Archives par mot-clé : Thierry Paul Kalonji

Environnement : le foisonnement des constructions de ports menace les eaux du lac Kivu

Il s’observe depuis le début de ce mois d’avril dans la ville de Goma au Nord-Kivu, des mouvements irréguliers des camions bennes transportant des moellons et grosses pierres du volcan Nyiragongo qui sont déversés dans le lac pour la construction  des nouveaux ports, alerte l’ASBL Barbara dans une correspondance adressée au président de la République.  Selon ce document consulté par Environews, il se développe à Goma une culture de construction des ports privés à des fins commerciales qui constitue des graves menaces non seulement  pour les eaux de ce lac mais aussi pour l’environnement, les ressources halieutiques et la santé de la population locale.

Constituant l’eau de boisson de plus d’un  million de personne et riche en ichtyologies, sources de protéines animales, le lac Kivu est une richesse qui doit à tout prix être protégée. Ce qui malheureusement n’est pas le cas au regard du  foisonnement des ports sur ce lac. Ceux qui sont abandonnés se  sont mués en véritable marché, avec toutes les conséquences environnementales qui vont avec.

S’agissant de  la construction de ces nouveaux ports, l’Asbl Barbara exprime sa crainte sur le déversement des moellons et pierres du volcan qui est susceptible de modifier la composition chimique  des eaux,  les rendant très acides et diminuant la productivité des poissons surtout que ces ports sont construits sur des baies. Continuer la lecture de Environnement : le foisonnement des constructions de ports menace les eaux du lac Kivu

Agriculture : le parc agro-industriel de Bukanga lonzo, un échec cuisant

Le projet pilote du parc agro industriel de Bukanga lonzo a été un échec total,  révèle un rapport de l’université d’Oakland aux Etats-Unis publié  le 4  avril dernier, et divulgué à Kinshasa par le Cercle pour la défense de l’environnement au cours d’une conférence de presse organisée par cette ONGD. A en  croire ce rapport, cette débâcle de Bukanga lonzo est la résultante des plusieurs facteurs  qui n’ont pas été  scrutés avant le lancement du projet notamment le mode d’acquisition des terres, le mode de gestion  et les conflits d’intérêts.

Au regard des chiffres de productions avancés par les gestionnaires du parc, et relayés en boucle par les médias, le lancement du parc agro-industriel de Bukanga lonzo a nourri la population Kinoise d’un espoir immense. Celle-ci a enfin cru avoir trouvé un sésame au problème de flambée de prix des denrées de premières nécessité à laquelle elle a toujours fait  face. Malheureusement, cette flamme d’espoir s’éteindra vite avant même que les marchés ne soient inondés par les récoltes de Bukanga lonzo  car en mai 2018, le ministre de l’économie déclarera que Bukanga lonzo était un échec. Un échec qui charrie avec lui près de 92 millions de dollars.

« Pour nous c’est un échec qui est dû à une mauvaise gouvernance, une mauvaise planification et une mauvaise  gestion du partenariat public-privé. C’est un mauvais modèle par rapport à l’investissement dans l’agriculture. En principe l’on devrait appuyer l’agriculture familiale et non appuyer des industriels qui ont déjà beaucoup d’argent et viennent prendre des terres des communautés », a déclaré Mathieu IYELA, coordonnateur de CODEN

D’après ce rapport, un parc de cette envergure ne  pouvait pas  être géré de cette manière. Et surtout quand on se rend compte que le ministre de l’agriculture n’a pas été associé au fonctionnement de Bukanga lonzo. Continuer la lecture de Agriculture : le parc agro-industriel de Bukanga lonzo, un échec cuisant

Énergies : Avec makala bio, les poubelles de Kinshasa sont devenues une richesse

Revaloriser les déchets en les transformant en  une source d’énergie respectueuse de l’environnement  appelée Makala bio,  c’est  à cet exercice  éco-citoyen que s’adonne depuis  2018  l’entreprise Phénix  Eco, créée par Cédric ONOYA  un jeune entrepreneur Congolais.  Le projet  Makala bio est une initiative qui  se veut   non seulement  une innovation dans les ménages Congolais concernant  la cuisson, mais aussi  et surtout une solution efficace pour lutter contre l’insalubrité qui gangrène la ville de Kinshasa.

