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Forêts : 27 experts formés sur les négociations des clauses sociales et cahiers de charges

C’est sur une note satisfaisante que s’est clôturé ce jeudi 15 novembre à Kinshasa, l’atelier de formation des experts de la société civile sur la facilitation et le suivi des accords des clauses sociales en République démocratique du Congo. Organisé par le Fonds mondial pour la nature (WWF), à travers son programme gouvernance forestière financé par l’Agence Norvégienne de coopération, 27 experts délégués des ONGs partenaires ont été outillés sur les méthodes et techniques qui leur permettront de bien remplir leur mission sur terrain dans le cadre des négociations des clauses sociales et des cahiers de charge.

«  L’objectif a été atteint par le fait que sur base d’une évaluation partielle, on a constaté qu’il y a parmi les participants des gens qui se sont bien appliqués. Surtout au niveau de la manipulation de l’outil dans les smart phones et au niveau de la pratique du suivi et de la négociation, nous espérons que cette fois-ci avec le nombre des formés qui a augmenté et aussi le nombre de concessions qui est considérable, nous aurons des résultats escomptés .Nous sommes convaincus qu’ils vont nous produire un travail remarquable », s’est félicité Jean Marie Bolika, coordonnateur du programme gouvernance forestière chez WWF.

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Environnement : la RDC célèbre la journée internationale des peuples autochtones

La République Démocratique du Congo célèbre ce 30 août la journée internationale des peuples autochtones. C’est dans cette optique que  WWF -RDC en collaboration avec le REPALEF et d’autres partenaires ont organisé un atelier d’échanges dans le but de faire le point sur la situation des peuples autochtones, ainsi que celui  de connaitre  leur statut des immigrés dans les zones urbaines et au-delà des frontières. Des objectifs qui cadrent avec le thème  retenu au niveau mondial qu’est la situation actuelle des territoires autochtones, les causes de la migration, les mouvements transfrontaliers et les déplacements des peuples autochtones vivant dans les zone des urbaines et au-delà des frontières internationales.

Le Groupe Bikoki na biso au siège de la DGPA.

Initialement célébrée le 09 août de chaque année, c’est après un décalage de 21 jours que la RDC a célébré cette journée, sous le thème national : Migration mouvements et déplacements des peuples autochtones dans les territoires en conflits. Une thématique qui tombe à point, au regard de la situation sécuritaire dans le pays qui reste préoccupante, obligeant ainsi  les peuples autochtones à fuir leurs milieux de vie en quête d’endroits sûrs.  A cela s’ajoute plusieurs difficultés auxquelles sont confrontés ces peuples.

Pour Keddy Bosula Mola coordonnateur national du REPALEF, les récentes études consacrées aux peuples autochtones de la RDC révèlent  que la situation de ce peuple est  très critique à l’heure actuelle.  La pauvreté, la discrimination, les conflits armés,  l’expropriation de leurs  terres et le non-respect de droits humains sont parmi les  maux qui  rendent difficile la vie de cette population. Continuer la lecture de Environnement : la RDC célèbre la journée internationale des peuples autochtones

Santé : Quand Ebola frappe en zone des conflits

La dernière épidémie d’Ebola qui sévit depuis quelques mois  dans la province du Nord  Kivu semble être une épine dans les pieds du personnel de la santé et du gouvernement  censés apporter la riposte.  Ceci, du  fait  que cette énième épidémie de ce virus intrusif se localise dans une zone considérée comme le ventre mou de la RDC, en raison de l’insécurité qui y règne depuis plus d’une décennie.

Toutes  les langues s’accordent   pour dire que le réveil du virus Ebola en RDC est particulièrement inquiétant. Car cette fois, le virus frappe dans l’est du pays, près de la ville de Beni dans le nord Kivu. Or la région est au cœur d’un conflit qui oppose l’armée régulière à des rebelles. Pas plus tard que le 24 août 2018, des combats ont eu lieu au nord de la ville.

L’armée congolaise les nomme «inciviques». Selon le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), leurs attaques ont fait 500 morts dans la région. Ces groupes armés, quels qu’ils soient, sévissent depuis octobre 2014 dans la région de Beni. On ne connait pas trop bien leur origine. Le gouvernement congolais a déclaré publiquement que les exactions survenues dans la région étaient l’œuvre de rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). Mais selon le GEC, les ADF ne sont pas les seuls en cause. Même l’armée régulière s’en prend aux civils.

Et c’est dans ce contexte qu’est apparu le virus Ebola dans la région de Beni. Jusqu’à présent, il y avait eu qu’un cas confirmé et un cas présumé. Au 31 juillet, il y avait 25 cas de fièvre notifiés sans confirmer qu’il s’agissait bien d’Ebola.
Mais depuis, les choses se sont accélérées. Médecins sans frontières (MSF), dans un dernier bilan, annonce désormais 63 décès et 103 personnes touchées. «Actuellement, nous avons 26 patients hospitalisés dans le centre que nous avons mis en place», précise Gwenola Seroux pour MSF.

La maladie fait peur aux familles, mais aussi au personnel soignant. Les patients préfèrent rester chez eux, ce qui ne favorise pas la lutte contre sa propagation. Jusqu’à présent, la région du nord Kivu n’avait pas eu affaire avec Ebola. Une certaine ignorance qui ne facilite pas les bons réflexes.

