Archives par mot-clé : Kinshasa

Kinshasa : les activés humaines au cœur de la pollution des rivières

Les rivières et d’autres cours d’eaux sont devenus des véritables dépotoirs d’immondices à Kinshasa. Les eaux de la capitale congolaise, sont confrontées à une multitude de menaces provoquées  principalement par les activités de l’homme.

« Les polluants viennent principalement des ménages, mais également des industries. Les eaux usées et les déchets de nos usines ou les déchets ménagers sont directement et indirectement canalisés dans les rivières. C’est-à-dire qu’à partir de l’usine, les eaux usées sont directement dirigées vers les rivières, soit les usines déversent leurs déchets dans les caniveaux et ceux-ci les ramènent vers les rivières », a déclaré Steve Bondo Emmanuel.

 A l’en croire, près de 80 % des populations habitants le long des rivières déversent directement ou indirectement leurs déchets sanitaires dans les rivières. Ces eaux contaminées sont responsable des situations précaires. Continuer la lecture de Kinshasa : les activés humaines au cœur de la pollution des rivières

Santé : Sensibilisation des kinois sur l’hygiène des mains.

Un soin propre est un soin plus sûr, dit-on.  En marge de la Journée mondiale de l’hygiène des mains célébrée le 5 mai de chaque année. Pour cette année, le thème retenu est, «c’est entre vos mains, prévenez l’état septique lié aux soins». Le bureau de l’Organisation mondiale de la Santé en RDC a saisi cette occasion pour sensibiliser la population kinoise sur l’hygiène des mains, lors d’un atelier organisé à l’attention des journalistes à Kinshasa.

«Nous venons encourager l’engagement des médias à suivre cette journée de sensibilisation sur l’hygiène des mains. Nous profitons de rappeler le rôle des journalistes dans cette campagne de sensibilisation pour aider à ce que le lavage des mains qui est un geste fondamentale devienne une habitude pour les populations. l’importance de l’hygiène des mains n’est plus à démontrer car ce petit geste peut sauver des millions de vies. La plupart des maladies diarrhéiques endémiques dans la région sont dues au manque de ce petit geste», a déclaré le représentant de l’OMS, Dr Allarangar Yokouidé, en précisant que la population devrait s’impliquer dans cette démarche pour éviter certaines maladies.

«Pour arriver à contrôler les infections, les stratégies veulent que l’on évite la transmission des germes par ci, par là. A travers cette journée nous voulons interpeller tout un chacun sur l’importance de l’hygiène des mains . Cela stipule un lavage des mains avec de l’eau propre», à fait savoir Dr Prosper Djiguimdé de l’OMS.

Cette activité organisée à l’intention des chevaliers de la plume, a été une occasion pour l’OMS de lancer sa campagne annuelle de l’hygiène des mains  intitulée «Save lives».  Elle devra contribuer largement à la promotion des pratiques appropriées pour prévenir et contrôler des infections.

Jennifer LABARRE.

Conservation : Deux pointes d’ivoires saisis à Kinshasa

La police nationale congolaise, Commissariat provinciale de Kinshasa a arrêté deux trafiquants d’ivoires, ce lundi 26 mars, à Kinshasa. Lors de cette opération menée en collaboration avec l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), deux pointes d’ivoires et une queue d’éléphant dissimulés dans un sac, ont été saisis. 

Les présumés trafiquants arrêtés pour la détention d’une espèce intégralement protégée ont été auditionnées le même jour au commissariat Provincial de la ville de Kinshasa. Ils devront comparaitre devant la justice congolaise, et ils risquent une peine allant d’un an à 10 ans de prison et d’une amande de cinq à vingt millions de francs congolais, conformément à la loi n°14/003 du 11 février 2014 relative à la conservation de la nature.

Cette opération coup de poing a été rendue possible grâce à la collaboration entre la Police, l’ICCN et les autorités judiciaire de la ville de Kinshasa avec l’aide de WWF et de l’USAID.

BIATI BONGONGO Youvanie

Brazzaville : Début des travaux de la 3ème réunion de l’Initiative mondiale sur les tourbières

Brazzaville accueille depuis ce mercredi 21 mars,  la 3ème réunion de l’Initiative mondiale sur les tourbières. Durant deux jours, le segment technique de cette conférence va s’atteler sur les connaissances techniques, les outils et approches pour la surveillance des tourbières, les facteurs contribuant à leur dégradation, l’inter relation entre l’hydrologie, les forêts et les sols dans les zones couvertes par les tourbières, l’évaluation des stocks de carbone et scenarios futurs résultant du développement industriel et tant d’autres actions susceptibles d’aider à la conservations de ces espaces importants.

