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Forêt : SOMICONGO, la vraie fausse homologation d’Amy Ambatobe ?

Le Certificat d’homologation a été signé en avril dernier par Amy Ambatobe, ministre de l’Environnement et Développement durable de la République démocratique du Congo, en faveur de SOMICONGO FOREST CONSERVATION SARL, sur une superficie de 294.014 hectares dans la concession 52/2014, à Inongo dans la Province de Mai Ndombe. Depuis, la  question s’invite sur la place publique. Bien que l’acte posé par le ministre ne soit pas contraire aux prérogatives lui dévolues,  cependant, il laisse sans mot les observateurs de par la précipitation avec laquelle il a été signé révèlent les analyses.

Certains acteurs de la société civile environnementale décrient leur indignation face à ce qu’ils qualifient de supercherie. « Je pense qu’il nous faut rapidement arrêter une position. Il n’est pas à ce jour possible pour la RDC de délivrer un Certificat d’homologation. C’est inacceptable », s’indigne un expert. « Certaines conditionnalités pour confirmer l’homologation de cette concession sont loin d’être remplies ».

D’aucun pense que le Ministre s’est arrangé avec SOMICONGO pour changer la nature de sa concession en vue d’échapper aux réclamations des communautés locales pour lesquelles les clauses sociales n’ont pas été respectées par le concessionnaires. Continuer la lecture de Forêt : SOMICONGO, la vraie fausse homologation d’Amy Ambatobe ?

Forêts : REDD « en pleine tourmente » en République Démocratique du Congo

Ceci est la traduction francaise de l'article publié par http://www.redd-monitor.org/2018/05/27/redd-in-turmoil-in-the-democratic-republic-of-congo/

En mai 2008, dans un article intitulé «Que coûterait-il pour sauver la nature?», Le magazine allemand Der Spiegel a annoncé l'aube d'un «nouvel âge de la conservation».

Pour la première fois, une valeur est attribuée aux forêts, aux plantes et aux récifs coralliens, une valeur qui les rend dignes de protection. Ce n’est rien d’autre qu’un changement de paradigme dans le mouvement environnemental.

Un des exemples donnés dans l’ article de Spiegel est de sauver la forêt tropicale du Congo:

La Banque mondiale prévoit déjà d’intégrer l’ensemble du bassin du Congo dans son programme de partenariat pour le carbone forestier. L’organisation basée à Washington veut entrer sur le marché des échanges d’émissions avec le CO2 stocké par la forêt tropicale du Congo. Parce que la déforestation dans les régions tropicales est responsable d’environ 20% du changement climatique, la protection de la forêt est synonyme de protection du climat – et la communauté mondiale est de plus en plus disposée à payer beaucoup d’argent pour y arriver.

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Forêts : l’homologation des projets REDD divise le ministère de l’environnement et la société civile

La société civile environnementale de la RDC décrie la supercherie orchestrée dans l’arrêté sur l’homologation des projets REDD, par le Directeur de Cabinet adjoint du Ministre de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatobe.

Les élèves se préparant à planter les arbres à Kinshasa (Photo, Serge Ntumba)

« Supercherie et tricherie. Le texte de l’arrêté n’est pas celui qui a été discuté entre parties invitées à la concertation. Deux textes ont circulé et c’est le deuxième sur lequel rien n’a été porté qui a constitué l’arrêté décrié du Ministre », a indiqué un activiste de la société civile qui avait pris part à cette réunion. Continuer la lecture de Forêts : l’homologation des projets REDD divise le ministère de l’environnement et la société civile

RECEIAC : la mise en place d’un mécanisme d’échange d’informations sur le changement climatique et la REDD+

Le Réseau des Communicateurs pour l’Environnement et l’Information en Afrique Centrale (RECEIAC), a mis en place à l’issue de son Atelier régional organisé à Douala (Cameroun) du 05 au 07 avril, un mécanisme d’échange d’informations  en matière de changements climatiques et REDD+ pour la gestion durable des écosystèmes du Bassin du Congo.

Les journalistes et communicateurs d’Afrique centrale en formation sur les changements climatiques et REDD+ à Douala. Photo (Alfred Ntumba/Environews)

Ce mécanisme basé sur la communication Media et networking de professionnels des medias, consiste en l’échange d’informations et d’expériences de terrain au niveau local, national et sous régional. Grâce aux différents outils reçus lors de cet atelier, les participants s’activeront à simplifier davantage l’information traitée sur ces thématiques et faciliter la compréhension aux différentes cibles y compris en langues locales, afin d’inverser la courbe de l’ignorance sur les questions de changements climatiques et de REDD+ qui caractérise la sous-région.

