Archives pour l'étiquette RDC

Conservation : L’Etat risque de perdre 22 millions USD du Fonds Okapi

L’Etat congolais risque de perdre 22 millions de dollars américains si un Décret n’est toujours pas signé au 31 Octobre 2017 dans le cadre du Fonds Okapi destinés à la protection des forêts et des aires protégées. Ce financement mis à la disposition de la RDC depuis 2014 par la Banque allemande de développement et le Fonds Mondial pour l’Environnement n’a jusque-là jamais été activé à cause de l’absence de ce Décret.

Une vue de la ville de Kinshasa, prise depuis Brazzaville (Photo, Alfred Ntumba/Environews)

En sa qualité de Président du Comité National de Pilotage du Fonds National pour la Réduction des Emissions de Gaz à Effet de Serre (FONARED), le Ministre des Finances, Henri Yav Mulang a été approché à Washington par le Directeur du secteur Environnement de la Banque Mondiale pour l’Afrique centrale et de l’Ouest, Benoît Bosquet pour examiner les modalités d’absorption des ces fonds qui nécessitent juste la signature d’un Décret par le Premier Ministre congolais Bruno Tshibala.

Si à la date butoir le fonds n’avait pas été créé par Décret, Benoît Bosquet a indiqué que « le projet devrait être restructuré pour éviter que les fonds soient perdus et retournés auprès des bailleurs qui les ont alloués ».

Dans cette perspective et compte tenu de la procédure un plus longue par rapport au délai d’examen et d’approbation de la proposition du Décret par le Conseil des Ministres, une autre option est mise sur table. Elle consiste à réorienter ce financement au FONARED. Ce, après avis du Gouvernement de la République.

A ce sujet, Henri Yav Mulang a instruit l’Agent administratif du FONARED basé à New York d’explorer toutes les modalités de faisabilité de cette option avec la Banque Mondiale.

Pour rappel, c’est depuis 2014 que ce financement est logé dans une Banque britannique. Il a déjà généré 8 millions de dollars américains d’intérêts qui pourront servir dans l’aménagement des parcs nationaux avec l’accompagnement de l’ICCN.

 

Zoom éco

lire l’article sur le site http://zoom-eco.net/finance/rdc-fonds-okapi-letat-risque-de-perdre-22-millions-usd-au-31-octobre-2017/

Environnement : Adoption d’un plan stratégique pour la filière huile de palme en RDC

Le deuxième atelier national sur la filière huile de palme en RDC s’est clôturé, le mardi 10 octobre 2017, avec l’adoption par tous, d’un plan stratégique des actions à mener pour la mise en œuvre de l’initiative TFA 2020 APOI (Tropical Forest Alliance), à travers le pays.

« Nous arrivons au terme de cet atelier avec les actions développées par les congolais en rapport avec les réalités du pays. Ce travail sera partagé à tous ceux qui s’intéressent au secteur pour assurer la mise en œuvre effective de ce projet dans les prochaines années. Il est vrai que 2020 est à nos portes, nous projetons 2025 vu la capacité de ce qu’il y a à faire », a déclaré Flory Botamba, Coordonnateur des projets à WWF/RDC

Le processus national de cette initiative repose sur trois phases dont, l’engagement du pays, le développement des principes nationaux et d’un plan d’action y relative et la mise en œuvre d’une plateforme nationale à l’appui à TFA 2020 APOI.

«Tout travail allant dans le sens de la protection des forêts congolaises mérite notre soutien. La demande de l’huile de palme au niveau mondial est énorme tandis que l’offre reste déficitaire. La production de l’huile de palme aura un impact positif dans la création d’emplois, l’augmentation des petits producteurs, l’augmentation des recettes publiques, et l’amélioration des infrastructures », a évoqué Evariste Bushabu, Secrétaire général au ministère de l’Agriculture, Pêche et Élevage.

En effet, pour concilier le développement du palmier à huile et la conservation de la nature en termes de protection des forêts, la RDC s’est engagée dans la plateforme TFA 2020 en vue de promouvoir la production de l’huile de palme. Il faut signaler que chaque année, la République démocratique du Congo importe environ 50.000 tonnes de l’huile de palme.

