Archives par mot-clé : Thierry Paul Kalonji

Biodiversité : un million d’espèces menacées d’extinction, s’alarme l’ONU

Réuni à Paris en marge d’un sommet sur la biodiversité  qui veut  tenter d’éviter la sixième extinction de masse, le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité alerte sur la nécessité de changer les comportements des hommes pour sauver les espèces en danger. Déjà un million d’espèces menacées d’extinction et le rythme s’accélère : la nature qui permet à l’humanité de vivre est condamnée à poursuivre son déclin à moins d’« un changement profond » des modèles de production et de consommation des hommes.

Dans un rapport sans précédent publié ce lundi 6 mai, le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité (IPBES) peint un tableau sombre de l’avenir de l’être humain qui dépend de la nature pour boire, respirer, manger, se chauffer ou se soigner.

« Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier », décrit Robert Watson, président de l’IPBES. Déforestation, agriculture intensive, surpêche, urbanisation galopante, mines : 75 % de l’environnement terrestre a été « gravement altéré » par les activités humaines et 66 % de l’environnement marin est également touché. Résultat : environ un million d’espèces animales et végétales sur les quelque 8 millions estimées sur Terre sont menacées d’extinction, dont « beaucoup dans les prochaines décennies » Continuer la lecture de Biodiversité : un million d’espèces menacées d’extinction, s’alarme l’ONU

Kisangani : Lancement du concours FORETS pour le journalisme environnemental en RDC

C’est en marge de la 6ème édition de la Semaine de la science organisée par l’Université de Kisangani en partenariat avec le Centre de Recherche Forestière Internationale (CIFOR) que s’est ouvert ce mardi 30 avril, la première édition du concours « FORETS pour le journalisme environnemental ». Au total, 12 journalistes venus des différentes provinces de la République démocratique du Congo participent à  cet événement.

Avant tout, le but de  ce concours  initié par le projet FORETS ( formation, Recherche, et Environnement dans la Tshopo) est  d’aider les participants  à approfondir leurs connaissances sur les questions liées à la conservation de la forêt, au bois énergies et au bois d’œuvre. Pour ce faire,  des ateliers de renforcement des capacités des journalistes seront organisées au cours de la semaine de science. Cette formation connait la participation des journalistes de renommée internationale, et des scientifiques  de la RDC et d’ailleurs.

Outre les échanges en atelier,  des descentes sur terrain notamment à Yangambi sont prévues  afin de concilier à la pratique,  différentes connaissances engrangées pendant la formation. Continuer la lecture de Kisangani : Lancement du concours FORETS pour le journalisme environnemental en RDC

Santé : Malawi, premier test à grande échelle d’un vaccin contre le paludisme

 C’est ce mardi 23 avril que le Malawi donnera le coup d’envoi du premier test grandeur nature du vaccin expérimental le plus avancé à ce jour contre le paludisme, une maladie qui tue chaque année plusieurs centaines de personnes en Afrique.  Cette campagne de vaccination vise à confirmer l’efficacité du vaccin sur des enfants âgés de moins de 2 ans qui sont les plus vulnérables à la malaria.

Baptisé Mosquirix ou RTSS, ce vaccin  est le fruit de  plus de trente ans de travaux et d’un milliard de dollars. Il a été développé par le géant pharmaceutique britannique Glaxosmithkline et l’ONG Path, et finance par l’Alliance du vaccin (GAVI), le Fonds mondial de lutte contre le sida et le paludisme et l’Unicef.

Pour demain, c’est donc  un  centre de santé de la capitale Malawite Lilongwe qui bénéficiera en premier de ce test expérimental qui se poursuivra ensuite  la semaine prochaine au Ghana et au Kenya, deux autres pays pilotes du programme.

