Archives par mot-clé : Thierry Paul Kalonji

Accra : Richard Eba’a Atyi « seule la combinaison des efforts politiques et communautaires peut engendrer des résultats positifs »

Lancés le 29 octobre dernier à Accra au Ghana, c’est ce mercredi 30  octobre que se sont clôturés   les travaux du Global Forum Landscapes (GLF). Ayant pour thème Restaurer les paysages Africains tous ensemble, ce Forum d’Accra met un accent particulier sur la conciliation des efforts fournis par les politiques et ceux des communautés, afin de gagner le pari de restauration des paysages qu’ont  fait  les pays Africains, au moment où les Nations-Unies se préparent à lancer la décennie de la restauration. «  Le message du  Centre international des recherches forestières (CIFOR) dans ce Forum reste le même avec  celui du GLF, il s’agit  de combiner des efforts faits au-dessus et ceux d’en dessous » a déclaré Richard Eba’a  Atyi, chercher au CIFOR et coordonnateur du bureau régional. «  Les politiques conçues pour la restauration forestière doivent s’intéresser sur ce qui se passe sur le terrain avec des communautés locales . C’est de cette manière que nous pouvons obtenir des résultats visés ». Continuer la lecture de Accra : Richard Eba’a Atyi « seule la combinaison des efforts politiques et communautaires peut engendrer des résultats positifs »

AFR100 : Pour WRI << les travaux d’ACCRA donne le ton pour  passer de l ‘engagement à l’action>>

Organisation internationale œuvrant dans le secteur de l’environnement, World Ressources Institute ( WRI), est aussi un partenaire clé dans l’initiative AFR 100  qui consiste à restaurer 100 millions d’hectares des terres dégradées en Afrique d’ici à 2030. Fortement représenté à la 4 ème réunion annuelle de l’initiative AFR 100 qui se tient à ACCRA, WRI voit en ces assises, une opportunité favorable qui aidera les pays qui ont souscrit à cette initiative, de passer  à la phase la plus importante du processus de restauration.

«  Cette 4 ème réunion annuelle est sensée être la voie qui permet de quitter les engagements pour passer à la mise en œuvre. Beaucoup de pays ont pendant ces quatre années  proposé des engagements, là je pense qu’on s’est tous entendu qu’il est grand temps de passer à l’action et commencer à restaurer des terres, à sensibiliser les populations et agrandir notre réseau d’activistes de la restauration », a expliqué Salima  Mahamoudou, chargée de projet restauration à WRI.

Pour WRI, quatre ans après,  le bilan relatif au processus de restauration des terres et forêts en Afrique est satisfaisant. Cette année, il y a eu des rencontres non seulement avec des partenaires techniques  et des entités gouvernementales, mais aussi avec  la jeunesse et la société civile. Ceci montre que cette initiative de restaurer les terres africaines est une affaire qui intéresse  tout le peuple du continent. Continuer la lecture de AFR100 : Pour WRI < < les travaux d’ACCRA donne le ton pour  passer de l ‘engagement à l’action>>

Accra : Joseph Tsongo plaide pour la reconnaissance des efforts de jeunes en matière de restauration

Participant à la 4 ème réunion annuelle de l’initiative AFR 100 qui  se déroule à Accra depuis le 27 octobre dernier, Joseph Tsongo jeune ambassadeur de l’AFR100 venu de la République démocratique du Congo plaide en faveur de la reconnaissance des efforts fournis par tous les jeunes du continent qui s’adonnent du mieux qu’ils peuvent aux activités de restauration.

« Ici à Accra, je porte le message de tous les jeunes africains qui essaient de faire quelque chose au niveau local, mais dont les efforts ne sont pas reconnus. Je ne suis pas extra de m’être retrouvé ici, je reconnais qu’il y a sur le continent des jeunes qui font aussi des choses peut-être plus importantes que moi pour l’intérêt de notre planète », a déclaré Joseph Tsongo, ambassadeur  de l’AFR 100.  « J’aimerai  bien que la communauté internationale et les organisations qui accompagnent et appuient  les activités dans le domaine de restauration et changement climatique volent au secours de ces jeunes »

Président de l’ONG Amani Institut, ce jeune Congolais vivant dans l’Est de la RDC,  a depuis 2017 mis en place une initiative consistant à initier les jeunes enfants à planter des arbres au tour du parc Virunga. Une action destinée à réduire ou combattre la pression que subit ce vieux parc d’Afrique de la part des communautés vivant aux alentours. Continuer la lecture de Accra : Joseph Tsongo plaide pour la reconnaissance des efforts de jeunes en matière de restauration