Mais ce qui inquiète le plus les observateurs est la présence de groupes armés dans une région très instable. Les populations ont déjà fui la zone par milliers. Elles n’hésitent pas à bouger pour se protéger des combats. Cela peut entraîner par voie de conséquences une vaste dissémination du virus qui pourrait atteindre les pays voisins.

Certains malades sont isolés, et en raison de la situation sécuritaire, les équipes soignantes ne peuvent pas les rejoindre. Selon le ministère de la Santé congolais, il y aurait une vingtaine de personnes dans ce cas, mais elles ne seraient pas livrées à elle-même. «Pour les contacts restés en zone rouge, les infirmiers titulaires du centre de santé sur place travaillent avec les relais communautaires pour assurer leur suivi et transmettent les données chaque jour à la coordination par téléphone », dit le ministère de la Santé qui ne précise par l’endroit exact.

           Thierry-Paul  KALONJI

Santé : L’Europe enregistre un nombre record de cas de rougeole

Plus de 41 000 cas de rougeole ont été recensés en Europe sur les six premiers mois de 2018, soit presque le double de l’ensemble de l’année 2017, a annoncé L’OMS. Selon cette agence de l’ONU, quasiment deux fois plus de personnes ont contracté la rougeole sur les six premiers mois de 2018 que sur l’ensemble de l’année 2017 en Europe. A ce jour, au moins 37 personnes sont  mortes des suites de cette maladie.

En 2015, l’OMS a lancé son plan d’action européen pour les vaccins 2015-2020, dont l’un des grands objectifs était  « d’éliminer la rougeole et la rubéole » d’ici la fin de la décennie. En attendant, depuis le début de l’année 2018, sept pays européens ont chacun enregistré au moins mille cas de rougeole chez les adultes et les t enfants. Le phénomène touche à la fois des pays situés dans la partie orientale  et occidentale du continent. L’Ukraine  dénombre à elle seule plus de la  de la moitié  des cas de rougeole constatés sur les six premiers mois de l’année.  Cette situation inquiète au plus haut point les autorités du vieux continent  qui redoutent une épidémie.   Alors que les disparités  vaccinales constatées entre  les régions  semblent ne pas faciliter les choses, alerte l’Oms.

Avec une couverture vaccinale en deçà, « les pays s’exposent à des épidémies. Les différences entre les nombres de cas recensés en Serbie et en Belgique dépendent essentiellement de la non-vaccination ou sous-vaccination des enfants contre le virus », explique M. Datta. D’après un rapport de l’OMS, sur les 23 927 cas de rougeole constatés en Europe en 2017, 14 500, soit 65 % des personnes contaminées, étaient des enfants et adolescents de 0 à 19 ans, confirmant ainsi la forte transmissibilité du virus au sein des populations les plus jeunes non immunisées. « Vacciner les enfants, les adolescents et les adultes qui ont été oubliés les années précédentes est essentiel pour protéger les futurs nouveau-nés de toute contamination », préconise le médecin.

Ces records de cas de rougeole constatés en 2018 alimenteront sans doute les discussions lors du comité européen de l’OMS de septembre prochain, qui réunira à Rome les 53 pays européens.

Pour rappel, la rougeole se transmet essentiellement par voie aérienne, ce qui la rend très contagieuse. Une personne malade peut contaminer à elle seule quinze à vingt individus. Bien qu’ayant l’image d’une maladie bénigne de par ses symptômes (fièvre, fatigue, toux). Néanmoins elle peut être très grave dans certains cas, notamment à cause des complications allant de l’atteinte au cerveau aux infections des poumons qui suivent parfois une contamination. Les conséquences d’une contamination peuvent entraîner le décès du patient, notamment chez les personnes non vaccinées.

Thierry-Paul  KALONJI

Changements climatiques : 143 millions de déplacés climatiques attendus d’ici en 2050

Au total, 86 millions de personnes pourraient se déplacer d’ici 2050 en Afrique subsaharienne, 40 millions en Asie du Sud et 17 millions en Amérique latine, soit un total de 143 millions, alerte un rapport de la Banque mondiale publié ce 19 mars 2018. C’est un premier rapport axé sur les migrants climatiques que publie cette institution des Breton Wood.

Ce document est présenté comme le premier du genre sur la question des déplacements de populations directement liés aux effets du changement climatique.

« Chaque jour, le changement climatique devient une menace économique, sociale et existentielle plus forte, contraignant ainsi des individus, des familles et même des communautés entières à se mettre en quête d’endroits plus viables », a souligné Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale

En cause, les phénomènes déjà bien connus comme la hausse du niveau de la mer ou les pénuries d’eau. 55 % de la population des pays en développement sont en ligne de mire de cette catastrophe.

L’ONG Oxfam estime que sur la période 2008-2016, 21,8 millions de personnes en moyenne ont dû chaque année quitter leur cadre de vie.

Les auteurs de ce rapport renseignent que les nombres de déplacés pourraient être réduit de 80% si les politiques agissaient sur plusieurs fronts en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, en intégrant les développement ou en investissant pour mieux comprendre les processus de migration climatique interne.

Sans une planification adéquate et un soutien, les populations qui quittent des zones rurales pour les villes pourraient faire face à des risques encore plus dangereux. Ce qui augmenterait les tensions et conflits résultants de la pression sur les ressources rares, conclu ce rapport.

Thierry-Paul Kalonji