Pour sa part, l’Organisation mondiale de la santé espère vacciner 120.000 enfants dans chacun de ces trois pays d’ici à 2020. Continuer la lecture de Santé : Malawi, premier test à grande échelle d’un vaccin contre le paludisme

Environnement : le foisonnement des constructions de ports menace les eaux du lac Kivu

Il s’observe depuis le début de ce mois d’avril dans la ville de Goma au Nord-Kivu, des mouvements irréguliers des camions bennes transportant des moellons et grosses pierres du volcan Nyiragongo qui sont déversés dans le lac pour la construction  des nouveaux ports, alerte l’ASBL Barbara dans une correspondance adressée au président de la République.  Selon ce document consulté par Environews, il se développe à Goma une culture de construction des ports privés à des fins commerciales qui constitue des graves menaces non seulement  pour les eaux de ce lac mais aussi pour l’environnement, les ressources halieutiques et la santé de la population locale.

Constituant l’eau de boisson de plus d’un  million de personne et riche en ichtyologies, sources de protéines animales, le lac Kivu est une richesse qui doit à tout prix être protégée. Ce qui malheureusement n’est pas le cas au regard du  foisonnement des ports sur ce lac. Ceux qui sont abandonnés se  sont mués en véritable marché, avec toutes les conséquences environnementales qui vont avec.

S’agissant de  la construction de ces nouveaux ports, l’Asbl Barbara exprime sa crainte sur le déversement des moellons et pierres du volcan qui est susceptible de modifier la composition chimique  des eaux,  les rendant très acides et diminuant la productivité des poissons surtout que ces ports sont construits sur des baies. Continuer la lecture de Environnement : le foisonnement des constructions de ports menace les eaux du lac Kivu

Agriculture : le parc agro-industriel de Bukanga lonzo, un échec cuisant

Le projet pilote du parc agro industriel de Bukanga lonzo a été un échec total,  révèle un rapport de l’université d’Oakland aux Etats-Unis publié  le 4  avril dernier, et divulgué à Kinshasa par le Cercle pour la défense de l’environnement au cours d’une conférence de presse organisée par cette ONGD. A en  croire ce rapport, cette débâcle de Bukanga lonzo est la résultante des plusieurs facteurs  qui n’ont pas été  scrutés avant le lancement du projet notamment le mode d’acquisition des terres, le mode de gestion  et les conflits d’intérêts.

Au regard des chiffres de productions avancés par les gestionnaires du parc, et relayés en boucle par les médias, le lancement du parc agro-industriel de Bukanga lonzo a nourri la population Kinoise d’un espoir immense. Celle-ci a enfin cru avoir trouvé un sésame au problème de flambée de prix des denrées de premières nécessité à laquelle elle a toujours fait  face. Malheureusement, cette flamme d’espoir s’éteindra vite avant même que les marchés ne soient inondés par les récoltes de Bukanga lonzo  car en mai 2018, le ministre de l’économie déclarera que Bukanga lonzo était un échec. Un échec qui charrie avec lui près de 92 millions de dollars.

« Pour nous c’est un échec qui est dû à une mauvaise gouvernance, une mauvaise planification et une mauvaise  gestion du partenariat public-privé. C’est un mauvais modèle par rapport à l’investissement dans l’agriculture. En principe l’on devrait appuyer l’agriculture familiale et non appuyer des industriels qui ont déjà beaucoup d’argent et viennent prendre des terres des communautés », a déclaré Mathieu IYELA, coordonnateur de CEDEN

D’après ce rapport, un parc de cette envergure ne  pouvait pas  être géré de cette manière. Et surtout quand on se rend compte que le ministre de l’agriculture n’a pas été associé au fonctionnement de Bukanga lonzo. Continuer la lecture de Agriculture : le parc agro-industriel de Bukanga lonzo, un échec cuisant

Énergies : Avec makala bio, les poubelles de Kinshasa sont devenues une richesse

Revaloriser les déchets en les transformant en  une source d’énergie respectueuse de l’environnement  appelée Makala bio,  c’est  à cet exercice  éco-citoyen que s’adonne depuis  2018  l’entreprise Phénix  Eco, créée par Cédric ONOYA  un jeune entrepreneur Congolais.  Le projet  Makala bio est une initiative qui  se veut   non seulement  une innovation dans les ménages Congolais concernant  la cuisson, mais aussi  et surtout une solution efficace pour lutter contre l’insalubrité qui gangrène la ville de Kinshasa.

