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Climat : La RDC s’apprête à ratifier l’accord de Paris

Le Fonds mondial pour la nature WWF, et la société civile environnementale de la RD Congo, se sont mobilisés devant le Bureau du parlement de la République, ce lundi 09 octobre  en vue de soutenir la ratification de l’accord de Paris sur le climat par la RDC. Ce processus sera au coeur des discussions à l’ouverture de la plénière du mardi 10 octobre à l’Assemblée nationale.

« Nous sommes ici, pour encourager les parlementaires à poser cet acte qui nous semble historique pour aider la RDC à rejoindre les 167 autres pays qui ont déjà ratifié cet accord. Les députés vont siéger demain pour défendre et échanger afin de ratifier cet accord. Nous sommes satisfait aujourd’hui sur le fait que ce processus que nous avons suivi depuis le début arrive à son terme », a déclaré Flory Botamba, coordonnateur des projets à WWF/RDC.

En effet, la RDC occupe 61 % des forêts du bassin du congo, raison de plus pour le pays de ratifier cet accord et regagner son positionnement de leader dans le secteur de l’environnement en Afrique.

« En ratifiant l’accord de paris, la RDC fait son travail, assume son rôle et reprend la première place dans le concert des nations spécialement pour les pays forestiers », a souligné Monsieur Botamba.

Signalons que c’est depuis Avril 2016 que les pays ont signé au siège des nations unies, l’Accord de Paris  pour le climat. La RDC était parmi les premiers pays à signer cet accord historique.

« Il est vrai qu’il y a eu une volonté politique de signer l’Accord. Nous voulons que ces efforts soient palpables et matérialisés par la ratification », a-t-il précisé.

Jennifer LABARRE

Environnement : La RDC abritera le Fonds de l’économie verte en Afrique centrale

La République démocratique du Congo pourra abriter le FEVAC (Fonds de l’économie verte en Afrique centrale). Tandis que Brazzaville abritera le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo. C’est ce qui ressort des échangent entre experts, lors de la Conférence des ministres de l’Environnement de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Est. Cette annonce a été faite à Brazzaville, le mercredi, 04 octobre par Honoré Tabuna, Expert de la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale).

Ministre Congolais en charge de l’environnement, Amy Ambatobe saluant le Premier Ministre de la République du Congo, Clément Mouamba, lors de l’ouverture du segment de haut niveau de la Conférence des Ministre de l’environnement et des Finances de la CEEAC et CAE

Dans une interview accordée à ENVIRONEWS RDC, le Ministre congolais de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatombe a affirmé la détermination de son pays à abriter ce fonds, étant donné que la RDC occupe le ¾ des forêts du Bassin du Congo.

« Nous avons, en dehors du Fonds bleu pour le Bassin du Congo, le Fonds vert pour l’économie verte en Afrique Centrale, auquel la RDC a déjà financé à hauteur de 2 millions de dollars américains, et pour lequel nous nous battons pour que le siège soit abrité par la République démocratique du Congo », a-t-il informé.

La RDC est le premier pays à avoir contribué au FEVAC à hauteur de deux millions sur les trois millions de dollars américains convenus par les Etats, pour le démarrage de ce fonds.

Revenant sur la question de la ratification de l’Accord de Paris, Amy Ambatobe rassure que tout est mis en marche pour que cet acte institutionnel soit posé dans un plus bref délai. «  Le gouvernement de la République démocratique du Congo a bien endossé cela à travers le Conseil des ministres tenue le vendredi dernier. Et que le projet de ratification a été transmis à l’Assemblée nationale. Je crois que d’ici plus tard, 20 octobre, ce projet de loi va être ratifié », a-t-il déclaré.

Rappelons que le Fonds de l’économie verte en Afrique centrale a été créé et adopté à Kinshasa en octobre 2014, par les ministres de l’Economie et des Finances de la CEEAC. Il vise la promotion de la transformation structurelle du système de l’économie des ressources naturelles en général et celle du système de l’économie du bois en particulier.

Alfred NTUMBA

Climat : La RDC face aux enjeux de la ratification de l’accord de Paris

La République démocratique du Congo pourrait, dans un très bref délai, procéder à la ratification de l’Accord de Paris sur le Climat. Bien que le projet de texte devant entériner cette ratification ne soit pas encore déposé officiellement aux bureaux de deux chambres du parlement congolais, il ressort néanmoins des échanges fructueux entre les journalistes du réseau Green Journalist Network et certains députés et sénateurs, que le pays s’emploie à ratifier cet accord conformément à la demande du Chef de l’Etat, Joseph Kabila. C’était lors d’un café de presse organisé à Kinshasa, le jeudi 28 septembre 2017.

