Archives par mot-clé : rapport

Climat : 2017, une troisième année plus chaude que connait la planète depuis l’ère préindustriel

Un rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) publié ce 18 janvier 2018, revient sur les prélèvement météorologiques réalisé l’an dernier, et démontre que la température moyenne à la surface de la planète en 2017 était d’environ 1,1 ° C au-dessus de l’ère préindustrielle. L’année 2016 reste l’année la plus chaude enregistrée (1,2 ° C au-dessus de l’ère préindustrielle). Les températures moyennes mondiales en 2017 et en 2015 ont toutes les deux dépassé de 1,1 ° C les niveaux préindustriels. Les deux années sont pratiquement indiscernables car la différence est inférieure au centième de degré, ce qui est inférieur à la marge d’erreur statistique.

« La température moyenne mondiale en 2017 était d’environ 0,46 ° C au-dessus de la moyenne à long terme de 1981-2010 (14,3 ° C). Cette base de référence de 30 ans est utilisée par les services météorologiques et hydrologiques nationaux pour évaluer les moyennes et la variabilité des principaux paramètres climatiques, tels que la température, les précipitations et le vent, importants pour les secteurs sensibles au climat, énergie, agriculture et santé », peut-on lire dans ce rapport. Continuer la lecture de Climat : 2017, une troisième année plus chaude que connait la planète depuis l’ère préindustriel

Conservation : En Afrique centrale, la faune paie un lourd tribut de l’instabilité politique (TRAFFIC)

Les groupes armés et les braconniers qui pullulent en Afrique centrale  exercent une pression énorme sur les espèces sauvages notamment,  les éléphants dans les aires protégées. Une situation qui fait suite à l’instabilité qui règne dans  cette région, révèle un rapport de l’ONG Traffic publié le 8 décembre 2017.

Garamba National Park Typical grassland habitat Democratic Republic of Congo (Zaire) Project number: ZR0009

Au cœur de cette étude, trois parcs nationaux aux confins de la République démocratique du Congo et de la Centrafrique. Elle indique que le braconnage est répandu dans toute la région et ses principaux auteurs sont des groupes armés non-étatiques, des acteurs étatiques, des éleveurs armés  et des braconniers indépendants. Ces acteurs, en particulier l’armée de résistance du seigneur (LRA), les Janjaweeds (milice soudanaise) et d’autres milices non-étatiques, exercent une pression énorme sur les populations d’espèces sauvages dans ces aires protégées, les parcs de la Garamba et Bili (au nord de la RDC), ainsi que la réserve de Chinko (sud-est de la RCA).

« Cette région est sans doute l’une des plus isolées et sous-développées du continent », déclare Liz Williamson, l’un des auteurs du rapport. « L’absence de gouvernance et de maintien de l’ordre a fait des communautés locales et des espèces sauvages des cibles faciles pour l’exploitation par des groupes armés, tandis que le commerce illégal des espèces sauvages renforce l’instabilité dans le paysage ».

Les grands mammifères notamment les bongos (une grande antilope), les buffles, les éléphants et les hippopotames  sont la cible de ces groupes armés, s’alarme Traffic.

Le rapport signale aussi que la corruption dans la région constitue un obstacle majeur à l’application des lois, alors que les autorités nationales et locales, y compris les FARDC, ont été impliquées directement dans le braconnage ou ont facilité le braconnage et le trafic, poursuit l’ONG. Des informations indiquent que le braconnage par les soldats des FARDC a diminué ces dernières  années grâce à une étroite collaboration avec les autorités des parcs.

L’autre menace pour les espèces sauvages provient de certains éleveurs Fulani nomades de bétail, s’inquiète également Traffic. Il est avéré que les Fulani et les Mbororo, souvent lourdement armés pour leur protection, tuent des élans de Derby et des buffles pour les vendre comme viande de brousse et empoisonnent des prédateurs, tels que les lions, pour prévenir les attaques contre leur bétail.

