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Santé : ISTM Kinshasa lance la 3ème édition des journées scientifiques

L’Institut Supérieur des techniques médicales (ISTM) a organisé la 3ème édition des journées scientifiques, ce vendredi 17 mars à Kinshasa.Ces ateliers qui ont réuni plusieurs acteurs du monde scientifique venus de Kinshasa et des provinces de la République démocratique du Congo, a pour objectif entre autres, d’adopter des stratégies pour lutter efficacement contre les maladies épidémiologiques les plus récurrentes en RDC.

Cette 3ème édition axée sur  la santé et le développement, s’est voulue​ un cadre d’échanges fructueux à travers lequel les participants doivent dénicher les véritables causes qui président à la résurgence des épidémies dans le pays.  » Nous mettons ici l’accent sur la santé qui est la clé du développement des populations. Le domaine de la recherche exige aujourd’hui une multidisciplinarité. Partant des expériences antérieures, nous avons invités toute la crème scientifique à la réfléxion sur les stratégies de lutte contre ces pathologies « , a déclaré, le Directeur Générale de L’ISTM-Kinshasa, Professeur Mpona-Minga, qui par la même occasion invite la population à une réelle prise de conscience.    » Pour lutter efficacement contre ces pathologies, il faut que la population développe la culture de l’assainissement de son milieu de vie. J’en appelle aussi à la responsabilité des médias à vulgariser sur ce sujet pour un changement de comportement et au Gouvernement aussi de faire la part qui est sienne « ,  a-t-il insisté.

Ces travaux scientifiques permettent à L’ISTM Kinshasa de s’ouvrir au monde et apporter sa contribution au développement de la société.  » Nous savons tous que la RDC avec ses différents problèmes de guerre et de crise politique impactent les conditions de vie des populations, leurs santé et leurs développements, mais nous ne devons pas restés inertes face à cette réalité. Nous devons changer d’habitude face à cette situation déplorable et se prendre en charge, il ne faut pas seulement attendre le gouvernement « , à martelé la Directrice de l’Institut supérieur en sciences infirmières (ISSI), Marcia Restiffe.

Jennifer Labarre

Salubrité : les eaux stagnantes, une beauté sauvage de Kinshasa la belle

A Kinshasa, l’on ne peut traverser d’une avenue à l’autre sans se livrer au saute-mouton. Kinshasa la belle enjoint à ses habitants une nouvelle discipline sportive et ludique. Presque les ¾ des avenues de la capitale congolaise disposent des étendues d’eaux stagnantes. Effet de mode ou l’expression de l’incapacité de l’autorité urbaine à gérer cette mégalopole de plus de 10 millions d’habitants ? La question méritant son pesant d’or.

Une cure d’étang artificiel au croisement des avenues Croix-Rouge et Luambo Makiadi (Photo – Désiré Wembolowa/Environews)

De plus en plus les kinois s’habituent à faire ménage avec les eaux stagnantes qui d’office constituent leurs environnement direct, ce, malgré leurs odeurs nauséabondes et les maladies hydriques qu’elles provoquent.

Certaines étendues d’eaux ont déjà totalisé plus de 4 ans d’existence dans quelques quartiers de la ville. L’avenue Wangata dans la Commune de Kinshasa et l’avenue Bokassa qui sépare la commune Barumbu et celle de Kinshasa en ont une parfaite illustration.

Dépourvus de moyens nécessaires pour lutter efficacement contre ces eaux salles et polluées, les habitants de Kinshasa s’en remettent aux autorités communales et urbaines. Baba Osomba habite l’avenue Kitega depuis les années 80. Il se souvient de la beauté de l’avenue Bokassa, débaptisée aujourd’hui du nom de Lwambo Makiadi, célèbre artiste musicien congolais mort il y’a une dizaine d’année. « A l’époque du Zaïre, l’avenue Bokassa faisait la beauté de la ville. C’est presque tout le monde qui voulait habiter le long de cette artère. C’est dommage  qu’aujourd’hui, la belle Bokassa soit transformée en dépotoir d’immondices », s’inquiète-t-il.

Considérée comme la porte d’accès au Marché central, l’Avenue Lwambo Makiadi connait depuis 2012, un état de délabrement très avancée surtout à son croisement avec les avenues Kitega, Nyaza, Luapula et Croix-Rouge. Un véritable manque à gagner sur le plan économique pour les commerçants.