Depuis quelques décennies, l’insalubrité forme avec la ville de Kinshasa un duo  considéré comme infernal par plusieurs observateurs. Cette mégalopole de plus de 10 millions d’âmes offre un spectacle totalement répugnant  quand il faut parler de la salubrité. Des décharges sauvages çà et là s, des rivières complètements couvertes des déchets et  des caniveaux bouchés,  telles sont les images qui composent avec Kinshasa

Malgré cet état de chose, il y a lieu de voir derrière ce décor  dégoutant, des opportunités intéressantes pour venir en aide aux Kinois qui  croupissent sous des montagnes d’immondices.

« L’initiative  est partie de l’état d’insalubrité de la ville de Kinshasa. Nous avons trouvé que dans la gestion  des déchets, il y a un côté qui n’a pas été respecté, c’est celui de la transformation et revalorisation des déchets. Alors, étant donné que la RDC fait face à un  déficit énergétique, nous avons  pensé à transformer les déchets organiques ménagers  et agricoles  charbon écologique appelé  en makala bio », a confié Cédric ONOYA,  créateur de Phénix Eco.

Pour fabriqué  ce charbon écologique,  l’entreprise  utilise  toutes sortes de déchets organiques comme des éplucheurs de bananes plantains, de maïs  et tout le reste des légumes après épluchage. Continuer la lecture de Énergies : Avec makala bio, les poubelles de Kinshasa sont devenues une richesse

JME : l’OCEBCO invite le gouvernement de la RDC à accroître le taux d’accès à l’eau potable

En marge de la  journée mondiale de l’eau célébrée le 22 mars de chaque année, le président de  l’observatoire central du bassin du Congo (OCEBCO) Roger MPANANO,  a saisi cette occasion pour inviter le gouvernement de la RDC à doubler  les efforts afin que la desserte en eau potable passe à plus de 50% dans les dix prochaines années.

Roger MPANANO, président de l’OCBCO

Ne laisser personne de côté, c’est le thème retenu en 2019 pour célébrer la journée mondiale de l’eau. Pour l’OCEBCO il y a lieu à ce jour de féliciter le gouvernement de la RDC pour des avancées significatives  accomplies dans  la desserte en eau potable.

«  Nous devons être conscients pour reconnaitre  que le gouvernement de notre pays a fournis des efforts énormes dans le secteur de la desserte en eau potable. Avant les chiffres étaient alarmants, mais actuellement nous avons atteint 32%. C’est une bonne nouvelle et nous demandons l’Etat à aller toujours de l’avant pour atteindre plus de 50% avant la prochaine décennie. C’est ainsi que nous ne laisserons personne de côté », a déclaré le président de l’OCEBCO

S’agissant de l’OCEBCO, il sied de souligner que  c’est une ASBL créée en RDC par Roger MPANANO, Alain NGULUNGU et Elikya SABWE.  Cette association s’est assignée comme  missions, celle  de mettre en place un cadre de concertation  des acteurs pour la protection des eaux du bassin du Congo et celle de concrétiser les démarches entreprises par le gouvernement de la RDC et ses partenaires pour prévenir les risques qui peuvent découler de la mauvaise gestion des eaux du bassin du Congo. Continuer la lecture de JME : l’OCEBCO invite le gouvernement de la RDC à accroître le taux d’accès à l’eau potable

Conservation : L’Allemagne prépare une loi protégeant les insectes

La ministre allemande de l’Environnement Barbara Hendricks  a annoncé que son pays   prépare  une loi visant à protéger les insectes. Elle l’a fait savoir dans un entretien accordé à l’hebdomadaire Bild am Sonntag, rapporte sciences et avenir. D’après le confrère, cette loi doit prévoir de réduire l’usage des pesticides et de consacrer des fonds à la recherche sur le sujet, a annoncé le 17 février 2019 la ministre de l’Environnement.

