Archives par mot-clé : Thierry Paul Kalonji

Climat: clôture à Accra du sommet Climate chance-Afrique 2019

Ouvert le 16 octobre dernier à Accra au Ghana, c’est ce 18 octobre que s’est clôturé le sommet Climate chance-Afrique. Une fin des travaux qui est intervenue à la grande satisfaction de tous les participants, car cette rencontre s’est soldée par l’adoption d’une déclaration  qui appelle les Etats à créer un environnement favorable à l’action, les institutions bancaires qui faciliterait l’accès des gouvernements locaux et acteurs non –étatiques aux financements.  La déclaration d’Acra propose aussi une nouvelle approche de la nécessaire réévaluation des engagements nationaux sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre en partant de la contribution des territoires.

Réunissant près de 2000 participants représentant 25 pays africains et la diversité des acteurs non-étatiques mobilisés contre le changement climatique, le sommet Climate chance-Afrique a également connu la participation de nombreuses personnalités de haut niveau qui n’ont pas hésité de prendre part à cet événement mobilisateur au tour du changement climatique.

En ouvrant le sommet, le président de la République du Ghana Nana Akufo-Addo  a mis en avant l’importance de l’action locale sur le climat.

«  Les plans d’actions locaux sont essentiels. Agissons pour réduire l’empreinte carbone dans nos villes, et participons tous aux solutions », a-t-il déclaré.

Au cours de ces assises, il a été relevé que l’enjeu principal auquel les gouvernements locaux sont confrontés est celui de l’accès aux financements.  Pour pallier à cette situation,  les débats et ateliers qui de ce sommet ont bien scruté cette question.

Ce sommet d’Accra devrait permettre aussi aux coalitions qui avaient débuté leurs travaux lors du sommet d’Abidjan en juin 2018, d’affiner leurs feuilles de route. Elles devraient  aussi travailler sur des objectifs précis et la façon de renforcer leur animation tout au long de l’année, ou la déclinaison des feuilles de route à l’échelle de pays, avec l’exemple de la feuille de route sur la mobilité en Côte d’ivoire en cours d’élaboration. Continuer la lecture de Climat: clôture à Accra du sommet Climate chance-Afrique 2019

Rome : Au synode sur l’Amazonie, le REBAC fait aussi entendre la voix du bassin du Congo

Une délégation du Réseau Ecclésial du Bassin du Congo (REBAC)  séjourne depuis mardi 15 octobre  à Rome, où le pape François a convoqué un synode sur l’Amazonie.  Ces quatre évêques du REBAC à savoir Monseigneur Louis Portella, Evêque de Kinkala en République du Congo (Congo Brazzaville), Monseigneur Abraham Kome, Evêque de Bafang au Cameroun, Monseigneur Sébastien Muyengo, Evêque d’Uvira en République Démocratique du Congo et Monseigneur Richard Appora, Evêque de Bambari en République centrafricaine  sont dans la capitale Italienne , pour  faire passer le message des forêts  du bassin du Congo qui sont en proie à la déforestation, la pollution, le braconnage, la pauvreté, la spoliation des ressources engendrant ou entretenant des conflits.

Ouvert depuis le 6 octobre dernier par le souverain pontife,  l’enjeu du Synode sur l’Amazonie s’articule autour de trois grands moments , le regard et l’écoute de la voix de l’Amazonie qui a pour finalité de présenter la réalité du territoire et de ses populations  ; l’Écologie intégrale partant de la clameur de la terre et des pauvres, pour aborder la problématique écologique et pastorale et L’Église prophétique en Amazonie, relevant les défis et espérances, les questions ecclésiologiques et pastorales.

Le REBAC  profite de cette assemblée ecclésiastique  pour faire entendre aussi la voix des forêts du bassin du Congo qui sont asphyxiées par les activités de l’homme. Selon cette délégation qui a rejoint  deux pères synodaux de l’Afrique, le Cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa et vice-Président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et Monseigneur Marcel Madila, Archevêque de Kananga (en RDC), Président de l’ACEAC (Association des Conférences Episcopales d’Afrique Centrale, réunissant le Burundi, le Rwanda et la RDC),  veut présenter l’importance de ces forêts  dans la lutte contre les changements climatiques et la réponse à plusieurs défis dont fait face notre planète.