L’objectif général de TFA APOI 2020 vise  la promotion d’un développement durable du secteur palmier à huile conformément aux ambitions d’émergences des pays concernés dans le respect des bonnes pratiques environnementale et sociale.

Déclaration des marrakech

10 pays de la sous-région se sont engagés dans l’initiative TFA 2020. 7 pays signataires de la déclaration de Marrakech ont adoptés leurs principes nationaux et 3 d’entre eux se sont dotés d’un plan d’action bien défini.

En effet, l’initiative Tropical Forest alliance (TFA) APOI 2020, présente les opportunités telles que l’accès au marché, l’attraction des investisseurs et des banques, l’accompagnement des partenaires et donateurs.

Cette initiative met en exergue la lutte contre les changements climatiques, l’importance de la filière huile de palme, la promotion des partenariats publics privés et prend aussi en compte les objectifs de développement durable.

L’initiative est fondée sur les principes de durabilité, de transparence, et de partage équitable des bénéfices. A travers cette déclaration les pays signataires se sont engagés à la promotion d’un taux zéro déforestation net dans le développement de la filière huile de palme et le respect de plans nationaux d’affectation des terres tout en garantissant les droits des écolos et populations autochtones à travers le CLIP.

 

Jennifer LABARRE

 

 

Environnement : La RDC abritera le Fonds de l’économie verte en Afrique centrale

La République démocratique du Congo pourra abriter le FEVAC (Fonds de l’économie verte en Afrique centrale). Tandis que Brazzaville abritera le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo. C’est ce qui ressort des échangent entre experts, lors de la Conférence des ministres de l’Environnement de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’Est. Cette annonce a été faite à Brazzaville, le mercredi, 04 octobre par Honoré Tabuna, Expert de la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale).

Ministre Congolais en charge de l’environnement, Amy Ambatobe saluant le Premier Ministre de la République du Congo, Clément Mouamba, lors de l’ouverture du segment de haut niveau de la Conférence des Ministre de l’environnement et des Finances de la CEEAC et CAE

Dans une interview accordée à ENVIRONEWS RDC, le Ministre congolais de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatombe a affirmé la détermination de son pays à abriter ce fonds, étant donné que la RDC occupe le ¾ des forêts du Bassin du Congo.

« Nous avons, en dehors du Fonds bleu pour le Bassin du Congo, le Fonds vert pour l’économie verte en Afrique Centrale, auquel la RDC a déjà financé à hauteur de 2 millions de dollars américains, et pour lequel nous nous battons pour que le siège soit abrité par la République démocratique du Congo », a-t-il informé.

La RDC est le premier pays à avoir contribué au FEVAC à hauteur de deux millions sur les trois millions de dollars américains convenus par les Etats, pour le démarrage de ce fonds.

Revenant sur la question de la ratification de l’Accord de Paris, Amy Ambatobe rassure que tout est mis en marche pour que cet acte institutionnel soit posé dans un plus bref délai. «  Le gouvernement de la République démocratique du Congo a bien endossé cela à travers le Conseil des ministres tenue le vendredi dernier. Et que le projet de ratification a été transmis à l’Assemblée nationale. Je crois que d’ici plus tard, 20 octobre, ce projet de loi va être ratifié », a-t-il déclaré.

Rappelons que le Fonds de l’économie verte en Afrique centrale a été créé et adopté à Kinshasa en octobre 2014, par les ministres de l’Economie et des Finances de la CEEAC. Il vise la promotion de la transformation structurelle du système de l’économie des ressources naturelles en général et celle du système de l’économie du bois en particulier.

Alfred NTUMBA

Environnement : Définition des actions à mener en faveur des peuples autochtones

Le Collectif des parlementaires pour la défense des droits des peuples autochtones pygmées en RDC a défini les priorités des actions à mener en vue d’une adoption par le parlement, de la proposition de loi organique portant principes fondamentaux relatifs aux droits des peuples autochtones pygmées congolais dans un délai raisonnable. C’était lors d’un atelier d’échanges sur le rôle de la commission nationale des droits de l’Homme dans la protection des peuples autochtones pygmées en RDC, organisé par la DGPA (Dynamique des Groupes des Peuples autochtones), ce mardi 3 octobre 2017 à Kinshasa.

