Archives par mot-clé : Mbandaka

Forêt : Gestion et exploitation des forêts communautaires expliquées aux autorités politico-administratives de l’Equateur

L’ONG GASHE (Groupe d’Action pour Sauver l’Homme et son Environnement), a procédé au lancement de son atelier de renforcement des capacités des agents de l’administration provinciale et des Entités Territoriales Décentralisées (ETD) de la province de l’Equateur, sur la gestion et l’exploitation des concessions forestières des communautés locales, ce lundi à Mbandaka.

Pendant 5 jours, près de trente personnes venues de l’administration publique provinciale et des ETD seront dotées des connaissances suffisantes sur le processus de création, mise en œuvre et de gestion des forêts des communautés locales conformément aux prescrits de l’Arrêté 025/CAB/MIN/ECN-DD/CJ/00/RBM/2016 du 09/02/2016 portant dispositions spécifiques relatives à la gestion et à l’exploitation de la concession forestière des Communautés locales.

Pour le coordonnateur de GASHE, Julien Mathe, cet atelier de développement des capacités trouve son fondement dans plusieurs activités menées par le projet Forêt Communautaire en RDC depuis l’année passée. « Etant donné que certaines communautés ont déjà reçues leurs arrêtés et d’autres attendent les leurs, il est logique et important de développer les capacités des acteurs étatiques au niveau de la Province et au niveau local sur la gestion et l’exploitation des CFCL, ce qui reste un grand défis à relever pour que la foresterie communautaire puisse réellement contribuer à la gestion durable des forêts et à l’amélioration des conditions de vie des populations qui vont gérer leurs forets », a-t-il indiqué. Continuer la lecture de Forêt : Gestion et exploitation des forêts communautaires expliquées aux autorités politico-administratives de l’Equateur

 Santé : Une aide alimentaire de l’Oxfam aux victimes d’ebola

L’Ong britannique OXFAM a procédé à la distribution des produits alimentaires tel que, le riz, des haricots et de la farine à Plus de 4.525 personnes touchées par l’épidémie d’Ebola dans la province de l’équateur. Cette première phase de distribution a eu lieu à Mbandaka et s’étendront au sein des communautés rurales. 

Séance de formation des agents du Ministère de Santé publique à Kinkole. (Photo, Serge Ntumba/Environews-RDC)

« Il est nécessaire de nourrir les familles qui ont été en contact direct avec les personnes touchées par les virus Ebola. Grace aux efforts conjoints du gouvernement et des organismes humanitaires et partenaires locaux la propagation d’Ebola s’est ralenti ces dernières semaines », a déclaré José Barahona, le directeur pays d’OXFAM en RDC.

Avec un total, de 57 cas de fièvre hémorragique détectés dans la sous région, dont 38 confirmés, 14 probables et 5 suspects, ce dimanche, 5 nouveaux cas suspects ont été rapportés à Bikoro et 6 échantillons se sont révélés négatifs. Continuer la lecture de  Santé : Une aide alimentaire de l’Oxfam aux victimes d’ebola

Santé : Vers la fin de l’épidémie à virus Ebola en RDC

1 mois après la déclaration de l’épidémie d’Ebola par le ministre de la santé Dr Oly Ilunga, les données épidémiologiques fournies par le Ministère de la Santé indiquent un total cumulé de 55 cas avérés de la fièvre hémorragique dans la région de l’Equateur, dont 22 à Bikoro, 29 à Iboko et 4 à Wangata dans la ville de Mbandaka, avec un total de 28 décès dont 18 à Bikoro, 7 à Iboko et 3 à Mbandaka.


Beaucoup d’efforts de riposte ont été consentis pour contenir l’épidémie dans les zones affectées par la maladie à virus Ebola. C’est dans ce cadre que le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS a effectué une deuxième visite à Itipo dans l’Equateur pour finir le travail qui reste à faire et évaluer la situation de l’épidémie dans ces zones.

‘‘Nous ne pouvons pas commencer à crier victoire, mais il y a bien des signaux positifs qui nous permettent d’être prudemment optimistes dans cette riposte’’, a indiqué le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. Continuer la lecture de Santé : Vers la fin de l’épidémie à virus Ebola en RDC

Santé: 3200 doses supplémentaires de vaccins contre Ebola arrivent à Kinshasa

Un nouveau lot de 3200 doses de vaccins contre la maladie à virus Ebola fourni par l’OMS est arrivé dans la capitale congolaise récemment pour compléter les 4300 doses arrivées dernièrement pour faire un total de 7500 doses afin de lutter efficacement contre la propagation de cette épidémie est à sa neuvième phase de révélation en RDC. 