« J’ai été témoin durant 3 jours, de votre participation, votre intérêt et votre engagement aux travaux qui se sont articulés autour de 4 modules importants de cet atelier. J’espère que chacun de vous a obtenu des connaissances qui lui seront utile dans la tache individuelle afin de permettre au RECEIAC d’atteindre ses objectifs », a précisé, Michel Ndjatsana, Représentant du Secrétaire Exécutif de la COMIFAC.

Les communicateurs et journalistes ayant participé à cet atelier, ont été dotés de nouvelles connaissances qui ont amélioré leur compréhension des questions liées aux changements climatiques et REDD+. «  En tant que journaliste, nous sommes obligés d’apprendre chaque jour. Cette formation nous a permis d’avoir des connaissances qui vont nous servir dans notre tâche quotidienne d’informer le public sur les effets néfastes des changements climatiques. A mon retour au pays, je vais me mettre au travail pour aider mon public à comprendre ces questions et changer son comportement », a affirmé Samuel Obiang, journaliste équato-guinéen.

Le Président du RECEIAC, Raoul Siemeni, s’est félicité de l’aboutissement heureux de cet atelier. « Nous nous félicitons de la qualité du contenu donné au final, qui a permis au Réseau de porter un certain nombre d’éléments en terme de plaidoiries qui seront élaborés en vue de renforcer naturellement les actions du RECEIAC au niveau sous régionale et international », a-t-il confié.

Ces assises organisées avec l’appui financier du Projet régional REDD (PREREDD), ont permis également aux chevaliers de la plume de s’enquérir des informations sur ce projet qui touche à sa fin. « On s’est rendu compte qu’il y’avait un groupe de partenaires qui était absent dans la mise en œuvre du projet notamment les communicateurs et les journalistes. Nous avons saisi cette occasion pour leur informer sur les réalisations de la COMIFAC et du PREREDD afin qu’elles soient connues du grand public. Si le COMIFAC nous saisit sur les questions de communication, nous sommes disposés à voir dans quelles mesures nous pouvons organiser d’autres conventions avec le RECEIAC pour d’éventuelles partenariats », a déclaré, Lydie Guimbous, experte chargée du suivi et évaluation du PREREDD.

Au sortir de cet atelier, une feuille de route assortie des recommandations a été adoptée par le RECEIAC pour redynamiser ses activités.

Depuis Douala, Prince Alfred NTUMBA

RECEIAC : des journalistes et communicateurs se dotent des outils de vulgarisation sur les changements climatiques et la REDD+

Le Réseau des communicateurs pour l’environnement et l’information en Afrique centrale (RECEIAC), a lancé ce jeudi, 05 avril à Douala (Cameroun), les travaux de l’atelier sous régional de renforcement des capacités des journalistes et communicateurs en matière de Changements Climatiques et REDD+ pour la Gestion durable des écosystèmes du Bassin du Congo.

Photo de famille de journalistes membres du RECEIAC lors du lancement de l’atelier sur les changements climatiques et la REDD+ à Douala au Cameroun ( Photo Alfredo Prince/Environews-RDC)

Durant 4 jours, les journalistes de 6 pays membres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), vont améliorer leurs connaissances et se doter des outils nécessaires à l’information, la sensibilisation et la communication des masses sur les changements climatiques et la REDD+.

Selon le Secrétaire Exécutif adjoint de la COMIFAC, Gervais-Ludovic Itsoua Madzous, le soutien de son institution au RECEIAC pour l’organisation de cet atelier, est une façon de pousser les journalistes de la sous-région à aller vers l’information environnementale avec des connaissances exactes sur des questions hautement techniques.

« Il faut bien que l’information mise à la disposition de notre base soit de bonne qualité. C’est dans cette perspective que la COMIFAC a estimé qu’il est important de donner de la bonne information aux journalistes,  et chargés de communication des ministères qui sont en contact direct avec la population et les décideurs », a-t-il précisé.

Cependant, Monsieur Itsoua reconnait le retard dans la préparation des journalistes à mieux cerner les contours des questions de changements climatiques et REDD+. Il a promis par la même occasion d’y remédier. « Effectivement, nous estimons qu’il y’a un retard et qu’à l’issue de tels travaux par exemple, nous pouvons arriver à rentre ces genres d’activités récurrentes », a-t-il informé.