Selon Bruno Lapika, représentant de ce collectif, à ce stade il est important de mener des réflexions autour de la thématique jusqu’à aboutir à l’adoption de cette proposition de loi. « Notre objectif est qu’à l’issue de cette loi, les PA aient un instrument pour défendre leurs droits. Nous travaillons en collaboration avec d’autres ministères pour qu’une fois promulguée, cette loi soit appropriée par ceux-ci et que les peuples autochtones se sentent totalement intégrés», a-t-il déclaré.

A en croire le directeur a.i du BCNUDH (Bureau conjoint de nations unies pour le droits de l’Homme), Abdoul Aziz Thioye, cette réunion a eu pour objectif d’informer les participants sur le processus d’élaboration d’une proposition de loi sur les peuples autochtones, mais aussi de sensibiliser les parlementaires sur l’importance et la pertinence de l’adoption de celle-ci.

« Au-delà de la sensibilisation, notre ambition à travers ces assises est de faire reconnaître à tous que la protection des droits de l’Homme, et le respect des identités ethniques de chacun, sont des sévères appâts efficace pour prévenir des tensions, voir des conflits dans les communautés. C’est en ce sens que l’adoption d’une législation spécifique portant protection des droits fondamentaux des peuples autochtones pygmées est essentielle pour réparer les injustices du passé et favoriser des relations harmonieuses ». A-t-il évoqué.

Des recommandations allant dans le sens de recenser les PA sur toute l’étendue du territoire nationale, et faire un plaidoyer direct au Bureau de l’Assemblée nationale, permettre la représentativité des PA dans les entités décisionnelles, et l’auto-prise en charge, ont été proposées lors de cet atelier.

Le ministère des droits humains s’est engagé à soutenir et accompagner les députés au sujet de cette proposition de loi qui date de plusieurs années, a révélé Aimé Matumo, Conseiller du ministre.

Rappelons que c’est depuis 2007 que la RDC a voté en faveur de l’adoption de la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones le 13 septembre. Ce qui implique, le pays est l’oblige d’assurer la mise en œuvre de cette déclaration et veiller au respect, à la protection et la promotion des droits des peuples autochtones pygmées.

 

Jennifer LABARRE

Climat : La RDC absente à la Conférence extraordinaire de Brazzaville ?

La question vaut son pesant d’or au regard des enjeux et du rôle que doit jouer le pays dont le leadership dans le domaine de l’environnement est incontestable. Malheureusement, au moment où tous les pays du monde s’activent à se positionner pour mieux rayonner dans les négociations internationales afin de conquérir des financements climats, la République démocratique du Congo, qui regorge le ¾ des forêts du Bassin du Congo, brille souvent par ses absences remarquables dans la sphère de prise de décisions.

Une photo de famille prise sans la délégation de la RDC ( Photo, Alfred NTUMBA/Environews)

Malgré la courte distance, soit 10 minutes de la traversée qui séparent les deux capitales les plus proches du monde, Kinshasa et Brazzaville, le pays de Lumumba n’a pas semblé trouver d’intérêt à se faire représenter à ces assises de grandes envergures pour la sous-région.

Du moins pour la cérémonie d’ouverture des travaux du segment technique des experts, l’on pouvait bien constater la délégation du Sao Tomé, de la Guinée équatoriale, du Cameroun, du Gabon et d’autres pays d’Afrique centrale et de l’Est, sans mieux apercevoir celle de la RDC. Quoi de plus normal que de susciter la curiosité des observateurs.

Seul, un représentant d’une organisation internationale dont le siège est basé à Kinshasa était dans la salle. Interrogé à ce sujet, tout en gardant l’anonymat, il affirme avoir traversé avec un expert congolais, qui semble venir en tourisme, sous financement du trésor public.

Les exemples sont légion, pour illustrer ce mauvais comportement qui, de plus en plus a élu domiciles dans le chef des experts congolais. Que ce soit au sommet panafricain de Conakry (Benin), sur les énergies renouvelables organisé au mois de mars dernier, la scène s’était bel et bien reproduite.

