Archives par mot-clé : Thierry Paul Kalonji

Conservation : le biomonitoring, un outil futur pour les inventaires des aires protégées

L’atelier de biomonitoring et recherche sur le parc national de la Salonga organisé à Kinshasa, par le Fonds mondial pour la nature et ses partenaires engagés dans la conservation  s’est clôturé sur une note positive.  L’appréciation par les participants  de la qualité de  résultats  des travaux réalisés pour l’élaboration de l’inventaire des espèces,  et des différentes résolutions susceptibles de pérenniser ce  nouveau système de gestion de ce parc ont permis à  cette rencontre d’atteindre les objectifs qu’elle s’est assignée.

C’est avec une idée un peu précise sur la diversité et le  nombre d’espèces que regorgent le parc national de la Salonga que les participants à cet atelier de biomonitoring et de recherche  de la Salonga ont pu tirer comme bénéfice. Pendant deux jours des  échanges  allant de la présentation de résultats des travaux d’inventaire réalisés de 2004 à 2018  à la proposition du programme de biomonitoring à long terme axé sur le suivi de la faune  en passant par la proposition   de deux scenarios relatifs à la gestion du parc,  ont constitué l’un de temps forts de ces assises.

A l’issue de ces échanges, les participants ont unanimement admiré  non seulement l’importance du biomonitoring mais aussi celle  des nouvelles technologies  notamment avec l’utilisation des caméras piège. Les partenaires techniques et financiers de la Salonga ont par la même occasion  pu réfléchir ensemble  sur ce plan de biomonitoring,  les stratégies de recherche ainsi que de l’engagement de tous les acteurs pour contribuer à la réalisation et à la mise en œuvre dudit plan. Continuer la lecture de Conservation : le biomonitoring, un outil futur pour les inventaires des aires protégées

Environnement : changement de couleur des eaux du lac Tanganyika, que dit la science ?

Le lac Tanganyika situé dans la ville d’Uvira  a offert aux habitants de cette partie du pays, un spectacle étonnant le weekend dernier. Des eaux de ce lac  ont pris la couleur verte, suscitant étonnement et questionnement dans le chef de cette population dont les plus  superstitieux  ont cru   que ce changement de couleur des eaux du lac  relève  d’un phénomène surnaturel.

Quelques jours après le changement de couleur des eaux du lac Tanganyika, les discussions et conclusions sur ce phénomène vont dans tous les sens.  Seules les réponses apportées par  la science  sont susceptibles de déterminer l’origine de ce phénomène, avant tout naturel selon un grand nombre de scientifiques.

Selon une note informative du centre de recherche en hydrobiologie d’Uvira, dont Environews RDC, ce phénomène de changement de coloration des eaux  naturelle du lac Tanganyika de surface  est un phénomène continu et très bien documenté.  Deux causes principales  pouvant agir séparément ou concomitamment peuvent être à l’origine de cette coloration.

Il s’agit d’une part  de l’augmentation de la température et du pH qui occasionne un augmentation de la concentration en carbonates qui se mettent à précipiter sous formes des particules de calcite ; ces derniers ayant une coloration blanchâtre ou grisâtre, provoquent un changement de coloration des eaux lorsqu’elles réfractent la lumière solaire,  et du  bloom algal  encore appelé « efflorescence algale », ceci pouvant être naturel ou provoqué par une pollution par les nitrates et ou les phosphates. Continuer la lecture de Environnement : changement de couleur des eaux du lac Tanganyika, que dit la science ?

Climat : l’appel de 200 personnalités pour sauver la planète (Tribune)

D’Alain Delon à Patti Smith, tous ont répondu à l’appel de Juliette Binoche et de l’astrophysicien Aurélien Barrau pour une action politique « ferme et immédiate » face au changement climatique.

Quelques jours après la démission de Nicolas Hulot, nous lançons cet appel : face au plus grand défi de l’histoire de l’humanité, le pouvoir politique doit agir fermement et immédiatement. Il est temps d’être sérieux.

Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution profonde des sols, de l’eau et de l’air, déforestation rapide : tous les indicateurs sont alarmants. Au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien. Les humains et la plupart des espèces vivantes sont en situation critique. Continuer la lecture de Climat : l’appel de 200 personnalités pour sauver la planète (Tribune)

Climat : les négociations climatiques reprennent mardi à Bangkok

A trois mois de la COP 24 en Pologne, La ville de Bangkok en Thaïlande accueille dès ce mardi 04 septembre une session intermédiaire des négociations sur le climat,  pour donner vie à l’accord de Paris au moment où le réchauffement climatique fait  passer  la planète au laminoir, vu la multiplication des signes de surchauffe qui  se multiplient.

