Archives par mot-clé : santé

Santé : Un atelier sur le plan de riposte contre ebola

Le ministère de la santé congolaise a annoncé ce mercredi 13 juin, la tenue d’un prochain atelier régional sur le plan de contingence transfrontalier qui sera complété par un exercice de simulation grandeur nature d’une riposte transfrontalière.

Le directeur du Programme élargi de vaccination de la RDC, le premier à recevoir le vaccin contre Ebola à Mbandaka.

Pour ce faire, « le ministre de la santé, le Dr. OLY ILUNGA a échangé ce mardi 12 juin avec ses homologues de la République du Congo et de la République centrafricaine sur cette solution, ensemble ils ont abordé la question de la collaboration transfrontalière en suggérant des rencontres permanentes entre leurs équipes techniques respectives, lors d’une téléconférence depuis le centre des opérations d’urgence de Kinshasa », a rapporté le ministère de la santé dans un communiqué. Continuer la lecture de Santé : Un atelier sur le plan de riposte contre ebola

Santé : Les professionnels de santé réfléchissent sur la gestion des équipements biomédicaux dans le Sud-Kivu

Plus de septante profesionels de santé venus de huit territoires et villes de la province du Sud-Kivu et ceux du Burundi, réfléchissent ensemble, depuis ce lundi 20 novembre 2017, à Bukavu , sur la gestion des équipements biomédicaux, qualité de soins et efficience économique dans le système de santé.

Ce colloque organisé par le l’Ong belge, « Médecins sans vacance », en collaboration avec le Ministère de la santé publique de la République démocratique du Congo, vise entre autres à doter la province d’un plan de maintenance biomédical dans le système sanitaire.

Au cours de ces assises, divers problèmes et difficultée liés à la gestion des équipements biomédicaux ont été relevés, notamment ceux liés à la formation des techniciens devant assurer la maintenance des équipements que l’on dote aux formations de santé.

Pour l’ingénieur Arnauld Mwamba, il est important de former les techniciens afin de renforcer leurs capacités dans la prise en charge de matériels biomédicaux pour éviter de pertes en vies humaines inutiles, souvent dues à la défaillance des équipements.

A cela s’ajoute également, la non-assistance des techniciens qui souvent réceptionnent des matériels biomédicaux sans guide d’utilisation, ni initiation à leurs usages.

Les participants à ce colloque ont émis le voeu de voir se multiplier dans les hôpitaux, et zones de santé, des séances de formation des techniciens et autres opérateurs, pour le bon usage des équipements. « Aux organisateurs, nous recommandons de former sur place de techniciens capable d’entretenir et décanter des pannes techniques pour sauver des vies de certains malades qui ne peuvent pas effectuer de longues distances à recherche d’une meilleure pris en charge », a déclaré Docteur Doka Chifundera Justin, Médecin à l’hôpital de Lemera.

Rappelons que la Province du Sud-Kivu dispose de 34 zones de santé et d’une vingtaine d’hôpitaux généraux de référence. La majeure partie de ces formations médicales sont souvent confrontées aux problèmes de gestion des équipements médicaux. Durant 3 jours, le colloque « Jenga maarifa », travaillera dans le sens d’apporter des solutions durables à cette triste réalité.

 

Janvier Barahiga

 

 

Santé : les effets des changements climatiques affectent déjà notre santé

C’est un rapport qui  une fois de plus suscite émoi et consternation. Les changements climatiques ont  à ce jour un impact concret sur notre santé. Les symptômes provoqués par l’augmentation des températures moyennes et la multiplication des événements climatiques extrêmes sont clairs depuis quelques années, et les impacts sur la santé sont bien pires qu’on ne le pensait auparavant. La transition vers une société sobre en carbone s’avère plus que jamais un impératif. C’est ce qui ressort d’un rapport publié mardi 31 octobre dans la revue médicale britannique The Lancet, relayée par lemonde.fr

Selon ce document, le nombre de personnes affectées par les vagues de chaleur a augmenté d’environ 125 millions  entre 2000 et 2016. Les auteurs ont  relevé  les conséquences sur leur santé allant du stress thermique ou coup de chaleur à l’aggravation d’une insuffisance cardiaque préexistante ou à un risque accru d’insuffisance rénale liée à une déshydratation. Sur la même période, la hausse de température a par ailleurs réduit de 5.3 % la productivité des travailleurs dans les zones rurales, poursuit le rapport.

