Archives par mot-clé : Maniema Union 2

Forêt : Ex Maniema Union2 aurait exporté un important volume de bois sous un autre label

Long Xin Sarlu (ex Maniema Union 2) aurait exporté un important volume de bois sous le label d’une autre entreprise ENCORE PLUS, issue de la même firme. La demande de cession adressée au ministère de l’Environnement et développement durable par la hiérarchie de Long Xin Sarlu fait mention de 29.194,924 mde bois d’œuvre déjà cédé à cette nouvelle entreprise, et par conséquent, l’entreprise chinoise demande au ministère d’entériner cette action.

Le ministère a-t-il entériné la demande de la géante chinoise de l’exploitation du bois d’œuvre ? Aucune source du ministère n’a voulu s’exprimer ni commenter cette question. Selon les observateurs, cette demande de cession de Long Xin  Sarlu se justifie par le fait que l’entreprise sous son ancienne casquette s’est vue refuser son bois sur le marché international.

Pour passer outre ces contraintes, l’entreprise a opté pour la nouvelle stratégie pourvue qu’elle arrive à son résultat. Ce volume de bois cédé représente environ 15,7 millions de dollars américains, selon qu’il est établi que sur le marché, le prix standard par volume s’élève actuellement à 480 euros le mètre cube.

A en croire les analystes, un acte de cession n’est nullement illégal. Cependant, là où le bât blesse c’est quand l’on sait que Maniema Union 2, malgré le changement de sa dénomination, continue à exploiter en toute impunité le bois congolais. Ce qui laisse présager une sorte de complicité entre le ministère, qui selon les informations recoupées, aurait autorisé cette cession.

Alfred NTUMBA

Forêt : De Maniema Union 2 à Long Xin, que cache le changement de dénomination ?

L’entreprise chinoise Maniema Union 2 vient de changer sa dénomination. Désormais, elle s’appellera Long Xin (Sarl U [Société à responsabilité limité unipersonnelle]). Ce changement est intervenu de suite de la réunion de l’Assemblée générale mixte tenue le 20 août 2018, à Kinshasa.

Par la même occasion, l’Assemble générale de cette entreprise a nommé Xu Youming comme le nouveau gérant en remplacement Wen Shihan.

Bien avant ce changement, l’entreprise chinoise Maniema Union 2 a été à la base de plusieurs dénonciations à cause de l’exploitation illégale du bois dans les trois concessions qu’elle possède dans la province de l’Equateur. Un rapport de Global Witness avait également mis sur la place publique les abus commis par cette entreprise dans l’exploitation forestière, et ses ramifications avec des autorités militaires de la RDC.

Si par le passé, les noms de certaines personnalités politiques et militaires congolaises étaient cités dans les affaires qui engageait cette entreprise de droit chinois, la nouvelle dénomination de MU2 ne laisse nullement transparaître les ramifications avec ces noms bien connus du grand public pour leur soutien à l’entreprise.

Pour la société civile de la Province de l’Equateur, ce changement de dénomination relève de la stratégie de Maniema Union 2 à se disculper.

« C’est bien dommage, Long Xin doit s’assumer en ce qui concerne l’actif et le passif de tout ce qui a été fait par Maniema Union 2, par rapport à l’exploitation forestière. Pour nous ça n’a aucun impact sur notre travail. Nous continuons la lutte jusqu’à ce que nous puissions avoir les résultats escomptés », a réagit le coordonnateur de la SOCIPA (Société civile de la Province de l’Equateur), Fabien Mungunza.

Notons par ailleurs que la SOCIPQ s’était constituée en partie civile contre un technicien de Maniema Union 2 arrêté en flagrance dans le territoire d’Ingende.