« Le Bassin du Congo est le deuxième poumon vert de la planète (Laudato si’, n° 38). Par sa forêt, son hydrographie, ses tourbières, ses minerais utiles pour les technologies de base en matière de transition énergétique, le Bassin du Congo offre sa solidarité à l’humanité entière », peut-on lire dans un communiqué émis par ce réseau. Continuer la lecture de Rome : Au synode sur l’Amazonie, le REBAC fait aussi entendre la voix du bassin du Congo

Santé : Planification familiale, la 4ème conférence nationale annoncée pour décembre

Le Comité Technique multisectoriel permanent pour la Planification familiale (CTMP) ensemble avec le Programme National de Santé de la  reproduction (PNSR), le Fonds des nations-unies pour la population (UNFPA), et l’USAID ont annoncé ce jeudi 10 octobre à Kinshasa, la tenue en  décembre prochain de la 4ème conférence nationale pour le repositionnement de la planification familiale. Ayant pour thème l’émergence de la RDC en 2030 : place et rôle de la planification familiale, cette conférence  permettra aux membres du CTMP d’échanger avec tous leurs partenaires engagés dans la politique de planification familiale en RDC.

Pour qu’un pays tire des dividendes démographiques, il est important que celui-ci n’ait pas beaucoup de personnes à charge trop nombreuse. Et il aussi impérieux que le taux de personnes économiquement actives soient important. Pour y arriver, il faudrait aider les femmes à maîtriser leur natalité en décidant du moment et du nombre d’enfants qu’elles désirent avoir. Cette maîtrise de la démographie passe par l’offre de service de la planification familiale.

Le taux de prévalence sur la planification familiale en RDC se chiffre à ce jour au tour de 18%, ce qui n’est pas loin de l’objectif de 20 % que s’est assigné le pays pour 2020.  Malgré ce satisfecit, les obstacles sont multiples  notamment le manque des ressource financières, le manque du personnel qualifié et l’hostilité de certaines femmes et confessions religieuses aux méthodes de contraception.

« Cette conférence offrira une opportunité pour mobiliser des ressources additionnelles domestiques et internationales en faveur de la planification familiale. Et aussi contribuer au service de planification familiale auprès de groupes cibles qui sont les jeunes et les adolescents », a déclaré Jacqueline Bapura, coordinatrice du CTMP.

Signalons qu’en RDC la mortalité maternelle est alimentée à plus de 20% par les grossesses non désirées et les avortements criminels pratiqués  auprès de jeunes. Une situation évitable par l’adoption d’une planification familiale. Continuer la lecture de Santé : Planification familiale, la 4ème conférence nationale annoncée pour décembre

Environnement : Israël Tshiani, vainqueur du concours InnoStart 2019

C’est ce  28  septembre que le projet de Israël Tshiani qui a porté sur l’installation des microcentrales hydroéctriques à vis d’Archimède pour l’électrification des zones rurales en RDC a remporté la première place du concours Innostart 2019, organisé par l’entreprise Airbus et la coopération allemande en République démocratique du Congo, à travers son programme de maintien de la biodiversité et gestion durable des forêts. Une initiative qui a pour vocation, celle de promouvoir la recherche, l’innovation la technologique et l’entreprenariat dans la formation académique précisément dans le domaine de gestion durable des ressources naturelles.
Arrivé en tête devant quatre candidats, le projet de ce lauréat venu de l’université panafricaine de Lubumbashi a subjugué non seulement les membres du jury, mais également l’assistance, à qui le droit de vote était réservé.
« J’avais un projet très innovant et je savais qu’il répondait à un grand problème de la société. J’étais sûr de moi-même et de ce que j’avais fait, voilà les résultats sont là », a confié le lauréat.
S’agissant de l’élément qui a motivé le jury et le public pour plébisciter son travail, Israel Tshiani a expliqué qu’il avait fait un pitch dans lequel chaque personne a pu tirer sa part concernant le défis de l’électrification que la RDC est appelée à relever. Continuer la lecture de Environnement : Israël Tshiani, vainqueur du concours InnoStart 2019

Climat : Au sommet pour le climat, Tshisekedi appelle à la valorisation des forêts du bassin du Congo

Prenant la parole pour la première fois au sommet de l’ONU sur le climat qui s’est  ouvert lundi 23 septembre à New-York, le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi s’est montré déterminé et engagé à promouvoir la protection  des forêts du bassin du Congo, considérées à ce jour comme une réponse efficace à la lutte contre les changements climatiques . Séquestrant plus de 30% des émissions des gaz à effet de serre émis dans la planète, les forêts du bassin du  Congo se positionnent à ce jour comme une alternative non négligeable dans cette bataille  contre les changements climatiques qui menacent notre civilisation.

