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FIPA 2018 : Les 3 stratégies de Bruno Lapika pour éliminer la discrimination contre  les pygmées

Il est connu pour ses analyses très pointues sur la question des peuples autochtones pygmées de la République démocratique du Congo. L’anthropologue, Bruno Lapika Dimomfu n’a pas encore dit son dernier mot, surtout lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des peuples autochtones pygmées de la RDC.  

Bruno Lapika Dimomfu, député national de la RDC, s’adressant à l’assistance lors de la cérémonie du lancement de la 3ème édition du FIPA à Kinshasa.

Le président du Collectif des parlementaires révèle ses stratégies susceptibles de contribuer à l’épanouissement des peuples autochtones pygmées de la RDC. « Nous avons plusieurs opportunités qui nous permettent de dépasser la discrimination dont sont victimes les peuples autochtones pygmées », insiste-t-il.

Pour ce député national, la première stratégie consiste en la mise en place d’une réglementation ou des textes juridiques qui protègent les peuples autochtones pygmées. « Le jour où cette proposition de loi deviendra une loi, nous aurons un cadre juridique qui protège les peuples autochtones pygmées », a-t-il déclaré.    Continuer la lecture de FIPA 2018 : Les 3 stratégies de Bruno Lapika pour éliminer la discrimination contre  les pygmées

Environnement : Définition des actions à mener en faveur des peuples autochtones

Le Collectif des parlementaires pour la défense des droits des peuples autochtones pygmées en RDC a défini les priorités des actions à mener en vue d’une adoption par le parlement, de la proposition de loi organique portant principes fondamentaux relatifs aux droits des peuples autochtones pygmées congolais dans un délai raisonnable. C’était lors d’un atelier d’échanges sur le rôle de la commission nationale des droits de l’Homme dans la protection des peuples autochtones pygmées en RDC, organisé par la DGPA (Dynamique des Groupes des Peuples autochtones), ce mardi 3 octobre 2017 à Kinshasa.

Selon Bruno Lapika, représentant de ce collectif, à ce stade il est important de mener des réflexions autour de la thématique jusqu’à aboutir à l’adoption de cette proposition de loi. « Notre objectif est qu’à l’issue de cette loi, les PA aient un instrument pour défendre leurs droits. Nous travaillons en collaboration avec d’autres ministères pour qu’une fois promulguée, cette loi soit appropriée par ceux-ci et que les peuples autochtones se sentent totalement intégrés», a-t-il déclaré.

A en croire le directeur a.i du BCNUDH (Bureau conjoint de nations unies pour le droits de l’Homme), Abdoul Aziz Thioye, cette réunion a eu pour objectif d’informer les participants sur le processus d’élaboration d’une proposition de loi sur les peuples autochtones, mais aussi de sensibiliser les parlementaires sur l’importance et la pertinence de l’adoption de celle-ci.

« Au-delà de la sensibilisation, notre ambition à travers ces assises est de faire reconnaître à tous que la protection des droits de l’Homme, et le respect des identités ethniques de chacun, sont des sévères appâts efficace pour prévenir des tensions, voir des conflits dans les communautés. C’est en ce sens que l’adoption d’une législation spécifique portant protection des droits fondamentaux des peuples autochtones pygmées est essentielle pour réparer les injustices du passé et favoriser des relations harmonieuses ». A-t-il évoqué.

Des recommandations allant dans le sens de recenser les PA sur toute l’étendue du territoire nationale, et faire un plaidoyer direct au Bureau de l’Assemblée nationale, permettre la représentativité des PA dans les entités décisionnelles, et l’auto-prise en charge, ont été proposées lors de cet atelier.

Le ministère des droits humains s’est engagé à soutenir et accompagner les députés au sujet de cette proposition de loi qui date de plusieurs années, a révélé Aimé Matumo, Conseiller du ministre.

Rappelons que c’est depuis 2007 que la RDC a voté en faveur de l’adoption de la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones le 13 septembre. Ce qui implique, le pays est l’oblige d’assurer la mise en œuvre de cette déclaration et veiller au respect, à la protection et la promotion des droits des peuples autochtones pygmées.

 

Jennifer LABARRE