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Energie : Les organisations de la société civile dénoncent la gestion opaque du projet Inga 3

Les organisations de la société civile œuvrant dans le suivi du projet Grand Inga 3 dénoncent le manque de consultations préalables des populations locales par le gouvernement, dans la gestion de ce projet, qu’elle qualifie d’opaque. Elles l’ont fait savoir dans communiqué de presse conjoint, dont Environews RDC s’est procuré une copie.


La dénonciation fait suite au séjour à Paris du chargé de missions du chef de l’Etat en charge de l’Agence pour le développement d’Inga, Bruno KAPANDJI KALALA. Continuer la lecture de Energie : Les organisations de la société civile dénoncent la gestion opaque du projet Inga 3

Conservation : GUCCI va tourner le dos à la vente des vêtements en fourrure

La marque italienne GUCCI a annoncé que dès l’été 2018, elle arrêtera de commercialiser des vêtements ou d’accessoires faits à partir de fourrure d’un animal tué. Elle reconnait avoir ouvert les yeux sur le commerce cruel de la fourrure, sur des pratiques abominables, vestiges d’une époque qui concerne de nombreux animaux comme des renards, des visons, des chinchillas des ratons laveurs et des castors.

Après Armani,  Calvin Klein, Ralph Lauren Armand et Tommy Hilfiger , Gucci s’est à son tour décidé de bannir  les fourrures de ses nouvelles collections dès l’année prochaine, et va mettre aux enchères toutes celles restantes.

La recette de ces ventes sera ensuite versée aux organisations de défense des droits des animaux. «  Nous espérons que notre engagement pourra contribuer à d’autres innovations et prises de conscience, afin de rendre l’industrie de la mode pus éthique. Cette évolution démontre notre engagement absolu à faire du développement durable un élément indissociable de notre activité », a déclaré Marco Bizzarri, président de ce géant du luxe.

Le choix de tourner les dos  aux fourrures  par les géants du luxe, serait sans nul doute le résultat de plusieurs protestations des ONG et autres célébrités qui ont toujours dénoncé cette pratique.

Des nombreuses vidéos ont révélé ces derniers temps les conditions d’élevage épouvantables d’animaux exclusivement élevés pour leur fourrure. Des images montrent aussi comment leur fourrure leur est arrachée.

 

Thierry-Paul KALONJI

Assainissement : Marina Eunice Hamisi, « mon projet consiste à transformer les déchets plastiques en carburant diesel »

Kinshasa à l’instar d’autre ville de la République peine à mettre en place une politique de gestion durable des déchets produits au quotidien. Il suffit de sillonner dans la ville pour se rendre compte des conséquences qu’engendrent cette situation. Pourtant, il existe bien des solutions pour pallier à ce problème, source de pollution. Le recyclage des déchets afin de les revaloriser en est une.
Consciente du double bénéfice que peut rapporter le recyclage, à savoir les revenus et l’assainissement, Mariana Hamisi est une jeune congolaise conceptrice d’un projet consistant à transformer les déchets de bouteilles en plastique en carburant diesel qui peut être vendu sur le marché pétrolier local.

Lauréate du challenge startup de l’année 2016 organisé par TOTAL, c’est au côté de deux hommes que cette Lushoise a été retenu comme deuxième meilleur startuper avec son projet, lors de ce concours qui vise à promouvoir les talents locaux d’une part, à permettre les jeunes d’aller au bout de leur rêve et de présenter les jeunes congolais sous différentes dimensions d’autre part.

Dénommé Wastewise, ce projet qui se veut une réponse adéquate à la problématique majeur de la gestion des bouteilles en plastique qui polluent la ville de Lubumbashi , découle d’un simple constat fait par cette jeune étudiante de l’école de la gouvernance économique et politique de Lubumbashi.
« L’idée est partie de rien, j’ai remarqué qu’à mon université, les déchets n’étaient pas gérés de manière durable. Ils étaient soit brulés soit abandonnés à ciel ouvert .Lors de mon arrivée à Kinshasa, le constat était le même. C’est ce qui m’a motivé à concevoir ce projet », nous a-t-elle confié.

Une fois recyclés, les déchets seront mis dans une machine qui les transformera automatiquement en carburant. Il suffirait juste qu’il y ait quelqu’un pour fourrer ces déchets dans la machine. L’idéal pour Marina Eunice Hamisi est d’être le grand entrepreneur dans le secteur.

Cela doit passer non seulement dans la production mais aussi en mettant en place un système de collecte efficace vu les déchets qui pullulent dans la ville. Ce système consistera à acheter ces déchets auprès de la population. A ça s’ajoute également le partenariat avec une grande entreprise qui collecte des déchets dans les grandes sociétés de la ville et les compagnies de mining.

Après avoir bénéficié des différents avantages offerts par total notamment dont la formation, Marina Eunice Hamisi a annoncé le démarrage de son projet au mois d’aout à Lubumbashi, avant d’étendre son action sur toute l’étendue du territoire nationale.
Thierry-Paul KALONJI

Kenya : la guerre de l’eau embrase la vallée du rift

La sécheresse qui s’abat sur le Kenya complique la vie et menace la cohabitation entre les communautés du lac artificiel Chesirimion situé au nord du Kenya à Baringo.

