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Brazzaville : les deux Congo sollicitent l’aide de la communauté internationale pour la gestion durable des tourbières

« Nous appelons la Communauté internationale, dont l’ONU Environnement, à travers l’Initiative mondiale sur les tourbières, à apporter leurs appuis aux deux Congo dans le processus de gestion durable des tourbières », c’est ce qui ressort de la 3ème réunion de partenaire de l’IMT qui s’est tenu à Brazzaville du 21 au 23 mars 2014.

Dans un communiqué final qui a marqué la fin des travaux, les délégués la RDC, et de la République du Congo se sont engagés à mettre en place une coordination et une coopération entre les différents secteurs gouvernementaux afin de protéger les avantages fournis par les écosystèmes de tourbières. Les pays s’engagent à mettre en place des cadres nationaux multisectoriels et multidisciplinaires pour assurer la gestion des tourbières de la cuvette centrale. Continuer la lecture de Brazzaville : les deux Congo sollicitent l’aide de la communauté internationale pour la gestion durable des tourbières

Forêt : les tourbières de la cuvette centrale au menu de la réunion de l’IMT à Brazzaville

Brazzaville, Capitale de la République du Congo abritera du 21 au 23 mars, la troisième réunion des partenaires de l’Initiative Mondiale sur les Tourbières (IMT). Organisée par le Ministère du Tourisme et de l’Environnement de la République du Congo, le Ministère de l’Environnement et Développement Durable de la République Démocratique du Congo et ONU Environnement, en partenariat avec la Commission Climat du Bassin du Congo, cette rencontre aura pour objectifs entre autres, accroître la sensibilisation sur les tourbières de la cuvette centrale, leur importance à l’échelle mondiale, et poursuivre le dialogue avec lesprincipales parties prenantes.

Des chercheurs dans les tourbieres à Lukolama (Province de l’Equateur). Crédit Photo infoCongo.

Les participants à cette conférence devront partager les expériences sur les approches et technologies pour la conservation, la restauration et la gestion durable des tourbières. Ils discuteront également des Continuer la lecture de Forêt : les tourbières de la cuvette centrale au menu de la réunion de l’IMT à Brazzaville

Forêts : « une bonne gestion des tourbières de la RDC passe par la foresterie communautaire », Irène Wabiwa  

Partant des exigences d’humidité, de température et de bons usages, la gestion des tourbières dépend également de la sauvegarde et de la protection des forêts par les communautés locales. Cet aspect est selon les experts, une solution très efficace dans la gestion de cette richesse récemment découverte en République démocratique du Congo. Cette affirmation a été faite, lors de la journée des solutions organisées par Greenpeace Afrique, ce 31 octobre à Matadi, dans la province du Kongo Central.

Cette journée de réflexion sur des solutions alternatives en vue de gérer au mieux les tourbières de la RDC, a mis en avant la foresterie communautaire, qui reste jusqu’à ce jour une alternative efficace dans la protection des forêts et au développement des Communautés locales.

« Notre pays a connu l’exploitation industrielle depuis plus de 10 ans. Cette exploitation qui ne profite ni au développement, moins encore à l’économie du pays a montré ses limites. Greenpeace pense que la foresterie communautaire est une solution alternative pour aller dans le sens de développement », a déclaré la responsable de campagnes forêt de Greenpeace Afrique, Irène Wabiwa. « Si le gouvernement congolais, et les bailleurs de fonds donnent la priorité à la foresterie communautaire, en sécurisant les droits de communautés locales, il y a une chance de maintenir nos forêts intactes et conserver les tourbières ».

A en croire Jules Katubadi, membre de l’ONG environnementale CODELT (Conseil pour la Défense de l’Environnement par la Légalité et la Traçabilité), il est important que les communautés locales connaissent leur droit pour mieux bénéficier des avantages de la conservation forestière. « La jouissance d’un droit part de la connaissance de celui-ci. Les communautés locales n’ont pas bénéficiés de leurs forêts par ce qu’il y avait un problème de connaissance de leurs droits. La volonté du législateur congolais à ce jour est non seulement de garantir les lois mais de permettre aux communautés locales de le reconnaître à travers les mécanismes mise en place dans les textes juridiques. Avec cette nouvelle approche des tourbières, il est souhaitable d’avoir au plus vite les outils juridiques de mise en œuvre de leurs gestion, pour en garantir les bénéfices des communautés locales », a-t-il souligné.

En effet, les problèmes de la foresterie communautaire ne réside pas au niveau des lois ni des concepts mais plutôt dans l’application de la loi. « Par rapport aux droits des Communautés locales, nous ne voulons pas tomber dans les mêmes erreurs que le processus REDD+. Il est important de voir en amont comme en aval les mécanismes de protection des droits des populations locales qui vivent autour des tourbières et voir dans quelle mesure les sécuriser par rapport aux investissements que ces tourbières attirent », a précisé déclaré Nadia Mbanzidi, experte juriste à Forest people program (FPP).