Les quelque 190 États participants ont jusqu’à la fin de l’année et la 24e Conférence climat de l’ONU en décembre à Katowice pour finaliser les règles de mise en œuvre du pacte de 2015, qui vise à contenir le réchauffement mondial sous les 2°C, voire 1,5°C, par rapport à l’ère préindustrielle. Continuer la lecture de Climat : les négociations climatiques reprennent mardi à Bangkok

Assainissement : Quand Kimbuta prend Tshibala à contre-pied

Le gouvernement provincial de Kinshasa et les membres de la Fédération des entreprises du Congo FEC relevant du secteur de production et distribution des plastiques ont signé le 30 août dernier à Kinshasa une convention portant modalité de collaboration dans la perception de la taxe d’assainissement et d’évacuation des immondices.

Un étalage de vente de sac plastiques au marché de la Liberté.

Ces entreprises s’engagent à verser à la ville une somme évaluée à 180.000 dollars comme taxe d’assainissement, une initiative qui  une fois appliquée adéquatement ne peut qu’aider les Kinois à  mettre fin au triste  duo qu’ils forment avec l’insalubrité  depuis quelques années.  Cependant, avant même que  l’encre ne sèche, la question qui taraudait les esprits aussitôt après ce partenariat est, que devient le décret-loi du premier ministre Bruno Tshibala signé le 30 décembre 2017, interdisant la fabrication et la commercialisation des sacs plastiques  à Kinshasa ? Continuer la lecture de Assainissement : Quand Kimbuta prend Tshibala à contre-pied

Pollution : un projet de nettoyage des déchets du Pacifique nord prêt à voir le jour

Le projet The Ocean cleanup  s’apprête à lancer  le 8 septembre  prochain dans la baie de San Francisco à plus 1 800 kilomètres, son premier barrage flottant pour capturer le plastique des mers.  Une initiative qui  vise à éradiquer le septième contient de déchets dans le Pacifique nord.

Conçu en 2012 par le jeune Néerlandais Boyan Slat, alors âgé de 17 ans, ce projet avait  fait sensation lors de sa première annonce  au cours d’une TED Talk.  A l’origine, ce projet devrait éliminer la majorité des déchets en utilisant les courants marins pour conduire le plastique vers une sorte de piège flottant, un barrage d’une centaine  de kilomètres le long amarré dans les fonds marins qui gravitera autour du plastique.

Âgé aujourd’hui de 24 ans, Boyan Slat a vu son projet très vite devenir viral. Après un financement de 2 millions de dollars, le jeune homme a monté une association qui a su séduire les chantres de la Silicone valley et investisseurs. Désormais doté d’un budget de 20 millions de dollars et employant une centaine de scientifique, The Ocean Cleanup a changé de stratégie.

Finalement, ce sont une trentaine de barrières en forme de U, d’une longueur se situant entre 600 mètres et 2 kilomètres, qui seront déployées en mer. Au lieu des fonds marins, les barrières seront rattachées à une ancre flottante qui devrait suivre les courants marins et encercler le septième continent, un vortex estimé à 7 millions de tonnes d’ordures, qui se déplace sous eaux du Pacifique nord, entre Hawaï et la Californie. C’est le premier de ces barrages surnommé system 001 qui sera déployé le 8 septembre.

Boyan Slat et son équipe espèrent éradiquer 50% du vortex en cinq ans et 90 % du plastique des océans d’ici 2040.

Thierry-Paul KALONJI

Forêts : le Général Tango Four accusé d’exploitation illégale de bois

La société civile de l’ancienne province de l’Equateur accuse le chef d’état-major adjoint des forces armées de la RDC, le général Gabriel  Amisi Tango Four de l’exploitation illégale des bois dans cette partie  du pays. Une exploitation jugée illégale  au regard du moratoire  encore en vigueur sur les forêts congolaises, signé par le gouvernement de la RDC.

Le général Amisi Tango Four semble avoir plusieurs cordes à son arc quand il s’agit du business. Après avoir été cité dans une affaire de ventes de minutions au sein de l’armée, le voilà encore aujourd’hui épinglé dans une affaire d’exploitation illégale du bois dans l’ancienne province de l’Equateur.

D’après la société civile de cette province,  cet officier de  l’armée congolaise serait propriétaire de Maniema Union 2, une société gérée par sa femme et qui emploie des ouvriers chinois. Ces derniers mois,  cette société d’exploitation des bois s’est vue attribuer deux concessions dans les territoires de Bikoro et de Boende. Une attribution qui constitue une violation du moratoire sur les forêts congolaises.

Pour le ministère de l’environnement, cette attribution n’est entachée d’aucune irrégularité car il s’agissait de concessions déjà attribuées, mais dont les concessionnaires n’auraient pas respecté leur cahier des charges.

C’est faux, rétorque Greenpeace qui affirme que les attributions de ces concessions sont contraires à l’article 23 du moratoire signé par le président Kabila qui suspendait toute acquisition de droit d’exploitation, y compris pour les anciens titres.

«Le ministre n’a pas le droit de réhabiliter d’anciens titres au profit de nouveaux acquéreurs », a déclaré Irène Wabiwa, responsable de campagne forêt de Greenpeace à Kinshasa.