Outre ces groupes armés et ces éleveurs nomades, les communautés locales exercent aussi une pression sur la faune locale, ce qui fragilise davantage des populations d’espèces menacées et déjà en déclin. Ces braconniers vendent la viande à des individus et à des restaurants dans les villes et villages périphériques, et transportent les produits de valeur comme l’ivoire, les peaux et d’autres trophées, vers les grandes municipalités pour continuer de financer le braconnage. Ce groupe est constitué d’acteurs locaux et étrangers, équipés d’armes semi-automatiques.

Le rapport décrit aussi des mesures positives prises par des organisations non-gouvernementales et des agences gouvernementales dans la région, en particulier les efforts essentiels de surveillance et de maintien de l’ordre entrepris par les gardes des parcs et la collaboration positive entre le personnel des parcs et les communautés environnantes. Près de 70 % des populations locales interrogées autour de la Garamba affirment entretenir de bonnes relations avec le personnel du parc, et 80 % autour de Bili.

 « Un travail remarquable est réalisé sur le terrain dans toute la région, mais des efforts restent à faire pour appuyer ces actions et les communautés locales dans la lutte contre un braconnage qui alimente la corruption et déstabilise la région », a déclaré Paulinus Ngeh, directeur du bureau régional de TRAFFIC en Afrique centrale.

Financé par l’USAID, ce rapport est le résultat d’études et de discussions auprès de 87 villages locaux avec la participation de plus de 700 personnes, notamment les autorités administratives, de chefs traditionnels et de forces de l’ordre. Les auteurs ont enquêté sur la chasse, le braconnage et le trafic à différents niveaux—de la chasse de subsistance au braconnage organisé et à la contrebande à grande échelle—tout en évaluant les moyens de subsistance et les opportunités économiques des villageois et des éleveurs nomades.

 

 

Thierry-Paul KALONJI

Pollution : le groupe Emirates présente ses performances environnementales pour 2016-2017

Le groupe Emirates, vient de publier la septième édition de son rapport annuel de performance environnementale, pour l’exercice 2016-2017. Ce rapport qui laisse transparaître des efforts louables en faveur de l’environnement, place ce groupe asiatique aux premières loges des entreprises éco-responsables.

Ce rapport, réalisé après un audit de PricewaterhouseCoopers (PwC), présente les initiatives de développement durable et les performances environnementales des activités du groupe Continuer la lecture de Pollution : le groupe Emirates présente ses performances environnementales pour 2016-2017

Climat-USA : l’homme est l’auteur du réchauffement climatique (Rapport)

Les agences fédérales du gouvernement américain ont publié vendredi dernier avec l’accord de la Maison blanche, un rapport qui établit un lien sans détour entre les changements climatiques et la pollution engendrée par les activités anthropiques. La Maison blanche n’a émis aucune objection, quant aux affirmations révélées par ce rapport.

C’est une première depuis l’arrivée à  la Maison blanche, de Donald Trump, qu’un document d’une telle envergure sur la responsabilité de l’homme dans le dérèglement climatique soit rendu public, avec l’autorisation d’un gouvernement américain reconnu pour ses positions hostiles à la lutte contre le changement climatique.

Posté sur un site spécifique et non celui de la Maison blanche, ou celui de l’Agence pour la protection de l’environnement, ce rapport  appelé Climate Science Special Report (CSSR), note que la température annuelle moyenne de l’air à la surface du globe a augmenté de 1°C entre 1901 et 2016. Et que la période actuelle est désormais la plus chaude de l’histoire de la civilisation moderne. Il prévient qu’entre 2021 et 2050, la hausse devrait atteindre 1,4 degré supplémentaire. « Il est extrêmement probable que les activités humaines, en particulier les émissions de gaz à effet de serre, sont la cause dominante du réchauffement observé depuis le milieu du XX e siècle », indique ce texte  qui fait partie de l’évaluation nationale des Etats-Unis sur le climat.

C’est en vertu d’une décision du congrès datant de 1990 que  treize agences concernées par le climat  doivent élaborer tous les quatre ans ce document d’évaluation, qui au final devra être contresigné par l’académie nationale des sciences avant d’être rendu public.

Des extraits du CSSR avaient filtré en août dans la presse, alors que plusieurs scientifiques s’inquiétaient d’un possible veto du cabinet de Trump sur sa publication, deux mois après l’annonce par le président américain de la sortie de son pays de l’accord de Paris.