Si les insectes sont essentiels aux écosystèmes comme aux économies, ils sont en déclin rapide dans le monde entier : un tiers des espèces est menacée de disparition selon une étude publiée en février 2019, mettant en garde contre un « effondrement catastrophique » des milieux naturels. « Nous, êtres humains, avons besoin des insectes, ils ont besoin d’être protégés avec une loi spécialement pour eux« , a déclaré la ministre, Svenja Schulze, à l’hebdomadaire dominical Bild am Sonntag. Continuer la lecture de Conservation : L’Allemagne prépare une loi protégeant les insectes

Bujumbura: Ouverture de la 7ème Plateforme Afrique Centrale pour la Réduction des risques de Catastrophes

Bujumbura la capitale Burundaise accueille  du 30 janvier au 1 février, les  travaux de la 7ème Plateforme Afrique Centrale pour la Réduction des risques de Catastrophes. Un rendez-vous annuel  qui a  pour objectif de  passer au peigne fin l’ensemble des activités menées, celles non réalisées, les effets de blocage et les moyens de les enrayer.

Définition d’un système d’évaluation et de mise en œuvre du cadre d’action de Sendaï (Japon) en Afrique Centrale, tel est le thème de ces assises auxquelles prennent part, les Experts des Etats membres de la CEEAC, les membres du Réseau des Parlementaires pour la Résilience aux Catastrophes en Afrique Centrale (REPARC), les sociétés du Mouvement de la Croix-Rouge, le Président de la Plateforme de la Gestion des Catastrophes pour les pays de la CEDEAO et les responsables des ONG impliquées dans la lutte pour la réduction des risques de catastrophes en Afrique centrale. Continuer la lecture de Bujumbura: Ouverture de la 7ème Plateforme Afrique Centrale pour la Réduction des risques de Catastrophes

Europe : bientôt un texte interdisant les objets en plastique à usage unique

Dès 2021, les objets en plastique à usage unique seront interdits sur le territoire européen. Une décision consécutive à une directive européenne  validée par l’Union européenne. Bien que son chemin législatif soit encore loin d’être fini, cette directive  devrait néanmoins entrer en vigueur à l’horizon 2021.

Adieu cotons-tiges, pailles, et touillettes à café jetables… Ces produits en plastique à usage unique, qui envahissent les océans, seront dans l’avenir interdits dans l’Union européenne (UE), grâce à un accord intervenu dans la nuit. Le texte de la directive avait été dévoilé en mai 2018, d’après une proposition initiale de la Commission européenne. Il a finalement été validé dans la nuit du 18 au 19 décembre 2018, après plusieurs heures d’ultimes négociations entre les négociateurs du Parlement européen, les États membres et de la Commission. Il vise à interdire une dizaine de catégories de produits à usage unique, qui représentent à eux seuls 70% des déchets échoués dans les océans et sur les plages.

Il doit toutefois encore recevoir l’assentiment officiel des deux institutions, Parlement et Conseil de l’UE, un parcours législatif que l’UE espère conclure au printemps 2019, pour une entrée en vigueur du texte à l’horizon 2021. Restera encore à transcrire le texte dans la législation nationale de chaque État de l’Union.

« Les Européens sont conscients que les déchets plastiques constituent un énorme problème et l’UE dans son ensemble a fait preuve d’un véritable courage en s’y attaquant, faisant d’elle le leader mondial de la lutte contre les déchets plastiques marins », s’est félicité le premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, cité dans un communiqué.

La Commission européenne présente sa directive comme « l’instrument juridique le plus ambitieux au monde en matière de déchets marins ». « Mesuré en poids, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans du monde d’ici 2050 si nous continuons à rejeter du plastique dans la mer au rythme actuel. Nous ne pouvons pas laisser cela se produire », a averti pour sa part  Elisabeth Köstinger, ministre autrichienne du Développement durable, dont le pays préside actuellement l’UE. Continuer la lecture de Europe : bientôt un texte interdisant les objets en plastique à usage unique

Conservation : Plus de 3,2 tonnes d’ivoire africain saisies au Cambodge

Le service des douanes Cambodgien ont déclaré avoir saisi plus de 3,2 tonnes d’ivoire africain caché dans un conteneur de stockage en provenance du Mozambique,  a annoncé BBC.

Cette saisie record de 1.026  défenses au port autonome de Phnom Penh découle d’un renseignement de l’ambassade des Etats-Unis.

La cargaison est arrivée dans le pays l’année dernière et son destinataire inconnu n’est pas arrivé au port pour le récupérer.