Lancement des travaux du segment technique de la 3ème réunion de l’IMT à Brazzaville. (Crédit photo, Raoul Siemeni- RECEIAC)

Pour Arlette SOUDAN-NONAULT, Ministre du Tourisme et de l’Environnement de la République du Congo, les tourbières de la cuvette centrale méritent d’être connues à fond afin de mieux garantir leur gestion. Continuer la lecture de Brazzaville : Début des travaux de la 3ème réunion de l’Initiative mondiale sur les tourbières

Pénurie d’eau : l’approvisionnement en eau à Kindele, un véritable chemin de croix

Nous sommes au trafic de l’Université de Kinshasa, sous un soleil accablant avec une chaleur de plus de trente degré, nous croisons Lili, une femme âgée d’une quarantaine révolue. Robe orange, cheveux ébouriffés, elle a quatre bidons jaunes ayant chacun une capacité de 25 litres.

Avec ses bidons, Lyly est à la recherche de l’eau pour les besoins de sa famille. Habitant l’arrêt mabanga dans le quartier Kindele à Mont-ngafula, elle a parcouru une distance de près de 3 Kilomètre jusqu’ici à l’UNIKIN pour s’approvisionner en eau.

« C’est à ça que se résume notre vie ici à kindele. Nous parcourons de très longues distances pour avoir de l’eau. Moi, je fais en moyenne quatre tours par jour. On se demande si par qui sommes-nous administrés  car cette souffrance devient insoutenable», s’interroge Lyly, visiblement épuisée. Continuer la lecture de Pénurie d’eau : l’approvisionnement en eau à Kindele, un véritable chemin de croix

Forêt : Kinshasa et Brazzaville s’accordent pour promouvoir les tourbieres de la cuvette centrale

Le Ministre  de l’Environnement et développement  durable  de la RDC, Amy Ambatobe,  et son homologue  de la République du Congo,  Arlette Soudan  Nonault ont échangé  ce samedi  à  Kinshasa, sur la nécessité  de mettre en place une coordination pour la protection et la valorisation  des tourbières, recemment  découvertes par les scientifiques en RDC et au Congo Brazzaville. 

Poignet de mains entre les ministres de l’environnement de la RDC, Amy Ambatobe et du Congo Brazzaville,  Arlette Soudan Nonault, à Kinshasa. Photo Alfred NTUMBA /Environews

La séance de travail  qui a mis au tour de la table,  les experts  de deux Congo,  a permis à  ce derniers de planifier les actions conjointes à  mener pour la promotion de ces tourbières afin de les valoriser au profit des populations  et de la planète. Mais surtout, d’attirer des financements conséquents  pour la Continuer la lecture de Forêt : Kinshasa et Brazzaville s’accordent pour promouvoir les tourbieres de la cuvette centrale

Climat : Kinshasa va présenter sa candidature pour l’organisation de la COP27 en 2021

Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo pourrait abriter en 2021, la 27ème Conférence des parties sur le climat (COP27). L’annonce a été faite par le ministre congolais des Affaires étrangères, Shé Okitundu, lors de la soirée Climat organisée à Kinshasa, par l’Ambassade de France, ce mercredi 31 janvier.

Remise des instruments de ratification de l’accord de Paris sur le Climat au Secrétariat de CCNUCC à New York. (Photo, Olivier Mushiete).

« Nous présenterons bientôt la candidature de Kinshasa, à la Convention-cadre des nations unies sur les changements climatiques, pour organiser la vingt-septième Conférence des parties sur le climat (COP27) en 2021 », a-t-il informé. Et d’ajouter que pour la RDC, « l’organisation de la COP27 à Kinshasa, donnera une impulsion forte à toutes les initiatives entreprises à l’échelle nationale en faveur de l’effort commun à réduire les causes globales de la déforestation et de la pauvreté ». Continuer la lecture de Climat : Kinshasa va présenter sa candidature pour l’organisation de la COP27 en 2021

Santé : 826 cas de choléra dont 32 décès enregistrés à Kinshasa

L’épidémie de choléra à Kinshasa est loin d’être maîtrisée. Malgré  les efforts consentis par le gouvernement et ses partenaires, 75 % de zones de santé, soit 26 sur 35 que compte la capitale  sont touchées par cette épidémie a révélé l’ONG Médecins Sans Frontière(MSF), lors d’un point de presse tenu à Kinshasa ce mercredi 24 janvier.