ACCRA : Début des travaux de l’AFR 100

C’est ce 27 octobre que s’est ouvert à Accra  la capitale du Ghana, les travaux de la 4 ème  réunion annuelle de l’initiative de restauration des paysages en Afrique AFR 100. Réunissant les points focaux de restauration des paysages forestiers, les partenaires techniques et plusieurs acteurs impliqués dans le processus de restauration, ces assises de deux jours visent avant tout à  faire un point sur les progrès accomplis par le pays  membres de cette initiative, en matière de restauration  des terres depuis un an.

Photo TPK

Les progrès faits en matière de mobilisation des ressources financières et techniques, l’état des lieux des outils de suivi et évaluation en matière de restauration des terres en Afrique aussi bien sur le plan continental, national et local, tels sont les principaux axes  autour desquels  s’est articulé cette première journée des travaux de l’AFR 100.

« L’évaluation est très positive si on tient compte de ce qui a été réalisé depuis le lancement de  ce programme en début 20 . Mais évidemment il y a encore beaucoup de défis à relever, au regard  de  l’objectif que se sont fixés les pays africains à restaurer plus de 100 millions d’hectares d’ici à 2030 », s’est réjoui Mamadou Moussa Diakite, responsable du programme terre eau et énergies  à l’Agence de l’Union Africaine pour le développement.

Selon les organisateurs les initiatives prises par certains pays africains pour mener à bien ce processus de restauration sont très encourageantes et augurent une réussite pour l’AFR 100. L’initiative  de l’Ethiopie par exemple qui a planté plus d’un million d’arbres en une seule journée  il y a quelques mois, est une opération choc qui démontre qu’avec la volonté politique et populaire, il est possible de  faire  des grandes choses en matière de restauration. Le Rwanda, le Niger, le Malawi et beaucoup d’autres pays ont aussi investi  beaucoup de ressources internes  nationales    afin d’inverser la courbe de cette  dégradation, et prendre ainsi  entre leurs propres mains   la restauration des terres dégradées . Continuer la lecture de ACCRA : Début des travaux de l’AFR 100

Accra : Une visite de terrain, en prélude des travaux de l’AFR 100

 

Accra, la capitale du Ghana abrite depuis ce 27 octobre 2019, la  4 ème réunion  annuelle   de  l’initiative de la restauration des paysages forestiers en Afrique AFR 100. Avant le lancement de travaux, les organisateurs ont organisé une visite de terrain, question de montrer aux participants les efforts fournis par le Ghana  en matière de restauration des paysages et de conservation.

Photo TNK

Plus de 100 personnes  parmi lesquelles  des points focaux, des  experts et autres acteurs impliqués dans la restauration et la  conservation, ont  effectué le 26 octobre dernier une visite de terrain en marge de la conférence de l’initiative de restauration des paysages africains.

Le site de reboisement de la réserve  forestier d’Achimota a constitué la première étape de cette visite de terrain. Projet de la commission forestière du Ghana, cette réserve  de  396 hectares,   créée en 1930 constitue à ce jour une de preuves de l’engagement du pays en ce qui concerne la restauration. Continuer la lecture de Accra : Une visite de terrain, en prélude des travaux de l’AFR 100

Synode sur l’Amazonie : F. Ambongo, « du point de vue écologique, l’Amazonie subit le même sort que le bassin du Congo »

Prenant la parole au synode sur l’Amazonie qui s’est ouvert depuis le 6 octobre dernier  au Vatican, le cardinal de Kinshasa Fridolin Ambongo Besungu  s’est focalisé  sur l’urgence qui s’impose dans l’éveil de conscience  de l’humanité sur la nécessité de  préserver  la planète qui  asphyxie de suite des activités anthropiques.  Pour l’archevêque de Kinshasa, « ce synode traite d’un problème qui nous concerne tous », car il s’agit de l’Amazonie qui est considérée avec le bassin du Congo comme les deux poumons verts de l’humanité. C’est ainsi que les réflexions au cours de ces travaux sont focalisées sur la nécessité de garder cette forêt pour le bien de toute l’humanité.

Pour ce Un des pères synodaux de l’Assemblée spéciale du Synode des évêques sur l’Amazonie, du point de vue écologique, l’Amazonie subit le même sort que le bassin du Congo. Ce sont  des grandes compagnies minières, pétrolières, forestières qui veulent détruire ce patrimoine de l’humanité pour des intérêts égoïstes.

