Archives par mot-clé : Thierry Paul Kalonji

Bruxelles : Une déclaration d’engagement attendu pour clôturer la 18ème réunion du PFBC

Vers un avenir durable pour les forêts du bassin du Congo, leurs habitats, leur flore et leur faune, c’est le thème retenu pour la  18 ème réunion ministérielle  de la commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC)  organisée à Bruxelles, conjointement par la facilitation du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo PFBC et le royaume de Belgique.

C’est en marge de la 18ème réunion des parties du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC)  qui se tient à Bruxelles, censée  déboucher sur de nouveaux engagements afin de préserver les forêts d’Afrique centrale considérées comme  patrimoine de l’humanité, qu’une réunion regroupant les ministres en charges de forêts et de l’environnement  de la COMIFAC et des parties prenantes est organisée  dans le but d’optimiser l’articulation entre les stratégies de gestion durable des forêts, les approches en matière de conservation et les objectifs de développement économique en Afrique Centrale, et ce à travers une amélioration des  possibilités de dialogue et des engagements autour des enjeux.

Il est à ce jour admis que les forêts du bassin du  Congo  sont confrontées  à des défis dont la complexité s’accroit  au fil des années dans les domaines de la conservation et de la biodiversité, la gestion durable de la faune sauvage, la lutte contre les changements climatiques, la restauration des paysages et le développement local des populations du bassin du Congo. Continuer la lecture de Bruxelles : Une déclaration d’engagement attendu pour clôturer la 18ème réunion du PFBC

Ebola : David Bisimwa : « ce serait une catastrophe si rien n’est fait pour contenir l’épidémie »

La dixième épidémie de la maladie à virus Ebola  qui s’est déclarée  depuis le 1 er août à Mangina dans la province du Nord-Kivu ne cesse  de gagner du terrain dans cette partie du pays, et pourrait devenir une catastrophe si la tendance se maintient, avertit David Bisimwa coordonnateur auprès de CARE, cité par CBC radio. Un risque consécutif aux  conflits armés qui sévissent  actuellement dans cette région, compliquant ainsi  les efforts pour contenir la propagation du virus.

A cause de ces  conflits armés qui ravagent l’Est de la République démocratique du Congo, les patients mettent beaucoup trop de temps avant de se rendre dans les centres de traitements, par crainte des combats opposant ces groupes rebelles qui s’affrontent dans ces territoires touchés par l’épidémie d’Ebola. Cette situation ne facilite pas la lutte contre  cette épidémie.

Désormais, c’est une lutte aux allures d’une course contre la montre qui s’engage, au regard du nombre de personnes déjà contaminées.

Mardi, l’OMS faisait état de 339 cas confirmés de la maladie dans le pays ainsi que de 172 décès. Ce bilan pourrait être revu à la hausse, a indiqué cette agence de l’ONU, qui avait déjà annoncé  au mois d’août  l’actuelle éclosion dans la province du Nord-Kivu. Cette  épidémie de 2018, est déjà qualifiée de la pire de l’histoire du pays.

« Les risques de propagation de l’épidémie sont plus grands cette fois-ci, parce qu’on est sur des lieux qui sont beaucoup plus peuplés, avec beaucoup de déplacements de population », a  expliqué Gwenola Seroux, responsable des urgences pour MSF.

Et chaque nouvelle attaque pousse de nombreuses personnes à fuir leur quartier ou leur village, une migration constante qui augmente la rapidité avec laquelle se propage le virus. Continuer la lecture de Ebola : David Bisimwa : « ce serait une catastrophe si rien n’est fait pour contenir l’épidémie »

Assainissement : 4,3 milliards de personnes vivent sans toilettes

Le monde célèbre le  19 novembre de chaque année, la journée mondiale des toilettes. En 2018, le nombre des personnes n’ayant pas accès aux installations hygiéniques décentes est alarmant, au point de pousser certains experts à affirmer que le monde est loin d’atteindre l’objectif de développement durable n°6 , c’est-à-dire  garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau.

Quand la nature nous appelle, tel est le thème retenu cette année pour la célébration de la journée mondiale des toilettes. Ceci pour interpeller sur la nécessité de construire des toilettes et des systèmes d’assainissement qui fonctionnent en harmonie avec nos écosystèmes.

