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Environnement : des poursuites judiciaires contre les détracteurs du ministre Ambatobe

C’est la réponse du berger à la bergère. Les détracteurs du Ministre de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatobe Nyongolo, devront répondre de leurs fausses accusations à la justice congolaise, pour imputations dommageables. En réponses aux allégations formulées contre Amy Ambatobe par la société civiles environnementale, le MEDD (Ministère de l’Environnement et développement durable), a au cours d’une conférence de presse organisée à Kinshasa ce mercredi 05 septembre, tenu à rétablir la vérité sur ces affirmations qu’il qualifie de mensongères, « d’une frange de la société civile » qui cherche à tout prix la tête du ministre.

Benjamin Toirambe, secrétaire général à Environnement, entouré des membres du cabinet du Ministre, lors d’un point de presse à Kinshasa.

« Le MEDD constate avec amertume et exaspération, l’acharnement et une volonté pernicieuse et fade dirigée sur la personne de son Excellence docteur Amy Ambatobe Nyongolo, Ministre de l’Environnement et Développement durable, qui se bat bec et ongle pour appliquer la politique du gouvernement en matière de l’environnement, et donner une chance à ce secteur longtemps mis sous séquestre, de participer activement à la croissance économique de notre pays », a déclaré le Secrétaire général au MEDD, Benjamin Toirambe.

A en croire les membres de l’administration, et du cabinet du ministre de l’Environnement, décider d’aller mener une contre campagne à la base contre un candidat  à la députation nationale relève de l’acharnement injustifié.

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Phénomène naturel : B. Toirambe, « les pluies torrentielles du 4 janvier sont consécutives au changement climatique, mais les dégâts sont d’origine anthropique »

A en croire les données climatiques à la disposition du ministère de l’Environnement et Développement durable, le mois de janvier ne connait pas une forte pluviométrie il y a plusieurs années. La pluie qui a surpris Kinshasa le 4 janvier relève des changements climatiques. Mais les dégâts engendrés par celle-ci sont inhérents aux comportements de tout citoyen Kinois face au respect de l’environnement. C’est ce qu’a fustigé le Secrétaire général intérimaire de ce  ministère, Benjamin TOIRAMBE.

Benjamin Toirambe, Secrétaire général au Ministère de l’Environnement et Développement durable. (photo, Diams Diamonika – Envuronews)

Au moment où le pays s’apprêtait à commémorer la date du 4 janvier consacrée aux martyrs de l’indépendance, des pluies torrentielles se sont abattues sur la capitale congolaise, laissant la ville sans dessus ni dessous. Plus de 40 personnes ont perdu la vie, des milliers de maisons emportées, des érosions telles des plaies béantes, des routes et ponts coupées.

Plusieurs jours après, les débats sur ces catastrophes vont dans toutes les directions. Sur toutes les langues, l’heure est au Partage des responsabilités et mesures à prendre pour atténuer, si non enrayer cette colère météorologique.

La pression démographique que subit la ville de Kinshasa relègue en second plan les normes urbanistiques et environnementales. Bien que la loi stipule que les constructions sur les bassins versant et le long des rivières sont proscrites, les constructions anarchiques à Kinshasa se portent mieux qu’un poisson dans l’eau. Il ne suffit pas de mener une enquête d’expert pour se rendre compte des constructions faites sur les lits de rivières, et celles ayant rétréci les rues, empêchant ainsi les eaux de pluie à bien ruisseler.  « Dans ces catastrophes, le plus grand responsable est l’homme. L’homme congolais est ce qu’il est, si nous ne changeons pas notre comportement en faveur de l’environnement, nous serons confrontés à des catastrophes plus graves que celles que nous déplorons actuellement », a martelé Benjamin TOIRAMBE.

La vulnérabilité de la RDC aux changements climatiques est tributaire à la gouvernance environnementale. La gestion de déchets et l’apparition de certaines maladies en sont un cas d’école, a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, le Ministère de l’Environnement s’est concerté à l’interne pour voir dans quelle mesure il faudrait aider la ville de Kinshasa à sortir de la spirale d’inondations dans laquelle elle se trouve actuellement.

À en croire ce haut cadre du ministère,  le respect de l’environnement, le respect des normes urbanistiques et l’application de la loi foncière sont des solutions qui sauveront la ville Kinshasa.

Thierry-Paul KALONJI