reste caractérisée par les excès. Des excès tintés de démagogie qui définit ceux qui occupent de postes dans l’arène politique. Aussitôt nommé ministre, général ou encore mandataire, le premier reflexe du nouveau riche est de se tailler la part du lion quel qu’en soit les conséquences. A tout prix, il faut avoir une parcelle, même à des endroits strictement interdits de construction.

C’est à Kinshasa où l’on peut trouver un général couper en deux une avenue pour construire sa maison. Plusieurs avenues de Limete sont victimes de cette pratique qui jusque là n’a jamais été condamnée à quelque niveau que ce soit. Continuer la lecture de Inondations : Et si l’on prévenait le pire à Kinshasa, que de venir en aide?

Kinshasa : La colère de la pluie fait un bilan provisoire de 40 morts

La pluie torrentielle qui s’est abattue sur la ville de Kinshasa la nuit du 25 au 26 laisse derrière elle des dégâts importants et d’énormes pertes en vies humaines. Presque le deux quart de la capitale congolaise est frappé par des inondations. Le bilan provisoire est très lourd, soit environ 40 morts. Une situation qui fait suite aux facteurs surtout liés à la mauvaise urbanisation et le manque d’une vraie politique de prévention.

La route de l’université, la principale artère qui mène vers l’Université de Kinshasa est coupée en deux parties à hauteur de Livulu. L’érosion a sur son passage emporté des maisons et autres lotis.

Si à ce stade le bilan en perte humaine fait état de 40 morts sur la ville,  (17 morts enregistré dans la Commune de Mont Ngafula, 15 à Lemba, 2 à Makala et 1 Limete, selon la Radio Top Congo), la situation risque de s’empirer au regard du niveau de débordement des eaux dans plusieurs quartiers de la capitale.

Faiblesse institutionnelle

Inondations au quartier Funa à Limete.

La ville de Kinshasa est l’une de plus anarchiques que connaît la République démocratique du Congo. Cette mégalopole de plus de 15 millions d’âmes ne dispose presque pas d’un plan d’aménagement bien structuré. A Kinshasa, tout le monde construit où il veut et comme il veut, cela sous le regard impuissant des autorités. Continuer la lecture de Kinshasa : La colère de la pluie fait un bilan provisoire de 40 morts

Conservation : La diminution des éléphants a freiné dans certaines aires protèges de la RDC

Depuis maintenant deux ans, la diminution des populations des éléphants dans certaines airées protégées de la République démocratique du Congo a freiné. Dans les parcs nationaux de la Garamba, Virunga et Salonga, qui jadis étaient considérés comme le bastion des braconniers, le massacre des éléphants connaît une diminution grâce aux efforts des différents bailleurs de fonds qui interviennent techniquement et financièrement dans ces parcs.

Les elphants dans le Parc national de la Garamba en RDC.

Bien que la situation semble s’améliorer, les menaces restent tout de même permanentes, comme le souligne l’alerte lancée récemment par le Fonds mondial pour l’environnement (WWF).

« La situation est très préoccupante pas seulement pour l’éléphant. Nombreux animaux sauvages sont gravement menacés par le braconnage généralisé », a déclaré Arnauld Jacques de Dixmude, chef de section Environnement et Agriculture à la Délégation de l’UE à Kinshasa. « Je veux croire que dans 2O ans l’espèce n’aura pas complètement disparu, dans les meilleurs de cas, elle subsistera dans quelques sanctuaires jalousement protégés, si la tendance actuelle n’est pas renversée ».

La question de la conservation de la biodiversité reste un enjeu crucial pour l’’Union européenne.  A travers le Fonds européen de Développement, cette institution intervient financièrement en Afrique Centrale et plus particulièrement en République démocratique du Congo. Continuer la lecture de Conservation : La diminution des éléphants a freiné dans certaines aires protèges de la RDC

Salubrité : Eric Ndilu, « le projet Kinshasa Bopeto devrait commencer par quantifier les déchets »

Depuis le lancement de Kinshasa Bopeto, programme d’actions du gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, plusieurs scientifiques ne cessent d’émettre leurs idées sur ce que devrai être réellement ce programme qui selon son concepteur, se veut une philosophie et un mode de vie des kinois. Se livrant à cœur ouvert au icro d’ENVIRONEWS TV, Eric Ndilu Kimasala, spécialiste en génie de l’assainissement invite l’autorité urbaine à reconfigurer sa vision tout en y intégrant une bonne dose de la réalité de terrain.

