Archives par mot-clé : RDC

Energie : Inga III, Greenpeace Afrique soutient les recommandations de Ressources Matters et du GEC

Greenpeace Afrique a salué  les  recommandations  du nouveau rapport de Resources Matters et du Groupe d’Etude sur le Congo (GEC). Dans ce rapport, ces deux organisations demandent aux autorités congolaises, la transparence et l’implication de la société civile dans la gestion du dossier Inga III.  D’une valeur de 14 milliards dollars, ce projet à sa fin, devrait générer 25 000 emplois dont 10.000 postes permanents.

Ce rapport relaye les préoccupations exprimées par la société civile congolaise depuis des années. Précisément celles de 45 ONG locales qui en septembre 2018, ont décriés le manque total de transparence d’un projet qui produirait de l’électricité principalement pour l’Afrique du sud et au bénéfice de l’industrie minière de la RDC. Continuer la lecture de Energie : Inga III, Greenpeace Afrique soutient les recommandations de Ressources Matters et du GEC

COP25 : La RDC affute ses armes

La République démocratique du Congo à travers son ministère de lEnvironnement et Développement durable, a lancé les travaux préparatoires de la Conférences des parties sur les changements climatiques qui se tiendra à la fin de cette année à Santiago au Chili. Les travaux ont été lancé à Kinshasa, ce jeudi 24 octobre.

Selon le ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe, la RDC doit parler d’une seule et même voix à Santiago. Les experts congolais sensés parler au nom de la Res publica se devront d’avoir à cœur, l’intérêt de la nation congolaise dont les forêts jouent un rôle important dans la régulation du climat mondial.

Revenant sur les engagements pris lors de la COP21 à PARIS, Claude Nyamugabo a précisé que son pays s’est engagé dans cet accord, à réduire de 17% ses émissions de gaz à effet de serre. Et que partant de cet engagement, il est tout à fait cohérent que la RDC tire profit de ses efforts dans cette lutte globale.

Au cours de ces travaux, le comité préparatoire aura pour tâche entre autres, de relever les difficultés souvent rencontrées lors de précédentes négociations organisées chaque année par les Nations unies, et y proposer des solutions.

« Toutes les dispositions nécessaires seront prises pour que la RDC soit qualitativement représentée », a déclaré le ministre. « L’objectif principal poursuivi dans cette Cop 25 est la prise en compte des questions climatiques et le plaidoyer pour le transfert des technologies en vue d’aider la RDC à réaliser ses objectifs environnementaux ».

Alfred NTUMBA

Forêts : Jean-Marie Bolika, « nous attendons des signaux forts du nouveau ministre de l’Environnement»

« Il faut annuler les arrêtés attribuant les concessions forestières en violation du moratoire », tel est l’essentiel du message de Jean-Marie Bolika, chef de programme Gouvernance forestière au WWF-RDC. Invité du Weekend d’ENVIRONEWS TV, l’expert congolais a insisté sur la nécessité pour le nouveau ministre de l’Environnement et Développement durable, Claude Nyamugabo Bazibuhe, de lancer des signaux forts en direction de la communauté internationale, en annulant les concessions attribuées illégalement par son prédécesseur, Amy Ambatobe.

Jean-Marie Bolika, Coordonnateur de Programme Gouvernance forestière/WWF-RDC.

Pour ce cadre au WWF-RDC, avec la diplomatie du nouveau président de la République, la RDC doit donner des signaux forts démontrant que le pays veut changer les choses pour inciter les investisseurs à venir, et rassurer les partenaires techniques et financiers.

« On a fait des rapports plusieurs fois. Mais, le ministre qui était là s’est entêté et il n’a pas voulu changer sa décision. Nous souhaitons que les nouvelles autorités prennent les choses au sérieux », a-t-il indiqué. « Dès que le nouveau ministre va annuler ces concessions, il sera applaudi par les principaux partenaires de la RDC ».

