Archives par mot-clé : Thierry Paul Kalonji

Conservation : L’Allemagne prépare une loi protégeant les insectes

La ministre allemande de l’Environnement Barbara Hendricks  a annoncé que son pays   prépare  une loi visant à protéger les insectes. Elle l’a fait savoir dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Bild am Sonntag, rapporte sciences et avenir. D’après le confrère, cette loi doit prévoir de réduire l’usage des pesticides et de consacrer des fonds à la recherche sur le sujet, a annoncé le 17 février 2019 la ministre de l’Environnement.

Si les insectes sont essentiels aux écosystèmes comme aux économies, ils sont en déclin rapide dans le monde entier : un tiers des espèces est menacée de disparition selon une étude publiée en février 2019, mettant en garde contre un « effondrement catastrophique » des milieux naturels. « Nous, êtres humains, avons besoin des insectes, ils ont besoin d’être protégés avec une loi spécialement pour eux« , a déclaré la ministre, Svenja Schulze, à l’hebdomadaire dominical Bild am Sonntag. Continuer la lecture de Conservation : L’Allemagne prépare une loi protégeant les insectes

Bujumbura: Ouverture de la 7ème Plateforme Afrique Centrale pour la Réduction des risques de Catastrophes

Bujumbura la capitale Burundaise accueille  du 30 janvier au 1 février, les  travaux de la 7ème Plateforme Afrique Centrale pour la Réduction des risques de Catastrophes. Un rendez-vous annuel  qui a  pour objectif de  passer au peigne fin l’ensemble des activités menées, celles non réalisées, les effets de blocage et les moyens de les enrayer.

Définition d’un système d’évaluation et de mise en œuvre du cadre d’action de Sendaï (Japon) en Afrique Centrale, tel est le thème de ces assises auxquelles prennent part, les Experts des Etats membres de la CEEAC, les membres du Réseau des Parlementaires pour la Résilience aux Catastrophes en Afrique Centrale (REPARC), les sociétés du Mouvement de la Croix-Rouge, le Président de la Plateforme de la Gestion des Catastrophes pour les pays de la CEDEAO et les responsables des ONG impliquées dans la lutte pour la réduction des risques de catastrophes en Afrique centrale. Continuer la lecture de Bujumbura: Ouverture de la 7ème Plateforme Afrique Centrale pour la Réduction des risques de Catastrophes

Europe : bientôt un texte interdisant les objets en plastique à usage unique

Dès 2021, les objets en plastique à usage unique seront interdits sur le territoire européen. Une décision consécutive à une directive européenne  validée par l’Union européenne. Bien que son chemin législatif soit encore loin d’être fini, cette directive  devrait néanmoins entrer en vigueur à l’horizon 2021.

Adieu cotons-tiges, pailles, et touillettes à café jetables… Ces produits en plastique à usage unique, qui envahissent les océans, seront dans l’avenir interdits dans l’Union européenne (UE), grâce à un accord intervenu dans la nuit. Le texte de la directive avait été dévoilé en mai 2018, d’après une proposition initiale de la Commission européenne. Il a finalement été validé dans la nuit du 18 au 19 décembre 2018, après plusieurs heures d’ultimes négociations entre les négociateurs du Parlement européen, les États membres et de la Commission. Il vise à interdire une dizaine de catégories de produits à usage unique, qui représentent à eux seuls 70% des déchets échoués dans les océans et sur les plages.

Il doit toutefois encore recevoir l’assentiment officiel des deux institutions, Parlement et Conseil de l’UE, un parcours législatif que l’UE espère conclure au printemps 2019, pour une entrée en vigueur du texte à l’horizon 2021. Restera encore à transcrire le texte dans la législation nationale de chaque État de l’Union.

« Les Européens sont conscients que les déchets plastiques constituent un énorme problème et l’UE dans son ensemble a fait preuve d’un véritable courage en s’y attaquant, faisant d’elle le leader mondial de la lutte contre les déchets plastiques marins », s’est félicité le premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, cité dans un communiqué.