Le réchauffement du climat a par ailleurs élargi le champ d’action du moustique porteur de la dengue, augmentant son aptitude à transmettre la maladie de 9,4 % depuis 1950, tandis que le nombre de personnes infectées était presque multiplié par deux tous les dix ans.

Baptisé «  compte à rebours sur la santé et les changements climatiques », ce rapport entend mesurer tous les ans jusqu’en 2030 les progrès réalisés pour quarante indicateurs clés concernant ces deux sujets.

Lancé en 2015, il est élaboré par vingt-quatre organismes de recherche et organisations internationales, dont l’organisation mondiale de la santé et l’organisation météorologique mondiale.

Le nombre de catastrophes climatiques a augmenté de 46% entre 2000 et 2016, observent les auteurs du rapport. Et  Il y a peu de doute qu’il y aura à l’avenir une hausse de la fréquence et de la gravité de ces épisodes, concluent-ils.

Malgré cette triste prédiction, il faut relever qu’après quinze ans d’inaction relative, les progrès vers une société sobre en carbone et pour s’adapter au changement climatique se sont accélérés ces cinq dernières années, notamment grâce à l’accord de Paris.

Mais au vu de la multiplication prévisible des phénomènes climatiques extrêmes, de nombreuses barrières technologiques, financières et politiques restent à franchir, en particulier dans les pays à faible et moyen revenu, pour s’adapter et limiter l’impact sur la santé, avertit ce rapport.

 

Thierry-Paul KALONJI

Santé : ISTM Kinshasa lance la 3ème édition des journées scientifiques

L’Institut Supérieur des techniques médicales (ISTM) a organisé la 3ème édition des journées scientifiques, ce vendredi 17 mars à Kinshasa.Ces ateliers qui ont réuni plusieurs acteurs du monde scientifique venus de Kinshasa et des provinces de la République démocratique du Congo, a pour objectif entre autres, d’adopter des stratégies pour lutter efficacement contre les maladies épidémiologiques les plus récurrentes en RDC.

Cette 3ème édition axée sur  la santé et le développement, s’est voulue​ un cadre d’échanges fructueux à travers lequel les participants doivent dénicher les véritables causes qui président à la résurgence des épidémies dans le pays.  » Nous mettons ici l’accent sur la santé qui est la clé du développement des populations. Le domaine de la recherche exige aujourd’hui une multidisciplinarité. Partant des expériences antérieures, nous avons invités toute la crème scientifique à la réfléxion sur les stratégies de lutte contre ces pathologies « , a déclaré, le Directeur Générale de L’ISTM-Kinshasa, Professeur Mpona-Minga, qui par la même occasion invite la population à une réelle prise de conscience.    » Pour lutter efficacement contre ces pathologies, il faut que la population développe la culture de l’assainissement de son milieu de vie. J’en appelle aussi à la responsabilité des médias à vulgariser sur ce sujet pour un changement de comportement et au Gouvernement aussi de faire la part qui est sienne « ,  a-t-il insisté.

Ces travaux scientifiques permettent à L’ISTM Kinshasa de s’ouvrir au monde et apporter sa contribution au développement de la société.  » Nous savons tous que la RDC avec ses différents problèmes de guerre et de crise politique impactent les conditions de vie des populations, leurs santé et leurs développements, mais nous ne devons pas restés inertes face à cette réalité. Nous devons changer d’habitude face à cette situation déplorable et se prendre en charge, il ne faut pas seulement attendre le gouvernement « , à martelé la Directrice de l’Institut supérieur en sciences infirmières (ISSI), Marcia Restiffe.