« A ce jour, nous n’avons pas encore le projet de ratification », a affirmé le président de la commission Environnement de l’Assemblée nationale, Patrick André Kakwata. Il a par ailleurs rassuré que par le pouvoir constitutionnel investi aux députés, ils peuvent convoquer le ministre afin de mieux comprendre le pourquoi de ce retard.

 

De son coté, son collègue de la commission Environnement et Ressources naturelles du sénat, Professeur Lombeya, a promis de saisir rapidement le président de sa chambre ainsi que le gouvernement pour cette ratification soit effective dans un très cours délai.

 

« Il est clair qu’aujourd’hui que les effets néfastes du changement climatique sont palpables, à travers toute l’étendue du territoire nationale. Je crois qu’il est temps que le gouvernement prenne le dossier en main. Il est également temps d’apprendre à nos  populations, la notion de la protection et préservation de l’environnement », a déclaré le sénateur Mukonda Bonza.

 

Lire aussi : http://www.environews-rdc.org/2017/09/30/climat-lunion-europeenne-invite-la-rdc-a-ratifier-laccord-de-paris/#

 

Lorsque le pays s’engage dans de grands tourments politiques, il y a pas mal de repères qui vacillent a relevé le ministre honoraire de l’environnement et député national, Bavon N’samputu. Pour lui, « la ratification n’est pas un exercice ardu. Il faut plutôt que le gouvernement dépose le projet de texte au niveau de l’assemblée nationale pour entamer la procédure. Nous vous assurons que d’ici les semaines qui suivent, le pays va ratifier ledit accord ».

 

Selon les sources concordantes, cette question aurait été à l’ordre du jour du récent Conseil des Ministres.  Une nouvelle qui vient enthousiasmer les amoureux de la planète.

« Pour le réseau Greens Journalist Network que je représente, ce café de presse a été un succès, car les professionnels de médias ont eu accès à une pile d’informations pratiques sur l’épineuse question de la ratification de l’accord de Paris par notre pays, ainsi que sur la Cop 23. Aujourd’hui, nous sommes heureux d’apprendre que les choses bougent dans le bon sens pour qu’enfin notre pays ratifie cet accord. Nous ne pouvons que nous en féliciter », a précisé Alfred Ntumba, Coordonnateur adjoint du réseau.

 

Pour le chef de section Environnement et Santé à l’UE, Arnold Jacques de Dixmude, ce cri d’alarme des éco-journalistes vient au bon moment pour relancer l’intérêt public.   «Je me joins à la voix des citoyens, des organisations, des politiques et des médias qu’ils pressent le gouvernement à ratifier cet accord qui s’avère très bénéfique et renferme plusieurs opportunités pour ce pays », a-t-il souligné.

 

                                 

 

    Jennifer Labarre.

 

Climat : L’Union européenne invite la RDC à ratifier l’accord de Paris

S’adressant aux journalistes du réseau [Green Journalist Network], lors d’un café de presse organisé à Kinshasa, le jeudi 28 septembre 2017, l’Ambassadeur de l’Union européenne en RDC, Bart Ouvry, a souligné l’engagement de son institution en faveur du climat et l’importante implication attendue de tous les citoyens dans la lutte contre les effets des changements climatiques. Il a par la même occasion, lancé un appel à la classe politique congolaise l’invitant à un sursaut patriotique en vue de la ratification de l’Accord de Paris sur le climat.

Bart Ouvry, chef de la délégation de l’Union européenne à Kinshasa. (Crédit photo, la primature de la RDC)

« J’étais très content lorsque le président de l’Assemble nationale, lors de l’ouverture de la session de septembre, a appelé à la ratification de l’accord de Paris. Ce pays qui est l’un des grands poumons verts de la planète a un rôle plus important à jouer dans la mise en œuvre de cet accord. Il y’a objectivement un grand intérêt pour la RDC de rentrer dans cet accord, et être présente à Bonn pour défendre les intérêts de congolaises et congolais », a-t-il précisé.

Pour l’Union européenne, la lutte contre les changements climatiques est une manière de multiplier ses actions contre la déstabilisation de la RDC. « Beaucoup de congolais subissent tous les jours les effets des changements climatiques. Il nous faut agir, mais pas seul, car il y’a nécessité d’avoir un appui populaire et celui de la classe politique. Quel que soit leurs tendances et leurs provenances politiques, il est important d’avoir des acteurs politiques, un consensus le plus large possible sur ces questions  », a-t-il insisté.