« Nous ne pouvons pas laisser quelques  individus pour des intérêts égoïstes, scier l’arbre sur lequel l’humanité est assise. Si on détruit l’Amazonie et le bassin du Congo, mais c’est l’humanité qui est détruite », s’est insurgé le cardinal de Kinshasa. «  Nous ne pouvons pas nous permettre ça » Continuer la lecture de Synode sur l’Amazonie : F. Ambongo, « du point de vue écologique, l’Amazonie subit le même sort que le bassin du Congo »

Climat: clôture à Accra du sommet Climate chance-Afrique 2019

Ouvert le 16 octobre dernier à Accra au Ghana, c’est ce 18 octobre que s’est clôturé le sommet Climate chance-Afrique. Une fin des travaux qui est intervenue à la grande satisfaction de tous les participants, car cette rencontre s’est soldée par l’adoption d’une déclaration  qui appelle les Etats à créer un environnement favorable à l’action, les institutions bancaires qui faciliterait l’accès des gouvernements locaux et acteurs non –étatiques aux financements.  La déclaration d’Acra propose aussi une nouvelle approche de la nécessaire réévaluation des engagements nationaux sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre en partant de la contribution des territoires.

Réunissant près de 2000 participants représentant 25 pays africains et la diversité des acteurs non-étatiques mobilisés contre le changement climatique, le sommet Climate chance-Afrique a également connu la participation de nombreuses personnalités de haut niveau qui n’ont pas hésité de prendre part à cet événement mobilisateur au tour du changement climatique.

En ouvrant le sommet, le président de la République du Ghana Nana Akufo-Addo  a mis en avant l’importance de l’action locale sur le climat.

«  Les plans d’actions locaux sont essentiels. Agissons pour réduire l’empreinte carbone dans nos villes, et participons tous aux solutions », a-t-il déclaré.

Au cours de ces assises, il a été relevé que l’enjeu principal auquel les gouvernements locaux sont confrontés est celui de l’accès aux financements.  Pour pallier à cette situation,  les débats et ateliers qui de ce sommet ont bien scruté cette question.

Ce sommet d’Accra devrait permettre aussi aux coalitions qui avaient débuté leurs travaux lors du sommet d’Abidjan en juin 2018, d’affiner leurs feuilles de route. Elles devraient  aussi travailler sur des objectifs précis et la façon de renforcer leur animation tout au long de l’année, ou la déclinaison des feuilles de route à l’échelle de pays, avec l’exemple de la feuille de route sur la mobilité en Côte d’ivoire en cours d’élaboration. Continuer la lecture de Climat: clôture à Accra du sommet Climate chance-Afrique 2019

Rome : Au synode sur l’Amazonie, le REBAC fait aussi entendre la voix du bassin du Congo

Une délégation du Réseau Ecclésial du Bassin du Congo (REBAC)  séjourne depuis mardi 15 octobre  à Rome, où le pape François a convoqué un synode sur l’Amazonie.  Ces quatre évêques du REBAC à savoir Monseigneur Louis Portella, Evêque de Kinkala en République du Congo (Congo Brazzaville), Monseigneur Abraham Kome, Evêque de Bafang au Cameroun, Monseigneur Sébastien Muyengo, Evêque d’Uvira en République Démocratique du Congo et Monseigneur Richard Appora, Evêque de Bambari en République centrafricaine  sont dans la capitale Italienne , pour  faire passer le message des forêts  du bassin du Congo qui sont en proie à la déforestation, la pollution, le braconnage, la pauvreté, la spoliation des ressources engendrant ou entretenant des conflits.

Ouvert depuis le 6 octobre dernier par le souverain pontife,  l’enjeu du Synode sur l’Amazonie s’articule autour de trois grands moments , le regard et l’écoute de la voix de l’Amazonie qui a pour finalité de présenter la réalité du territoire et de ses populations  ; l’Écologie intégrale partant de la clameur de la terre et des pauvres, pour aborder la problématique écologique et pastorale et L’Église prophétique en Amazonie, relevant les défis et espérances, les questions ecclésiologiques et pastorales.