Attendu depuis la confirmation de sa participation à ce sommet,  le premier discours de Félix Tshisekedi au sommet de l’ONU pour le climat n’a pas laissé indifférents les défenseurs de l’environnement.

D’entrée de jeu, le cinquième président de a RDC a   tenu à rappeler sur     les solutions efficaces, durables et peu coûteuses qu’offre la nature, une façon pour lui d’inviter ses paires à multiplier des efforts dans la préservation de la planète, avant de signifier  que  les Forêts du Bassin du Congo  constituent à cet égard une part importante de la réponse au défis climatiques qui menacent notre belle planète. Une part qui selon lui  semble moins valorisée. Continuer la lecture de Climat : Au sommet pour le climat, Tshisekedi appelle à la valorisation des forêts du bassin du Congo

Climat : Adoption du rapport de l’ONU sur les océans et les zones glacées

Après une nuit blanche de débats ralentis par les objections Saoudiennes, c’est au matin du 24 septembre que le rapport des experts  climat de l’ONU sur le piteux état de la santé des océans et des zones glacées a été adopté, a annoncé le GIEC sur twitter. Un agréable moment qui intervient après deux ans de travail et une dernière session de 27 heures.

Coucher du soleil à l’océan atlantique. ( Photo Thierry-paul KALONJI)

C’est un rapport des experts de l’ONU sur le climat qui  ne contient finalement pas la référence la plus forte sur l’état catastrophique des océans et des zones glacées. En cause, l’Arabie saoudite qui a ralenti les débats pendant les négociations.

Les scientifiques et diplomates des 195 États membres du GIEC sont réunis à Monaco depuis vendredi 20 septembre 2019. Mais les discussions qui devaient se terminer lundi 23 septembre 2019 au soir ont duré toute la nuit, jusqu’à mardi 24 septembre 2019 un peu avant 9H00 GMT. La faute de l’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, ont indiqué  à plusieurs participants.

Un refus catégorique de l’Arabie saoudite

Les Saoudiens voulaient écarter les références au rapport spécial du GIEC d’octobre 2018 qui montrait les grandes différences d’impacts entre un monde à +1,5°C et à +2°C. Ce véritable coup de semonce des scientifiques expliquait qu’il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de près de 50% d’ici 2030 pour rester sous +1,5°C, objectif idéal de l’accord de Paris sur le climat de 2015. Mais malgré son adoption par consensus, certains pays, Arabie saoudite en tête, n’accepte pas ses conclusions. « Les Saoudiens veulent discréditer la science sur laquelle se base le rapport. C’est méprisable (…) On dirait qu’ils sont venus à cette réunion juste pour empêcher toute référence au rapport 1,5°C ou à la baisse des émissions de CO2« , a déclaré un participant sous couvert d’anonymat. Continuer la lecture de Climat : Adoption du rapport de l’ONU sur les océans et les zones glacées

Climat : 2015-2019 devrait être la période la plus chaude jamais observée

Les cinq années 2015 à 2019 devraient être considérées comme la période la plus chaude jamais enregistrée depuis  les relevés  des températures   a annoncé l’ONU. Une déclaration  qui a fait suite à la publication du rapport  de  l’Organisation Météorologique  Mondiale (OMM). Selon ce rapport  la température moyenne pour la période 2015-2019 devrait être plus élevée de 1,1°C par rapport à la période 1850-1900. Des fortes canicules qui ont sévit en été 2019 seraient un des  indicateurs sur lesquels s’appuie ce rapport.

Les dernières données confirment la tendance des quatre années précédentes, qui étaient déjà les plus chaudes jamais enregistrées, c’est-à-dire depuis 1850. On savait aussi que juillet 2019, marqué par plusieurs canicules notamment en Europe, avait battu le record absolu de température.

Mais ce degré de différence est une moyenne qui cache des disparités régionales. Les pôles se réchauffent plus vite, et les zones côtières sont plus rapidement menacées.