Pour le Réseau des communicateurs pour l’environnement et l’information en Afrique centrale (RECEIAC), les questions de changements climatiques restent un défi pour l’Afrique Centrale. Il est important que les journalistes et communicateurs de la sous-région s’en approprient afin d’aider les populations à les comprendre et s’impliquer dans la lutte contre les effets néfastes de ces changements. « Il est normal que le RECEAC organise de pareils rencontres pour cette catégorie d’acteurs qui est en contact direct et permanant avec les populations à travers leurs productions. Les outils adéquats qu’ils recevront lors de cet atelier vont les aider à professionnaliser leur métier et se spécialiser dans des domaines spécifiques de l’environnement », a indiqué le Président du RECEIAC, Raoul Siemeni.

Les attentes pour les participants à ces assises vont au-delà d’une simple formation. « Je souhaite que cette rencontre aide aussi à affiner la cohésion entre la COMIFAC, le RECEIAC et les Ministère en charge forêts et de l’environnement afin de rendre fluide la communication entre ces 3 entités », a suggéré le Chargé de Communication du Ministère de l’environnement de la RDC, Teddy Ntenday. Et d’ajouter que : « Cet atelier est très important car il permet non seulement de renforcer nos capacités mais également de rappeler certaines notions élémentaires et importantes compte tenu de la nouveauté des termes comme REDD, adaptation et atténuation. Nos attentes sont celles de ramener au pays une meilleure compréhension et des connaissances pratiques sur ces différents concepts ».

De retour dans leurs pays respectifs, les participants à cet atelier devront mettre en pratique les nouvelles connaissances acquises à Douala pour améliorer les contenus de leurs productions afin de faciliter la compréhension à leurs différentes cibles notamment, la population et les décideurs politiques considérés comme des acteurs clés dans le processus de luttes contre les effets néfastes de changements climatiques .

Notons que l’atelier de Douala en faveur des journalistes d’Afrique centrale s’inscrit dans la droite ligne de la feuille de route de la COMIFAC telle que définie par son nouveau staff dont le mandat a pris cours depuis le début de cette année.
Depuis Douala, Prince-Alfredo NTUMBA

REDD+ : la RDC finalise son programme de mise en œuvre du système de surveillance des forêts

Le Ministère de l’Environnement et Développement durable de la République démocratique du Congo a lancé le programme de finalisation et de mise en œuvre de son Système de surveillance des forêts (SNSF), ce jeudi 26 janvier à Kinshasa. Une fois mise en œuvre, le SNSF permettra à la RDC d’atteindre plusieurs objectifs majeurs notamment le développement du fonctionnement de la surveillance forestière et l’opérationnalisation de 3 piliers du système de mesure de notification et vérification, à savoir : la surveillance des forêts, les inventaires forestiers et les inventaires de gaz à effet de serre.

Une plantation agroforestiere à Yema/ Muanda-Kongo Central. Photo – Alfred Ntumba/Environews

Selon le Ministre de l’Environnement et développement durable, Athys Kabongo Kalonji, une connaissance de la dynamique des écosystèmes forestiers constitue l’un des objectifs de conservation et de gestion durable des forêts. « En effet sans une telle connaissance, on ne peut garantir avec succès le suivis et les évaluations des actions des différents intervenants dans le secteur forestier, les progrès réalisés dans la gestion durable des ressources et les menaces qui pèsent sur celle-ci », a-t-il affirmé.

Ce Système de surveillance des forêts a été rendu possible grâce au financement de l’ONU-REDD par l’entremise de l’Organisation de nations unies pour l’alimentaire et l’agriculture (FAO). Pour le Représentant de cette organisation en RDC, Alexis Bontes, l’objectif immédiat du SNSF est de faire principalement le suivi des impacts de mesures et des politiques développés dans le cadre du mécanisme REDD en RDC, et de permettre la réalisation des mesures de notification et vérification des émissions de gaz à effet de serre afin de pouvoir prétendre aux paiements basés sur les résultats dans le cadre du processus REDD+. « Ce programme vise la construction d’un niveau d’émission de référence pour les forêts. Ce niveau de référence donnera les informations nécessaire sur la base desquelles le résultats de différents efforts déployés dans le cadre du mécanisme REDD+ seront calculé », a-t-il précisé.

Ce programme est le premier à être officiellement lancé parmi ceux financé par le Fonds national REDD (FONAREDD) grâce à la contribution de l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI).
Initié en juillet 2012, le Système national de surveillance des forêts traite l’ensemble de besoins du pays en matière de surveillance et mesures de notification et vérification des activités REDD+.

Les résultats du pré-inventaire réalisé grâce à ce système, ont révélé que le taux de déforestation a plus que doublée en 15 ans en République démocratique du Congo.
Fanny MENGA