Archives par mot-clé : RDC

FORETS : CLÔTURE DU FORUM SUR LA BONNE GOUVERNANCE FORESTIÈRE EN RDC

C’est sur une note satisfaisante que s’est clôturé le forum des parties prenantes sur la gestion durable des forêts et le développement des réformes de gouvernance forestière , organisé par la CEFDHAC (Conférence sur les Écosystèmes forestiers d’Afrique Centrale),  du 6 au 8 décembre à Kinshasa.

Cette rencontre qui a réunis les experts de différents secteurs, a permis l’aboutissement d’une note de contribution à la définition des stratégies de la gestion durable des forêts de la RDC. Au cours de ces travaux, un consensus sur les réformes du secteur forestier en cours a été trouvé, et le mémo adressé aux futurs décideurs du pays afin de préserver et gérer durablement les forêts congolaises a été adopté.

« Il était question pour nous d’être concret en produisant des livrables concrets, parmi lesquels il y’a la note de contribution des parties prenantes, mais aussi le mémo adressé aux candidats députés nationaux et présidents de la république », a déclaré Ngoy Isikimo, président national du CEFDHAC. Continuer la lecture de FORETS : CLÔTURE DU FORUM SUR LA BONNE GOUVERNANCE FORESTIÈRE EN RDC

Santé : Attention, la dipyrone tue !

La molécule de la Noramidopyrine connue sous l’appellation de « dypirone, Novalgine» tue. L’alerte a été lancée par le Conseil National de l’Ordre de Pharmaciens. Dans une correspondance adressée à l’attention de tous les pharmaciens congolais, ce jeudi  06 à Kinshasa, cette organisation interdit toute production (fabrication),  distribution et administration de cette molécule, et de deux autres à savoir, Alpha beta Arteéther et Nimésulide.

« Noramidopyrine (Dipyrone), peut entrainer une agranulocytose potentiellement mortelle et ce plusieurs mois après la prise », affirme cette organisation. « Alpha Beta Arteéther en solution huileuse intramusculaire présente une faible biodisponibilité, d’où le risque  de développement d’une  résistance aux dérivés de l’artémisinine, ce qui constituerait un problème majeur dans les zones impaludées ».

Conformément à la note circulaire du Secrétaire général à la Santé publique n° MS1251 /P/YRS/2018 à l’intention  des professionnels de santé de la RDC, l’Ordre des Pharmaciens informe que la molécule de Nimésulide connue sous les noms de ZAPAIN, MARSUPIN, NESUPAIN doivent être purement et simplement retirés du marché pour raison d’hepatotoxicité grave non dose dépendant.

Alfred NTUMBA

Santé : Seulement 1/10 du budget général de la RDC consacré à la santé

Comment lutter contre la résurgence des épidémies et des maladies endémiques qui dictent leur loi funeste aux populations congolaises dans certaines parties du pays? La représentation nationale octroie le dixième du budget national au secteur de la santé.

Ainsi en a décidé l’Assemblée nationale en adoptant fin Novembre, dans les mêmes termes que le Sénat, la loi de finances pour l’exercice 2019 qui s’élève à 10 352,3 milliards de francs congolais. Ce, après examen des allocations budgétaires par nature, axe et programme ; tenant compte de l’évolution de l’exécution des dépenses de l’Etat de 2013 au 30 Juin 2017 et des priorités des politiques publiques définies par le gouvernement.

L’absence d’une couverture universelle des soins de santé de la population et l’insuffisance des crédits destinés à la lutte contre la tuberculose, trouve du répondant avec une hausse des allocations équivalant à près de 10% du budget général. Continuer la lecture de Santé : Seulement 1/10 du budget général de la RDC consacré à la santé

Forêts : REDD+ en RDC 10 ans après, les objectifs  sont loin d’être atteints

10 ans après son lancement, le mécanisme de Réduction des Emissions liées à la Déforestation et à la Dégradation forestière REDD + en République démocratique du Congo est en proie à une crise réelle et les objectifs  sont loin d’être atteints. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par l’ONG Collectifs de Défenseurs de l’Environnement   (CODE), mené du 5 au 8 octobre 2018.

Au final, il ressort de ce sondage que le processus REDD  + en RDC paraît en ce moment comme  un autre marché de dupes qui ne profite pas du tout aux  communautés locales et peuples autochtones. Ses vocabulaires et ou ses techniques sont beaucoup plus une importation qui ne concordent pas aux réalités locales congolaises.

