Archives par mot-clé : ministère de l’environnement

Forets : Le document NERF, un guide pour lutter éfficacement contre la déforestation

A l’occasion de la présentation du document du Niveau d’Emissions de Référence des Forêts (NERF) de la République Démocratique du Congo, qui a eu lieu le 19 juillet dernier à Kinshasa,  le Représentant de la FAO, Alexis Bonte a éclairé l’opinion sur l’importance de ce document dans la lutte contre la déforestation.

Dans une interview exclusive accordée à Environews,  Monsieur Bonte a précisé que, « Les estimations fiables contenues dans le document du NERF de la RD Congo permettront aux décideurs de prendre les mesures qui s’imposent pour infléchir la courbe de la déforestation ».

Environews : Monsieur Bonte, c’est depuis décembre 2017 que le document du Niveau d’Emissions de Référence des Forêts (NERF) de la République Démocratique du Congo a été validé. En quoi est-il utile pour le pays ?

Alexis Bonte (AB) : Il faut rappeler que cet important travail de construction du NERF de la RD Congo a été réalisé par le Ministère de l’Environnement et Développement Durable (MEDD) à travers de ces deux directions, la Direction des Inventaires et Aménagements Forestiers (DIAF) et la Direction du Développement Durable (DDD), avec l’appui de la FAO pour l’opérationnalisation d’un Système National de surveillance des forêts (SNSF) capable de mesurer l’état et l’évolution des ressources forestières du pays. Continuer la lecture de Forets : Le document NERF, un guide pour lutter éfficacement contre la déforestation

Biodiversité : La RDC lance un nouveau projet conformément au protocole de Nagoya

La République democratique du Congo s’active à tirer profit des ressources génétiques qu’elle regorge.  Dotée d’une diversité biologique exceptionnelle,  la RDC s’inscrit desormais dans le processus de mise en oeuvre effective du protocole de Nagoya. Le projet « mise en oeuvre effective de l’accès aux ressources génétiques et partage des avantages conformément au protocole de Nagoya et à la valorisation des plantes à valeur ajoutée » a  été lancé à Kinshasa, ce jeudi 22 février pour renforncer les capacités des parties prenantes.

Photo de famille prise lors de l’atélier de lancement. Crédit photo, jennifer Labarre/environews

« Il s’agit ici de jetter les bases, notamment le cadre juridique, le cadre administratif et le cadre réglementaire pour arriver à déterminer la procédure à suivre pour accéder aux ressources. Cela permettra également au gouvernement de savoir ses intérêts dans l’utilisation des ressources génétiques. Pour le moment il y a un vide dans ce secteur, l’accès aux ressources est généralement accordé de manière désordonnée, avec la mise en oeuvre de ce projet nous espérons trouver une solution à ce problème », a fait savoir, Mike Ipanga, Chef de division biodiversité à la DDD (direction de développement durable).

Ce projet vise à soutenir le pays dans 5 axes d’interventions stratégiques, à savoir le renforcement des capacités et la conscientisation, le développement des procédures administratives et promotion de la ratification du protocole de Nagoya, le développement des cadres juridiques, le développement des mécanismes de participation et enfin la promotion et la valorisation des ressources génétiques et des savoirs traditionnels et coopération en matière de recherche.

En effet, l’APA constitue une opportunité susceptible de contribuer à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité, mais aussi à la lutte contre la pauvreté.

« Au niveau de la RDC, il y a eu un grand travail et une volonté politique qui fait du pays, aujourd’hui une expérience pilote pour d’autres pays africains en ce qui concerne le protocole de Nagoya sur l’APA. Nous souhaitons l’appui financier du gouvernement pour une vulgarisation sur l’ensemble du pays de ce protocole et avoir au niveau national, un laboratoire de bioprospection pour impliquer davantage des chercheurs », a déclaré Chantal Nkey, point focal national de l’APA.

Pour les partenaires, le lancement de ce projet témoigne de la volonté politique du gouvernement congolais de s’acquitter de ses engagements internationaux.

« C’est une consécration de la volonté commune du gouvernement congolais et ses partenaires. Nous accompagnons le pays à mettre en place un cadre réglementaire et faisons en sorte que la RDC profite des avantages que ce protocole offre pour contribuer au développement du pays », a souligné, Adam Buari, chargé des programmes auprès de ONU ENVIRONNEMENT.

À la fin de cette réunion, quelques recommandations ont été formulées pour assurer l’implémentation de ce processus à travers le pays.

« Je pense que le socle même de ce projet c’est la sensibilisation. Il faut que les gens comprenne c’est quoi le protocole de Nagoya, ces avantages et tout ce qui va avec, pour réussir ce projet » a suggéré le professeur Nadege Ngombe.

Ratifié par 70 États, le Protocole de Nagoya est entré en vigueur le 12 octobre 2014. Les informations sur l’état de sa mise en œuvre par les Etats sont disponibles sur le site ABS-Clearing House Mechanism.

 

Jennifer LABARRE

RDC – UE : les sanctions de l’Union européenne ne concernent pas les financements de 11eme FED

L’engagement de l’Union européenne dans le secteur de l’environnement en RDC, notamment dans la biodiversité n’est pas concerné par  les sanctions que subit le pays dans le secteur politique, a affirmé Barthe Ouvry, Chef de la Délégation de l’Union européenne en RDC.

Dans une audience lui accordé par le Ministre congolais de l’Environnement et développement durable, Amy Ambatobe, ce mardi 03 juillet, Barthe Ouvry a réitéré l’engagement de son institutions à continuer l’exécution de différents projets initiés pour la conservation de la biodiversité de la RDC, ce malgré les sanctions infligées aux autorités congolaises.

 » La coopération européenne en RDC s’intéresse beaucoup à la préservation de la  biodiversité Paris ses 4 priorités. L’essentiel de notre appui est de veiller à ce que notre action soit d’une part en faveur de la biodiversité et d’autres part aussi au développement du pays et des communautés riveraines. Nous investissons dans le Virunga par exemple en électrification rurale pour les populations environnantes et l’amélioration de leurs conditions de vie  » a declaré l’Ambassadeur de l’UE en RDC.

Barthe Ouvry se montre très optimiste et intéressé à poursuivre la collaboration dans le secteur de l’environnement pour assurer un développement durable de celui-ci.

 » C’était une réunion très fructueuse. Nous sommes entrés dans les détails de plusieurs dossiers, et le Ministre de l’Environnement est un interlocuteur très important pour atteindre les objectifs du Développement durable. Nous avons pris un rendez-vous pour les semaines à venir afin d’accélérer la coopération entre le gouvernement congolais et l’Union européenne «  a-t-il souligné.

La RDC bénéficie d’un financement du Fonds européen pour le développement, 11ème FED, estimé à près de 120 millions de dollars pour la conservation de la nature et la protection de la biodiversité.

Jennifer LABARRE