Dans cette région, il n’en reste qu’une flaque d’eau. Profond de 15 mètres, cet édifice construit il y a cinq ans devrait offrir à boire à 2 300 personnes et 107.000 têtes de bétails pour les 30 années à venir. Mission impossible pour ce lac du fait de la sécheresse qui strangule cette région qui n’a pas connu des pluies pendant un an.

Dans ce Nord du Kenya, rocailleux et aride, la pluie n’est pas tombée depuis une année, et cela a vidé ce lac de la quasi –totalité de ses réserves. D’autres réserves de la région ne sont remplies qu’au dixième de leur capacité. Il faut parcourir jusqu’à 20 kilomètres pour trouver de l’eau.

En pareilles situations c’est la vie qui devient intenable car la terre ne produit plus rien, et les bétails censés nourrir des personnes meurent par milliers. Rien que la semaine dernière, 5.000 chèvres ont été décimées.

Déjà placée en état de désastre naturel, la région de Baringo vit au rythme d’un village sans âme et sans ombre.
A cette détresse s’invite un conflit tribal opposant deux principaux groupes ethniques du comté à savoir, les Tugen et les Pokots. Ce conflit qui a déjà fait 30 morts est alimenté par la crise de l’eau qui sévit dans cette région. Fuyant la sécheresse, les pokots font descendre leurs troupeaux vers les points d’eau et les pâturages encore préservés de Tugen au sud. La destruction de fermes et de terres à laquelle se livrent les pokots chez les Tugens engendre des affrontements entre ces deux ethnies qui cohabitent et s’affrontent depuis le siècle.

Au Kenya, la sécheresse a ramené plusieurs dizaines d’années en arrière une région entière. Sur 3 millions de Kenyans, 700.000 habitants de Baringo subissent de plein fouet les conséquences des réchauffements climatiques et phénomène météorologique El niño. En rupture des stocks, les boutiques de la région ont fermé leurs portes. Pareil pour les écoles qui ne reçoivent plus d’élèves, faute des nourritures et d’eau pour le repas de midi.

Les élèves les plus tenaces qui tiennent à étudier, arrivent à l’école épuisés, car n’ayant pas dîné, ni pris un petit déjeuné. Les responsables d’établissement se voient dans l’obligation de le renvoyer en famille.

Cette région fait partie du comté le plus affecté par la hausse des températures. Celles-ci atteignent 40 degrés Celsius dès 10 heures.
TPK

Forêt : accusé de violation du moratoire, BOPOLO qualifie le rapport de Greenpeace truffé d’impartialité

Deux semaines après le rapport de Greepeace sur la violation du moratoire relatif aux titres de concessions forestières en République Démocratique du Congo, c’est ce jeudi 16 février que l’ancien ministre de l’environnement Robert BOPOLO auteur de ladite violation, selon ce rapport , est sorti de son silence pour dissiper les brouillards épais autour de lui.

Robert Bokopo Bongeza, ancien Ministre congolais en charge de l’environnement.

C’est devant un panneau avec l’effigie du président de la République avec des messages laudatifs pour son autorité que l’accusé a érigé sa tribune pour s’exprimer devant les chevaliers de la plume qu’il avait réuni autour d’un point de presse. Visiblement consterné par ce rapport lui accablant qu’il a jugé sans fondement, et ayant pour but de nuire à sa personne et à celle du Chef de l’Etat ( ndlr qu’il a toujours qualifié de champion de la biodiversité et de la conservation des forêts), l’ancien locataire du ministère de l’environnement a commencé par accuser Greenpeace d’amateurisme en ignorant une règle d’or en matière d’élaboration d’un rapport d’audit.

Selon lui, un rapport qui a l’ambition d’être objectif et honoré son auteur doit avant tout être communiqué à l’audité pour qu’il s’en défende et qu’il apporte la lumière nécessaire pour le triomphe de la vérité. Malheureusement Greenpeace a passé outre cette règle d’or, ce qui attribue à son rapport un caractère purement subjectif.

« Ce moratoire avait pour but de sécuriser les titres de concessions forestières jusqu’à l’élaboration finale du plan de zonage destiné à attribuer l’usage spécifique de chaque air. Et non l’interdiction d’attribution de nouvelles concessions forestières tel que le clame haut et fort Greenpeace », a précisé Robert BOPOLO.

Par cette précision, il est clair que la lecture du terme moratoire semble dégager des connotations différentes entre les deux parties. Pour l’ancien ministre, il s’agissait de la sécurité et non d’appauvrir les congolais en les empêchant d’avoir de l’argent venant de leurs forêts. Situation qui vise à faire passer le Chef de l’Etat pour un mauvais père de famille, a martelé l’accusé.

Après avoir égrené ses réactions face à ce rapport qu’il a qualifié d’impartial destiné à nuire à sa crédibilité ainsi que celle des hautes autorités du pays, le ministre honoraire a souligné que Greenpeace devrait être traduit en justice pour dédommagement.

Pour rappel, le 1er février 2016, Greenpeace avait publié un rapport accusant le ministre honoraire de l’environnement Robert BOPOLO d’avoir violé le moratoire sur les contrats de concessions forestières en attribuant des titres forestiers à la société Groupe les bâtisseurs du Congo et à Monsieur LOKINDA LITALEMA, Conseiller principal du Chef de l’Etat chargé de l’Agriculture et développement rural.
Thierry-Paul KALONJI