Tout en reconnaissant la faible contribution du secteur forestier au budget de l’Etat, Jean-Marie Bolika reste tout de même convaincu de la nécessité de lever le moratoire instauré sur les forêts congolaises depuis 2002, afin d’aider les pays à tirer profit des immenses ressources forestières. Continuer la lecture de Forêts : Jean-Marie Bolika, « nous attendons des signaux forts du nouveau ministre de l’Environnement»

Forêt : Claude Nyamugabo rappelle au secteur privé ses obligations fiscales

Le ministre de lEnvironnement et Développement durable, Claude Nyamugabo a échangé avec la délégation de la Fédération des industriels du bois (FIB). Au cours de cette séance de travail, organisée à Kinshasa, ce jeudi 17 octobre, les deux parties ont convenu de travailler ensemble pour la gestion durable du secteur forestier de la République démocratique du Congo.   

Claude Nyamugabo a tenu à rassurer la FIB du respect de devoirs de l’Etat envers la Fédération. Il a par ailleurs invité cette organisation à tourner le regard vers le bien-être social tel que voulu par le chef de l’Etat. Les industriels du bois se doivent également de respecter leurs engagements vis-à-vis de l’Etat congolais et des communautés locales, surtout en ce qui concerne les respects de leurs cahiers de charges signés avec les communautés.

Le président de la FIB, Gabriel Mola Motiya a promis au ministre le soutien de la fédération dans l’accomplissement de la mission dévolue au Ministère de l’Environnement et Développement durable, notamment la gestion durable des forêts, et la contribution à l’assiette fiscale.

« C’est un impératif que tous les acteurs économiques puissent contribuer à la réalisation de ce budget pour permettre au gouvernement de la République de réaliser sa mission. Nous allons tout faire pour accompagner nos membres afin qu’ils s’acquittent de leurs obligations fiscales vis-à-vis de l’Etat», a-t-il rassuré.

Notons que depuis plusieurs années, les relations entre la FIB et le ministère de l’Environnement et Développement durable ont été caractérisées par une crise de manque de confiance entre les deux parties. Cette crise a été exacerbée par les multiples violations du moratoire, et les attributions arbitraires des concessions forestières au détriment des membres de cette association.

Alfred NTUMBA

Forêt : Tosi Mpanu Mpanu, « Il est temps de revoir le moratoire sur les forêts congolaises »

Invité du weekend d’ENVIRONEWS Télévision, l’Ambassadeur Tosi Mpanu Mpanu a émis le vœu de voir s’engager des discussions franches sur la levée du moratoire instauré sur les forêts de la République démocratique du Congo depuis 2002.  Pour ce fin négociateur, les causes pour lesquelles ce moratoire a été instauré ne sont plus les mêmes à ce jour.

Tosi Mpanu Mpanu, négociateur sénior à la CCNUCC, lors du tournage de l »émission Invité du Weekend (IWE) à Kinshasa.

 « Il est peut-être temps de revoir ce moratoire, parce qu’en fin de compte ce moratoire ne profite pas à la RDC. Par contre, il freine les investissements, puisqu’on ne peut pas octroyer de nouveaux permis de coupe industrielle. Or le problème dans la déforestation ce n’est pas les industriels du bois », a-t-il précisé. « Le problème provient de la coupe illégale et artisanale qui se fait par des acteurs peu vertueux. Le problème s’est aujourd’hui déplacé, il faut donc le régler maintenant ».

Revenant sur la contribution du secteur forestier de la RDC au budget national, Tosi Mpanu Mpanu a proposé qu’une réflexion incluant les acteurs clés de ce domaine soit menée afin de lever des options claires susceptibles d’aider le pays à tirer profit de ses ressources forestières tout en préservant ses forêts.

« Il faut qu’on arrête de se promener à travers la planète, voir des véhicules électriques, et de beaux meubles dont la matière première provient de la RDC, et le pays n’a que 2% ou 3% de la valeur du produit final », a-t-il insisté.

Le négociateur sénior à la CCNUCC (Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique), estime que la RDC devra aller dans une discussion stratégique avec les opérateurs économiques, œuvrant dans le secteur.

Il faut leur rassurer et garantir la sécurité de leurs investissements, et l’assouplissement de la fiscalité afin de les inciter à mettre en place au pays, des unités de transformation de la matière première. Ceci aura pour impact, la création d’emplois directs et indirects, et une contribution positive au budget de l’Etat.