Espérons que le segment ministériel de cette conférence prévu le jeudi 05 octobre connaitra la participation du Ministre de l’Environnement et Développement durable aux côtes de ses homologues venus de loin. Wait and see !
Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA

Climat : L’Union européenne invite la RDC à ratifier l’accord de Paris

S’adressant aux journalistes du réseau [Green Journalist Network], lors d’un café de presse organisé à Kinshasa, le jeudi 28 septembre 2017, l’Ambassadeur de l’Union européenne en RDC, Bart Ouvry, a souligné l’engagement de son institution en faveur du climat et l’importante implication attendue de tous les citoyens dans la lutte contre les effets des changements climatiques. Il a par la même occasion, lancé un appel à la classe politique congolaise l’invitant à un sursaut patriotique en vue de la ratification de l’Accord de Paris sur le climat.

Bart Ouvry, chef de la délégation de l’Union européenne à Kinshasa. (Crédit photo, la primature de la RDC)

« J’étais très content lorsque le président de l’Assemble nationale, lors de l’ouverture de la session de septembre, a appelé à la ratification de l’accord de Paris. Ce pays qui est l’un des grands poumons verts de la planète a un rôle plus important à jouer dans la mise en œuvre de cet accord. Il y’a objectivement un grand intérêt pour la RDC de rentrer dans cet accord, et être présente à Bonn pour défendre les intérêts de congolaises et congolais », a-t-il précisé.

Pour l’Union européenne, la lutte contre les changements climatiques est une manière de multiplier ses actions contre la déstabilisation de la RDC. « Beaucoup de congolais subissent tous les jours les effets des changements climatiques. Il nous faut agir, mais pas seul, car il y’a nécessité d’avoir un appui populaire et celui de la classe politique. Quel que soit leurs tendances et leurs provenances politiques, il est important d’avoir des acteurs politiques, un consensus le plus large possible sur ces questions  », a-t-il insisté.

Cet engagement de l’Union européenne se traduit naturellement dans sa coopération bilatérale avec la RDC, par un appui important à la protection de la biodiversité. « Aujourd’hui dans le cadre de 11ème FED (Fonds européen de développement), nous avons engagé 120 millions de dollars américains qui vont dans le domaine de l’environnement, de la biodiversité et l’appui à l’agriculture durable. Notre but est de renforcer le lien entre la conservation et l’augmentation de retombées économiques de la population », a-t-il précisé.

Bart Ouvry est tout de même revenu sur le succès que connait l’accord de Paris sur le Climat. « Parmi les 187 pays qui pourraient ratifier cet accord, nous en avons déjà 166 qui l’ont fait. Rarement dans l’histoire d’accords internationaux, nous avons vu dans un délais aussi rapproché, un tel enthousiasme et engagement de la large majorité des pays, partout sur la planète». A-t-il informé. « Aujourd’hui nous sommes dans une situation où la majorité des Etats partout dans le monde se rend compte de la problématique des changements climatiques. L’accord de Paris est un grand succès, et la réunion à Bonn sera très importante pour confirmer ce succès ».

Chaque année, l’Union européenne consacre environ 100 milliards de dollars américains à l’aide au développement des pays. Le 20% de cet investissement annuel est consacré au climat.

 

Alfred NTUMBA

Environnement : La RDC se prépare à rendre disponibles ses données environnementales

La République démocratique du Congo a lancé le processus d’évaluation des besoins nationaux en matière de production des rapports à l’aide d’un système d’information environnementale partagé (SEIS), pour des évaluations environnementales intégrées (EEI). L’atelier lancé ce lundi 14 août à Kinshasa, a réuni les acteurs de différents horizons qui produisent et ou traitent des données environnementales.

Porté par le Centre national d’information sur l’environnement (CNIE), ce projet du Ministère de l’Environnement et développement durable, devra contribuer à une bonne prise de décision en matière de l’environnement avec des données crédibles et fiables.

