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Biodiversité : La société civile environnementale s’insurge contre l’exploitation pétrolière dans les Virunga et la Salonga.

Dans une déclaration faite ce vendredi 04 mai à Goma, les organisations de la société civile environnementale s’insurgent contre le projet de désaffectation des blocs pétrolier 4 et 5 dans le Parc nationale des Virunga et les blocs pétroliers 1 et 2 du parc National de la Salonga.

Evoquant les correspondances émises par le ministère des Hydrocarbure au Gouvernement de la RDC, ces organisations affirment que la motivation porte sur certaines ouvertures de la convention de I’UNESCO sur le patrimoine Mondial. Et pourtant le pays s’était engagé à ne prendre délibérément aucune mesure susceptible d’endommager directement ou indirectement le patrimoine culturel et naturel visé aux articles 1 et 2 qui est situé sur le territoire d’autres Etats parties à cette convention.

«  Nous ne cesserons jamais de rappeler que les activités liées à l’exploitation du pétrole présentent les risques suivants : sur le plan écologique, c’est un écosystème très fragile et très vulnérable, et qui exige une attention particulière, face à toute forme de pollution surtout par les hydrocarbures et dont les effets sont connus par tous, à savoir, la destruction de la biodiversité en général, la pollution de l’eau du bassin du Nil, source éventuelle des conflits internationaux entre les pays qui partagent ce bassin jusqu’en mer méditerranée », peut-on lire dans cette déclaration. Continuer la lecture de Biodiversité : La société civile environnementale s’insurge contre l’exploitation pétrolière dans les Virunga et la Salonga.

Conservation : Le WWF s’étonne de l’autorisation accordée au contrat de production pétrolière dans la Salonga

L’approbation du contrat de partage de la production pétrolière conclu le 21 décembre 2007 entre le gouvernement et l’association Société Nationale des Hydrocarbures (SONAHYDROC) – Compagnie Minière du Congo (COMICO) sur les blocs 1 à Mbandaka, 2 à Lokoro et 3 à Busira de la Cuvette Centrale, n’a pas laissé indifférent le Fond mondial pour la nature (WWF). Dans un communiqué publié ce vendredi 02 mars 2018, cette organisation internationale se dit étonnée par l’autorisation de l’exploration et l’exploitation pétrolière dans ces sites, conformément au décret présidentiel du 01 février 2018.

« Les blocs pétroliers dont il est question dans le contrat de production pétrolière chevauchent totalement le Parc National de la Salongareprésentant ainsi un réel danger pour la faune et la flore exceptionnelles de cet écosystème. Les activités d’exploration et d’exploitation pétrolière envisagées dans cette zone constituent de véritables menaces pour la production des services environnementaux et le mode de vie des populations environnantes », indique ce communiqué.

Le gouvernement de la RDC qui a pris plusieurs engagements internationaux consacrant la conservation de son couvert forestier, devrait s’assurer que le paysage de la Salonga et son Parc National soit hors des limites des zones définies pour ce genre d’activités extractives. « Le Parc National de la Salonga figure dans le Patrimoine mondial de l’UNESCO. Ordonner l’exploration du pétrole sans épargner le Parc National de la Salonga, contredit les engagements nationaux et internationaux signés par la RDC », précise le WWF.

A en croire ce communiqué, les engagements pris par la RDC ont déclenché des collaborations multiformes avec les mécanismes de financement internationaux comme CARPE financé par USAID, 11eme FED financé par l’Union Européenne, le Programme Biodiversité et Forêt financé par la Banque Allemande de Développement (KFW) et tant d’autres.

Depuis 2016, le WWF est co-gestionnaire avec l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) du parc de la Salonga. Ils multiplient leurs efforts afin de préserver le grand paysage de la Salonga de toute forme d’exploitation qui mettrait en danger tout son écosystème et sa valeur de conservation de facture planétaire.

Alfred NTUMBA

Ressources naturelles : le renouvellement du contrat de Perenco suscite des inquiétudes

 

Les organisations de la société civile de la RDC, réunies au sein de la Synergie pour la gouvernance des ressources naturelles du Kongo Centrale, SGRN, ont écrit un mémo déplorant la demande de renouvellement du contrat de l’entreprise Perenco en off-shore, dans le territoire de Muanda.

La protestation de la SGNR relève du fait que le nombre de Barils du pétrole produit par l’entreprise PERENCO est resté statique jusqu’à diminuer il y’a des décennies malgré l’augmentation de nombre de puits. La SGRN se demande pourquoi  PERENCO qui se plaint du fait qu’elle travaillerait à perte voudrait renouveler son contrat en RDC?

Pour ces organisations de la société civile, le gouvernement congolais devrait lancer un appel d’offre  auprès d’autres entreprises pétrolières à travers le monde afin de trouver celles qui respectent l’environnement.

Ce mémo met également l’accent sur le caractère sacro-saint de PERENCO surtout concernant ses propriétaires réels.

Rappelons que plusieurs rapports d’étude sur l’exploitation pétrolière à Muanda renseignent qu’il y a plus de méfaits que le développement souhaité  dans ce terroir.

La pollution des eaux liée à cette exploitation met en péril la vie des populations tant humaine qu’animal.

Jennifer Labarre

Biodiversité : le parc de Virunga de nouveau dans le collimateur des pétroliers

La biodiversité dans le parc de Virunga tombe une fois de plus dans les griffes des pétroliers. Sauvé en 2015, après le désengagement de la firme britannique Soco qui voulait y exploiter de l’or noir, le bloc V du Rift Albertin congolais vient d’être réattribué à Oil Quest International, une société offshore, filiale de Oil Quest Holdings, compagnie offshore de l’Ile de Man, possédée par l’homme d’affaires palestinien, Amjad Bseisu, le Britannique , Tom MacKay, conseiller de la société Gemini Oil & Gas, dont le siège est à Londres, et d’un certain Jon Ford, ancien géologue chez BP, renseigne afrique.lalibre.be

Emmanuel Demerode, Directeur provincial de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et Chef de Site du Parc National du Virunga

Selon le journal belge, la société nationale des hydrocarbures du Congo (Sonahydro), a signé un « accord de principe » pour réattribuer le permis de Soco à une société inconnue.

Pour les défenseurs de l’environnement, l’exploration et l’exploitation du pétrole dans ce site du patrimoine mondial de l’humanité pourrait porter atteinte à la biodiversité du parc mais aussi à la survie de plus de 50 milles familles de pêcheurs suite à une marée noire éventuelle. « Les textes de loi au Congo sont extrêmement clairs. L’exploitation pétrolière dans un site du Patrimoine mondial n’est pas admise », avait déclaré en 2014, le conservateur chef du site, Emmanuel de Merode. « L’article 215 de la constitution prévoit que tout accord international qui est ratifié par l’Assemblée nationale a préséance sur les lois nationales, Et donc, il est catégoriquement illégal d’explorer du pétrole à l’intérieur du Parc dans la législation actuelle ».

Le parc national de Virunga avait été menacé de retrait sur la liste des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO par la représentante générale de l’UNESCO, Irina Bokova si les autorités congolaises autorisaient des forages à l’intérieur de celui-ci.

Pour rappel en juin 2014, la firme britannique Soco International avait annoncé l’arrêt de ses activités dans le Parc national de Virunga, inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, suite à une campagne de sensibilisation des défenseurs de l’environnement.