Séance de formation des agents du Ministère de la Santé publique à la lutte contre le choléra à Kinkole. (Photo, Serge Ntumba/Environews-RDC)

Selon le MSF, de novembre 2017 à 22 janvier 2018, 826 cas de choléra dont 32 décès ont été enregistrés sur l’ensemble de la ville de Kinshasa.

« Nous sommes intervenus avec une prise en charge clinique de patients. Et avons mise en place 10 points de réhydratation orale, la surveillance épidémiologique, la sensibilisation de la population et le service d’ambulances » a expliqué le docteur Jean Liyolongo, coordonnateur du Pool d’urgence Congo de MSF. « Nous sommes passé de 30 ou 40 cas par semaine en 2017 à 100 ou 300 cas la dernière semaine ». Continuer la lecture de Santé : 826 cas de choléra dont 32 décès enregistrés à Kinshasa

Phénomène naturel : B. Toirambe, « les pluies torrentielles du 4 janvier sont consécutives au changement climatique, mais les dégâts sont d’origine anthropique »

A en croire les données climatiques à la disposition du ministère de l’Environnement et Développement durable, le mois de janvier ne connait pas une forte pluviométrie il y a plusieurs années. La pluie qui a surpris Kinshasa le 4 janvier relève des changements climatiques. Mais les dégâts engendrés par celle-ci sont inhérents aux comportements de tout citoyen Kinois face au respect de l’environnement. C’est ce qu’a fustigé le Secrétaire général intérimaire de ce  ministère, Benjamin TOIRAMBE.

Benjamin Toirambe, Secrétaire général au Ministère de l’Environnement et Développement durable. (photo, Diams Diamonika – Envuronews)

Au moment où le pays s’apprêtait à commémorer la date du 4 janvier consacrée aux martyrs de l’indépendance, des pluies torrentielles se sont abattues sur la capitale congolaise, laissant la ville sans dessus ni dessous. Plus de 40 personnes ont perdu la vie, des milliers de maisons emportées, des érosions telles des plaies béantes, des routes et ponts coupées.

Plusieurs jours après, les débats sur ces catastrophes vont dans toutes les directions. Sur toutes les langues, l’heure est au Partage des responsabilités et mesures à prendre pour atténuer, si non enrayer cette colère météorologique.

La pression démographique que subit la ville de Kinshasa relègue en second plan les normes urbanistiques et environnementales. Bien que la loi stipule que les constructions sur les bassins versant et le long des rivières sont proscrites, les constructions anarchiques à Kinshasa se portent mieux qu’un poisson dans l’eau. Il ne suffit pas de mener une enquête d’expert pour se rendre compte des constructions faites sur les lits de rivières, et celles ayant rétréci les rues, empêchant ainsi les eaux de pluie à bien ruisseler.  « Dans ces catastrophes, le plus grand responsable est l’homme. L’homme congolais est ce qu’il est, si nous ne changeons pas notre comportement en faveur de l’environnement, nous serons confrontés à des catastrophes plus graves que celles que nous déplorons actuellement », a martelé Benjamin TOIRAMBE.

La vulnérabilité de la RDC aux changements climatiques est tributaire à la gouvernance environnementale. La gestion de déchets et l’apparition de certaines maladies en sont un cas d’école, a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, le Ministère de l’Environnement s’est concerté à l’interne pour voir dans quelle mesure il faudrait aider la ville de Kinshasa à sortir de la spirale d’inondations dans laquelle elle se trouve actuellement.

À en croire ce haut cadre du ministère,  le respect de l’environnement, le respect des normes urbanistiques et l’application de la loi foncière sont des solutions qui sauveront la ville Kinshasa.

Thierry-Paul KALONJI

Forêts : Le Bambou, une alternative au développement durable

Le bambou est une herbe, considéré comme prometteur pour l’Afrique dans la lutte contre le changement climatique, le développement des communautés et la régénération du sol.  Sa culture est peu développée en RDC, pourtant elle est une réponse à plusieurs problèmes auxquels font face les populations. C’est l’essentiel de la réunion d’échange d’informations organisée par la FAO avec les parties prenantes sur les opportunités de la culture du bambou et son programme nationale, ce 21 décembre, à Kinshasa.

« Les forêts de la RDC sont menacées par la déforestation, le bambou se révèle comme une alternative importante et écologique pour limiter la pression sur celles-ci, afin de répondre aux besoins de la population », a fait savoir Alexis Bonte, représentant de la FAO.

La culture du bambou en RDC  serait est une opportunité pour que le pays réponde à certains engagements pris au niveau inte Continuer la lecture de Forêts : Le Bambou, une alternative au développement durable