« Ce projet a trois objectifs à savoir, l’élaboration des rapports sur l’Etat de l’environnement, l’élaboration des rapports sur le niveau de mise en œuvre de différents accords sur l’environnement, ainsi que l’élaboration des rapports sur les différents objectifs du développement durable », a fait savoir le Directeur du CENIE, Teddy Ntendayi Tumbabo. « Ces données, une fois récoltées et traitées, seront logées sur des plateformes numériques où elles pourront être disponibles et accessibles à tous ceux qui en auront besoin à travers le monde ».

Pour le Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Amy Ambatobe, au regard du potentiel environnemental que regorge la RDC, il urgent et d’une grande nécessité de mettre en place un système permanent de collecte des données.

« Nous avons bénéficié d’un appui du Programme des nations unes pour l’Environnement (PNUE), avec qui nous serons en partenariat pour mener ce projet jusqu’au bout, afin de doter le pays d’un cadre qui permettra de collecter les donnés d’une manière régulière pour planifier l’action dans le secteur de l’environnement et du développement durable », a-t-il déclaré.

L’évaluation faite sera en suite chiffrée en terme d’argent lors de la prochaine rencontre entre les acteurs, avant le début de la collecte des données.

Notons que ce projet bénéficie de l’appui financier de l’Union européenne à travers le Programme des nations unies pour l’Environnement. Outre la RDC, des projets similaires sont également financé dans  vingt pays répartis sur trois régions, à savoir, l’Asie centrale, l’Afrique et l’Asie-Pacifique. Concernant la région Afrique, neuf pays seront couverts (Burkina Faso, Éthiopie, Île Maurice, Libéria, Madagascar, Malawi, Ouganda, République Démocratique du Congo, et Zambie).

 

Alfred NTUMBA

Forêt : plusieurs tonnes des grumes bloquées à Matadi

La Fédération des industriels du bois (FIB), s’insurge contre la mesure prise par le gouvernement de Kinshasa, interdisant l’exportation des grumes non sciés.
 

La RDC a décidé d’interdire il y a quelques semaines l’exportation de grumes pour créer de « la valeur ajoutée et des emplois », avec au moins une transformation sur place du bois, a indiqué à l’AFP un conseiller au ministère de l’Environnement.

L’Agence nationale des renseignements (ANR) exige désormais  que le bois à exporter soit scié. Elle exige aux exportateurs du bois, une autorisation dûment signé  par le Ministère de  l’Environnement et développement  durable.  Dans une note circulaire publiée à cette occasion, l’ANR précise que cette condition est impérative.

Une décision qui n’enchante pas les exploitants industriels du bois d’oeuvre. « Depuis le 17 juin, nos cargaisons de grumes ne sont pas admises aux procédures d’exportation par tous les services de l’Etat opérant aux frontières », a déclaré à l’AFP le président de la Fédération des industriels du bois (FIB), Gabriel Mola Motya.
Pour la FIB, cette mesure mettra en péril plus de 6.000 emplois, compromettra des projets sociaux de plus de 13 millions de dollars ainsi que des relations contractuelles avec des importateurs qui avaient préfinancé leurs commandes.

La FIB note également que le pays enregistrera un manque à gagner de plusieurs millions de dollars en termes d’impôts et taxes et ne pourra pas compter sur le rapatriement de devises en cette période de pénurie et de chute du franc congolais.

Pour les exploitants, cette mesure viole le code forestier qui autorise au concessionnaire forestier, dans les limites de leurs concessions, « de prélever tous les bois exploitables pour leur transformation locale ou leur exportation ».

 

Alfred NTUMBA

Forêt : Le CAFI donne sa position sur le projet de l’AFD en RDC

Dans un communiqué de presse publié sur son site web, le CAFI invite, au dialogue,  les différents acteurs impliqués dans la controverse au tour de la question du projet d’exploitation industrielle des forêts congolaises, initié en RDC, par l’Agence française de Développement (AFD).

