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Energie : Félix Tshisekedi attend des recommandations fortes du 1er forum sur l’énergie

S’adressant à la nation congolaise lors du lancement des travaux du premier forum sur l’énergie électrique de la RDC, le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a exhorté les participants à sortir de ces assises, des recommandations fortes susceptibles de pousser à l’action car l’urgence s’impose.

« Nous avons la responsabilité historique de relever le défi de l’électrification en République démocratique du Congo. Nous devons vaincre le paradoxe d’un pays au potentiel électrique parmi les cinq premiers au monde, mais qui se retrouve malheureusement au dernier rang dans le taux d’accès à l’électricité », a-t-il indiqué.

Dans une salle archicomble de l’Hôtel Ledya à Matadi,  Félix Tshisekedi  a dressé un tableau sombre du secteur énergétique de la RDC, qui selon lui, ne reflète nullement pas le potentiel énergétique incommensurable que dispose le pays. Selon le Chef de l’Etat, la RDC au lieu d’avancer, a reculé avec un taux d’accès à l’électricité estimé à 8% actuellement,  par rapport à 9% en 2011. Continuer la lecture de Energie : Félix Tshisekedi attend des recommandations fortes du 1er forum sur l’énergie

Energie : Forum sur l’énergie à Matadi, Joseph Bobia alerte Tshisekedi

Joseph Bobia, membre de la société civile environnementale congolaise a alerté le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, sur l’existence d’un document stratégique très important qui devrait attirer l’attention des panelistes à ces assises. Dans une tribune produite en marge du Forum sur l’Energie à Matadi du 20 au 22 août, cet activiste connu pour ses positions tranchées, invite le Président de la République à s’impliquer personnellement pour que s’arrête la léthargie observée dans la mise en œuvre de cette stratégie. Nous vous proposons l’intégralité de sa réflexion.

En prévision de ce que la Présidence la République projette d’organiser comme forum à Matadi sur l’énergie du 20 au 22 août, savez-vous qu’il existe un document stratégique « SE4ALL »?
C’est un document stratégique conçu depuis 2012 qui est très important et qui doit être bien lu et relu.
Il existe une grande léthargie dans l’avancement des processus ou reformes en RDC.
Pour le cas de l’énergie, Continuer la lecture de Energie : Forum sur l’énergie à Matadi, Joseph Bobia alerte Tshisekedi

Forêts : les tourbières de la RDC, une nouvelle ressource pour contribuer au développement des communautés locales 

La découverte des tourbières au village Lokolama dans la province de l’Equateur vient renforcer l’urgence de mettre en place un modèle de développement pour les communautés locales afin d’améliorer leurs moyens de subsistance et leurs bien-être tout en protégeant les écosystèmes. Le sujet a fait l’objet d’un atelier de réflexion entre les décideurs et les communautés locales, ce 31 octobre, sur le navire Esperanza à Matadi.

Les tourbières forestières sont un héritage culturel pour les peuples autochtones vivant dans cette contrée. La découverte celles-ci à Lokolama représente une richesse énorme pour ces populations et une garantie de survie.

« Lorsqu’on découvre une richesse dans un milieu de vie des peuples autochtones, on doit d’abord capitaliser les bénéfices de celle-ci en tenant également compte des impacts socio-environnementaux et économiques. Nous pensons avoir droit de bénéficier de cette richesse parce que nous sommes partie prenante », a déclaré Valentin Engobo, porte-parole des peuples autochtones du village de Lokolama.

Pour le professeur Simon Lewis, les habitats naturels dans les tourbières récemment découverts sont moins explorés et moins connus dans l’expérience scientifique. Il a par ailleurs affirmé que ces tourbières d’une superficie de 140.000 mètres carré étendues entre les deux Congo dont le deux tiers se trouve en RDC, ne sont jusque-là menacées par les activités des Communautés locales. Cependant, la grande menace de ces tourbières reste l’industrie du bois. Sur les 57 concessions forestières représentant environ 5 millions d’hectares des forêts, 29 sont illégaux. Ces hectares chevauchent sur 650 milles mètre approximative des forêts marécageuses des tourbes qui renferment en elles le bois dur.

Enjeux et opportunités 

En effet, l’importance des tourbières ne se limite non seulement à la lutte contre les changements climatiques mais elles jouent un rôle de stockage de CO2 et contribue énormément à la stabilité des forêts.

Selon les scientifiques, les tourbières vont permettre de retracer le rôle des forêts du Bassin du Congo dans la régulation du climat mondial et celle des forêts congolaises à contenir les changements climatiques. Outre sa capacité de lutter contre les émissions de CO2, les tourbières renferme une biodiversité non encore découverte. D’où l’intérêt de poursuivre ces études dans ces habitats particuliers pour comprendre les liens entre les tourbières et la biodiversité.