« Tous les ingrédients sont là, il faut juste avoir le courage politique de prendre certaines décisions et de tenir jusqu’au bout. Aujourd’hui, la RDC peut dire, je ne veux plus des grumes exportées, je veux qu’il y’ait une première transformation ici, et cela va créer pas mal d’emplois», a-t-il indiqué.

Interview exclusive à suivre absolument le samedi 19 octobre, sur ENVIRONEWS TV, à 10h, 14H, 18H et 21H.

Alfred NTUMBA

Environnement : Claude Nyamugabo, « Sous mon mandat, nous allons respecter et exécuter les engagements internationaux »

Le nouveau ministre de l’Environnement Claude Nyamugabo Bazibuhe a pris officiellement les manettes de commande de son ministère, ce lundi 09 septembre à Kinshasa, après une brève cérémonie de remise et reprise organisée à cette occasion. Il remplace ainsi, Amy Ambatobe Nyongolo, aujourd’hui député national.

Claude Nyamugabo, nouveau ministre de l’Environnement de la République démocratique du Congo.

« Ce que je vais me mettre à faire assez rapidement c’est de faire jouer à notre pays son rôle non seulement en Afrique où nous détenons plus de 50% de forêts avec une biodiversité très importante, mais également à travers le monde.  Parce que nous sommes le pays qui fait respirer le monde après le Brésil », a-t-il déclaré.

Pour le nouveau locataire du ministère de l’Environnement, la République démocratique du Congo devrait jouer son rôle de leader en Afrique et dans le monde. La RDC devrait également bénéficier des retombées du rôle qu’elle joue. « Je vais tout mettre en œuvre sous le leadership du président de la République pour que nous ayons des retombées de grandes richesses dans notre sous sol et sur notre sol », a-t-il précisé. « Pendant qu’on nous demande de protéger la planète toute entière, nous avons droit à un retour de la communauté internationale et des partenaires ». Continuer la lecture de Environnement : Claude Nyamugabo, « Sous mon mandat, nous allons respecter et exécuter les engagements internationaux »

Environnement : validation de la note de position de la société civile environnementale sur la réforme de l’aménagement en RDC

Les organisations de la société civiles environnementales réunies en atelier multisectoriel ont procédé à la validation de leur note de position sur la réforme de l’aménagement du territoire en république démocratique du Congo. Ce document produit permettra à l’aboutissement d’un plaidoyer pour la reconnaissance de la place et des droits des communautés locales, des peuples autochtones pygmées, des femmes et des jeunes dans ce processus d’affectation des terres et des espaces.

Ce cadre d’échange a permis aux participants qui jadis n’avaient pas été associés dans ce processus en cours, de proposer une loi cadre, un schéma national d’aménagement, les plans d’aménagement locaux et provinciaux. Des contributions jugées indispensables avant la mise en forme officielle des outils, de la loi et de la politique nationale portant sur l’aménagement du territoire par le gouvernement de la RDC.

« Les travaux de cet atelier constituent  le résultat final du projet d’analyse sur le secteur de l’aménagement initié par le Centre des Technologies Innovatrices et  de Développement Durable. Ce projet avait procédé par faire une analyse sur le secteur d’aménagement de la RDC et là nous sommes arrivés à proposer une note de position dans laquelle toutes les recommandations reformulées ont été appropriées tout au long du projet auprès des acteurs de la société civile et aux différents ministères ayant trait avec l’aménagement du territoire », a rapporté Trésor  Monzombo, directeur  exécutif de ce centre. Continuer la lecture de Environnement : validation de la note de position de la société civile environnementale sur la réforme de l’aménagement en RDC

Énergies : Signature d’accord pour la construction de la Centrale hydroélectrique de Ruzizi 3

Les gouvernements de la République Démocratique du Congo  du Burundi, et du Rwanda ont procédé ce 29 juillet à Kinshasa à la signature de l’accord relatif à la construction de la centrale hydroélectrique de Ruzizi III, devant  desservir les trois pays. Avec une puissance de  144 MW,  cette centrale  vise à accroître la desserte en énergie électrique dans la région des grands lacs, réduire la pression humaine sur les forêts, lutter contre l’insécurité, et apporter des transformations significatives dans le secteur de l’électricité dans ces pays.