Depuis quelques décennies, l’insalubrité forme avec la ville de Kinshasa un duo  considéré comme infernal par plusieurs observateurs. Cette mégalopole de plus de 10 millions d’âmes offre un spectacle totalement répugnant  quand il faut parler de la salubrité. Des décharges sauvages çà et là s, des rivières complètements couvertes des déchets et  des caniveaux bouchés,  telles sont les images qui composent avec Kinshasa

Malgré cet état de chose, il y a lieu de voir derrière ce décor  dégoutant, des opportunités intéressantes pour venir en aide aux Kinois qui  croupissent sous des montagnes d’immondices.

« L’initiative  est partie de l’état d’insalubrité de la ville de Kinshasa. Nous avons trouvé que dans la gestion  des déchets, il y a un côté qui n’a pas été respecté, c’est celui de la transformation et revalorisation des déchets. Alors, étant donné que la RDC fait face à un  déficit énergétique, nous avons  pensé à transformer les déchets organiques ménagers  et agricoles  charbon écologique appelé  en makala bio », a confié Cédric ONOYA,  créateur de Phénix Eco.

Pour fabriqué  ce charbon écologique,  l’entreprise  utilise  toutes sortes de déchets organiques comme des éplucheurs de bananes plantains, de maïs  et tout le reste des légumes après épluchage. Continuer la lecture de Énergies : Avec makala bio, les poubelles de Kinshasa sont devenues une richesse

JME : l’OCEBCO invite le gouvernement de la RDC à accroître le taux d’accès à l’eau potable

En marge de la  journée mondiale de l’eau célébrée le 22 mars de chaque année, le président de  l’observatoire central du bassin du Congo (OCEBCO) Roger MPANANO,  a saisi cette occasion pour inviter le gouvernement de la RDC à doubler  les efforts afin que la desserte en eau potable passe à plus de 50% dans les dix prochaines années.

Roger MPANANO, président de l’OCBCO

Ne laisser personne de côté, c’est le thème retenu en 2019 pour célébrer la journée mondiale de l’eau. Pour l’OCEBCO il y a lieu à ce jour de féliciter le gouvernement de la RDC pour des avancées significatives  accomplies dans  la desserte en eau potable.

«  Nous devons être conscients pour reconnaitre  que le gouvernement de notre pays a fournis des efforts énormes dans le secteur de la desserte en eau potable. Avant les chiffres étaient alarmants, mais actuellement nous avons atteint 32%. C’est une bonne nouvelle et nous demandons l’Etat à aller toujours de l’avant pour atteindre plus de 50% avant la prochaine décennie. C’est ainsi que nous ne laisserons personne de côté », a déclaré le président de l’OCEBCO

S’agissant de l’OCEBCO, il sied de souligner que  c’est une ASBL créée en RDC par Roger MPANANO, Alain NGULUNGU et Elikya SABWE.  Cette association s’est assignée comme  missions, celle  de mettre en place un cadre de concertation  des acteurs pour la protection des eaux du bassin du Congo et celle de concrétiser les démarches entreprises par le gouvernement de la RDC et ses partenaires pour prévenir les risques qui peuvent découler de la mauvaise gestion des eaux du bassin du Congo. Continuer la lecture de JME : l’OCEBCO invite le gouvernement de la RDC à accroître le taux d’accès à l’eau potable

Conservation : L’Allemagne prépare une loi protégeant les insectes

La ministre allemande de l’Environnement Barbara Hendricks  a annoncé que son pays   prépare  une loi visant à protéger les insectes. Elle l’a fait savoir dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Bild am Sonntag, rapporte sciences et avenir. D’après le confrère, cette loi doit prévoir de réduire l’usage des pesticides et de consacrer des fonds à la recherche sur le sujet, a annoncé le 17 février 2019 la ministre de l’Environnement.

