Archives par mot-clé : Soudan

Abidjan – Convention de Bamako : « L’Afrique n’est pas la poubelle du monde »

« L’Afrique n’est pas la poubelle du monde », tel est le message lancé au reste du monde par les parties à la Convention de Bamako. Réunis depuis ce mardi 30 janvier, à d’Abidjan, capitale de la Cote d’ivoire, les délégués des 25 Etats ayant ratifié ladite convention devront faire le point sur l’état d’avancement de la Convention et explorer les pistes de solutions à l’épineux problème de gestion de déchets produits par les africains et ceux considérés comme transfrontières en provenance d’autres continents, notamment l’Europe.

Photo de famille prise lors de la 2è édition de la conférence des partie à ma Convention de Bamako à Abidjan. (crédit photo, Raoul SIEMENI – Receiac).

« La Vision pour une Afrique sans pollution doit nous interpeller tous. Etats et dirigeants du secteur privé et la société civile, afin que nous puissions mettre en œuvre de manière transparente et des actions commune pour lutter contre toute sorte de pollution », a déclaré la présidente sortante de cette Convention, Aida Keita M’bo. Continuer la lecture de Abidjan – Convention de Bamako : « L’Afrique n’est pas la poubelle du monde »

Bassin du Congo : Ce qu’il faut retenir de la conférence extraordinaire de Brazzaville

Les ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC (Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale) et de la CEA (Communauté Est – Africaine), réunis à Brazzaville le jeudi 05 octobre 2017, ont entériné la feuille de route produite lors des travaux du segment des experts la sous-région, en vue d’opérationnaliser la Commission du Bassin du Congo, et le Fonds bleu pour le Bassin du Congo.

La Commission du Bassin du Congo est l’un de trois blocs créés en novembre 2016, à Marrakech, lors du premier Sommet africain de l’action en faveur de la co-émergence de l’Afrique, tenue en marge de la COP22. Continuer la lecture de Bassin du Congo : Ce qu’il faut retenir de la conférence extraordinaire de Brazzaville

Brazzaville : Le segment technique donne du contenu à la Commission Climat du Bassin du Congo

Les délégués de 16 pays d’Afrique présents aux travaux de Brazzaville ont défini les missions et un plan d’action assorti d’un chronogramme, de la Commission Climat du Bassin du Congo (CCB), en vue de son opérationnalisation, à l’issue des travaux du segment des experts qui s’est clôturé ce mercredi, 04 octobre 2017 à Brazzaville.

D’ici la fin de l’année 2107, le plan d’actions prévoit la préparation des éléments d’une stratégie de plaidoyer et de communication. Cette action sera lancée rapidement avec la mise en ligne et la promotion d’un site web dédié à la CCBT. Le plan prévoit également dans le même délai, la participation de la (CCBT) à la Cop23, en vue d’y mener des actions de promotion du Fonds bleu.
En 2018, il sera question de la présentation des résultats d’une étude de préfiguration constituée par le plan d’investissement qui doit intégrer les CDN (Contribution Déterminée au niveau National) des pays signataires. Ce plan d’investissement devra être présenté en janvier 2018 aux bailleurs des fonds, à Davos.

Les experts ont aussi donné du contenu en termes de missions à cette commission. Il s’agit notamment de promouvoir les politiques réacquises en matière d’adaptation et d’atténuation, consolider des engagement de l’Afrique en matière de la lutte contre les changements climatiques, accélérer la réalisation des initiatives déjà identifiées ou lancées, encourager et faciliter l’investissement et le financements durables, encourager et accompagner les coopérations Nord-Sud et Sud-Sud, et établir les synergies avec les autres instruments de l’Union africaine en matière de diplomatie climatique et environnementale.

Plus Spécifiquement, la CCBT va fonctionner dans le sens de coordonner et orienter les initiatives prioritaires et de mobiliser les partenaires techniques et financiers. Dans ses aspects de gouvernance, elle est constituée d’un Organe exécutif, d’un Comité de suivi, d’un Comité scientifique et technique, et d’un Comité consultatif.

La Ministre congolaise du Tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan-Naunolt, a salué le professionnalisme et sens du dévouement avec lequel les experts ont travaillé pour donner du contenu à cette Commission « Nos populations de plus en plus prêtent une grande attention aux questions relatives aux bouleversements environnementaux, en même temps qu’elles s’interrogent sur les résultats concrets de nos grandes messes et autres conférences, tandis que les catastrophes d’origines climatiques se multiplient. Il revient maintenant aux ministres et chef de délégations de s’approprier les documents produits et mis à leurs dispositions afin de mieux préparer les travaux du segment du haut niveau », a-t-elle déclaré.

Rappelons que la clôture des travaux de la Conférence extraordinaire des ministres de l’Environnement et des Finances de la CEEAC et de la CAE sur l’opérationnalisation de la Commission Climat du Bassin du Congo, du Fond bleu et sur la position commune face à la COP23 est prévue ce jeudi, 05 octobre 2017. Cette conférence a connu la participation de quelques pays africains à savoir, l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée, le Kenya, la République Centrafricaine, la RDC, Rwanda, Sao Toma et Principe, Soudan du Sud, Tanzanie, le Tchad et la Zambie.

Depuis Brazzaville, Alfred NTUMBA

Soudan : l’éxode rural accélère la pollution de la terre et de l’eau

Le Ministre de l’environnement, du développement physique et des ressources naturelles, de la République du Soudan, a souligné l’importance de formuler des mesures nationales pour lutter contre la pollution de la terre, de l’eau et de l’air, ajoutant que le défi consiste à intégrer les politiques environnementales dans les politiques générales de l’Etat en vue de préserver et protéger l’environnement dans le pays.
Université de Karthoum / photo droits tierces
Université de Karthoum / photo droits tierces
Hassan Abdul-Gadir Hilalhas, a souligné l’importance de cette question lors d’un atelier sur les mesures environnementales nationales pour la lutte contre pollution de la terre, l’eau et l’air organisé par le ministère de l’Environnement et l’Université de Khartoum.  » Toutes les conventions internationales sur l’environnement stipulent la nécessité de préserver l’environnement et les ressources naturelles. Il est plus urgents que soit mis en place dans les différents secteurs, des mesures appropriées pour prévenir la pollution sous toutes ses formes. Cela devrait passer également par l’intégration de ces mesures dans les politiques éducatives, de développement et économiques« , a-t-il proposé.
Selon le Ministre en charge de l’environnement, le taux de pollution en nette augmentation remarqué ce dernier temps au Soudan, serait accéléré par l’exode rural et la consommation plus accrue des ressources naturelles.
Ces mesures environnementales nationales sensées freiner la pollution  dans le pays, ferront l’objet du débat pour son intégration dans le projet de loi sur l’environnement en gestation par la législature.
Alfred NTUMBA