Selon cette partie civile, le Parquet de Grande instance de Mbandaka aurait subit des pressions extrêmes des autorités nationales et provinciales pour libérer l’incriminé. La SOCIPQ a formé Appel contre le jugement inique qui avait acquitté le sujet chinois de MU2. Au degré d’appel Long Xin sera appelé à comparaitre comme civilement responsable des faits commis par l’agent de l’entreprise dont elle hérite le passif et l’actif, pense Fabien Mungunza.

Alfred NTUMBA

Forêt : Détournement de 80.000 USD, le chef de secteur de Bokatola arrêté

Le chef de secteur de Bokatola dans la province de l’Equateur, Bososa Nkoto Nkale est aux arrêts, pour avoir favorisé le détournement de près de quatre-vingts mille dollars américains destinés aux communautés locales dans le cadre du paiement de redevances conformément à la clause sociale du cahier de charges. Ce montant payé par l’entreprise Maniema Union 2 a été détourné pour des fins autres que la constructions d’un centre de santé et d’une école primaire pour lequel l’argent a été destiné.

Le chef du secteur a été arrêté ensemble avec un autre représentant du village Bongale, Bokungu Kongolo, et déférés tous devant le Parquet de grande instance à Mbandaka. Il est reproché à Monsieur Bokungu Kongolo d’avoir perçu de l’argent auprès de de Maniema Union 2, et partagé avec les autres membres du village sans mandat du CLG (Comité locale de gestion). Un autre chef du village est en fuite et recherché par les services d’intelligence pour les mêmes faits.

Ce coup de filet a été rendu possible grâce à une mission conjointe organisée par le Parquet de Grande instance de Mbandaka, l’administration forestière et l’ONG GASHE (Groupe d’Action pour l’Homme et son Environnement), dont ENVIRONEWS RDC s’est procuré une copie dudit rapport.

Lire le rapport iciRapport_forêt_Enquete_Detournement_Equateur_RDC (1)

Alfred NTUMBA

Forêt : Tentative de corruption pour acquitter le sujet chinois arrêté en flagrance à Ingende

En vue de fixer l’opinion public provincial et national sur l’état d’avancement du procès sur le chinois Pi, arrêté en flagrance par la police congolaise dans le Territoire d’Ingende pour l’exploitation illégale de bois d’œuvre,  le Groupe de Travail Plaidoyer et le Cadre de Concertation provincial de la société civile de l’Equateur a procédé ce jeudi 4 avril, à l’évaluation de la première phase dudit procès.

Lors d’un point de presse organisé à cet effet, les acteurs de la société civile ont voulu mobiliser les parties prenantes pour tenir main forte à leur action afin que triomphe la justice.

Les premiers éléments de l’évaluation révèlent cependant, l’accord de la liberté provisoire au sujet chinois sus indiqué par le Tribunal de Grande instance de Mbandaka. « C’est sur une demande des avocats du prévenu, qu’elle a été assortie mais cela avec des conditions notamment l’interdiction de quitter la ville de Mbandaka et de se retrouver au port et aéroport », indique le communiqué. Continuer la lecture de Forêt : Tentative de corruption pour acquitter le sujet chinois arrêté en flagrance à Ingende

Forêt : Un sujet chinois arrêté à Ingende et jugé en procédure de flagrance pour exploitation illégale du bois

Le Cadre de concertation provinciale de la société civile de l’Equateur en collaboration avec la magistrature, la police locale et l’administration forestière ont surpris un sujet chinois en pleine exploitation illégale du bois dans le village Loselinga à 11 km du territoire d’Ingende, lors d’une mission conjointe de vérification de l’alerte faite par les communautés locales de ce village.

Pi, est le nom de ce sujet chinois (en image), trouvé en flagrance délit accompagné d’un congolais qui se fait passé pour un exploitant artisanal. Les faits démontrent que ces derniers n’avaient aucun permis de coupe dans le site où ils exerçaient leurs activités. Continuer la lecture de Forêt : Un sujet chinois arrêté à Ingende et jugé en procédure de flagrance pour exploitation illégale du bois