Selon un récent sondage rendu public par l’OMS, une personne sur trois n’as pas accès aux toilettes.

L’organisation ajoute que 4,3 milliards de personnes vivent en effet sans toilettes et  892 millions de personnes pratiquent toujours la défécation à l’air libre.

L’impact d’une telle exposition aux matières fécales humaines a des effets dévastateurs sur la santé publique, les conditions de vie et de travail, la nutrition, l’éducation et la productivité économique dans le monde.

L’ODD 6 vise à garantir que tous disposent de toilettes et d’un bon assainissement et que personne ne pratique la défécation en plein air d’ici 2030. Si cet objectif n’est pas atteint, l’ensemble du Programme de développement durable à l’horizon 2030 est compromis.

« Un assainissement insalubre est un énorme fardeau économique. Vous savez, il n’y a pas que les enfants , toutes ces maladies, la qualité de la vie, et l’estimation de la perte de productivité et des salaires dépasse 223 milliards par an, elle n’est pas entièrement comptabilisée. Mais cette expérience humaine négative doit être prise en compte », explique Bill Gates, le patron de Microsoft.

Le 5 novembre dernier, le milliardaire américain et fondateur de Microsoft, Bill Gates, a lancé des toilettes futuristes qui fonctionnent sans eau ; ni canaux, encore moins des produits chimiques et qui transforment les déchets humains en engrais.

“Ceci est un assainissement sans égout. Il transforme les liquides et les solides en des matières chimiques. Ces matières sont brûlées dans la plupart des cas, de sorte que tout au plus vous ayez des cendres qui ne sentent pas mauvais et ne véhiculent aucune maladie “ Ajoute-t-il.

Pour rappel, c’est dans le but d’attirer l’attention sur  le besoin urgent de fournir cette nécessité fondamentale à chaque être humain que l’OU a décrété la journée du 19 novembre la journée mondiale des toilettes.

Thierry-Paul KALONJI

 

Environnement : Un prix Nobel d’économie pour la protection de l’environnement

Le comité Nobel a attribué lundi 8 octobre le prix Nobel  d’économie, ou prix de la Sveriges Riksbank en Sciences économiques à William Nordhaus et Paul Romer, deux chercheurs américains  qui entendent concilier la protection de l’environnement et le développement économique.

Romer et  son concitoyen William Nordhaus ont été récompensés  pour leurs travaux sur l’intégration du changement climatique et de l’innovation technologique dans l’analyse macro-économique », a annoncé lundi l’Académie royale des sciences de Suède.

« Leurs conclusions ont considérablement élargi le champ de l’analyse économique en permettant l’élaboration de modèles qui expliquent comment l’économie de marché interagit avec la nature et le savoir », dit-elle dans un communiqué.

Pour Paul Romer 62 ans l’un des lauréats, un grand nombre de gens pensent que protéger l’environnement aurait un tel coût et serait à ce point difficile qu’ils préfèrent l’ignorer. Mais nous pouvons véritablement parvenir à des progrès substantiels dans la protection de l’environnement et y parvenir sans renoncer à la chance de soutenir la croissance, s’est-il réjouit. Continuer la lecture de Environnement : Un prix Nobel d’économie pour la protection de l’environnement

Climat : Le GIEC tire de toutes ses forces la sonnette d’alarme

Si le réchauffement climatique venait à dépasser les +1,5 °C, les conséquences seraient sévères. Tant pour la vie sur Terre que pour la santé de nos économies. C’est  l’alerte que nous lance  le dernier rapport du Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), appelant ainsi à  agir vite et à taper fort pour sauver notre planète ébranlée par les réchauffements climatiques.

A près de deux mois   de la COP 24 qui sera organisée en Pologne, le pronostic vital de la planète  semble de plus en plus très engagé. Le rapport spécial du GIEC publié lundi dernier dresse le portrait d’une planète asphyxiée par les gaz à effet de serre générés par les activités de l’homme. Ces activités anthropiques  ont fait grimper la température mondiale de 1 °C depuis la révolution industrielle. Le dernier demi-degré engrangé est déjà associé à une recrudescence de phénomènes météorologiques extrêmes.