Ces défenses d’éléphant étaient cachées dans du marbre dans un conteneur abandonné, a déclaré un fonctionnaire des douanes

«  Je ne sais pas si l’envoi était destiné à d’autres pays », a-t-il conclut

La demande de la Chine et du Vietnam a fait du Cambodge un point de transit essentiel pour le commerce illicite des espèces sauvages.

Au cours des cinq dernières années, le Cambodge a procédé à un certain nombre d’arrestations très médiatisées en ce qui concerne le trafic d’espèces protégées.

La plus importante avant cette semaine a eu lieu en 2014, lorsque les douaniers ont saisi environ trois tonnes d’ivoire cachées dans un conteneur de haricots dans le port sud-ouest de Sihanoukvile.

Environews et BBC

 

 

Bruxelles : Une déclaration d’engagement attendu pour clôturer la 18ème réunion du PFBC

Vers un avenir durable pour les forêts du bassin du Congo, leurs habitats, leur flore et leur faune, c’est le thème retenu pour la  18 ème réunion ministérielle  de la commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC)  organisée à Bruxelles, conjointement par la facilitation du Partenariat pour les forêts du bassin du Congo PFBC et le royaume de Belgique.

C’est en marge de la 18ème réunion des parties du Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC)  qui se tient à Bruxelles, censée  déboucher sur de nouveaux engagements afin de préserver les forêts d’Afrique centrale considérées comme  patrimoine de l’humanité, qu’une réunion regroupant les ministres en charges de forêts et de l’environnement  de la COMIFAC et des parties prenantes est organisée  dans le but d’optimiser l’articulation entre les stratégies de gestion durable des forêts, les approches en matière de conservation et les objectifs de développement économique en Afrique Centrale, et ce à travers une amélioration des  possibilités de dialogue et des engagements autour des enjeux.

Il est à ce jour admis que les forêts du bassin du  Congo  sont confrontées  à des défis dont la complexité s’accroit  au fil des années dans les domaines de la conservation et de la biodiversité, la gestion durable de la faune sauvage, la lutte contre les changements climatiques, la restauration des paysages et le développement local des populations du bassin du Congo. Continuer la lecture de Bruxelles : Une déclaration d’engagement attendu pour clôturer la 18ème réunion du PFBC

Ebola : David Bisimwa : « ce serait une catastrophe si rien n’est fait pour contenir l’épidémie »

La dixième épidémie de la maladie à virus Ebola  qui s’est déclarée  depuis le 1 er août à Mangina dans la province du Nord-Kivu ne cesse  de gagner du terrain dans cette partie du pays, et pourrait devenir une catastrophe si la tendance se maintient, avertit David Bisimwa coordonnateur auprès de CARE, cité par CBC radio. Un risque consécutif aux  conflits armés qui sévissent  actuellement dans cette région, compliquant ainsi  les efforts pour contenir la propagation du virus.

A cause de ces  conflits armés qui ravagent l’Est de la République démocratique du Congo, les patients mettent beaucoup trop de temps avant de se rendre dans les centres de traitements, par crainte des combats opposant ces groupes rebelles qui s’affrontent dans ces territoires touchés par l’épidémie d’Ebola. Cette situation ne facilite pas la lutte contre  cette épidémie.

Désormais, c’est une lutte aux allures d’une course contre la montre qui s’engage, au regard du nombre de personnes déjà contaminées.

Mardi, l’OMS faisait état de 339 cas confirmés de la maladie dans le pays ainsi que de 172 décès. Ce bilan pourrait être revu à la hausse, a indiqué cette agence de l’ONU, qui avait déjà annoncé  au mois d’août  l’actuelle éclosion dans la province du Nord-Kivu. Cette  épidémie de 2018, est déjà qualifiée de la pire de l’histoire du pays.

« Les risques de propagation de l’épidémie sont plus grands cette fois-ci, parce qu’on est sur des lieux qui sont beaucoup plus peuplés, avec beaucoup de déplacements de population », a  expliqué Gwenola Seroux, responsable des urgences pour MSF.

Et chaque nouvelle attaque pousse de nombreuses personnes à fuir leur quartier ou leur village, une migration constante qui augmente la rapidité avec laquelle se propage le virus. Continuer la lecture de Ebola : David Bisimwa : « ce serait une catastrophe si rien n’est fait pour contenir l’épidémie »