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Bruxelles : Une déclaration d’engagement attendu pour clôturer la 18ème réunion du PFBC

Vers un avenir durable pour les forêts du bassin du Congo, leurs habitats, leur flore et leur faune, c’est le thème retenu pour la  18 ème réunion ministérielle  de la commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC)  organisée à Bruxelles, conjointement par la facilitation du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo PFBC et le royaume de Belgique.

C’est en marge de la 18ème réunion des parties du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC)  qui se tient à Bruxelles, censée  déboucher sur de nouveaux engagements afin de préserver les forêts d’Afrique centrale considérées comme  patrimoine de l’humanité, qu’une réunion regroupant les ministres en charges de forêts et de l’environnement  de la COMIFAC et des parties prenantes est organisée  dans le but d’optimiser l’articulation entre les stratégies de gestion durable des forêts, les approches en matière de conservation et les objectifs de développement économique en Afrique Centrale, et ce à travers une amélioration des  possibilités de dialogue et des engagements autour des enjeux.

Il est à ce jour admis que les forêts du bassin du  Congo  sont confrontées  à des défis dont la complexité s’accroit  au fil des années dans les domaines de la conservation et de la biodiversité, la gestion durable de la faune sauvage, la lutte contre les changements climatiques, la restauration des paysages et le développement local des populations du bassin du Congo. Continuer la lecture de Bruxelles : Une déclaration d’engagement attendu pour clôturer la 18ème réunion du PFBC

Bassin du Congo : la 17ème réunion du PFBC accouche des résolutions encourageantes

La  ville de Douala au Cameroun a abrité du 24 au 27 octobre 2017, la 17 ème  réunion du Partenariat pour les  forêts du bassin du Congo (PFBC).  Pendant 4 jours, les participants à cette rencontre ont travaillé d’arrache-pied pour que  cette réunion  accouche des résolutions qui permettront la conservation et la gestion durable des forêts du bassin du Congo.

De l’accueil réservé par le pays hôte aux multiples contributions de celui-ci, en passant par la qualité d’échanges des participants et des thèmes débattus, toutes les batteries  ont été mises en marche  pour que cette rencontre soit couronnée de succès.

A la clôture, toutes les parties ont souligné le progrès considérable accompli  dans l’atteinte des objectifs du renforcement de la coopération au sein du PFBC, en mettant en  exergue la valeur ajoutée de partenariat. L’augmentation considérable du nombre de membres de PFBC et l’ancrage  des nouvelles structures de coopération à savoir : le collège et le conseil de PFBC qui ont entamé leurs activités comme prévu, ont été perçus comme des signaux forts au cours de cette  17 ème réunion.

La grande innovation de cette rencontre  reste l’introduction à titre expérimental  d’un système de priorité annuelle de PFBC.  Ce mécanisme qui consistera à sélectionner les priorités à mettre en œuvre dans ce cadre jusqu’à la prochaine réunion devra d’une part  renforcer la prise en compte de la dimension sécuritaire dans la gestion et conservation de la faune sauvage, et développer une base de données pour les cellules de la mise en œuvre des résultats des actions menées par les partenaires du PFBC.

Les parties ont également exprimé leur satisfaction et appréciation pour les  réalisations issues de la facilitation de l’Union européenne qui prendra fin en décembre 2017. Elles se sont en outre félicitées de la confirmation selon laquelle, bien que sa mission de facilitation s’achèvera en décembre, l’UE restera membre engagé et actif du PFBC. Occasion pour elles d’émettre le vœu de voir les prochaines facilitations  se poursuivre sur la même lancée que celle empruntée par l’UE.

Trouver des moyens de coopérer avec d’autres secteurs clés au-delà de la foresterie et de l’environnement, et promouvoir de manière significative un engagement renforcé de partenariat avec les entités de secteurs privés, tels sont les 2 objectifs identifiés lors de la 16 ème réunion à Kigali en 2016. A  Douala, les parties ont appelé à poursuivre les efforts visant à promouvoir ces objectifs.

Au demeurant, des recommandations relatives aux questions de la protection et gestion durable des forêts du bassin du Congo, y compris le changement climatique ainsi que des nombreux autres documents et outils précieux pour les partenaires du PFBC ont été arrêtés.

 

Thierry-Paul KALONJI

 

Conservation : le collège scientifique du PFBC recommande une approche inclusive pour une gestion durable des ressources faunistiques

Face aux différents conflits qui opposent souvent les communautés locales, aux gestionnaires des aires protégées, surtout en ce qui concerne le recours aux ressources faunistiques pour des besoins de subsistance, le Collège scientifique du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC), réuni à Douala, ce 24 octobre 2017, a recommandé à la Facilitation de l’Union européenne qui organise la 17ème réunion du PFBC, le « compromis », comme  une approche inclusive entre les acteurs [Communautés locales et gestionnaires], pour une gestion conservatoire de ces ressources.

Denis Depommier, Directeur régionale du Cirad pour l’Afrique centrale. (Photo, Alfred Ntumba/Environews-RDC)

« Les ressources faunistiques sont extrêmement importantes pour les communautés locales. Elles sont les sources premières de protéines. Les gens consomment la viande de brousse, et ça fait déjà une tradition. Il ne suffit pas d’avoir une vue très strictement conservatoire de la gestion de la faune. Mais il faut aussi considérer les usages par la population locale de ces ressources ». A déclaré Denis Depommier, Directeur régionale du Cirad pour l’Afrique centrale et membre du bureau de ce collège.

Pour le collège scientifique, Il faut impérativement une vue intégrée de la question, et surtout n’est pas imposer la loi à ces communautés. Car, pensent-il, il y’a nécessité de leur permettre l’accès aux ressources alimentaires nutritionnelles, notamment les ressources de la faune sauvage, qui sont pour eux, la première source de protéines.

« On ne peut pas tout sanctuariser, ça serait d’ailleurs contre-productif. Mais il faut aussi un cadre de loi pour favoriser un véritable compromis entre la nécessaire gestion conservatoire des ressources naturelles, notamment des ressources faunistiques et les questions de développement des communautés », a indiqué Monsieur Depommier.

Le collège scientifique a tout de même recommandé que des études soient menées sur l’intégration des communautés dans la gestion des espaces protégées. Et qu’une base de données soit créée en vue de faciliter le partage d’informations sur les différents aspects de la gestion conservatoire.

« Il existe beaucoup d’initiatives de base de données parfois qui sont liées aux projets dont les durées sont relativement limitées dans le temps. Des données relatives à des travaux académiques de type thèse, et de multiples autres données que l’Observatoire des forêts d’Afrique Centrale (OFAC) peut rassembler et redistribuer car on souhaite que toutes ces données soient partagées. A partir du moment où elles le sont, il y’a également le cadre juridique et légal qui doit être envisagé pour accompagner la gestion et l’usage de ces données ».

Ces différentes recommandations ont été soumises à l’approbation du Conseil ad-hoc du PFBC, qui les validé.

 

Depuis Douala, Alfred NTUMBA

PFBC : c’est qu’il faut retenir de la rencontre de Kigali

Kigali, Capitale de la République du Rwanda a accueilli du 21 au 25 novembre, la 16ème réunion du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC). L’objectif principal de cette réunion était de prendre de mesures communes pour faire face à la gravité des problèmes auxquels sont confrontées les forêts du Bassin du Congo.

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