Selon le GIEC« il est probable » que le réchauffement atteigne 1,5 °C entre 2030 et 2052 s’il se poursuit à son rythme actuel. Cela ne se fera pas sans bouleverser notre monde. D’autant que « beaucoup de régions » connaissent un réchauffement encore plus rapide. Ainsi, l’Arctique se réchauffe deux à trois plus vite que la moyenne.  Il prévient même qu’à +1,5 °C ou à +2 °C, le monde ne sera pas le même. Ce petit demi-degré pourrait être responsable de risques accrus, tant pour les espèces que pour nos économies. Continuer la lecture de Climat : Le GIEC tire de toutes ses forces la sonnette d’alarme

Conservation: 23.062 signatures contre l’exploitation du pétrole dans les Virunga et la Salonga

23.062, c’est le nombre de signatures récoltées par la pétition  initiée par les communautés riveraines des parcs nationaux des Virunga et Salonga, pour dire non à toute initiative visant à désaffecter ou déclasser ces aires protégées ou une de leurs parties pour exploiter le pétrole au grand dam des populations locales et de l’humanité. Une révélation faite  au cours d’une conférence de presse ténue à Kinshasa par les organisations de la société civile environnementale de la province du Nord Kivu, réunies au sein du consortium Alliance pour les moyens d’existence verts (GLA).

Le message à diffuser à l’endroit des institutions de la République, des populations et de l’opinion tant nationale qu’internationale  au moyen  de cette conférence de presse, était de dire non à l’exploitation du pétrole dans les parcs nationaux de Virunga et de la Salonga. La présence à Kinshasa  de ce consortium réunissant sept organisations de la société civile environnementale du Nord Kivu, fait suite à  l’accompagnement par les membres de ces associations, du représentant des populations locales venu déposer à la présidence de la république la pétition signée par sa base.

Le choix de la présidence de la république pour déposer cette pétition est motivée par le ferme engagement  sur les questions environnementales, dont a toujours fait preuve le président de la République Joseph Kabila.

«  Nous sommes sûrs d’atteindre notre objectif car nous savons que notre président a toujours eu une oreille attentive aux questions qui touchent l’environnement. Son  discours  du mardi 25 septembre lors de la 73ème session de l’assemblée générale de l’ONU à New-York en est une preuve indubitable, car il a pendant près de trois minutes réitéré les combats et les engagements de notre pays en faveur de  l’environnement.», a expliqué Florence Sitwaminya, coordonnatrice de GLA Continuer la lecture de Conservation: 23.062 signatures contre l’exploitation du pétrole dans les Virunga et la Salonga

Environnement : Des solutions innovatrices au menu de la conférence ministérielle africaine sur l’environnement

Nairobi la capitale Kenyane accueille dès ce 17 septembre, la septième session extraordinaire de la conférence ministérielle africaine sur l’environnement. Une  rencontre spéciale convoquée  par cette instance, en raison de l’urgence de préparer  les Etats Africains pour les conférences internationales  imminentes parmi elles, la quatorzième conférence de la convention des nations-unies sur la diversité biologique en Egypte,  la COP 24  en Pologne et la quatrième session de l’assemblée des nations-unies sur l’environnement au Kenya.

 

Traduire les politiques environnementales en actions grâce à des solutions innovantes, c’est le thème retenu pour cette session extraordinaire de conférence interministérielle Africaines. La nécessité d’investir dans des solutions  et des interventions novatrices et  de promouvoir la consommation et la production durables est en tête de l’ordre du jour de ce rendez-vous.

Le continent Africain détient 30% des réserves minérales  mondiales, environ 65% de ses terres arables et 10% de ses sources d’énergies renouvelables internes. Ses pêcheries sont estimées à 24 milliards de dollars et le continent abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde. Ce tableau peint prouve que des politiques environnementales ciblées peuvent apporter des solutions au développement socio-économique durable et à la réduction de la pauvreté dans tout le continent.