Eric Ndilu, expert en génie de l’assainissement.

Ce scientifique sans jeter tout en bloque, pense quant à lui que dans un cadre scientifique de la question d’assainissement de la ville de Kinshasa, le programme Kinshasa Bopeto qui vise à passer inéluctablement par un réel changement de mentalité doit prendre en compte la quantification rigoureuse et minutieuse des déchets produits chaque jour dans la ville.

« Cette quantification permettra de connaitre en moyenne ce qu’un kinois produit comme déchets dans la ville et à faire des analyses physico-chimiques de ces déchets. Les analyses serviront à orienter les différents déchets récoltés aux filières spécialisées pour leur traitement. Cette démarche va permettre à scinder la quantité des déchets non biodégradables et biodégradables »,a-t-il rapporté. Continuer la lecture de Salubrité : Eric Ndilu, « le projet Kinshasa Bopeto devrait commencer par quantifier les déchets »

Kinshasa : Francis Huseni, « La situation géographique favorise les inondations à Kinshasa »

Les inondations meurtrières qui sévissent à Kinshasa depuis la reprise de la saison de pluie n’ont pas manqué d’attirer l’attention des observateurs. Pour mieux comprendre ce phénomène qui prend de plus en plus des proportions inquiétantes dans la capitale congolaise, Francis Huseni a essayé d’expliquer ces causes, qui pour lui sont à la fois naturelles et anthropiques. Naturelles du fait que la ville de Kinshasa présente un relief essentiellement composé des colline et pleine. Et, anthropiques à cause des constructions anarchiques qui pullulent dans la ville.

Francis Huseni, Président de l’OGEC, lors du tournage de l’émission Invité du Weekend à Kinshasa.

« Quand on observe le relief de la ville de Kinshasa, elle se présente sous forme d’un vase. Dans la périphérie ce sont des communes montagneuse : Kinsenso, Lemba, Ngaliema, mont Ngafula et autres. Et de l’autre coté ce sont des communes (basses) : Bandalungwa, Gombe, Lingwala, Limete Etc. Quand il plait, toutes les eaux de pluie ont tendance à charrier les déchets et le sable vers le fleuve. Au fil du temps, il s’est créé un phénomène de réduction de lits de cours d’eau. Comme le niveau monte, et que les cours d’eau n’ont plus la capacité de gérer les eaux, il se pose ainsi le problème de drainage, et débordement qui provoquent ces inondations », a-t-il révélé.

Le spectacle désolant qu’offre les eaux de pluie sur le boulevard du 30 juin, une artère symbolique dont le nom renvoi à l’indépendance de la RDC, devrait interpeler les décideurs afin d’y apporter rapidement une solution efficace, pense l’invité du Weekend. Continuer la lecture de Kinshasa : Francis Huseni, « La situation géographique favorise les inondations à Kinshasa »

Salubrité : Kinshasa Bopeto, bientôt un numéro vert pour l’évacuation des déchets

Ce sera la première innovation parmi tant d’autres dans le système intégré de gestion des déchets produits à Kinshasa. Il s’agit de la mise en place d’un Call center et d’un numéro vert devant faciliter la communication entre les communes, les quartiers, les rues et la Coordination de Kinshasa Bopeto. Cette information a été rendue publique par le directeur général de la RASKIN (Régie d’Assainissement de Kinshasa), Tim Muding, dans une interview accordée à Environews TV, ce jeudi 24 octobre.

Tim Muding, directeur général de la RASKIN (Régie d’Assainissement de Kinshasa).

« C’est un Call center qui va fonctionner 24h/24. Nous allons commencer à recevoir les appels des communes, des quartiers et de la population. Aujourd’hui les kinois ont compris que la saleté n’est pas bonne, et qu’il faut lutter contre ça. Nous sommes là pour les accompagner », a-t-il indiqué.

Réagissant à notre publication du mercredi 23 octobre 2019, dans laquelle notre rédaction avait fait mention de la déception des kinois quant à l’évacuation des déchets, le DG de la RASKIN a tenu à préciser que depuis le lancement de l’opération Kinshasa Bopeto, tout est mis en marche pour évacuer progressivement tous les déchets entassés ou stockés dans les rues et quartiers de la ville. Continuer la lecture de Salubrité : Kinshasa Bopeto, bientôt un numéro vert pour l’évacuation des déchets