C’est dans le but de  recevoir  l’opinion  du Gouvernement de la République Démocratique du Congo, de la société civile environnementale, des Communautés locales et des peuples autochtones, des partenaires et du secteur privé  sur les dix années du processus REDD+ en RDC d’une part, et de  savoir  également si la participation de la société civile environnementale était effective et efficace dans ledit processus d’autre part , que les CODE a réalisé ce sondage. Continuer la lecture de Forêts : REDD+ en RDC 10 ans après, les objectifs  sont loin d’être atteints

Opportunité : WWF lance une Subventions de reboisement

Le programme de subventions de reboisement de l’EFN vise à aider les communautés à recouvrer leur intégrité écologique et à améliorer le bien-être humain dans les paysages déboisés et dégradés grâce à la restauration des forêts.

EFN recherche des organisations qui utiliseront cette opportunité d’atelier pour connecter des corridors, créer des zones tampons, améliorer les terres dégradées, restaurer les bassins versants et élargir la couverture forestière tout en permettant aux parties prenantes locales de se connecter à la nature et de devenir partie intégrante d’un programme de conservation plus vaste.

Voir ci-dessous pour les directives de subvention ou  cliquez ici  pour une version imprimable.

PAYS ÉLIGIBLES

Les organisations locales des domaines prioritaires suivants du WWF et des États-Unis sont éligibles:

  • Amazone et Andes tropicales (Bolivie, Colombie, Equateur, Guyane française, Guyana, Pérou, Suriname)
  • Bornéo et Sumatra (Indonésie)
  • Afrique côtière orientale (Kenya, Mozambique)
  • Bassin du Congo (Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Gabon, République du Congo)
  • Himalaya oriental (Bhoutan, Népal)
  • Grand Mékong (Cambodge, Laos, Myanmar, Vietnam)
  • Madagascar
  • Malaisie
  • Récif mésoaméricain (Belize, Guatemala, Honduras)
  • Namibie

Ouganda

CRITÈRE D’ÉLIGIBILITÉ

Pour être admissible à une subvention de reboisement, un organisme doit répondre aux critères suivants:

  • Votre organisation doit être légalement enregistrée dans un pays éligible.
  • Votre organisation doit avoir un compte bancaire.
  • Votre organisation doit mener des activités de reboisement / restauration dans un domaine prioritaire du WWF aux États-Unis.
  • Votre organisation doit soumettre tous les documents requis avant la date limite de candidature ci-dessous.
  • Votre organisation doit terminer toutes les activités de subvention (y compris la plantation) avant le 31 août 2019.
  • Le projet proposé doit inclure un apprentissage actif, une composante de compétences pratiques ou une activité d’apprentissage sur le terrain qui renforce les compétences et les connaissances des acteurs locaux dans le cadre des activités du projet.

La priorité est donnée aux organisations locales qui:

  • mener des activités rentables de plantation d’arbres indigènes.
  • se concentrer sur la faune sauvage et les espèces prioritaires du WWF (y compris les tigres, les éléphants de forêt et les paresseux).
  • n’ont pas encore profité de cette opportunité.

DATES LIMITES D’INSCRIPTION

Tous les candidats doivent avoir terminé leur candidature avant le 1er décembre 2018. La formation et la plantation proposées doivent avoir lieu au moins 45 jours après la date limite de candidature pour permettre à l’EFN de disposer du temps nécessaire pour examiner, sélectionner et traiter la subvention.

PROCESSUS DE DEMANDE

EFN exige que tous les candidats remplissent une demande en ligne et fournissent une proposition claire et convaincante qui doit inclure:

  • Un résumé des travaux de l’organisation à ce jour et des principales réalisations
  • Un aperçu de la nécessité du projet de reboisement, y compris une description du site de reboisement avec des photos, des objectifs de conservation et d’autres objectifs connexes du projet
  • Une explication de la manière dont ce projet de reboisement s’intègre dans d’autres projets de conservation de la région, en particulier des projets du WWF.
  • Une description détaillée de l’activité de reboisement proposée comprenant: le nombre prévu d’arbres à planter et les hectares à restaurer, les espèces d’arbres sélectionnées et la raison (indiquez le nom latin et l’adaptabilité climatique des espèces sélectionnées), comment les projections climatiques sont prises en compte dans la recherche, participation des parties prenantes, plans d’intendance et d’entretien à long terme des arbres et gains de conservation attendus
  • Une description détaillée du programme de formation – décrivez comment il renforce les compétences et les connaissances des parties prenantes locales pour faire progresser la conservation
  • Une chronologie de projet
  • Résultats attendus, y compris: attentes à court terme (6 mois – 1 an) et à long terme (1 an et plus)
  • Méthode d’évaluation – décrivez comment vous mesurerez les résultats attendus (c.-à-d. Sondages, suivi, taux de survie des arbres plantés)
  • Un CV pour le formateur principal et une brève biographie pour les autres formateurs
  • Un budget de projet détaillé (n’excédant pas 15 000 USD) – Les frais administratifs (y compris les frais de personnel) liés à la formation proposée ne peuvent dépasser 15% du budget total.