Le REBAC  profite de cette assemblée ecclésiastique  pour faire entendre aussi la voix des forêts du bassin du Congo qui sont asphyxiées par les activités de l’homme. Selon cette délégation qui a rejoint  deux pères synodaux de l’Afrique, le Cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et vice-Président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et Monseigneur Marcel Madila, Archevêque de Kananga (en RDC), Président de l’ACEAC (Association des Conférences Episcopales d’Afrique Centrale, réunissant le Burundi, le Rwanda et la RDC),  veut présenter l’importance de ces forêts  dans la lutte contre les changements climatiques et la réponse à plusieurs défis dont fait face notre planète.

« Le Bassin du Congo est le deuxième poumon vert de la planète (Laudato si’, n° 38). Par sa forêt, son hydrographie, ses tourbières, ses minerais utiles pour les technologies de base en matière de transition énergétique, le Bassin du Congo offre sa solidarité à l’humanité entière », peut-on lire dans un communiqué émis par ce réseau. Continuer la lecture de Rome : Au synode sur l’Amazonie, le REBAC fait aussi entendre la voix du bassin du Congo

Santé : Planification familiale, la 4ème conférence nationale annoncée pour décembre

Le Comité Technique multisectoriel permanent pour la Planification familiale (CTMP) ensemble avec le Programme National de Santé de la  reproduction (PNSR), le Fonds des nations-unies pour la population (UNFPA), et l’USAID ont annoncé ce jeudi 10 octobre à Kinshasa, la tenue en  décembre prochain de la 4ème conférence nationale pour le repositionnement de la planification familiale. Ayant pour thème l’émergence de la RDC en 2030 : place et rôle de la planification familiale, cette conférence  permettra aux membres du CTMP d’échanger avec tous leurs partenaires engagés dans la politique de planification familiale en RDC.

Pour qu’un pays tire des dividendes démographiques, il est important que celui-ci n’ait pas beaucoup de personnes à charge trop nombreuse. Et il aussi impérieux que le taux de personnes économiquement actives soient important. Pour y arriver, il faudrait aider les femmes à maîtriser leur natalité en décidant du moment et du nombre d’enfants qu’elles désirent avoir. Cette maîtrise de la démographie passe par l’offre de service de la planification familiale.

Le taux de prévalence sur la planification familiale en RDC se chiffre à ce jour au tour de 18%, ce qui n’est pas loin de l’objectif de 20 % que s’est assigné le pays pour 2020.  Malgré ce satisfecit, les obstacles sont multiples  notamment le manque des ressource financières, le manque du personnel qualifié et l’hostilité de certaines femmes et confessions religieuses aux méthodes de contraception.

« Cette conférence offrira une opportunité pour mobiliser des ressources additionnelles domestiques et internationales en faveur de la planification familiale. Et aussi contribuer au service de planification familiale auprès de groupes cibles qui sont les jeunes et les adolescents », a déclaré Jacqueline Bapura, coordinatrice du CTMP.

Signalons qu’en RDC la mortalité maternelle est alimentée à plus de 20% par les grossesses non désirées et les avortements criminels pratiqués  auprès de jeunes. Une situation évitable par l’adoption d’une planification familiale. Continuer la lecture de Santé : Planification familiale, la 4ème conférence nationale annoncée pour décembre

Environnement : Israël Tshiani, vainqueur du concours InnoStart 2019

C’est ce  28  septembre que le projet de Israël Tshiani qui a porté sur l’installation des microcentrales hydroéctriques à vis d’Archimède pour l’électrification des zones rurales en RDC a remporté la première place du concours Innostart 2019, organisé par l’entreprise Airbus et la coopération allemande en République démocratique du Congo, à travers son programme de maintien de la biodiversité et gestion durable des forêts. Une initiative qui a pour vocation, celle de promouvoir la recherche, l’innovation la technologique et l’entreprenariat dans la formation académique précisément dans le domaine de gestion durable des ressources naturelles.
Arrivé en tête devant quatre candidats, le projet de ce lauréat venu de l’université panafricaine de Lubumbashi a subjugué non seulement les membres du jury, mais également l’assistance, à qui le droit de vote était réservé.
« J’avais un projet très innovant et je savais qu’il répondait à un grand problème de la société. J’étais sûr de moi-même et de ce que j’avais fait, voilà les résultats sont là », a confié le lauréat.
S’agissant de l’élément qui a motivé le jury et le public pour plébisciter son travail, Israel Tshiani a expliqué qu’il avait fait un pitch dans lequel chaque personne a pu tirer sa part concernant le défis de l’électrification que la RDC est appelée à relever. Continuer la lecture de Environnement : Israël Tshiani, vainqueur du concours InnoStart 2019