Est-il possible d’espérer grâce à la publication de ce rapport, un revirement de la Maison blanche vers une reconnaissance de la part de l’homme dans le réchauffement climatique, susceptible d’infléchir la position américaine sur l’accord de Paris ? Rien n’est moins sûr pour l’instant, d’autant que l’équipe Trump n’est pas une contradiction près.

Selon le New York Times, la décision de publier le CSSR  a été prise par Gary Cohn, le directeur du conseil économique de la maison blanche. Préoccupé par le projet de réforme fiscale, sur lequel les républicains comptent faire campagne pour les législatives de novembre 2018, il aurait évité la distraction qu’aurait constitué un affrontement avec la communauté scientifique, en cas d’un veto contre ce document.

Pour sa part, Donald Trump n’était que vaguement conscient de la publication de ce rapport, affirme le quotidien.

 

Thierry-Paul KALONJI

Eau : Un enfant sur quatre manquera d’eau en 2040

Environ un enfant sur quatre à travers le monde vivra d’ici 2040 dans des régions où les ressources en eau seront rares, a mis en garde le Fonds des Nations unies pour l’enfance.

Ce document rendu public dans le cadre de la journée mondiale de l’eau pointe que d’ici 20 ans près de 600 millions d’enfants vivront dans des zones avec des ressources en eau potable très limitées, en raison de l’accroissement de la population et d’une demande en eau plus importante conjuguée aux effets du réchauffement climatique.

Plus de 36 pays font face actuellement à des difficultés d’approvisionnement en eau, selon le rapport.

Plus de 800 enfants de moins de cinq ans meurent chaque jour de diarrhées contractées en raison d’un mauvais environnement sanitaire et d’un accès insuffisant à l’eau potable, note le rapport.

Selon l’Unicef, des conflits et la sécheresse font que l’eau manque dans des régions du Nigeria, de Somalie, du Soudan du Sud ou du Yémen, et 1,4 million d’enfants font face à un « risque imminent de mort » à cause de la famine.

L’agence onusienne estime que rien qu’en Ethiopie, 9 millions de personnes n’auront pas un accès approprié à l’eau potable cette année.

« L’eau est essentielle, sans elle il n’y a pas de croissance », a indiqué Anthony Lake, directeur général de l’Unicef. « Les enfants qui n’ont pas accès à l’eau potable risquent davantage de mourir en bas âge et, tout au long de leur enfance, de mourir de maladies causées par des bactéries transmises par l’eau, auxquelles leurs petits organismes sont moins résistants ».

L’eau insalubre et le manque d’assainissement provoquent également des retards de croissance, note encore l’Unicef, un fléau qui touche environ 156 millions d’enfants de moins de cinq ans à l’heure actuelle.

Parmi les recommandations pour limiter les impacts du changement climatique sur l’approvisionnement en eau, l’agence appelle les gouvernements à se pencher en priorité sur les problèmes d’approvisionnement en eau potable pour les communautés vulnérables.

Dans un autre rapport mercredi, l’ONU a souligné que recycler les eaux usées dans le monde, qui pour la plupart ne sont pas traitées, aiderait à résorber les problèmes de manque d’eau et à protéger l’environnement.

Les deux tiers des habitants de la planète, dont la moitié en Chine ou en Inde, vivent actuellement dans des zones mal approvisionnées en eau au moins un mois par an.

Sur la lancée actuelle, le programme des Nations unies pour l’environnement estime que la demande en eau augmentera de 50% d’ici 2030 en raison des besoins de l’industrie, de l’énergie et de l’accroissement de la population.

Alfred NTUMBA avec VOA

Biodiversité : les singes pourraient disparaitre de la planète d’ici vingt-cinq à cinquante ans

La liste des espèces menacées d’extinction continue de faire sa mise à jour. Après la Girafe, les singes viennent d’effectuer leur inscription sur cette liste rouge. Continuer la lecture de Biodiversité : les singes pourraient disparaitre de la planète d’ici vingt-cinq à cinquante ans