Responsabilités partagées

Les dirigeants et les dirigés ont tous une part de responsabilité dans cette situation désastreuse, explique l’Ingénieur en environnement, Tati Inyanga. Pour lui, le plus grand problème est celui de l’urbanisme, et l’impunité. «  Les dernières décennies sont marquées par les développement infrastructurelle de la ville de Kinshasa. Malheureusement ce développement se fait de manière anarchique et incontrôlée. Les eaux stagnantes et la dévastation des routes ne sont que la résultante de la mauvaise gestion de la ville », a-t-il précisé.

Le développement urbain de Kinshasa mérite d’être revu avec un regard sur la durée et non sur le résultat pense de son coté, Alfred Ntumba, Journaliste spécialiste des questions environnementales à Environews-RDC. « Le développement d’une ville qui n’a pas pris en compte les études d’impacts environnementaux et le respect des normes urbanistiques a démontré ses limites. Il n’est pas encore tard de repenser notre ville. Il revient aux autorités de Kinshasa de prendre réellement en considération la dimensions environnementale dans leurs différentes politiques de développement de la ville de Kinshasa », a-t-il insinué.

Outres les responsabilités pendantes des autorités urbaines, la population de Kinshasa elle-même est un mal qui impose une thérapie de choc. Le manque de civisme mine les efforts tant soient peu conjugués par le gouvernement de Kinshasa. «Il n’est pas surprenant aujourd’hui de voir à longueur des journées, des hommes et des femmes déverser leurs déchets ménagers dans les collecteurs. Parfois les eaux usées y compris les celles des puits perdus et fausses septiques sont canalisées vers les caniveaux dimensionnées pour recueillir une quantité bien précise des eaux de pluie ». A informé Tati Inyanga.

Les eaux stagnantes qui ont élu domicile dans plusieurs quartiers et communes de Kinshasa s’infiltrent difficilement dans le sol. Elles sont infestées souvent à causes la précarité des conditions d’hygiène. Les bactéries et autres vecteurs qui s’y développent sont à la base de la prolifération des maladies hydriques. « Il suffit de visiter le Centre de Santé de la Croix – Rouge pour se rendre compte de la résurgence de maladies dites des mains sales, notamment le paludismes, la diarrhée et la fièvre typhoïde », a précisé un infirmier du quartier qui a requis l’anonymat.

A en croire l’Ingénieur Tati Inyanga, les autorités de la ville doivent engager une lutte farouche contre ces maladies en assainissant les milieux et éduquant la population sur les bons comportements à adopter face à cette situation. « En lieu et place de distribuer seulement les moustiquaires, les autorités doivent mener des grandes actions de salubrité et de reconstruction des routes délabrées afin qu’il y’ait plus des eaux stagnantes dans la ville. Par-dessus tout veuillez à l’application de la loi contre tout citoyen récalcitrant », a-t-il préconisé.

En attendant les kinois doivent prendre encore leur mal en patience et se prendre en charge pour se protéger contre ces maladies.
Désiré WEMBOLOWA

Santé : fin de l’épidémie de fièvre jaune en RDC

Le Ministre de la Santé publique, Oly Ilunga a officiellement déclaré la fin de l’épidémie de fièvre jaune sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Cette déclaration a été faite lors de la conférence de presse organisée à Kinshasa ce mardi, 14 février.

Selon le Ministre de la santé publique, le dernier cas de la fièvre jaune a été signalé au mois de juin 2016. Depuis, aucun autre nouveau cas autochtone confirmé n’a été enregistré sur le sol congolais. « Le premier cas autochtone de cette épidémie a été notifié le 14 mars 2016 dans la zone de santé de Nzanza dans la ville de Matadi. Face à cette situation, le Ministère de la santé avait renforcé la surveillance sur toute l’étendue du territoire nationale en général, et en particulier aux niveau des zones de santés frontalières avec l’Angola », a-t-il déclaré.

Le Docteur Oly Ilunga a cependant invité les congolais à plus de vigilance et au maintien de mesure de surveillance et d’hygiène. « Le pays étant un foyer à risque d’épidémie de fièvre jaune compte tenu de son écologie, nous devons rester vigilant pour ne pas nous laisser surprendre par une autre épidémie de fièvre jaune », a-t-il insisté.

