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Sud Kivu : Exploitation minière et pétrolière dans les parcs nationaux, la SOCEARUCO hausse le ton

Face à la menace persistante qui pèse sur les parcs nationaux et autres aires protégées de la République démocratique du Congo, la SOCEARUCO (Société Civile Environnementale et Agro Rurale du Congo), a décidé de rompre avec le silence. Dans une correspondance adressée à la Mairie de Bukavu, cette organisation de la société civile projette une marche de protestation contre l’exploitation minière industrielle qu’entrevoit l’entreprise Banro Mining dans la Reserve naturelle d’Itombwe, et l’éventuelle exploration et exploitation du pétrole dans les parcs des Virunga et de la Salonga.

Cette marche qui se déroulera le mercredi 22 août, partira de la Direction provinciale de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), située à Nyawera, jusqu’au siège de l’Assemblée provinciale à la Botte. Elle aura pour objectif de renforcer le plaidoyer et la sensibiliser contre toute sorte d’exploitation industrielle dans les aires protégées.

« Depuis qu’on a commencé à décrier cette l’exploitation pétrolière dans les Virunga et la Salonga, nous n’avions pas encore donné notre position. Avec cette situation d’exploitation industrielle dans la réserve d’Itombwe, nous avons décidé de faire entendre notre voix à ce sujet », a précisé Josué Aruna, Coordonnateur de cette organisation. « Certains acteurs confondent la loi sur la Conservation de la nature, et le Code minier promulgué récemment par le Chef de l’Etat. Ils croient que le nouveau code minier est venu remplacer la loi sur la Conservation. Nous devons lever cette équivoque, et surtout préciser que le Code minier n’est pas venu autoriser l’exploitation à caractère industriel de minerais et des hydrocarbures dans les aires protégées ». Continuer la lecture de Sud Kivu : Exploitation minière et pétrolière dans les parcs nationaux, la SOCEARUCO hausse le ton

Conservation : après la Chine, Hong-Kong abolit à son tour le commerce de l’ivoire

Quelques mois après l’interdiction totales par la Chine des ventes d’ivoire, entrée en vigueur en 2017, Hong Kong a à son tour tourné le dos au commerce de l’ivoire. Les députés hongkongais ont voté mercredi dernier en faveur de l’interdiction progressive des ventes de cet or blanc. Une décision bien accueillie par les défenseurs de l’environnement qui déploraient le rôle que jouait cette région de la Chine considérée comme une plaque tournante de la contrebande de l’ivoire, responsable de la décimation des populations d’éléphants d’Afrique.

C’est à une large majorité que se sont exprimés les députés de cette ancienne colonie Britannique revenue en 1997 dans le giron de la Chine, pour cette interdiction qui entrera en vigueur en 2021.

Hong-Kong a toujours été au cœur des ténèbres pour ce qui est du commerce d’ivoire avec 6700 tonnes de stocks lorsque le commerce international avait été interdit en 1989. Cette mesure visant à interdire le trafic d’ivoire sur son sol pourrait dissiper l’animosité que nourrissent beaucoup d’organisations de défenses des animaux, contre Hong Kong.

Pour beaucoup des défenseurs de l’environnement, fermer ce marché massif va fournir une possibilité de survie aux éléphants.

«  Aujourd’hui est un grand jour pour les éléphants », a déclaré Alex Hoffard du groupe WildAid Hong Kong.

En juillet, les autorités hongkongaises avaient annoncé la plus importante saisie d’ivoire en trois décennies, après la découverte de plus de sept tonnes d’ivoire d’une valeur estimée à plus de sept millions d’euros.

Durant les mois précédant le vote, les députés ont entendu des récits de meurtres et de souffrances, de gardiens de parcs africains tués par balles ou noyés en tentant de protéger les animaux.

L’ivoire africain est très recherché en Chine. Sa vente a pu atteindre 1.100 euros le kilo. L’ivoire est considéré comme un symbole de statut social élevé. La forte demande du pays a alimenté le massacre de dizaines de milliers de pachydermes africains par an.

A en croire l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la population des éléphants d’Afrique a enregistré ces dix dernières années sa plus importante baisse depuis un quart de siècle. Le compte ne dénombre à ce jour que 415.000 têtes, soit 111.000 moins que lors de la dernière décennie, s’alarme l’UICN.

Thierry-Paul KALONJI