Pour rappel, Greenpeace et la société civile ne sont pas les seuls à se plaindre. Il y a peu, deux sociétés qui détenaient ces permis d’exploitation ont adressé une correspondance au ministre de l’environnement, pour dénoncer le débarquement des ouvriers chinois de Maniema Union 2 sur leurs concessions, alors qu’ils disent, selon ces lettres, être en train de régulariser la situation, notamment en termes de clauses sociales.

Signalons que jeudi dernier, cette affaire avait viré au drame, après des échauffourées qui ont éclaté entre des chinois exploitant le bois pour le compte de Maniema Union 2 et la population de Nsamba, dans le territoire Boende, causant ainsi 2 morts dont un chinois, a indiqué la société civile.

Une situation consécutive aux mauvais traitements infligés par le personnel de cette société et l’absence de ces fameuses clauses sociales, toutes les compensations prévues au bénéfice de la population.

 

Thierry-Paul KALONJI

Catastrophes naturelles : la montée des eaux fait 10 morts en Côte d’Ivoire

10 morts et plus de 110 personnes mise en sécurité, tel est le bilan provisoire de la montée phénoménale des eaux à laquelle fait face la Côte d’Ivoire, depuis la nuit du lundi à mardi, a annoncé dans un communiqué, le groupement de sapeurs-pompiers militaires GPSM de Côte d’Ivoire.

 

c’est ce mardi que le GPSM  a dressé  dans son point de situation  un bilan provisoire faisant état de 10 décès et de 110 personnes mises en sécurité. Une situation consécutive à la montée des eaux après des pluies diluviennes qui se sont abattues sur Abidjan  dans la nuit du lundi à mardi. La riviera palmeraie, riviera Allabra, riviera Sideci, et attecoubé Mossikro sont les zones qui ont fait les frais de ces averses.

Pendant que les opérations de sauvetage se poursuivent, le  GPSM a  installé un poste médical au niveau de l’enceinte CAP NORD pour une prise en charge des rescapés, et  deux ambulances de réanimation ont été disponibilisées pour les éventuels survivants.

Pour sa part, l’Office National de la Protection Civile a dans un communiqué rapporté que les averses qui inondent Abidjan, continueront de s’abattre de façon intermittente sur le District d’Abidjan et Littoral selon la direction de la météorologie qui parle de risque d’inondation élevé. Une situation qui met Abidjan en alerte rouge.

Thierry-Paul KALONJI

Agriculture : la côte d’ivoire va détruire 100.000 hectares de cacaoyers

100.000 hectares, c’est la superficie impressionnante de plantations de cacaoyers que la Côte d’Ivoire s’apprête à détruire. Cette mesure annoncée lundi par les autorités Ivoiriennes, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le virus de la pousse de cacao gonflée (de l’anglais cacao swollen-shoot), une maladie d’origine virale qui ravage les cacaoyers en provoquant le gonflement des rameaux et des racines, le jaunissement des feuilles et la déformation des organes.


Avec une production d’environ 2 millions de tonnes par an, le premier producteur mondial de fèves de cacao se prépare à subir un véritable revers dans ce secteur qui est déjà en proie à la baisse de 40% des cours du cacao depuis juillet 2016.
Au cours des trois première années, les cacaoyers seront arrachés, la terre restera ensuite mise en quarantaine pendant encore deux ans pour éviter que le virus resurgisse. Le coût de cette opération est estimé à 33,5 millions d’euros.
Dans ce contexte particulier, il n’est pas prévu de replanter systématiquement les 100.000 hectares ont déclaré les autorités Ivoiriennes, avant de conclure que cette opération d’arrachage n’aurait aucun impact majeur sur la production nationale.
Se transmettant par la cochenille, le swollen shoot cette maladie qui ronge les cacaoyers a été découverte pour la première en 1936 au Ghana, il continue à sévir jusqu’à ce jour.
Il n’existe pas encore de traitement disponible à ce jour, la seule solution est de retirer et détruire les arbres infectés.
Pour rappel, l’épidémie actuelle a été enregistrée pour la première fois en 2004 dans la région centrale de la Marahoué, où elle a détruit plus de 8 000 hectares, selon le centre national de recherche agronomique.
Thierry-Paul KALONJI

Climat : D.Trump plus isolé que jamais lors du G7

Réunis  à Charlevoix au Canada, les pays membres du G7 ont réaffirmé leur volonté de mettre en place une économie mondiale sobre en carbone, tout en accordant des milliards de dollars aux énergies fossiles. Une décision prise  lors d’une séance de travail consacrée au climat,  boycottée par Trump qui reste radicalement opposé à la lutte contre le réchauffement climatique.

La lutte contre le réchauffement a constitué une ligne de démarcation infranchissable entre les Etats-Unis et les six autres puissances économiques réunies dans la région québécoise de Charlevoix. Continuer la lecture de Climat : D.Trump plus isolé que jamais lors du G7