Jennifer Labarre

Santé : La pollution de l’environnement tue 1,7 million d’enfants par an

Deux nouveaux rapports de l’OMS pointent cette fois les dangers de la mauvaise qualité de l’air intérieur, de l’eau, le tabagisme passif et le manque d’hygiène comme les principaux facteurs de la mortalité infantile dans le monde.

Scène de liesse d’enfants à Itipo, province de l’Equateur /Photo Alfred NTUMBA – Environews

Selon ses deux nouveaux rapports, ces facteurs entraînent le décès de 1,7 million d’enfants de moins de cinq ans chaque année. « Ces enfants sont particulièrement vulnérables à la pollution de l’air et de l’eau, car leurs organes et leur système immunitaire sont en cours de développement et leur organisme, et notamment leurs voies respiratoires, sont de petite taille », rappelle le Dr Margaret Chan, directeur général de l’OMS, cité par le point.fr.

Le premier rapport (intitulé Inheriting a Sustainable World : Atlas on Children’s Health and the Environment) révèle qu’une grande partie des pathologies potentiellement létales pour les très jeunes – maladies diarrhéiques, paludisme et pneumonie – peuvent être évitées grâce à un accès à l’eau potable et à l’utilisation de combustibles propres pour la préparation des repas. Le second rapport (Don’t pollute my future ! The impact of the environment on children’s health), dresse le panorama des conséquences de la pollution de l’environnement. Chaque année, par exemple, 570 000 enfants de moins de cinq ans meurent d’infections respiratoires attribuables à la pollution de l’air et 361 000 de maladies diarrhéiques par manque d’eau potable, de moyens d’assainissement et d’hygiène.

Il faut y ajouter les 270 000 enfants qui décèdent peu après leur naissance de diverses affections, dont la prématurité, qui pourraient être évitées.

Et manifestement, cela ne risque pas de s’arranger. « Les nouveaux dangers environnementaux, tels que les déchets électroniques et électriques (comme les téléphones portables usagés) qui ne sont pas correctement recyclés, exposent les enfants à des toxines qui peuvent entraîner une diminution des aptitudes cognitives, un déficit de l’attention, des lésions pulmonaires ou encore un cancer », estime l’OMS. Elle prévoit que la quantité de déchets électroniques et électriques aura augmenté de 19 % entre 2014 et 2018, pour atteindre 50 millions de tonnes.

Les expositions dangereuses peuvent débuter pendant la grossesse et accroître le risque de naissance prématurée. En outre, lorsque les nourrissons et les enfants d’âge préscolaire sont exposés à la pollution de l’air intérieur et extérieur et au tabagisme passif, ils risquent de contracter une pneumonie pendant l’enfance et une affection respiratoire chronique telle que l’asthme tout au long de la vie.

L’exposition à la pollution atmosphérique peut aussi faire augmenter le risque de cardiopathie, d’accident vasculaire cérébral et de cancer tout au long de l’existence révèle ces rapports.

Décidément, tous les voyants sont au rouge concernant la pollution. Nul n’y échappe. Les photographies récurrentes de villes placées sous une chape de brouillard chimique le prouvent bien. Aujourd’hui. Il y’a urgence d’agir conclut ces rapports.

Climat : le réchauffement de la planète coute la vie à plus de 300. 000 personnes chaque année

Le réchauffement progressif de la planète a des conséquences néfastes sur la santé, l’air, l’eau, la nourriture le logement etc. Les effets du changement climatique sont à la base de diverses maladies dont l’ampleur ne cesse de croître. Ils représentent aujourd’hui plus de 300.000 vies perdues dans le monde et coûtent 125 milliards de dollars américains chaque année.

Un agent de régulation de circulation à Shijiazhuang/Chine, photo droits tierces.

D’ici à 2030, le réchauffement de la planète pourrait causer la mort à 1 million de personnes par année, pour un coût de 300 milliards de dollars américains. Selon un rapport de l’OMS publié en 2012, 7 millions de personnes meurent prématurément à cause de la pollution de l’air intérieur et extérieur. Cette tendance s’est accentuée ces 4 dernières années.