« Les effets du changement climatique ne sont pas ressentis de façon égale », a commenté le scientifique en chef du bureau météorologique britannique, Stephen Belcher. « Certains pays ressentent certains effets, comme des canicules plus intenses ou des inondations plus graves, plus tôt que d’autres ». Continuer la lecture de Climat : 2015-2019 devrait être la période la plus chaude jamais observée

Conservation : la RDC s’apprête à catégoriser ses aires protégées conformément aux critères de l’UICN

Dans le souci de se conformer aux exigences  de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) relative à la catégorisation des aires protégées, la RDC s’apprête à procèder à la catégorisation de toutes ces aires protégées. Le pays dispose de plus de 60 aires protégées et huit parcs nationaux. Malgré cette richesse, il est difficile de relier une aire protégée à une quelconque catégorie de l’UICN. C’est pour  résoudre ce problème que l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) et ses partenaires s’adonnent à cet exercice de catégorisation des aires protégées que regorge le pays.

«  En Afrique de l’Ouest et Centrale, la RDC est le premier pays qui se prête à cet exercice de catégorisation des aires protégées. Nous lancerons également le processus de l’inscription de nos aires protégées sur la liste verte de l’UICN, car à ce jour  seuls quatre pays Africains l’ont déjà  fait», s’est réjoui Menard Mbende, coordonnateur des aires protégées chez WWF.

Organisé par l’ICCN  grâce à l’appui du WWF et l’accompagnement de l’UICN,  cet atelier  de réflexion sur la catégorisation des aires protégées sur base des critères de l’UICN et sur la liste verte des aires protégées, réunira pendant  deux jours  plusieurs acteurs impliqués dans le secteur de la conservation en République démocratique du Congo.

Pour les organisateurs, ces assises se veulent un cadre propice pour réfléchir et échanger afin de présenter les principes de catégorisation des aires protégées conformément aux lignes directrices de l’UICN,  présenter  le processus de classement des aires protégées dans une catégorie donnée et  définir au final une feuille de route pour la mise en œuvre du processus d’inscription sur la liste verte. Continuer la lecture de Conservation : la RDC s’apprête à catégoriser ses aires protégées conformément aux critères de l’UICN

Biodiversité : un million d’espèces menacées d’extinction, s’alarme l’ONU

Réuni à Paris en marge d’un sommet sur la biodiversité  qui veut  tenter d’éviter la sixième extinction de masse, le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité alerte sur la nécessité de changer les comportements des hommes pour sauver les espèces en danger. Déjà un million d’espèces menacées d’extinction et le rythme s’accélère : la nature qui permet à l’humanité de vivre est condamnée à poursuivre son déclin à moins d’« un changement profond » des modèles de production et de consommation des hommes.

Dans un rapport sans précédent publié ce lundi 6 mai, le groupe d’experts de l’ONU sur la biodiversité (IPBES) peint un tableau sombre de l’avenir de l’être humain qui dépend de la nature pour boire, respirer, manger, se chauffer ou se soigner.

« Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier », décrit Robert Watson, président de l’IPBES. Déforestation, agriculture intensive, surpêche, urbanisation galopante, mines : 75 % de l’environnement terrestre a été « gravement altéré » par les activités humaines et 66 % de l’environnement marin est également touché. Résultat : environ un million d’espèces animales et végétales sur les quelque 8 millions estimées sur Terre sont menacées d’extinction, dont « beaucoup dans les prochaines décennies » Continuer la lecture de Biodiversité : un million d’espèces menacées d’extinction, s’alarme l’ONU

Kisangani : Lancement du concours FORETS pour le journalisme environnemental en RDC

C’est en marge de la 6ème édition de la Semaine de la science organisée par l’Université de Kisangani en partenariat avec le Centre de Recherche Forestière Internationale (CIFOR) que s’est ouvert ce mardi 30 avril, la première édition du concours « FORETS pour le journalisme environnemental ». Au total, 12 journalistes venus des différentes provinces de la République démocratique du Congo participent à  cet événement.

Avant tout, le but de  ce concours  initié par le projet FORETS ( formation, Recherche, et Environnement dans la Tshopo) est  d’aider les participants  à approfondir leurs connaissances sur les questions liées à la conservation de la forêt, au bois énergies et au bois d’œuvre. Pour ce faire,  des ateliers de renforcement des capacités des journalistes seront organisées au cours de la semaine de science. Cette formation connait la participation des journalistes de renommée internationale, et des scientifiques  de la RDC et d’ailleurs.

Outre les échanges en atelier,  des descentes sur terrain notamment à Yangambi sont prévues  afin de concilier à la pratique,  différentes connaissances engrangées pendant la formation. Continuer la lecture de Kisangani : Lancement du concours FORETS pour le journalisme environnemental en RDC