Séance de formation des agents du Ministère de Santé publique à Kinkole. (Photo, Serge Ntumba/Environews-RDC)

Outre les équipements dont 7.000 combinaisons, envoyés par l’OMS à Mbandaka, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a annoncé également  le déploiement des épidémiologistes et du personnel médical dans la capitale congolaise pour porter une main forte aux équipes qui travaillent déjà sur terrain. Indique le communiqué de l’OMS. Continuer la lecture de Santé: 3200 doses supplémentaires de vaccins contre Ebola arrivent à Kinshasa

Santé : Début de vaccination contre Ebola à Mbandaka

L’opération de vaccination contre la fièvre hémorragique à virus Ebola a été lancée par les experts de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), venus de Kinshasa, sous la supervision du ministre de la Santé, Oly Ilunga. Cette première vaccination en RDC a commencé avec les prestataires qui ont des contacts directs avec les malades. Pour le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Allarangar Yokoude, en ce début de l’épidémie, la vaccination reste efficace pour vite couper la chaîne de contamination.

Le directeur du Programme élargi de vaccination de la RDC, le premier à recevoir le vaccin contre Ebola à Mbandaka.

«Si on arrive à vacciner ces cibles déterminées, à savoir le personnel de santé, les contacts des cas confirmés, et les contacts de ces contacts, on a plus de chance de vaincre cette maladie» , a-t-il précisé. Continuer la lecture de Santé : Début de vaccination contre Ebola à Mbandaka

Santé : OMS, « La découverte d’un cas d’Ebola à Mbandaka est préoccupante»,

Dans un communiqué publié dans la matinée de ce jeudi 17 mai à Kinshasa, l’OMS alerte sur la découverte d’un nouveau cas d’Ebola dans la Zone de santé de Wangata à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur.

Séance de formation des agents du Ministère de Santé publique à Kinkole. (Photo, Serge Ntumba/Environews-RDC)

La découverte d’un premier cas confirmé d’Ebola en zone urbaine « est un développement préoccupant, mais nous avons maintenant de meilleurs outils que jamais pour combattre Ebola« , a déclaré le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. « L’OMS et nos partenaires prennent des mesures décisives pour arrêter la propagation du virus« , a-t-il déclaré.

L’OMS indique qu’elle est en train de déployer une trentaine d’experts pour mener des activités de surveillance à Mbandaka, en collaboration avec le ministère de la Santé et d’autres partenaires.

L’OMS a comptabilisé au total 44 cas (3 cas confirmés, 20 probables et 21 suspects). Jusqu’à présent, tous les cas confirmés d’Ebola avaient été signalés dans une zone rurale très difficile d’accès, dans le territoire de Bikoro, situé au nord-est de Kinshasa, à la frontière avec le Congo-Brazzaville.

Cette zone se trouve également dans la province de l’Equateur, à environ 150 km de Mbandaka.

Alfred NTUMBA

Forêt : des scientifiques visitent les tourbières récemment découvertes en RDC

 Greenpeace Afrique organise du  27 au 29 octobre, une  expédition au village Lokolama, situé à près de 45 kilomètres de Mbandaka, Chef-lieu de l’ancienne province de l’Equateur. Les scientifiques, les autorités nationales, accompagnés de médias nationaux et internationaux  se rendrons dans les tourbières des forêts du Bassin du Congo  pour comprendre leur importance dans la lutte contre les effets des  changements climatiques.

Au cours de cette expédition, les scientifiques qui ont récemment découvert ces tourbières, vont continuer leur recherche et  mesurer la profondeur ainsi que le potentiel que ces gigantesques espaces renferment.

Selon les organisateurs, l’objectif de cette expédition est de montrer l’existence des tourbières dans les forêts intactes de la République Démocratique du Congo. Il s’agit surtout de montrer l’importance de ces tourbières dans la régulation du climat grâce leur grande capacité de stockage du dioxyde de carbone.

Les scientifiques auront donc l’opportunité d’expliquer aux journalistes et aux représentants du secteur forestier, l’importance de protéger les forêts du bassin du Congo et de conserver les zones de tourbières, précise le communiqué.

Après l’expédition, une journée d’échanges sera organisée sur le navire Esperanza avec les décideurs politiques, les scientifiques et les médias, afin de montrer les résultats de cette expédition et de discuter des solutions de conservation à mettre en oeuvre avec les communautés. Ensuite, certains participants vont raconter cette découverte cruciale dans la lutte contre le changement climatique à la COP23 à Bonn, à partir du 6 novembre, informent les organisateurs.

Cette expédition dans les tourbières s’inscrit dans cadre de la campagne “Donne une chance aux forêts du bassin du Congo” initiée par Greenpeace Afrique du 13 octobre au 10  novembre 2017 au Cameroun, en RDC et au Congo-Brazzavillle. Elle est appuyée par la présence du navire Esperanza, le plus grand navire de la flotte de Greenpeace, dans les eaux de la RDC depuis le 24 octobre 2017.