Les participants à ces travaux ont formulés quelques recommandations auprès des décideurs pour une bonne gestion des tourbières de Lokolama, notamment, la sensibilisation et le renforcement des capacités des Communautés locales. Les participants souhaitent aussi voir impliquer de façon systématique, toutes les parties prenantes dans la phase d’élaboration des politiques liées à la gestion des tourbières.

Un accent devrait être mis sur la valorisation des produits non lignés pour diminuer la pression sur les forêts. A la fin de ces assises, le navire Esperanza a permis à tous les participants de donner une chance aux forêts du Bassin du Congo, en laissant un vœu pour la protection des forêts congolaises.

 

Jennifer LABARRE

Forêts : les tourbières de la RDC, une nouvelle ressource pour contribuer au développement des communautés locales 

La découverte des tourbières au village Lokolama dans la province de l’Equateur vient renforcer l’urgence de mettre en place un modèle de développement pour les communautés locales afin d’améliorer leurs moyens de subsistance et leurs bien-être tout en protégeant les écosystèmes. Le sujet a fait l’objet d’un atelier de réflexion entre les décideurs et les communautés locales, ce 31 octobre, sur le navire Esperanza à Matadi.

Les tourbières forestières sont un héritage culturel pour les peuples autochtones vivant dans cette contrée. La découverte celles-ci à Lokolama représente une richesse énorme pour ces populations et une garantie de survie.

« Lorsqu’on découvre une richesse dans un milieu de vie des peuples autochtones, on doit d’abord capitaliser les bénéfices de celle-ci en tenant également compte des impacts socio-environnementaux et économiques. Nous pensons avoir droit de bénéficier de cette richesse parce que nous sommes partie prenante », a déclaré Valentin Engobo, porte-parole des peuples autochtones du village de Lokolama.

Pour le professeur Simon Lewis, les habitats naturels dans les tourbières récemment découverts sont moins explorés et moins connus dans l’expérience scientifique. Il a par ailleurs affirmé que ces tourbières d’une superficie de 140.000 mètres carré étendues entre les deux Congo dont le deux tiers se trouve en RDC, ne sont jusque-là menacées par les activités des Communautés locales. Cependant, la grande menace de ces tourbières reste l’industrie du bois. Sur les 57 concessions forestières représentant environ 5 millions d’hectares des forêts, 29 sont illégaux. Ces hectares chevauchent sur 650 milles mètre approximative des forêts marécageuses des tourbes qui renferment en elles le bois dur.

Enjeux et opportunités 

En effet, l’importance des tourbières ne se limite non seulement à la lutte contre les changements climatiques mais elles jouent un rôle de stockage de CO2 et contribue énormément à la stabilité des forêts.

Selon les scientifiques, les tourbières vont permettre de retracer le rôle des forêts du Bassin du Congo dans la régulation du climat mondial et celle des forêts congolaises à contenir les changements climatiques. Outre sa capacité de lutter contre les émissions de CO2, les tourbières renferme une biodiversité non encore découverte. D’où l’intérêt de poursuivre ces études dans ces habitats particuliers pour comprendre les liens entre les tourbières et la biodiversité.

Pour pérenniser ces résultats, un consensus a été trouvé par les parties prenantes avec quelques propositions, notamment l’opérationnalisation du cadre de gouvernance des tourbières en RDC, et l’élaborer d’un plan de renforcement des capacités.

Il s’avère aussi important d’envisager une mission des consultance des communautés locales vivant dans les zones des tourbières, mener des études prospectives [enquête socio-économique, cartographie participative], en partenariat avec le ministère de l’Environnement, et la sensibilisation des communautés sur la bonne pratique de gestion et protection des tourbières.

Greenpeace Afrique en a saisi l’occasion pour interpeller le gouvernement congolais à prendre des mesures drastiques en vue de s’assurer de la protection totale des forêts du Bassin du Congo.

 

Jennifer LABARRE

 

Forêt : la gestion des tourbières forestières, un nouveau défi pour le gouvernement congolais

Découvertes récemment en République démocratique du Congo, les tourbières forestières posent de défit majeurs liés surtout à leur gestion. Le ministre de l’Environnement et développement durable, Amy AMBATOBE a annoncé la signature d’un nouvel arrêté sur la gestion de ces tourbières forestières en RDC. Cette révélation a été faite lors de la journée politique organisée par Greenpeace Afrique sur Esperanza, ce 30 octobre à Matadi dans la province du Kongo Central.

Le ministre de l’environnement et développement durable, Amy Ambatobe, à Matadi sur le bateau Esperanza.
Crédit photo/ serge Ntumba Environews RDC

Cette journée qui a portée  sur la présentation de résultats de la recherche sur ces tourbières, avait pour objectif d’inciter et assurer une démarche participative dans la gestion des tourbières par l’application et la consultation des différentes parties prenantes notamment les communautés locales et les peuples autochtones, élaborer la stratégie nationale de gestion des tourbières et assurer la mise en œuvre de celle-ci par les principaux bailleurs technico-financiers, et la société civile.