La Commission européenne présente sa directive comme « l’instrument juridique le plus ambitieux au monde en matière de déchets marins ». « Mesuré en poids, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans du monde d’ici 2050 si nous continuons à rejeter du plastique dans la mer au rythme actuel. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire », a averti pour sa part  Elisabeth Köstinger, ministre autrichienne du Développement durable, dont le pays préside actuellement l’UE. Continuer la lecture de Europe : bientôt un texte interdisant les objets en plastique à usage unique

Conservation : Plus de 3,2 tonnes d’ivoire africain saisies au Cambodge

Le service des douanes Cambodgien ont déclaré avoir saisi plus de 3,2 tonnes d’ivoire africain caché dans un conteneur de stockage en provenance du Mozambique,  a annoncé BBC.

Cette saisie record de 1.026  défenses au port autonome de Phnom Penh découle d’un renseignement de l’ambassade des Etats-Unis.

La cargaison est arrivée dans le pays l’année dernière et son destinataire inconnu n’est pas arrivé au port pour le récupérer.

Ces défenses d’éléphant étaient cachées dans du marbre dans un conteneur abandonné, a déclaré un fonctionnaire des douanes

«  Je ne sais pas si l’envoi était destiné à d’autres pays », a-t-il conclut

La demande de la Chine et du Vietnam a fait du Cambodge un point de transit essentiel pour le commerce illicite des espèces sauvages.

Au cours des cinq dernières années, le Cambodge a procédé à un certain nombre d’arrestations très médiatisées en ce qui concerne le trafic d’espèces protégées.

La plus importante avant cette semaine a eu lieu en 2014, lorsque les douaniers ont saisi environ trois tonnes d’ivoire cachées dans un conteneur de haricots dans le port sud-ouest de Sihanoukvile.

Environews et BBC

 

 

Bruxelles : Une déclaration d’engagement attendu pour clôturer la 18ème réunion du PFBC

Vers un avenir durable pour les forêts du bassin du Congo, leurs habitats, leur flore et leur faune, c’est le thème retenu pour la  18 ème réunion ministérielle  de la commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC)  organisée à Bruxelles, conjointement par la facilitation du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo PFBC et le royaume de Belgique.

C’est en marge de la 18ème réunion des parties du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC)  qui se tient à Bruxelles, censée  déboucher sur de nouveaux engagements afin de préserver les forêts d’Afrique centrale considérées comme  patrimoine de l’humanité, qu’une réunion regroupant les ministres en charges de forêts et de l’environnement  de la COMIFAC et des parties prenantes est organisée  dans le but d’optimiser l’articulation entre les stratégies de gestion durable des forêts, les approches en matière de conservation et les objectifs de développement économique en Afrique Centrale, et ce à travers une amélioration des  possibilités de dialogue et des engagements autour des enjeux.

Il est à ce jour admis que les forêts du bassin du  Congo  sont confrontées  à des défis dont la complexité s’accroit  au fil des années dans les domaines de la conservation et de la biodiversité, la gestion durable de la faune sauvage, la lutte contre les changements climatiques, la restauration des paysages et le développement local des populations du bassin du Congo. Continuer la lecture de Bruxelles : Une déclaration d’engagement attendu pour clôturer la 18ème réunion du PFBC

Ebola : David Bisimwa : « ce serait une catastrophe si rien n’est fait pour contenir l’épidémie »

La dixième épidémie de la maladie à virus Ebola  qui s’est déclarée  depuis le 1 er août à Mangina dans la province du Nord-Kivu ne cesse  de gagner du terrain dans cette partie du pays, et pourrait devenir une catastrophe si la tendance se maintient, avertit David Bisimwa coordonnateur auprès de CARE, cité par CBC radio. Un risque consécutif aux  conflits armés qui sévissent  actuellement dans cette région, compliquant ainsi  les efforts pour contenir la propagation du virus.

A cause de ces  conflits armés qui ravagent l’Est de la République démocratique du Congo, les patients mettent beaucoup trop de temps avant de se rendre dans les centres de traitements, par crainte des combats opposant ces groupes rebelles qui s’affrontent dans ces territoires touchés par l’épidémie d’Ebola. Cette situation ne facilite pas la lutte contre  cette épidémie.

Désormais, c’est une lutte aux allures d’une course contre la montre qui s’engage, au regard du nombre de personnes déjà contaminées.