Cet engagement de l’Union européenne se traduit naturellement dans sa coopération bilatérale avec la RDC, par un appui important à la protection de la biodiversité. « Aujourd’hui dans le cadre de 11ème FED (Fonds européen de développement), nous avons engagé 120 millions de dollars américains qui vont dans le domaine de l’environnement, de la biodiversité et l’appui à l’agriculture durable. Notre but est de renforcer le lien entre la conservation et l’augmentation de retombées économiques de la population », a-t-il précisé.

Bart Ouvry est tout de même revenu sur le succès que connait l’accord de Paris sur le Climat. « Parmi les 187 pays qui pourraient ratifier cet accord, nous en avons déjà 166 qui l’ont fait. Rarement dans l’histoire d’accords internationaux, nous avons vu dans un délais aussi rapproché, un tel enthousiasme et engagement de la large majorité des pays, partout sur la planète». A-t-il informé. « Aujourd’hui nous sommes dans une situation où la majorité des Etats partout dans le monde se rend compte de la problématique des changements climatiques. L’accord de Paris est un grand succès, et la réunion à Bonn sera très importante pour confirmer ce succès ».

Chaque année, l’Union européenne consacre environ 100 milliards de dollars américains à l’aide au développement des pays. Le 20% de cet investissement annuel est consacré au climat.

 

Alfred NTUMBA

Climat : Un nouveau plaidoyer  pour la ratification de l’Accord de Paris

Le Fonds mondial pour la Nature (WWF) a lancé de nouveau un plaidoyer en direction de décideurs congolais sur les enjeux de la ratification de l’accord de Paris par la République démocratique du Congo. La réunion d’échanges a été organisée ce mardi 26 septembre 2017, à Kinshasa.

Sensibilisation des parlementaires sur la ratification de l’accord de paris/ jennifer Labarre

Cet atelier avait pour objectif de sensibiliser les parlementaires à jouer pleinement leur rôle de représentants du peuple, en interpellant l’exécutif national sur la nécessité de ratifier cet accord, afin d’aider la RDC à préserver son leadership dans le secteur de l’environnement.

« Il est évident que la RDC ne peut dévier de ses responsabilités de fait, de par son héritage écologique et environnementale qui la place au centre des sources de résilience climatique pour la planète. Nous faisons appel aux parlementaires pour que le pays ne rate pas ce rendez-vous historique », a déclaré le Directeur national de WWF-RDC, Jean – Claude Muhindo.

A travers cette séance de travail, les enjeux et avantages de la ratification de l’accord de Paris ont été expliqués aux députés. Pour le député national Roger Mpanano, « si la RDC ne ratifie pas l’accord, il serait honteux d’aller à la Cop 23 qui se tiendra dans quelques semaines à Bonn en Allemagne. Cet accord serait déjà ratifié, si cela ne dépendait que de nous [députés de la commission de l’environnement]. L’accord n’a jamais été envoyé au parlement pour débuter le processus de sa ratification » a-t-il précisé.

 

Une opportunité économique

 

Avec des chutes de cour de matières premières de plus en plus fréquentes dans le monde, les économies mondiales voient dans l’accord de Paris, une aubaine d’opportunité de développement durable et résilient.

Certains experts pensent que la RDC ne peut s’auto exclure des mécanismes qui déterminent actuellement la manche mondiale des pays. Pour que le pays bénéficie des opportunités présentes et futures, la ratification de l’accord de Paris reste le seul moyen d’y accéder.  

«Nous invitons les députés à accélérer le processus de ratification de cet accord pour donner au pays des instruments juridiques, devant lui permettre de lutter efficacement contre les changements climatiques et accéder aux différents financements mis en place dans le cadre de cet accord. Nous en appelons également à l’exécutif national à faire diligence pour ne pas priver le pays de tous les avantages financiers prévus par l’accord de Paris sur climat », a fait savoir l’expert Climat, Albert Kabasele Yengayenga.

L’expert a affirmé tout de même qu’avec l’augmentation du niveau de mer, soit 3mm par an, les populations vivant sur le littorale congolais risquent de périr si rien n’est fait, et que d’ici peu, la cité de Banana, située à l’embouchure du fleuve Congo pourrait disparaitre.

Rappelons que la RDC compte parmi les premiers pays à avoir signé l’Accord de Paris à New-York. D’aucun se pose la question de savoir à quel niveau le processus de sa ratification bloque-t-il, et pourquoi le Président de la République qui s’était engagé publiquement en signant cet accord, ne peut-il pas s’impliquer davantage afin de donner la chance au pays de jouer son rôle de puissance environnementale au cœur de l’Afrique.

 

                                      Jennifer LABARRE