Les catastrophes liées au climat aboutissent ainsi à plus de 6O.000 décès par année, principalement dans les pays en développement. Mais aussi en Europe où la canicule de 2003, liée au changement climatique a causé plus de 70.000 décès.

La santé publique mondiale très menacée

Quand nous parlons du changement climatique, nous voyons plus son impact sur la nature mais peu sur la santé. Pourtant le changement climatique constitue une nouvelle menace importante pour la santé publique mondiale. Les effets du changement climatique doit modifier la façon que les décideurs mondiaux doivent envisager la protection des populations vulnérables.

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a confirmé qu’il existait des preuves écrasantes qui confirment les multiples incidents du changement climatique sur la santé humaine.

La variabilité et la modification du climat ont causés des décès et de maladies à travers les catastrophes naturelles qu’elles entrainent telles que les sècheresses, les inondations et les vagues de chaleur. Les populations sont plus exposées aux rayons ultra-violets du soleil, ce qui explique en partie l’augmentation actuelle des cancers de la peau.

En outre, de nombreuses maladies importantes sont hautement sensibles au changement des températures et du régime des précipitations. Ce sont par exemples des maladies à transmission vectorielle courantes comme le paludisme, la dingue, la malnutrition et les maladies diarrhéiques.

Heureusement, une grande partie de ces risques pour la santé peuvent être évitées grâce aux programmes et interventions sanitaires existants. Une action concertée pour renforcer les composantes clés des systèmes de santé et promouvoir des choix de développement sains pourrait permettre d’améliorer dès à présent la santé publique tout en réduisant la vulnérabilité au futur.

Bien que les effets du climat ne se font pas ressentir de la même manière sur toute la planète, cependant, les populations des pays en développement, notamment celle des petits Etats insulaires, des zones arides ou de hautes montagnes, et des zones côtières densément peuplés devront bénéficier d’un traitement de faveur dans la mise en œuvre des mécanismes d’adaptation et d’atténuation à cause de leur situation considérée comme particulièrement vulnérables.

Lors de la 23ème Conférence des parties sur le changement climatique (Cop23) qui se tiendra en novembre en Allemagne, les pays membres discuteront des mécanismes appropriés susceptibles de limiter l’impact des effets du changement climatique sur les Etats insulaires dont les iles Fidji.

Nelphie MIE

Santé : la malaria sévit sévèrement à Selembao qu’à Ngiri ngiri

La Malaria ou Paludisme est un problème majeur de santé publique en République Démocratique du Congo (RDC), elle y représente la principale cause de morbidité et de décès chez les enfants de moins de 5 ans. Sa prévalence y demeure particulièrement élevée, que ce soit dans l’ensemble du pays, comme dans la ville Province de Kinshasa, la Capitale.

Carte de prévalence de l ma malaria dans les communes de Ngiringiri et Selembaoi à Kinshasa/Droits ESP
Carte de prévalence de l ma malaria dans les communes de Ngiringiri et Selembaoi à Kinshasa/Droits ESP

Une étude menée par des chercheurs de l’Ecole de Santé Publique de l’Université de Kinshasa (ESP/UNIKIN) présente une carte des risques de la Malaria dans la ville de Kinshasa qui révèle que la prévalence de cette maladie serait plus élevée dans certains quartiers de la capitale par rapport à d’autres. En des termes plus simples, habiter certains quartiers ou communes de Kinshasa exposerait plus à la Malaria que d’autres.
Selon l’étude, cette réalité est justifiée par la croissance démographique et la transformation dictée par l’exode rural d’une part, et la non urbanisation des nouveaux quartiers de la ville de Kinshasa d’autre part.

Deux enquêtes menées dans les Communes de Selembao et Ngiri ngiri, en 2009 à la fin de la saison sèche et en 2011 à la fin de la saison de pluie ont démontré que la prévalence de la malaria était nettement plus élevée voire même multipliée par 4 ou 5 à Selembao, une commune périurbaine non urbanisée qu’à Ngiri ngiri, une des vielles communes urbanisées de Kinshasa.