 

Alfred NTUMBA

 

Biodiversité : deux commerçants interpelés à Mbadaka pour détention illégale d’un crocodile

Deux commerçants ont été interpelés à Mbandaka, le vendredi 04 août 2017, par les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) en collaboration avec l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). Il leur est reproché, la détention illégale d’un crocodile vivant (Faux-gavial d’Afrique). Le dossier se trouve actuellement au niveau du Parquet de Grande Instance de Mbandaka.

L’origine de ce crocodile, sa taille et le lieu de sa capture n’ont pas été révélés. Les présumés commerçants seront jugés conformément à l’Arrêté interministériel n° 03/CAB/MIN/ECN-EF/2006 et n°099/CAB/MIN/FINANCES/2006 du 13 juin 2006 portant fixation des taux des droits, taxes et redevances à percevoir, en matière de faune et de flore, à l’initiative du Ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature, Eaux et Forêts, et la Loi n° 82-002 du 28 mai 1982 portant réglementation de la chasse. Affirment des sources judiciaires.

Pour rappel, le Crocodile du Nil de moins de 1,50m (Crocodile niloticus), et le Crocodile à museau étroit ou faux Gavial de moins de 1,50m (Crocodulus cataphractus), sont intégralement protégés.

Tandis que, le Crocodile à nuque cuirassée de plus de 0,50 m de longueur (Osteolaemus tetraspis), le Crocodiles du Nil de plus de 1,50m (Crocodiles niloticus), et le Crocodile à museau étroit ou faux gavial de plus de 1,50m (Crocodiles cataphractus), sont partiellement protégés.

NB : Il faut noter que le niveau de protection de ces espèces dépend de leur taille (ainsi en cas de doute il faut les mesurer). Mais dans tous les cas, elles sont protégées soit totalement, soit partiellement.
Alfred NTUMBA

Ressources naturelles : quand la RDC fait la chasse aux sorciers

Un réalisateur français et l’un des employés non congolais travaillant pour Greenpeace se sont vus expulsés du sol congolais, malgré toutes les autorisations nécessaires et l’accréditation officielle délivrés par le Ministère de Communication et Média de la République démocratique du Congo. C’est ce qu’annonce un communiqué de Greenpeace publié ce mercredi, 01 mars 2017 à Kinshasa.

Le réalisateur et l’équipe qui l’accompagnait, se trouvaient dans la Province de l’Equateur où ils filmaient le quotidien des communautés locale dans la zone d’Imbongo, près de la concession forestière des Etablissements MOTEMA, appartenant à l’Amiral Baudouin Liwanga Mata, précise ce communiqué.
« Ils étaient présent légalement dans le pays. Leur expulsion est une nouvelle inquiétante de la manière dont certains officiels congolais essaient de limiter le rôle des medias et de la société civile dans le pays, pour protéger notamment les intérêts de grandes entreprises », a dénoncé Irène Wabiwa Betoko, Responsable de la campagne forêt à Greenpeace Afrique.

Le réalisateur ainsi que l’employé de Greenpeace dont les noms n’ont pas été révélés aux medias, ont été arrêté le vendredi 17 février dans leur lieu de tournage, et acheminé à Mbandaka, Chef- lieu de la Province de l’Equateur où leur matériel vidéo et passeport ont été confisqué. « Personne n’a été placé en détention. Le réalisateur a été interrogé par les autorités de la Direction générale de Migration (DGM), avant que lui et l’équipe qui l’accompagnait soit renvoyé à Kinshasa. Les bases légales pour leur brève arrestation et expulsion qui a suivi restent floues », précise Madame Wabiwa.

Du côté de la RDC, aucune explication n’a encore été fournie sur cette expulsion.

Un règlement des comptes ?

En février dernier, Greenpeace a publié un nouveau rapport mettant en cause les autorités congolaises d’avoir violé le moratoire sur les forêts instauré en 2002. Ce rapport qui avait pointé du doigt l’ancien Ministre de l’Environnement, Robert Bokpolo Bongeza, avait été l’objet de vives critiques auprès de différents bailleurs des fonds internationaux.
A en croire les autorités de Greenpeace Afrique, tout porte à croire que les actions menées par la RDC à l’endroit des organisations de défense des droits de l’environnement visent à limiter leurs champs d’action. « Le fait que notre employé et qu’un réalisateur documentant les activités des communautés dans les concessions forestières soient expulsés sans aucune raison légale, seulement quelques semaines après nos révélations est très inquiétant, et nous laisse penser que cette décision a été influencé par les intérêts de grandes entreprises forestières pour limiter le rôle critique de Greenpeace », a insinué Irène Wabiwa.

Signalons qu’en juin 2016, deux employés de Global Witness ont été expulsés de RDC dans conditions similaires.
Alfred NTUMBA