Le système de surveillance mis en place avait notifié au total 81 cas confirmés de fièvre jaune dont 58 importés représentant 71,8%, 14 cas autochtones lié à l’Angola et 8 cas confirmés non liés à l’Angola. Au total 14.262.077 personnes ont été vaccinées contre cette épidémie.

Alfred NTUMBA

Forêts : clôture du projet de renforcement des connaissances et des capacités sur le cadre juridique de gestion des forêts en RDC

Le Conseil pour la défense environnementale par la légalité et la traçabilité (CODELT) a mis fin ce lundi 30 janvier, à son projet de renforcement des connaissances et des capacités des parties prenantes provinciales et locales sur le cadre juridique de gestion des forêts en RDC. Ce projet initié depuis février 2015, visait l’amélioration des capacités d’intervention et de prise en charge effective des mandats statutaires de ces acteurs précités. Continuer la lecture de Forêts : clôture du projet de renforcement des connaissances et des capacités sur le cadre juridique de gestion des forêts en RDC

REDD+ : la RDC finalise son programme de mise en œuvre du système de surveillance des forêts

Le Ministère de l’Environnement et Développement durable de la République démocratique du Congo a lancé le programme de finalisation et de mise en œuvre de son Système de surveillance des forêts (SNSF), ce jeudi 26 janvier à Kinshasa. Une fois mise en œuvre, le SNSF permettra à la RDC d’atteindre plusieurs objectifs majeurs notamment le développement du fonctionnement de la surveillance forestière et l’opérationnalisation de 3 piliers du système de mesure de notification et vérification, à savoir : la surveillance des forêts, les inventaires forestiers et les inventaires de gaz à effet de serre.

Une plantation agroforestiere à Yema/ Muanda-Kongo Central. Photo – Alfred Ntumba/Environews

Selon le Ministre de l’Environnement et développement durable, Athys Kabongo Kalonji, une connaissance de la dynamique des écosystèmes forestiers constitue l’un des objectifs de conservation et de gestion durable des forêts. « En effet sans une telle connaissance, on ne peut garantir avec succès le suivis et les évaluations des actions des différents intervenants dans le secteur forestier, les progrès réalisés dans la gestion durable des ressources et les menaces qui pèsent sur celle-ci », a-t-il affirmé.

Ce Système de surveillance des forêts a été rendu possible grâce au financement de l’ONU-REDD par l’entremise de l’Organisation de nations unies pour l’alimentaire et l’agriculture (FAO). Pour le Représentant de cette organisation en RDC, Alexis Bontes, l’objectif immédiat du SNSF est de faire principalement le suivi des impacts de mesures et des politiques développés dans le cadre du mécanisme REDD en RDC, et de permettre la réalisation des mesures de notification et vérification des émissions de gaz à effet de serre afin de pouvoir prétendre aux paiements basés sur les résultats dans le cadre du processus REDD+. « Ce programme vise la construction d’un niveau d’émission de référence pour les forêts. Ce niveau de référence donnera les informations nécessaire sur la base desquelles le résultats de différents efforts déployés dans le cadre du mécanisme REDD+ seront calculé », a-t-il précisé.

Ce programme est le premier à être officiellement lancé parmi ceux financé par le Fonds national REDD (FONAREDD) grâce à la contribution de l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI).
Initié en juillet 2012, le Système national de surveillance des forêts traite l’ensemble de besoins du pays en matière de surveillance et mesures de notification et vérification des activités REDD+.

Les résultats du pré-inventaire réalisé grâce à ce système, ont révélé que le taux de déforestation a plus que doublée en 15 ans en République démocratique du Congo.
Fanny MENGA

KINDELE : des milliers des familles privés d’eau potable

Désarroi et désolation tels sont les marques imprimées par la pluie qui s’est abattue dans la nuit du vendredi à samedi à Kinshasa. Les cris de détresse ont fusé de toute part, après cette averse qui a eu raison sur les habitants des certains quartier de la ville.

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Une tête d’érosion à Kindele dans la Commune de Mont Ngafula

A Kindele, un quartier de la commune de Mont-ngafula, traditionnellement en proie à des érosions, l’aqueduc provenant de la station de traitement d’eau de la LUKAYA pour alimenter ce quartier et ceux qui l’environnent a été coupé en deux, suite à une érosion sur la route Kimwenza

C’est sur des quartiers aux reliefs complètement modifiés que le soleil est apparu ce samedi dans la commune de Mont-Ngafula après une nuit pluvieuse qui a provoqué des inondations et des érosions telles de plaies bayantes.