Des tests effectués en saison de pluie comme en saison sèche auprès des patients dans ces deux communes, notamment le test de diagnostic rapide et les examens sanguins en rapport avec l’anémie, y ont recueilli l’histoire de la fièvre auprès de ces patients. Ces études ont révélé la présence plus élevée dans le sang des malades habitant Selembao du Plasmodium Falciparum qui se trouve être le type de parasite le plus virulent et dangereux parmi ceux en cause dans la Malaria. Conséquence, le développement d’une forme de malaria plus sévère serait observé chez les enfants de moins de 5 ans dans la Commune de Selembao que dans celle de Ngiri ngiri où ces risques sont minimes.

Ceci démontrerait donc qu’il existe à Kinshasa des communautés plus fortement exposées à la Malaria par rapport à d’autres. Il en est de même des zones où les mesures de contrôle seraient moins nécessaires comparativement à d’autres.
Les conclusions de cette étude rapportent donc que la Malaria à Kinshasa est nettement plus élevée, avec des formes plus sévères, dans les quartiers plus densément peuplés et moins urbanisés de la périphérie. De plus, les anophèles femelles, vecteurs de la malaria, que l’on trouve dans ces zones péri urbaines ont une plus grande capacité à inoculer aux personnes le Plasmodium Falciparum.

Des situations similaires sont également signalées par des études analogues s’intéressant à d’autres grandes villes africaines subsahariennes comme la ville de Lagos au Nigeria.

A en croire les experts, la solution à ce problème passe notamment par l’urbanisation et la maîtrise de l’environnement des zones périphériques et périurbaines des grandes villes africaines.

Ajax NTANTU

Santé : est-il important de boire régulièrement du thé ?

Le thé est utilisé comme boisson rafraîchissante depuis des siècles. On lui a toujours prêté des vertus bénéfiques pour la santé, mais existe-t-il des preuves scientifiques récentes qui le prouveraient ? Le thé est-il une source d’hydratation saine ?
Histoire et types de thés

les-regles-pour-un-the-parfaitLe thé est une boisson que l’on consomme depuis des siècles. C’est la boisson la plus répandue dans le monde, après l’eau. Pour consommer le thé en boisson, on ajoute généralement de l’eau chaude aux feuilles de thé, ou Camellia sinensis de son nom scientifique. Ce processus est appelé infusion. Les infusions aux plantes ou aux fruits ne sont pas du thé à proprement parler, car elles sont produites à partir d’autres espèces végétales (telles que le tilleul ou la camomille).
Il existe plusieurs méthodes de transformation pour produire les centaines de variétés de thés que nous consommons :
Le thé noir, le plus courant en Europe, est préparé avec des feuilles de thé fermentées (sous l’effet des enzymes présentes dans les feuilles, dans une pièce sous température contrôlée), puis séchées. La fermentation permet de libérer certains polyphénols particuliers, qui donnent au thé sa couleur et sa saveur distinctives.
Le thé vert (non fermenté) est obtenu en chauffant les feuilles de thé à la vapeur, avant de les sécher, pour limiter au maximum l’oxydation par les enzymes. Le thé préserve ainsi sa couleur naturelle, et prend toute sa saveur caractéristique.
Le thé Oolong se situe entre le thé vert et le thé noir en termes de fermentation et de goût ; ses feuilles n’ont été que partiellement oxydées.

thé Ooolong
Les thés vert, noir et Oolong contiennent différents types de polyphénols, mais en quantité semblable. On peut boire le thé en infusion simple, ou y ajouter du lait, du citron ou encore du sucre. Toutefois, de plus amples recherches seraient nécessaires pour savoir dans quelle mesure et par quels mécanismes ces additifs affectent la biodisponibilité des différents polyphénols.
Le thé est-il bénéfique pour la santé ?

