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Forêts : Félix Tshisekedi, «1% des financements dans les forêts est une injustice qui doit cesser »

S’adressant à la nation congolaise ce vendredi 13 décembre, le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a réitéré son vœu de voir la République démocratique du Congo tirer réellement profit des financements climat pour les services environnementaux que rendent ses forêts à toute la planète.

Félix Tshisekedi, Président de la RDC devant le parlement réuni en congrès .

« C’est l’occasion de rappeler ici comme je l’avais dit du haut de la tribune de l’Assemblée des nations unies que notre pays doit bénéficier à juste titre des financements disponibles au niveau mondial en allant bien au-delà du 1%   actuel.  Au regard de l’énorme contribution des forêts congolaises à la préservation de la planète, c’est une grande injustice à l’égard de notre pays qui doit cesser », s’est-il indigné.

Devant le parlement réuni en congrès, Félix Tshisekedi a invité les nations du monde à prendre en considération les difficultés qu’éprouvent les pays détenteurs de réserves de carbone à faire face à la menace quasi permanente de la destruction des forêts, amplifiée par la pauvreté des masses paysannes. « Des mesures compensatoires doivent être adoptées par les parties prenantes », a-t-il insisté.

Il a par ailleurs rappelé que dans cette lutte contre le réchauffement climatique, son pays entend réaffirmer son engrangement pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en tant que deuxième poumon de l’Humanité après l’Amazonie. Continuer la lecture de Forêts : Félix Tshisekedi, «1% des financements dans les forêts est une injustice qui doit cesser »

Environnement : Loi sur le droit des peuples autochtones en RDC, où en sommes-nous 4 ans après ?

Depuis juillet 2014, les associations de droit de l’Homme, spécifiquement celles qui militent pour la défense de droit des peuples autochtones avaient introduit à l’Assemblée nationale, une proposition de Loi organique sur ces peuples, victimes de la discrimination en République démocratique du Congo. 4 ans après, l’on s’interroge sur la suite réservée à cette proposition de loi, par le parlement congolais, cela malgré les interpellations sur les violations à répétition de droit de cette catégorie de population.

Kone Lassana, Juriste et responsable du Programme juridique et droits humains à l’ONG Forest People Program (FPP).

L’on se souvient encore du récent assassinat d’un pygmée dans le Parc national de Kahuzi Biega par un écogarde de l’ICCN. Une situation qui a créé de l’indignation dans le chef des observateurs qui suivent de près l’évolution de la situation des peuples autochtones en RDC.

D’aucun se pose la question de savoir pourquoi l’Assemblée nationale qui n’a plus qu’une session en vue, n’accorde pas d’importance à cette proposition de loi mise à sa disposition ?

Pour Kone Lassana, Juriste et responsable du Programme juridique et droits humains à l’ONG Forest People Program (FPP), cette réticence ne se justifie pas, surtout pour un pays comme la RDC qui a signé la Charte Africaine de droit de l’Homme, et tant d’autres instruments juridiques internationaux.

« Pour nous, cette réticence politique ne se justifie pas. Lors de la dernière session parlementaire qui s’est coturée, nous avions espéré qu’il y’aurai de décisions courageuses dans le sens de l’adoption de cette proposition de loi. Il y’a pas eu de développement positif», s’est-il indigné. « On pense qu’adopter une loi spécifique aux peuples autochtones, va contribuer à créer la division, parce qu’on avait une vision figée de la nation, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale ».

Pour cet expert, en lieu et place de perpétrer ces inégalités latentes, la République démocratique du Congo devrait prendre, par contre, à bras le corps cette question, et y apporter des solutions adéquates. Cela pourra favoriser une discrimination positive, et promouvoir le droit de cette minorité.

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En attendant, les organisations de la société civile devront se motiver davantage pour pousser le gouvernement congolais à prendre en considération les réclamations de cette minorité « sans voix » longtemps marginalisée sur leur propre sol. Le défi concerne donc l’engagement du gouvernement de la RDC à garantir et protéger le droit des peuples autochtones sur l’ensemble du territoire national.

Alfred NTUMBA

Climat : La RDC s’apprête à ratifier l’accord de Paris

Le Fonds mondial pour la nature WWF, et la société civile environnementale de la RD Congo, se sont mobilisés devant le Bureau du parlement de la République, ce lundi 09 octobre  en vue de soutenir la ratification de l’accord de Paris sur le climat par la RDC. Ce processus sera au coeur des discussions à l’ouverture de la plénière du mardi 10 octobre à l’Assemblée nationale.