 « Il s’agit là du premier projet qui sera financé par des fonds privés en Afrique subsaharienne et qui utilisera une ressource régionale commune pour générer une énergie qui sera partagée de manière égale entre trois pays», a déclaré le ministre d’Etat en charge du Budget faisant l’intérim du ministre de l’Energie et des ressources hydrauliques de la RDC, Pierre Kangudia. Avant de renchérir qu’à la fin des études complémentaires la puissance pourrait  atteindre plus ou moins 200 MW.

Estimé à près de 400 millions de dollars, une fois réalisé, ce projet bénéficiera à une population évalué à 30 millions de personnes dont 70 % vivant sous le seuil de la pauvreté et ayant un taux d’accès moyen à l’électricité de 6 %.

En outre, Ruzizi III relève  du  partenariat public privé entre  l’Union Européenne,  la banque européenne d’Investissement, la banque allemande de développement,  la banque africaine de développement, de la banque mondiale et de  l’Agence Française de Développement. Continuer la lecture de Énergies : Signature d’accord pour la construction de la Centrale hydroélectrique de Ruzizi 3

Climat : Levé de fonds pour matérialiser le projet jardin scolaire, un milliard d’arbre d’ici 2023

Dans le but d’intensifier sa lutte contre les changements climatiques, la République démocratique du Congo s’est lancé le défi de planter 1 milliard d’arbres d’ici 2023. La campagne pour y arriver a été lancée en juin dernier en marge de la journée mondiale de l’environnement. Ce projet ambitieux a fait l’objet d’un dîner qui a réuni à Kinshasa, les institutions gouvernementales, les organismes internationaux et les représentants de confessions religieuses.

« Jardin scolaire – 1 Milliard d’arbres pour le climat 2023 »,  tel était  le thème  de la rencontre sur ce  projet à la fois  économique  et écologiques dont   1 million de  jeunes  seront repartis en cinquante mille brigades climat de vingt personnes. Ces jeunes seront formés et encadrés par 20.000 enseignantes, avec qui ils auront la charge à la fin de cette formation de produire des plantes cultivables. Des plantes qui proviendront des différentes communautés.

« Aujourd’hui nous avons  frappé à la bourse des partenaires et il y’ a des promesses qui sont faites. Nous nous attendons à une bonne réaction de leur part parce que ces  sont des gens qui nous accompagnent déjà. Le fonds qui viendra  des partenaires permettra à développer des pépinières à transplanter.  Nous allons mobiliser à tout le niveau  pour que les gens s’imprègnent et s’approprient du goût de la nature », a déclaré  Dieudonné MUSIBONO, conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de l’Environnement et Développement Durable. Continuer la lecture de Climat : Levé de fonds pour matérialiser le projet jardin scolaire, un milliard d’arbre d’ici 2023

Conservation : 8,8 tonnes d’ivoire d’éléphant en provenance de la RDC saisis à Singapour

Un record de 8,8 tonnes d’ivoire d’éléphant a été saisi dans trois conteneurs dimanche soir, 21 juillet, à Singapour. Il s’agit de l’une de plus grandes saisies que le monde ait connues ces dernières années. Les 3 conteneurs proviendraient de la République démocratique du Congo, où ils ont été embarqués pour le Vietnam. La saisie record est d’une valeur totale de plus de 66 millions de dollars américains.

Selon les autorités douanières singapouriennes, cette cargaison a été déclarée comme contenant du « bois », et portant il s’agissait des écailles de pangolin estimées à environ 48,6 millions de dollars, aux côtés de 17,6 millions de dollars en ivoire d’éléphant.

Il s’agit du troisième envoi intercepté cette année, ont déclaré le Conseil des parcs nationaux (NParks), les douanes de Singapour et l’Autorité de l’immigration et des points de contrôle dans un communiqué conjoint. On estime que l’ivoire provient de près de 300 éléphants d’Afrique. À peine trois mois plus tôt, en avril, Singapour avait saisi 177 kg d’ivoire d’éléphant découpé et sculpté. Continuer la lecture de Conservation : 8,8 tonnes d’ivoire d’éléphant en provenance de la RDC saisis à Singapour