Veuillez  CLIQUER ICI pour compléter une demande.

POUR PLUS D’INFORMATIONS

Pour plus d’informations sur les subventions de reboisement et d’autres opportunités via EFN, envoyez un courrier électronique à efn@wwfus.org .

Le groupe Facebook EFN est également une excellente ressource pour en savoir plus sur la disponibilité des subventions et les autres actualités du programme. Le groupe Facebook EFN est également une excellente ressource pour en savoir plus sur la disponibilité des subventions et les autres actualités du programme.

La redaction

Conservation : La CITES impose un embargo sur le commerce de perroquets gris de la RDC

La République démocratique du Congo ne pourra désormais commercialiser ses perroquets gris, cela jusqu’à nouvel ordre. La décision a été annoncée ce 01 novembre, par la CITES (Convention sur le Commerce International des espèces de Faune et de Flore sauvages menacées d’extinction), après réédition d’une recommandation de suspension du commerce  du perroquet gris (Psittacus erithacus).

des Perroquets gris en vente à Kinshasa. (Photo, infocongo).

« Conformément à l’Article XIII de la Convention, le Comité permanent à sa 70e session (SC70, Sochi, octobre 2018) a décidé de maintenir la recommandation de suspension du commerce de spécimens de perroquet gris (Psittacus erithacus) en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) dans l’attente du respect des recommandations faites lors de sa 69e session (SC69).», précise le communiqué de la CITES.

La CITES motive cette décision par souci de commodité, précise ce communiqué.  Il est rappelé que cette recommandation avait été approuvée pour la première fois à sa 66e session et était valide depuis le 15 janvier 2016. Continuer la lecture de Conservation : La CITES impose un embargo sur le commerce de perroquets gris de la RDC

Forêt : Mise en place du Conseil consultatif provincial des forêts de Mai-Ndombe

Le ministre de l’Environnement de la province de Mai-Ndombe Boniface Ntwa a procédé à la mise en place du Conseil consultatif provincial des forêts de cette province, ce mardi 18 septembre, à Inongo, chef-lieu de ladite province issue du démembrement de l’ancienne Bandundu. Cet organe technique a pour objectif d’aider le gouvernement provincial dans la prise de décision sur des questions de gestion des forêts.

Photo de famille prise lors de la cérémonie de mise en place du Conseil Consultatif provincial des forêts de Mai-Ndombe, (crédit photo, Bibish Nguwa).

« Le regard est tourné vers vous [Ndlr, membres du Conseil consultatif provincial], pour pouvoir multiplier des recherches dans le domaine de forêt. Lorsqu’il sera demandé au gouverneur de prendre un arrêté, son premier regard sera sur cet organe. Mon souhait est de voir cet organe grandir et avoir des experts », a-t-il déclaré.

Composé des délégués de la société civile, du secteur privé, des communautés locales et des peuples autochtones, cette structure multi acteurs devra donner des avis sur tout projet de classement ou de déclassement des forêts, mais aussi sur toute question forestière qui lui sera soumise par le gouverneur. Continuer la lecture de Forêt : Mise en place du Conseil consultatif provincial des forêts de Mai-Ndombe

Environnement : la RDC célèbre la journée internationale des peuples autochtones

La République Démocratique du Congo célèbre ce 30 août la journée internationale des peuples autochtones. C’est dans cette optique que  WWF -RDC en collaboration avec le REPALEF et d’autres partenaires ont organisé un atelier d’échanges dans le but de faire le point sur la situation des peuples autochtones, ainsi que celui  de connaitre  leur statut des immigrés dans les zones urbaines et au-delà des frontières. Des objectifs qui cadrent avec le thème  retenu au niveau mondial qu’est la situation actuelle des territoires autochtones, les causes de la migration, les mouvements transfrontaliers et les déplacements des peuples autochtones vivant dans les zone des urbaines et au-delà des frontières internationales.

Le Groupe Bikoki na biso au siège de la DGPA.

Initialement célébrée le 09 août de chaque année, c’est après un décalage de 21 jours que la RDC a célébré cette journée, sous le thème national : Migration mouvements et déplacements des peuples autochtones dans les territoires en conflits. Une thématique qui tombe à point, au regard de la situation sécuritaire dans le pays qui reste préoccupante, obligeant ainsi  les peuples autochtones à fuir leurs milieux de vie en quête d’endroits sûrs.  A cela s’ajoute plusieurs difficultés auxquelles sont confrontés ces peuples.