« Nous sommes ici, pour encourager les parlementaires à poser cet acte qui nous semble historique pour aider la RDC à rejoindre les 167 autres pays qui ont déjà ratifié cet accord. Les députés vont siéger demain pour défendre et échanger afin de ratifier cet accord. Nous sommes satisfait aujourd’hui sur le fait que ce processus que nous avons suivi depuis le début arrive à son terme », a déclaré Flory Botamba, coordonnateur des projets à WWF/RDC.

En effet, la RDC occupe 61 % des forêts du bassin du congo, raison de plus pour le pays de ratifier cet accord et regagner son positionnement de leader dans le secteur de l’environnement en Afrique.

« En ratifiant l’accord de paris, la RDC fait son travail, assume son rôle et reprend la première place dans le concert des nations spécialement pour les pays forestiers », a souligné Monsieur Botamba.

Signalons que c’est depuis Avril 2016 que les pays ont signé au siège des nations unies, l’Accord de Paris  pour le climat. La RDC était parmi les premiers pays à signer cet accord historique.

« Il est vrai qu’il y a eu une volonté politique de signer l’Accord. Nous voulons que ces efforts soient palpables et matérialisés par la ratification », a-t-il précisé.

Jennifer LABARRE

Environnement : Définition des actions à mener en faveur des peuples autochtones

Le Collectif des parlementaires pour la défense des droits des peuples autochtones pygmées en RDC a défini les priorités des actions à mener en vue d’une adoption par le parlement, de la proposition de loi organique portant principes fondamentaux relatifs aux droits des peuples autochtones pygmées congolais dans un délai raisonnable. C’était lors d’un atelier d’échanges sur le rôle de la commission nationale des droits de l’Homme dans la protection des peuples autochtones pygmées en RDC, organisé par la DGPA (Dynamique des Groupes des Peuples autochtones), ce mardi 3 octobre 2017 à Kinshasa.

Selon Bruno Lapika, représentant de ce collectif, à ce stade il est important de mener des réflexions autour de la thématique jusqu’à aboutir à l’adoption de cette proposition de loi. « Notre objectif est qu’à l’issue de cette loi, les PA aient un instrument pour défendre leurs droits. Nous travaillons en collaboration avec d’autres ministères pour qu’une fois promulguée, cette loi soit appropriée par ceux-ci et que les peuples autochtones se sentent totalement intégrés», a-t-il déclaré.

A en croire le directeur a.i du BCNUDH (Bureau conjoint de nations unies pour le droits de l’Homme), Abdoul Aziz Thioye, cette réunion a eu pour objectif d’informer les participants sur le processus d’élaboration d’une proposition de loi sur les peuples autochtones, mais aussi de sensibiliser les parlementaires sur l’importance et la pertinence de l’adoption de celle-ci.

« Au-delà de la sensibilisation, notre ambition à travers ces assises est de faire reconnaître à tous que la protection des droits de l’Homme, et le respect des identités ethniques de chacun, sont des sévères appâts efficace pour prévenir des tensions, voir des conflits dans les communautés. C’est en ce sens que l’adoption d’une législation spécifique portant protection des droits fondamentaux des peuples autochtones pygmées est essentielle pour réparer les injustices du passé et favoriser des relations harmonieuses ». A-t-il évoqué.

Des recommandations allant dans le sens de recenser les PA sur toute l’étendue du territoire nationale, et faire un plaidoyer direct au Bureau de l’Assemblée nationale, permettre la représentativité des PA dans les entités décisionnelles, et l’auto-prise en charge, ont été proposées lors de cet atelier.

Le ministère des droits humains s’est engagé à soutenir et accompagner les députés au sujet de cette proposition de loi qui date de plusieurs années, a révélé Aimé Matumo, Conseiller du ministre.

Rappelons que c’est depuis 2007 que la RDC a voté en faveur de l’adoption de la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones le 13 septembre. Ce qui implique, le pays est l’oblige d’assurer la mise en œuvre de cette déclaration et veiller au respect, à la protection et la promotion des droits des peuples autochtones pygmées.

 

Jennifer LABARRE