Mardi, l’OMS faisait état de 339 cas confirmés de la maladie dans le pays ainsi que de 172 décès. Ce bilan pourrait être revu à la hausse, a indiqué cette agence de l’ONU, qui avait déjà annoncé  au mois d’août  l’actuelle éclosion dans la province du Nord-Kivu. Cette  épidémie de 2018, est déjà qualifiée de la pire de l’histoire du pays.

« Les risques de propagation de l’épidémie sont plus grands cette fois-ci, parce qu’on est sur des lieux qui sont beaucoup plus peuplés, avec beaucoup de déplacements de population », a  expliqué Gwenola Seroux, responsable des urgences pour MSF.

Et chaque nouvelle attaque pousse de nombreuses personnes à fuir leur quartier ou leur village, une migration constante qui augmente la rapidité avec laquelle se propage le virus. Continuer la lecture de Ebola : David Bisimwa : « ce serait une catastrophe si rien n’est fait pour contenir l’épidémie »

Assainissement : 4,3 milliards de personnes vivent sans toilettes

Le monde célèbre le  19 novembre de chaque année, la journée mondiale des toilettes. En 2018, le nombre des personnes n’ayant pas accès aux installations hygiéniques décentes est alarmant, au point de pousser certains experts à affirmer que le monde est loin d’atteindre l’objectif de développement durable n°6 , c’est-à-dire  garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau.

Quand la nature nous appelle, tel est le thème retenu cette année pour la célébration de la journée mondiale des toilettes. Ceci pour interpeller sur la nécessité de construire des toilettes et des systèmes d’assainissement qui fonctionnent en harmonie avec nos écosystèmes.

Selon un récent sondage rendu public par l’OMS, une personne sur trois n’as pas accès aux toilettes.

L’organisation ajoute que 4,3 milliards de personnes vivent en effet sans toilettes et  892 millions de personnes pratiquent toujours la défécation à l’air libre.

L’impact d’une telle exposition aux matières fécales humaines a des effets dévastateurs sur la santé publique, les conditions de vie et de travail, la nutrition, l’éducation et la productivité économique dans le monde.

L’ODD 6 vise à garantir que tous disposent de toilettes et d’un bon assainissement et que personne ne pratique la défécation en plein air d’ici 2030. Si cet objectif n’est pas atteint, l’ensemble du Programme de développement durable à l’horizon 2030 est compromis.

« Un assainissement insalubre est un énorme fardeau économique. Vous savez, il n’y a pas que les enfants , toutes ces maladies, la qualité de la vie, et l’estimation de la perte de productivité et des salaires dépasse 223 milliards par an, elle n’est pas entièrement comptabilisée. Mais cette expérience humaine négative doit être prise en compte », explique Bill Gates, le patron de Microsoft.

Le 5 novembre dernier, le milliardaire américain et fondateur de Microsoft, Bill Gates, a lancé des toilettes futuristes qui fonctionnent sans eau ; ni canaux, encore moins des produits chimiques et qui transforment les déchets humains en engrais.

“Ceci est un assainissement sans égout. Il transforme les liquides et les solides en des matières chimiques. Ces matières sont brûlées dans la plupart des cas, de sorte que tout au plus vous ayez des cendres qui ne sentent pas mauvais et ne véhiculent aucune maladie “ Ajoute-t-il.

Pour rappel, c’est dans le but d’attirer l’attention sur  le besoin urgent de fournir cette nécessité fondamentale à chaque être humain que l’OU a décrété la journée du 19 novembre la journée mondiale des toilettes.

Thierry-Paul KALONJI

 

Environnement : Un prix Nobel d’économie pour la protection de l’environnement

Le comité Nobel a attribué lundi 8 octobre le prix Nobel  d’économie, ou prix de la Sveriges Riksbank en Sciences économiques à William Nordhaus et Paul Romer, deux chercheurs américains  qui entendent concilier la protection de l’environnement et le développement économique.

Romer et  son concitoyen William Nordhaus ont été récompensés  pour leurs travaux sur l’intégration du changement climatique et de l’innovation technologique dans l’analyse macro-économique », a annoncé lundi l’Académie royale des sciences de Suède.