Ces érosions ont emporté sur leurs passage les infrastructures de base. Privés d’eau potable, les habitants de Kindele se sont réveillés dans une totale désolation dans savoir à quel saint se vouer.

Ce quartier qui a passé plus de 5 ans sans eau potable à cause d’une érosion qui avait tronçonné la route au niveau de l’arrêt Makaya en 2006, devra à nouveau faire face à cette pénurie.

La principale tuyauterie qui emmène l’eau potable dans ce quartier a fini par avoir tort devant une tête d’érosion qui menaçait de couper la route Kimwenza précisément sur l’arrêt bambou.

Les efforts fournis en début de semaine par les agents de la Regideso pour protéger ce tuyau face à la fureur de cette érosion en attendant le lancement des grands travaux n’ont pas payé. A en croire les habitants de ce quartier, l’eau coulait dans le tuyau au moment où celui-ci s’est ébranlé. Ainsi, le mélange de l’eau de pluie et de celle qui coulait du tuyau coupé a porté un coup fatal aux habitants de l’avenue Lomela qui ont assisté avec impuissance à la transformation de leur avenue en un gigantesque cours d’eau.

La réparation de cette tuyauterie pour desservir la population de ce quartier est de toute urgence, au regard du nombre des foyers qui n’ont pas accès à l’eau en ce moment.

Depuis toujours, la route Kimwenza qui relie l’université de Kinshasa et le Lycée de Kimwenza est sans cesse sous des menaces d’érosions. Le manque de canalisation des eaux de pluie et les constructions anarchiques en sont les principales causes.

Thierry-Paul KALONJI

Santé : la malaria sévit sévèrement à Selembao qu’à Ngiri ngiri

La Malaria ou Paludisme est un problème majeur de santé publique en République Démocratique du Congo (RDC), elle y représente la principale cause de morbidité et de décès chez les enfants de moins de 5 ans. Sa prévalence y demeure particulièrement élevée, que ce soit dans l’ensemble du pays, comme dans la ville Province de Kinshasa, la Capitale.

Carte de prévalence de l ma malaria dans les communes de Ngiringiri et Selembaoi à Kinshasa/Droits ESP
Carte de prévalence de l ma malaria dans les communes de Ngiringiri et Selembaoi à Kinshasa/Droits ESP

Une étude menée par des chercheurs de l’Ecole de Santé Publique de l’Université de Kinshasa (ESP/UNIKIN) présente une carte des risques de la Malaria dans la ville de Kinshasa qui révèle que la prévalence de cette maladie serait plus élevée dans certains quartiers de la capitale par rapport à d’autres. En des termes plus simples, habiter certains quartiers ou communes de Kinshasa exposerait plus à la Malaria que d’autres.
Selon l’étude, cette réalité est justifiée par la croissance démographique et la transformation dictée par l’exode rural d’une part, et la non urbanisation des nouveaux quartiers de la ville de Kinshasa d’autre part.

Deux enquêtes menées dans les Communes de Selembao et Ngiri ngiri, en 2009 à la fin de la saison sèche et en 2011 à la fin de la saison de pluie ont démontré que la prévalence de la malaria était nettement plus élevée voire même multipliée par 4 ou 5 à Selembao, une commune périurbaine non urbanisée qu’à Ngiri ngiri, une des vielles communes urbanisées de Kinshasa.

Des tests effectués en saison de pluie comme en saison sèche auprès des patients dans ces deux communes, notamment le test de diagnostic rapide et les examens sanguins en rapport avec l’anémie, y ont recueilli l’histoire de la fièvre auprès de ces patients. Ces études ont révélé la présence plus élevée dans le sang des malades habitant Selembao du Plasmodium Falciparum qui se trouve être le type de parasite le plus virulent et dangereux parmi ceux en cause dans la Malaria. Conséquence, le développement d’une forme de malaria plus sévère serait observé chez les enfants de moins de 5 ans dans la Commune de Selembao que dans celle de Ngiri ngiri où ces risques sont minimes.