Bien plus de recherches ont été publiées sur le thé vert que sur le noir et les autres. Selon une récente étude s’intéressant à la relation entre les aliments et boissons et les maladies chroniques liées à l’alimentation, le thé serait, de toutes les boissons les plus couramment consommées, celle qui présente le plus de bienfaits. Les chercheurs ont observé, chez les personnes en consommant le plus une réduction significative :
16% des risques de diabètes de type 2,
28% des maladies cardiovasculaires, et
34% de cancers.
Cependant, d’autres études n’ont pas permis d’établir une relation claire entre le thé et les risques de cancer. Une autre étude importante a montré que chaque tasse de thé quotidienne entraînait une réduction de 9% du taux de mortalité toutes causes confondues. Nombre des vertus mises en avant dans ces études sont attribuées à la présence de polyphénols particuliers, appelés flavonoïdes, ayant un effet bénéfique sur les vaisseaux sanguins grâce à leurs propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires. Cependant, la caféine et le fluorure pourraient également jouer un rôle important.
Plusieurs recherches d’envergure sur le thé et les maladies cardiovasculaires ont également démontré que la consommation de thé noir et vert pouvait entraîner une diminution significative du taux de cholestérol LDL, de la pression artérielle et du risque d’AVC.
Le thé noir pourrait également aider à contrôler son poids ; selon deux récentes expériences, une consommation accrue de thé noir entraînerait une petite, mais significative, réduction du poids corporel, sans avoir à modifier son régime alimentaire habituel. Toutefois, un précédent réexamen de 18 études n’a pas permis d’établir un effet significatif de la consommation de thé sur le poids. Aussi, la relation entre la gestion du poids et la consommation de thé reste ouverte au débat.
Les flavonoïdes présents dans le thé pourraient protéger les dents contre les caries, à travers certains mécanismes, tels que des effets antiviraux et antimicrobiens. Par ailleurs, le thé contient du fluorure, qui a un effet bénéfique sur la santé dentaire en renforçant la résistance des dents aux caries. Néanmoins, une bonne hygiène dentaire reste la meilleure habitude pour conserver des dents saines.
La caféine dans le thé. Quelle quantité doit-on consommer ?
C’est le temps d’infusion qui va principalement déterminer la quantité de caféine dans le thé, qui peut varier de 1 à 90 mg pour 100 mL. Les infusions aux plantes et fruits ne contiennent généralement pas de caféine. Des études ont montré qu’une consommation modérée de caféine pouvait améliorer l’endurance physique et l’attention. Une consommation excessive, en revanche, peut nuire à la qualité du sommeil. Un autre effet connu de la caféine est sa capacité à agir comme un diurétique léger (causant une déshydratation), mais des études ont démontré que cela concernait uniquement les consommations à haute dose.

Par exemple, 6 à 8 tasses de thé par jour n’affectent pas le taux d’hydratation du corps.
Selon un récent rapport de l’EFSA, un adulte en bonne santé peut consommer sans danger jusqu’à 200 mg de caféine en une dose : les principales orientations sont présentées dans le tableau suivant, suggérant qu’une consommation de 8 tasses de thé par jour est sans danger pour un adulte, femmes enceintes mises à part. Les enfants âgés de plus de 24 mois peuvent boire une ou deux tasses de thé non sucré par jour. Malgré certaines inquiétudes concernant l’impact des polyphénols du thé sur la biodisponibilité du fer, plusieurs rapports en sont venus à la conclusion que la consommation de thé n’avait qu’une faible incidence sur le taux de fer dans le corps d’un adulte ou d’un enfant. La British Dietetic Association (Association britannique de diététique) a reconnu que le thé contribue à l’apport de liquide et, dans certains pays comme l’Allemagne, il est explicitement recommandé pour l’hydratation.
Le thé est une boisson largement appréciée e dans le monde, et une consommation quotidienne de 8 tasses maximum est sans danger selon les orientations actuelles en matière de caféine pour les adultes, femmes enceintes mises à part. Le thé présente des propriétés bénéfiques pour la santé qui ne se retrouvent pas dans les autres boissons communes, grâce à sa forte teneur en flavonoïde, et il constitue également une excellente source d’hydratation.
Nous parlerons prochainement de la consommation du café, avantages et inconvénients.
Alfred Ntumba/ Avec Planète info