Pour Keddy Bosula Mola coordonnateur national du REPALEF, les récentes études consacrées aux peuples autochtones de la RDC révèlent  que la situation de ce peuple est  très critique à l’heure actuelle.  La pauvreté, la discrimination, les conflits armés,  l’expropriation de leurs  terres et le non-respect de droits humains sont parmi les  maux qui  rendent difficile la vie de cette population. Continuer la lecture de Environnement : la RDC célèbre la journée internationale des peuples autochtones

Environnement : Loi sur le droit des peuples autochtones en RDC, où en sommes-nous 4 ans après ?

Depuis juillet 2014, les associations de droit de l’Homme, spécifiquement celles qui militent pour la défense de droit des peuples autochtones avaient introduit à l’Assemblée nationale, une proposition de Loi organique sur ces peuples, victimes de la discrimination en République démocratique du Congo. 4 ans après, l’on s’interroge sur la suite réservée à cette proposition de loi, par le parlement congolais, cela malgré les interpellations sur les violations à répétition de droit de cette catégorie de population.

Kone Lassana, Juriste et responsable du Programme juridique et droits humains à l’ONG Forest People Program (FPP).

L’on se souvient encore du récent assassinat d’un pygmée dans le Parc national de Kahuzi Biega par un écogarde de l’ICCN. Une situation qui a créé de l’indignation dans le chef des observateurs qui suivent de près l’évolution de la situation des peuples autochtones en RDC.

D’aucun se pose la question de savoir pourquoi l’Assemblée nationale qui n’a plus qu’une session en vue, n’accorde pas d’importance à cette proposition de loi mise à sa disposition ?

Pour Kone Lassana, Juriste et responsable du Programme juridique et droits humains à l’ONG Forest People Program (FPP), cette réticence ne se justifie pas, surtout pour un pays comme la RDC qui a signé la Charte Africaine de droit de l’Homme, et tant d’autres instruments juridiques internationaux.

« Pour nous, cette réticence politique ne se justifie pas. Lors de la dernière session parlementaire qui s’est coturée, nous avions espéré qu’il y’aurai de décisions courageuses dans le sens de l’adoption de cette proposition de loi. Il y’a pas eu de développement positif», s’est-il indigné. « On pense qu’adopter une loi spécifique aux peuples autochtones, va contribuer à créer la division, parce qu’on avait une vision figée de la nation, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale ».

Pour cet expert, en lieu et place de perpétrer ces inégalités latentes, la République démocratique du Congo devrait prendre, par contre, à bras le corps cette question, et y apporter des solutions adéquates. Cela pourra favoriser une discrimination positive, et promouvoir le droit de cette minorité.

Lire aussi  Réforme foncière : réunion de concertation sur le droit des communautés locales et les peuples autochtones

En attendant, les organisations de la société civile devront se motiver davantage pour pousser le gouvernement congolais à prendre en considération les réclamations de cette minorité « sans voix » longtemps marginalisée sur leur propre sol. Le défi concerne donc l’engagement du gouvernement de la RDC à garantir et protéger le droit des peuples autochtones sur l’ensemble du territoire national.

Alfred NTUMBA

Santé : EBOLA, de l’espoir au bout du tunnel après une confirmation vécue comme un moment fatidique à Mangina

« J‘avais un immense stress. Puis de l’insomnie mêlée au cauchemar toute la nuit »,  raconte la sœur Darlène Mwasi, infirmière titulaire du centre de santé de référence de Mangina, à plus de 30 kilomètres au sud-ouest de la ville de Beni, dans le Nord Kivu. Dès la confirmation officielle le 1er août 2018 du fait que le virus mortel d’Ebola était bel et bien arrivé à Mangina, puis dans le centre de santé de référence du même nom, « j’avais eu des larmes aux yeux ; c’était pour moi un choc jamais vécu auparavant », ajoute la religieuse.

Enregistrée comme étant la dixième épidémie de la maladie à virus Ebola, souche Zaïre, touchant la République Démocratique du Congo en moins d’une semaine après la déclaration de la fin de celle qui touchait la Province de l’Equateur depuis mai 2018, cette pathologie hautement mortelle a fait son apparition dans une zone volatile et imprévisible du fait de la présence des groupes armés (à plus de 2500 kilomètres de Kinshasa). Continuer la lecture de Santé : EBOLA, de l’espoir au bout du tunnel après une confirmation vécue comme un moment fatidique à Mangina