La carte nationale de la biomasse forestière réalisée par le WWF

Au cours des derniers mois, un certain nombre d’ONG nationales et internationales, dont Rainforest Foundation UK, ont fait des appels ouverts à CAFI et à ses donateurs au sujet d’un projet de programme sur la gestion durable des forêts en RDC. Ce programme a été développé en réponse à un appel public à propositions du Fonds national REDD + de la RDC,  publié en novembre 2016. Le CAFI croit fermement que le dialogue avec les ONG internationales est nécessaire afin de receuillir des contributions constructives« , précise ce communiqué.Le CAFI reconnaît tout de même que les défis en RDC et dans la région de l’Afrique centrale dans leur ensemble sont trop complexes pour qu’une seule initiative ou un donateur puisse traiter seul.

Le CAFI prend en considération les différentes contributions des uns et des autres pour un dénouement de la situation.  Il confirme cependant, que la déclaration  de  l’Ong britannique « Rainforest Foundation UK » , a été affiché sur le site web du ministère norvégien du climat et de l’environnement, principal donateur du fonds CAFI, le 13 juillet 2017.

Une note d’information, a été développée. De plus, les questions fréquemment posées sont publiées et mises à jour régulièrement son site web.

 » Nous invitons toutes les parties prenantes intéressées à consulter ces documents et à contacter le CAFI par l’intermédiaire de son Secrétariat « , précise ce communiqué.

 

Alfred NTUMBA

Conservation : 9 écogardes tués en RDC au cours de l’année 2016 (Rapport)

Au moins 9 écogardes ont été tués en République démocratique du Congo, sur les 20 meurtres de gardes de parcs enregistrées dans le monde au cours de l’année 2016. C’est ce que révèle le rapport de Global Witness publié ce jeudi 13 juillet.

Dans ce rapport intitulé, « Défenseurs de la Terre: homicides mondiaux de défenseurs de la terre et de l’environnement en 2016 », Global Witness a recensé et enregistré en moyenne 200 cas de décès de défenseurs de la terre et de l’environnement.
Ces massacres ont eu lieu dans 24 pays du monde dont la RDC.

Le Rapport a révélé que près de 4 personnes ont été assassinées chaque semaine par des entreprises minières, forestières et agricoles en voulant protéger leurs terres, leurs forêts et leurs rivières. «Avec des limites sévères à l’information disponible, il est probable que le nombre réel d’assassinats soit en fait beaucoup plus élevé», peut-on lire dans ce rapport dont une copie a été envoyée à ENVIRONEWS RDC.

« Cette marée de violence est motivée par une lutte intensifiée pour les terres et les ressources naturelles, alors que les entreprises minières, forestières, hydroélectriques et agricoles piétinent les gens et l’environnement dans la poursuite du profit », renseigne ce rapport. « À mesure que de plus en plus de projets extractifs ont été imposés aux communautés, beaucoup de ceux qui ont osé parler et défendre leurs droits ont été brutalement réduits au silence ».

Le rapport indique qu’il est de plus en plus clair que les gouvernements et les entreprises à l’échelle mondiale « échouent dans leur devoir de protéger les militants à risque». « Ils permettent un niveau d’impunité qui permet à la grande majorité des auteurs de se promener librement, en encourageant les vrais assassins », a déclaré le rapport.

« Les États enfreignent leurs propres lois et manquent leurs citoyens de la pire manière possible », a déclaré dans un communiqué, Ben Leather, un militant de Global Witness. « Les militants courageux sont assassinés, attaqués et criminalisés par les personnes qui sont censées les protéger. Les gouvernements, les entreprises et les investisseurs ont le devoir de garantir que les communautés soient consultées sur les projets qui les concernent, que les militants sont protégés de la violence et Que les auteurs soient traduits en justice », a-t-il ajouté.

Global Witness pointe du doigt, le secteur minier comme le plus vorace. « L’exploitation minière est encore le secteur le plus dangereux, avec moins 33 personnes tuées au cours de l’année 2016 ».

Le rapport a recommandé aux gouvernements, aux entreprises, aux investisseurs et aux partenaires commerciaux et au développement de prendre des mesures afin de protéger les défenseurs des terres et de l’environnement.

Pour Global Witness, 2016 est l’année la plus marquée par des atrocités et des meurtres de défenseurs de l’environnement par rapport à 2015 où l’on a enregistré 185 cas dans 16 pays en 2015.
Alfred NTUMBA