« La transformation structurelle de l’économie Africaine se trouve dans les mains des africains et   nulle part ailleurs. Entant qu’ONU-Environnement  et d’autres partenaires, nous sommes là pour assister mais les gouvernements africains sont en première ligne. Ce n’est pas le capital humain ou les ressources naturelles qui manquent à l’Afrique, mais plutôt les vraies solutions durables », a déclaré Juliette Biao directrice régionale Afrique de l’ONU-Environnement. Continuer la lecture de Environnement : Des solutions innovatrices au menu de la conférence ministérielle africaine sur l’environnement

Conservation : une espèce des chimpanzés en voie de disparition découverte à Yangambi

Des  Chimpanzés communs, une espèce  en voie de disparition vient d’être  découverte dans la réserve de biosphère  de Yangambi, par des scientifiques du centre de recherche forestière internationale (CIFOR), a-t-on appris de cette institution de recherche.  Une  présence  signalée  à l’aide des pièges photographiques  dans une surface d’environ 750 km carrés et incluant la réserve et ses alentours, au nord de la République Démocratique du Congo.

 

 

C’est une nouvelle qui est intervenue après 3 trois semaines  d’installation de pièges photographiques dans la région, confirmant ainsi les affirmations de membres des communautés vivant  aux alentours d’avoir localisé des chimpanzés et d’autres ongulés dans la région, ces derniers n’avaient jamais été observés pendant une analyse rigoureuse.  Cette installation des pièges photographiques fait partie des  mesures qui visent à accroitre la compréhension des chercheurs sur l’existence et les tendances de la faune dans la région pour aider les efforts de conservation. Continuer la lecture de Conservation : une espèce des chimpanzés en voie de disparition découverte à Yangambi

Santé : Près de 10 millions de personnes mourront des cancers en 2018

C’est une révélation qui fait froid dans le dos. Un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde développeront un cancer au cours de leur vie. Un homme sur huit et une femme sur onze en mourront, selon les estimations publiées par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence travaillant pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

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Partant de Globocan, la base de données accessible au public, les chercheurs du CIRC et de l’American Cancer Society ont analysé les chiffres pour 35 types de cancers provenant de 185 pays. Les estimations avancées pour 2018 – ce que les spécialistes appellent la « charge mondiale du cancer » – sont de 18,1 millions de nouveaux cas découverts et 9,6 millions de décès dus à cette maladie.

Le CIRC évoque une « augmentation rapide » de cette charge, mais les comparaisons avec la précédente étude alimentée par les données de Globocan, réalisée en 2012, sont rendues très difficiles par un changement de méthodologie. Certains cancers voient leur incidence diminuer, tel le cancer du poumon chez les hommes en Europe du Nord et en Amérique du Nord, ou le cancer du col utérin partout sauf en Afrique subsaharienne. Toutefois, la plupart des pays connaissent une hausse en valeur absolue du nombre de cas diagnostiqués et à traiter. Continuer la lecture de Santé : Près de 10 millions de personnes mourront des cancers en 2018

Conservation : le biomonitoring, un outil futur pour les inventaires des aires protégées

L’atelier de biomonitoring et recherche sur le parc national de la Salonga organisé à Kinshasa, par le Fonds mondial pour la nature et ses partenaires engagés dans la conservation  s’est clôturé sur une note positive.  L’appréciation par les participants  de la qualité de  résultats  des travaux réalisés pour l’élaboration de l’inventaire des espèces,  et des différentes résolutions susceptibles de pérenniser ce  nouveau système de gestion de ce parc ont permis à  cette rencontre d’atteindre les objectifs qu’elle s’est assignée.

C’est avec une idée un peu précise sur la diversité et le  nombre d’espèces que regorgent le parc national de la Salonga que les participants à cet atelier de biomonitoring et de recherche  de la Salonga ont pu tirer comme bénéfice. Pendant deux jours des  échanges  allant de la présentation de résultats des travaux d’inventaire réalisés de 2004 à 2018  à la proposition du programme de biomonitoring à long terme axé sur le suivi de la faune  en passant par la proposition   de deux scenarios relatifs à la gestion du parc,  ont constitué l’un de temps forts de ces assises.

A l’issue de ces échanges, les participants ont unanimement admiré  non seulement l’importance du biomonitoring mais aussi celle  des nouvelles technologies  notamment avec l’utilisation des caméras piège. Les partenaires techniques et financiers de la Salonga ont par la même occasion  pu réfléchir ensemble  sur ce plan de biomonitoring,  les stratégies de recherche ainsi que de l’engagement de tous les acteurs pour contribuer à la réalisation et à la mise en œuvre dudit plan. Continuer la lecture de Conservation : le biomonitoring, un outil futur pour les inventaires des aires protégées