Pour pérenniser ces résultats, un consensus a été trouvé par les parties prenantes avec quelques propositions, notamment l’opérationnalisation du cadre de gouvernance des tourbières en RDC, et l’élaborer d’un plan de renforcement des capacités.

Il s’avère aussi important d’envisager une mission des consultance des communautés locales vivant dans les zones des tourbières, mener des études prospectives [enquête socio-économique, cartographie participative], en partenariat avec le ministère de l’Environnement, et la sensibilisation des communautés sur la bonne pratique de gestion et protection des tourbières.

Greenpeace Afrique en a saisi l’occasion pour interpeller le gouvernement congolais à prendre des mesures drastiques en vue de s’assurer de la protection totale des forêts du Bassin du Congo.

 

Jennifer LABARRE

 

Forêt : plusieurs tonnes des grumes bloquées à Matadi

La Fédération des industriels du bois (FIB), s’insurge contre la mesure prise par le gouvernement de Kinshasa, interdisant l’exportation des grumes non sciés.
 

La RDC a décidé d’interdire il y a quelques semaines l’exportation de grumes pour créer de « la valeur ajoutée et des emplois », avec au moins une transformation sur place du bois, a indiqué à l’AFP un conseiller au ministère de l’Environnement.

L’Agence nationale des renseignements (ANR) exige désormais  que le bois à exporter soit scié. Elle exige aux exportateurs du bois, une autorisation dûment signé  par le Ministère de  l’Environnement et développement  durable.  Dans une note circulaire publiée à cette occasion, l’ANR précise que cette condition est impérative.

Une décision qui n’enchante pas les exploitants industriels du bois d’oeuvre. « Depuis le 17 juin, nos cargaisons de grumes ne sont pas admises aux procédures d’exportation par tous les services de l’Etat opérant aux frontières », a déclaré à l’AFP le président de la Fédération des industriels du bois (FIB), Gabriel Mola Motya.
Pour la FIB, cette mesure mettra en péril plus de 6.000 emplois, compromettra des projets sociaux de plus de 13 millions de dollars ainsi que des relations contractuelles avec des importateurs qui avaient préfinancé leurs commandes.

La FIB note également que le pays enregistrera un manque à gagner de plusieurs millions de dollars en termes d’impôts et taxes et ne pourra pas compter sur le rapatriement de devises en cette période de pénurie et de chute du franc congolais.

Pour les exploitants, cette mesure viole le code forestier qui autorise au concessionnaire forestier, dans les limites de leurs concessions, « de prélever tous les bois exploitables pour leur transformation locale ou leur exportation ».

 

Alfred NTUMBA

Agriculture : Bientôt une foire agricole pour booster l’agriculture au Kongo Centrale

La ville de Matadi, Chef – lieu de la Province du Kongo centrale accueillera du 25 avril au 9 mai 2017, la première édition de la Foire agricole. Organisée par la Chambre de Commerce, d’Agriculture et des Métiers de la Province de la Mongala, cette foire vise à faire découvrir le potentiel agricole que regorge la province en mettre ensemble les agro entrepreneurs et potentiels bailleurs de fonds.

Selon le Président de la Chambre de Commerce, d’Agriculture et des Métiers de la Mongala, Maurice Liengo, cette foire sera une plateforme d’échanges et d’opportunités d’affaires susceptibles d’aider au développement du secteur agricole de la province du Kongo Centrale. « Nous voulons favoriser les échanges et offrir aux agro transformateurs de la région une vitrine internationale pour la promotion de leurs produits. Grace à cette foire, les grands opérateurs économiques spécialisés dans la vente de produits agricoles et ceux évoluant dans le secteur agricole de la RDC et d’ailleurs peuvent entrer en contact sans intermédiaire avec les agri-entrepreneurs locaux », a-t-il déclaré.

La Foire agricole du Kongo Centrale, mettra cote à cote les agro entrepreneurs, les institutions financières ainsi que les bailleurs de fonds. « Nous voulons à travers cette foire, impulser une nouvelle culture d’entreprise d’agri business et un système agricole plus compétitif dans la région », a martelé Maurice Liengo.

Considérée comme le grenier de la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, la province du Kongo Centrale offre des opportunités d’affaires dans le secteur agricole. La production, la transformation, la conservation, et la commercialisation des produits agricole connaissent de plus en plus un regain d’intérêt de diversification de l’économie de cette province à vocation agricole.

Aux côtés des activités foraines, il est également prévu l’organisation des conférences, ateliers et forums de discussions en vue de renforcer les capacités des jeunes et autres entrepreneurs.

Notons par ailleurs que cette première édition de la Foire Agrile du Kongo Centrale a connu le soutien de la Chambre de commerce panafricaine Suisse Congo, de l’Union des chambres de commerce du Congo, de la COPEMECO, du Parssa, de la CTB, et de l’IITA.

Jennifer LABARRE