« A l’issue de cette découverte, la RDC ira à la COP23 avec un lobbying portant sur l’importance de ses tourbières forestières et sa bonne gestion. C’est pourquoi nous avons anticipé avec l’arrêté pour une mise en place de cette unité de gestion », a déclaré le Ministre de l’Environnement et développement durable.

A en croire, Victorine Che Thoner, Responsable de la campagne forêt du Bassin Congo à Greenpeace Afrique, les tourbières forestières jouent un grand rôle dans la lutte contre les changements climatiques. Avec sa capacité énorme de séquestration du dioxyde de carbone, elles pourront contribuer à la protection des forêts  du Bassin du Congo, qui reste une préoccupation primordiale au regard des défis majeures qui pèsent sur elles.

« Cette nouvelle découverte des tourbières forestières en RDC, dans la province de l’Equateur, devra s’inviter à la table des discussions lors de la COP23 à Bonn, pour amener les décideurs à reconsidérer les approches de gestion et de protection des forêts du Bassin du Congo, dont celles de la RDC jouent un rôle important dans la lutte contre les changements climatiques. J’invite les autorités congolaises, à saisir cette opportunité pour présenter les résultats de cette recherche en Allemagne, en vue d’attirer l’attention du monde et augmenter le niveau de préoccupation pour protéger les forêts du Bassin du Congo », a-t-elle souligné.

Pour le professeur Corneille EWANGO, expert en écologie, ressources naturelles et écosystèmes tropicales, le gouvernement congolais doit assurer la protection de cet écosystème, pour bénéficier des fonds de paiements pour services environnementaux qui doit être  bien orientés au profit des communautés locales et peuples autochtones qui contribuent directement à la gestion des écosystèmes.

En effet, avec cette nouvelle donne de tourbières forestières, la RDC devrait encore peser sur l’échiquier international, par ce qu’elle amène non seulement la couverture forestière entant que cette galopée mais aussi le sous-sol qu’elle contient  en terme de tourbière avec sa capacité immense de séquestré le carbone, a estimé Irène WABIWA, responsable de la campagne forêt à Greenpeace Afrique, en RDC.

A la fin de cette cérémonie, le ministre congolais de l’Environnement et Développement durable, a formulé son vœu à l’arbre de souhait érigé dans le navire Esperanza, pour le futur des forêts du Bassin du Congo. « Nous voulons que la communauté internationale se joigne aux efforts qui sont entrain d’être déployer par le gouvernement congolais, en ce qui concerne la protection, la sauvegarde et la conservation de nos forêts mais aussi donner des moyens nécessaire pour que ces ressources profite aux populations locales et autochtones».

 
Jennifer LABARRE

Forêt : des scientifiques visitent les tourbières récemment découvertes en RDC

 Greenpeace Afrique organise du  27 au 29 octobre, une  expédition au village Lokolama, situé à près de 45 kilomètres de Mbandaka, Chef-lieu de l’ancienne province de l’Equateur. Les scientifiques, les autorités nationales, accompagnés de médias nationaux et internationaux  se rendrons dans les tourbières des forêts du Bassin du Congo  pour comprendre leur importance dans la lutte contre les effets des  changements climatiques.

Au cours de cette expédition, les scientifiques qui ont récemment découvert ces tourbières, vont continuer leur recherche et  mesurer la profondeur ainsi que le potentiel que ces gigantesques espaces renferment.

Selon les organisateurs, l’objectif de cette expédition est de montrer l’existence des tourbières dans les forêts intactes de la République Démocratique du Congo. Il s’agit surtout de montrer l’importance de ces tourbières dans la régulation du climat grâce leur grande capacité de stockage du dioxyde de carbone.

Les scientifiques auront donc l’opportunité d’expliquer aux journalistes et aux représentants du secteur forestier, l’importance de protéger les forêts du bassin du Congo et de conserver les zones de tourbières, précise le communiqué.

Après l’expédition, une journée d’échanges sera organisée sur le navire Esperanza avec les décideurs politiques, les scientifiques et les médias, afin de montrer les résultats de cette expédition et de discuter des solutions de conservation à mettre en oeuvre avec les communautés. Ensuite, certains participants vont raconter cette découverte cruciale dans la lutte contre le changement climatique à la COP23 à Bonn, à partir du 6 novembre, informent les organisateurs.

Cette expédition dans les tourbières s’inscrit dans cadre de la campagne “Donne une chance aux forêts du bassin du Congo” initiée par Greenpeace Afrique du 13 octobre au 10  novembre 2017 au Cameroun, en RDC et au Congo-Brazzavillle. Elle est appuyée par la présence du navire Esperanza, le plus grand navire de la flotte de Greenpeace, dans les eaux de la RDC depuis le 24 octobre 2017.

 

Alfred NTUMBA