Ceci démontrerait donc qu’il existe à Kinshasa des communautés plus fortement exposées à la Malaria par rapport à d’autres. Il en est de même des zones où les mesures de contrôle seraient moins nécessaires comparativement à d’autres.
Les conclusions de cette étude rapportent donc que la Malaria à Kinshasa est nettement plus élevée, avec des formes plus sévères, dans les quartiers plus densément peuplés et moins urbanisés de la périphérie. De plus, les anophèles femelles, vecteurs de la malaria, que l’on trouve dans ces zones péri urbaines ont une plus grande capacité à inoculer aux personnes le Plasmodium Falciparum.

Des situations similaires sont également signalées par des études analogues s’intéressant à d’autres grandes villes africaines subsahariennes comme la ville de Lagos au Nigeria.

A en croire les experts, la solution à ce problème passe notamment par l’urbanisation et la maîtrise de l’environnement des zones périphériques et périurbaines des grandes villes africaines.

Ajax NTANTU

Rwanda : Paul Kagame parmi les six lauréats du prix « champion of earth » 2016

La voix de l’engagement du Rwanda pour la protection de l’environnement depuis quelques années retentit désormais au-delà de ses mille collines. Ceci se confirme par la nomination de son président Paul KAGAME parmi les six lauréats du prix champion of earth 2016, décerné par le Programme des nations unies pour l’environnement (PNUE).

Le Président rwandais, Paul KAGAME devant la tribune des Nations unies/ photo droits tierces
Le Président rwandais, Paul KAGAME devant la tribune des Nations unies/ photo droits tierces

Considéré comme un modèle en matière du développement économique, de l’éducation, de la santé et de lutte contre la pauvreté, le pays de mille collines vient de démontrer qu’il a plusieurs cordes à son arc, outre ceux qui sont connus de tous.

Ses efforts relatifs à la protection des espèces en voie d’extinction, au changement climatique, à la restauration des habitats des certaines espèces lui ont valu une reconnaissance de taille par l’Agence Onusienne chargée des questions environnementales.
«  L’environnement constitue le cœur du développement au Rwanda. En protégeant notre héritage naturel y compris les gorilles de montagne en danger de disparition ou les forêts anciennes, tout en impliquant chacun dans la conservation, nous assurons que notre développement est durable, et apporte la prospérité à tous les citoyens. Ces efforts sont un élan pour parvenir à léguer une lumière aux générations à venir», a déclaré Paul Kagame.

Nul ne peut se douter que ce petit pays d’Afrique central s’évertue à devenir un modèle en matière de la protection de l’environnement. L’interdiction des sacs plastique sur son sol, la lutte contre la déforestation illégale et la protection des gorilles sont là quelques éléments qui traduisent la ferme volonté de cet Etat, de bien conforter son leadership d’un pays respectueux de l’environnement.

Pour rappel, en octobre 2016 lors du 28 ème sommet du traité de Montréal tenu à Kigali, les représentants de 197 pays sont parvenus à un accord visant la fin progressive des hydrofluorocarbures HFC, un gaz dont l’effet de serre est 14.000 fois puissant que le CO2.

D’après les experts, l’interdiction de ce gaz présent dans nos systèmes de réfrigération permettrait d’atteindre environ 72 milliards de tonnes équivalent CO2 d’émissions évitées d’ici à 2050. Estimation perçue comme un levier rapide et à moyen terme pour lutter contre le changement climatique.
Ce que fait le Rwanda pour se distinguer, doit conduire les autres pays africains à intégrer les questions environnementales au cœur de leurs politiques. Car le Rwanda qui se démarque à ce jour ne dispose pas des nombreuses ressources comme ses voisins. Seule la volonté politique et le souci de léguer une terre vivable aux générations futures doivent être le souci quotidien des gouvernants.

Thierry-Paul KALONJI

RDC – Congo Brazza : validation de la formulation RAMSAR et de la stratégie de gestion du paysage transfrontalier Lac Telé – Lac Tumba

Le paysage transfrontalier Lac Telé, Lac Tumba sera bientôt inscrit comme zone humide d’importance internationale transfrontalière. C’est ce qui ressort de l’atelier de validation du rapport sur les enquêtes biologiques effectuées sur ce Paysage, organisé à Kinshasa par les Gouvernements de la République du Congo et de la République Démocratique du Congo avec l’appui financier du Fonds mondial pour la nature (WWF-RDC) de la Société conservation de la vie sauvage (WCS-RC).