Si les insectes sont essentiels aux écosystèmes comme aux économies, ils sont en déclin rapide dans le monde entier : un tiers des espèces est menacée de disparition selon une étude publiée en février 2019, mettant en garde contre un « effondrement catastrophique » des milieux naturels. « Nous, êtres humains, avons besoin des insectes, ils ont besoin d’être protégés avec une loi spécialement pour eux« , a déclaré la ministre, Svenja Schulze, à l’hebdomadaire dominical Bild am Sonntag. Continuer la lecture de Conservation : L’Allemagne prépare une loi protégeant les insectes

Bujumbura: Ouverture de la 7ème Plateforme Afrique Centrale pour la Réduction des risques de Catastrophes

Bujumbura la capitale Burundaise accueille  du 30 janvier au 1 février, les  travaux de la 7ème Plateforme Afrique Centrale pour la Réduction des risques de Catastrophes. Un rendez-vous annuel  qui a  pour objectif de  passer au peigne fin l’ensemble des activités menées, celles non réalisées, les effets de blocage et les moyens de les enrayer.

Définition d’un système d’évaluation et de mise en œuvre du cadre d’action de Sendaï (Japon) en Afrique Centrale, tel est le thème de ces assises auxquelles prennent part, les Experts des Etats membres de la CEEAC, les membres du Réseau des Parlementaires pour la Résilience aux Catastrophes en Afrique Centrale (REPARC), les sociétés du Mouvement de la Croix-Rouge, le Président de la Plateforme de la Gestion des Catastrophes pour les pays de la CEDEAO et les responsables des ONG impliquées dans la lutte pour la réduction des risques de catastrophes en Afrique centrale. Continuer la lecture de Bujumbura: Ouverture de la 7ème Plateforme Afrique Centrale pour la Réduction des risques de Catastrophes

Europe : bientôt un texte interdisant les objets en plastique à usage unique

Dès 2021, les objets en plastique à usage unique seront interdits sur le territoire européen. Une décision consécutive à une directive européenne  validée par l’Union européenne. Bien que son chemin législatif soit encore loin d’être fini, cette directive  devrait néanmoins entrer en vigueur à l’horizon 2021.

Adieu cotons-tiges, pailles, et touillettes à café jetables… Ces produits en plastique à usage unique, qui envahissent les océans, seront dans l’avenir interdits dans l’Union européenne (UE), grâce à un accord intervenu dans la nuit. Le texte de la directive avait été dévoilé en mai 2018, d’après une proposition initiale de la Commission européenne. Il a finalement été validé dans la nuit du 18 au 19 décembre 2018, après plusieurs heures d’ultimes négociations entre les négociateurs du Parlement européen, les États membres et de la Commission. Il vise à interdire une dizaine de catégories de produits à usage unique, qui représentent à eux seuls 70% des déchets échoués dans les océans et sur les plages.

Il doit toutefois encore recevoir l’assentiment officiel des deux institutions, Parlement et Conseil de l’UE, un parcours législatif que l’UE espère conclure au printemps 2019, pour une entrée en vigueur du texte à l’horizon 2021. Restera encore à transcrire le texte dans la législation nationale de chaque État de l’Union.

« Les Européens sont conscients que les déchets plastiques constituent un énorme problème et l’UE dans son ensemble a fait preuve d’un véritable courage en s’y attaquant, faisant d’elle le leader mondial de la lutte contre les déchets plastiques marins », s’est félicité le premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, cité dans un communiqué.

La Commission européenne présente sa directive comme « l’instrument juridique le plus ambitieux au monde en matière de déchets marins ». « Mesuré en poids, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans du monde d’ici 2050 si nous continuons à rejeter du plastique dans la mer au rythme actuel. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire », a averti pour sa part  Elisabeth Köstinger, ministre autrichienne du Développement durable, dont le pays préside actuellement l’UE. Continuer la lecture de Europe : bientôt un texte interdisant les objets en plastique à usage unique