« Leurs conclusions ont considérablement élargi le champ de l’analyse économique en permettant l’élaboration de modèles qui expliquent comment l’économie de marché interagit avec la nature et le savoir », dit-elle dans un communiqué.

Pour Paul Romer 62 ans l’un des lauréats, un grand nombre de gens pensent que protéger l’environnement aurait un tel coût et serait à ce point difficile qu’ils préfèrent l’ignorer. Mais nous pouvons véritablement parvenir à des progrès substantiels dans la protection de l’environnement et y parvenir sans renoncer à la chance de soutenir la croissance, s’est-il réjouit. Continuer la lecture de Environnement : Un prix Nobel d’économie pour la protection de l’environnement

Climat : Le GIEC tire de toutes ses forces la sonnette d’alarme

Si le réchauffement climatique venait à dépasser les +1,5 °C, les conséquences seraient sévères. Tant pour la vie sur Terre que pour la santé de nos économies. C’est  l’alerte que nous lance  le dernier rapport du Groupement d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), appelant ainsi à  agir vite et à taper fort pour sauver notre planète ébranlée par les réchauffements climatiques.

A près de deux mois   de la COP 24 qui sera organisée en Pologne, le pronostic vital de la planète  semble de plus en plus très engagé. Le rapport spécial du GIEC publié lundi dernier dresse le portrait d’une planète asphyxiée par les gaz à effet de serre générés par les activités de l’homme. Ces activités anthropiques  ont fait grimper la température mondiale de 1 °C depuis la révolution industrielle. Le dernier demi-degré engrangé est déjà associé à une recrudescence de phénomènes météorologiques extrêmes.

Selon le GIEC« il est probable » que le réchauffement atteigne 1,5 °C entre 2030 et 2052 s’il se poursuit à son rythme actuel. Cela ne se fera pas sans bouleverser notre monde. D’autant que « beaucoup de régions » connaissent un réchauffement encore plus rapide. Ainsi, l’Arctique se réchauffe deux à trois plus vite que la moyenne.  Il prévient même qu’à +1,5 °C ou à +2 °C, le monde ne sera pas le même. Ce petit demi-degré pourrait être responsable de risques accrus, tant pour les espèces que pour nos économies. Continuer la lecture de Climat : Le GIEC tire de toutes ses forces la sonnette d’alarme

Conservation: 23.062 signatures contre l’exploitation du pétrole dans les Virunga et la Salonga

23.062, c’est le nombre de signatures récoltées par la pétition  initiée par les communautés riveraines des parcs nationaux des Virunga et Salonga, pour dire non à toute initiative visant à désaffecter ou déclasser ces aires protégées ou une de leurs parties pour exploiter le pétrole au grand dam des populations locales et de l’humanité. Une révélation faite  au cours d’une conférence de presse ténue à Kinshasa par les organisations de la société civile environnementale de la province du Nord Kivu, réunies au sein du consortium Alliance pour les moyens d’existence verts (GLA).

Le message à diffuser à l’endroit des institutions de la République, des populations et de l’opinion tant nationale qu’internationale  au moyen  de cette conférence de presse, était de dire non à l’exploitation du pétrole dans les parcs nationaux de Virunga et de la Salonga. La présence à Kinshasa  de ce consortium réunissant sept organisations de la société civile environnementale du Nord Kivu, fait suite à  l’accompagnement par les membres de ces associations, du représentant des populations locales venu déposer à la présidence de la république la pétition signée par sa base.

Le choix de la présidence de la république pour déposer cette pétition est motivée par le ferme engagement  sur les questions environnementales, dont a toujours fait preuve le président de la République Joseph Kabila.

«  Nous sommes sûrs d’atteindre notre objectif car nous savons que notre président a toujours eu une oreille attentive aux questions qui touchent l’environnement. Son  discours  du mardi 25 septembre lors de la 73ème session de l’assemblée générale de l’ONU à New-York en est une preuve indubitable, car il a pendant près de trois minutes réitéré les combats et les engagements de notre pays en faveur de  l’environnement.», a expliqué Florence Sitwaminya, coordonnatrice de GLA Continuer la lecture de Conservation: 23.062 signatures contre l’exploitation du pétrole dans les Virunga et la Salonga