Présentations des résultats d'enquête biologique menée dans le paysage Lac Tumba-Lac Télé,à Kinshasa / RDC
Présentation de résultats d’enquête biologique menée dans le paysage Lac Tumba-Lac Télé,à Kinshasa / RDC

« Les gouvernements de deux pays ont signé en Aout 2010 un accord de coopération qui a créé la binational Lac Telé-Lac Tumba pour la gestion rationnelle et durable des ressources de ce paysage. Nous voulons alors à travers cet atelier créer un site transfrontalier qui réunit la zone Nguiri-Tumba-Mai ndombe en RDC et Telé-Likouala-aux herbes en RC, pour en faire un seul site qui soit la plus grande zone humide d’importance internationale transfrontalière au monde», a souligné le Conseiller Technique Principal du Lac Telé, Félin Twagirashyaka.

Lors de cet atelier, les résultats des enquêtes biologiques initiées par (WCS), ont été présenté conjointement par les experts de deux pays. Ces enquêtes ont démontré que certaines espèces menacées d’extinction dans ce paysage ont franchi la zone rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

A en croire Guyguy Mangoni, l’un des experts à la base de ces enquêtes, les menaces qui pèse sur les espèces dans ces sites transfrontaliers ont été accentué par leur surexploitation, la destruction d’habitats naturels et le réchauffement climatique.
« Nous avons présenté l’état de la connaissance des ressources partagées par les deux pays. Il ressort de cette étude que le paysage regorge effectivement d’importantes ressources biologiques tant fauniques que floristiques. Mais, il est constaté que ces ressources sont menacées. Nous avons formulés des recommandations majeures et actions à mener dans le futur pour assurer leur gestion durable », a commenté le Consultant en zone humide de la République du Congo, Gilbert Madouka.

Après la validation de la formulation RAMSAR pour l’inscription du paysage Lac Tumba – Lac Telé, l’accent a été mis sur la validation de la stratégie 2017-2026 à mettre en place pour une gestion commune des ressources entre les deux pays. « C’est depuis 2004, que le WWF et la WCS travaillent ensemble pour promouvoir la gestion durable des ressources naturelles surtout celle de l’eau douce dans ce paysage. Pour une gestion rationnelle et durable. Nous avions eu pour mission de produire un document de gestion transfrontalier qui engage les deux Congo, aujourd’hui nous pouvons dire que les résultats ont été atteint car nous avons au tour de la table toutes les parties prenantes qui ont analysé et validé ce document  », a précisé le Chef de Programme Faune à WWF-RDC, Alfred Yoko.

En effet, la mise en œuvre de cette stratégie requiert un cadre juridique et institutionnel susceptible de favoriser l’intégration et le développement de ce paysage. A ce sujet il faut saluer l’engagement de deux pays dans l’harmonisation de leurs textes juridiques. Cependant, beaucoup reste à faire à préciser le Député national, Jules Lowuya.

Notons par ailleurs que les participants ont adopté pour une demande co-signée par les deux gouvernements pour solliciter l’inscription d’un site Ramsar transfrontière auprès du Secrétariat de la Convention de Ramsar.

C’est quoi un site RAMSAR ?

La Convention de Ramsar, officiellement Convention relative aux zones humides d’importance internationales particulièrement comme habitats des oiseaux d’eaux, aussi couramment appelée Convention sur les zones humides, est un traité international adopté le 2 février 1971 pour la conservation et l’utilisation durable des zones humides, qui vise à enrayer leur dégradation ou disparition, aujourd’hui et demain, en reconnaissant leurs fonctions écologiques ainsi que leurs valeur économique, culturelle, scientifique et récréative. Pour être considéré comme site Ramsar, les zones humides devront répondre aux 9 critères de choix préalablement établis par la Convention.

Jennifer Labarre

Climat : Lancement du programme Readiness du Fonds Vert pour le Climat en RDC

La Coordination nationale du Fonds vert climat (FVC) en collaboration avec le Centre de suivi écologique (CSE) ont procédé au lancement du programme Readiness du Fonds Vert pour le Climat en RDC  dans sa composante 1. La rencontre organisée à Kinshasa a eu pour but d’informer les parties prenantes sur les opportunités qu’offrent le FVC et le mécanisme de Coordination nationale de ce Fonds. Continuer la lecture de Climat : Lancement du programme Readiness du Fonds Vert pour le Climat en RDC