Archives par mot-clé : UE

Conservation : Joseph Kabila incinère plus d’une tonne d’ivoire d’éléphant à Kinshasa

Le Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, a procédé à l’incinération symbolique de plus d’une tonne d’ivoire d’éléphant, et plus d’une tonne d’écailles de pangolin. La cérémonie d’incinération a été organisée ce dimanche 30 septembre, au Parc animalier de la N’sele, situé dans les encablures de là ville province de Kinshasa.

Incinération symbolique de l’ivoire dans le Parc national de la Garamba, le mercredi 13 juin 2018, pour célébrer les 80 ans d’existences du parc.

« Aujourd’hui la RDC confirme et réaffirme sa détermination dans la lutte contre la criminalité environnementale. Nous avons voulu démontrer par cet acte que désormais les marchés de l’ivoire, de perroquets, et d’écailles de pangolin doivent être supprimés totalement », a indiqué le directeur général de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), Cosma Wilungula.  

Pour le DG de l’ICCN, cette incinération est un  message fort en direction des braconniers et contrebandes à travers le monde entier. Au moins 15 tonnes de pointes d’ivoires ont été saisies, issues du braconnage et du commerce illicite des espèces animales protégées en RDC. « 15 tonnes d’ivoire ça fait au moins 5 mille éléphants abattus. Nous avons voulu faire voir que ça sert à rien de continuer à tuer les okapis, les éléphants, les pangolins parce qu’ils n’ont pas de prix, leur valeur est zéro », a-t-il précisé. Continuer la lecture de Conservation : Joseph Kabila incinère plus d’une tonne d’ivoire d’éléphant à Kinshasa

Forêt : le Congo Brazzaville accueille le 11ème forum sur la gouvernance forestière

Le 11ème Forum sur la gouvernance forestière (FGF) se tiendra  du 30 au 31 octobre prochain à Brazzaville, capitale congolaise. C’est la première édition, qui sera organisée dans le cadre du projet CV4C financé par l’Union européenne.

Ce forum régional qui sera organisé en collaboration avec le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo( PFBC), aura comme différents thèmes: le processus législatifs en matière forestière dans le Bassin du Congo, le REDD+ zéro déforestation , l’Agrobusiness, les synergies entre FLEGT, REDD+ et la gouvernance de l’utilisation des terres. Continuer la lecture de Forêt : le Congo Brazzaville accueille le 11ème forum sur la gouvernance forestière

Biodiversité : L’UE, le Canada, les USA et la Suisse s’opposent à la désaffectation partielle des Virunga et Salonga

La désaffection partielle du Parc national des Virunga et de celui de la Salonga pour une éventuelle exploitation pétrolière ne cesse de faire couler encre et salive. Après le mécontentement exprimé par société civile environnementale à ce sujet, c’est le tour de la Communauté internationale de se prononcer aussi sur ce même sujet.

Dans une correspondance adressée au premier ministre de la RDC, et dont Environews s’est procuré une copie, le quatuor (Union européenne, Canada, USA et Suisse), n’ont pas caché leur désapprobation à ce projet du gouvernement, qu’ils jugent d’incompatible avec la conservation de la biodiversité.

« Nous rappelons notre attachement au respect de l’intégrité de ces sites aux valeurs biologiques extraordinaires. L’exploitation et l’exploration pétrolière ne sont pas compatible avec le statut du patrimoine mondial ». Peut-on lire dans cette correspondance.

Les quatre missions diplomatiques en République démocratique du Congo rappellent la nécessité pour la RDC de mettre en avant plan le développement durable qu’elle poursuit dans le cadre de sa stratégie de croissance et réduction de la  pauvreté. «  Nous invitons donc l’Etat congolais à prendre toutes les mesures nécessaires afin que notre engagement commun de préservation de la biodiversité continue d’être respecté », ont-ils conclu.

Alfred NTUMBA

Forêt : Clôture de la première phase du Projet Formation Recherches et Environnement dans la Tshopo (FORETS)

Le CIFOR (Centre de Recherche Forestière Internationale),  a présenté à Kinshasa,  les résultats d’une série d’études sur les filières de développement et conservation dans le paysage de la Réserve de biosphère de Yangambi réalisées dans le cadre du projet FORETS ( Formation, Recherche et Environnement dans la Tshopo).

Au total, près de dix études ont été menées pendant cette période. Les analyses faites dans les filières agricoles et agroforestières, les secteurs de l’énergie et du bois, ont été complétées par des analyses approfondies du panorama institutionnel et la réduction d’un plan de développement des capacités des agents de certains partenaires clés basés à Yangambi, comme l’INERA, l’IFA et la MAB-UNESCO. Continuer la lecture de Forêt : Clôture de la première phase du Projet Formation Recherches et Environnement dans la Tshopo (FORETS)

Biodiversité : 3,3 millions d’euros pour la conservation, le développement et le désenclavement de Bili-Uélé

Quelques jours après la signature de la convention de subvention, l’AWF (African Wildlife Foundation) vient de lancer son projet de conservation à Bili-Uélé, dans la partie nord de la République démocratique du Congo. Ce projet de 50 mois dont le coût global est de 3,3 millions d’euros, soit 3 millions d’euros de subvention de l’UE et 300 mille euros représentant la contrepartie d’AWF, vise à assurer un avenir durable pour le complexe d’aires protégées de Bili-Uélé, ses populations et sa biodiversité.

Le projet va s’attaquer prioritairement à l’aménagement participatif du territoire et la gouvernance des ressources. Cette activité aidera l’ONG à identifier et planifier les activités économiques à développer avec les communautés locales. « Dès le début, ce sont des communautés qui sont impliquées dans la prise de décision pour leur future. Ce n’est pas à nous de leur dire quoi faire, mais on peut apporter notre expertise pour les aider », a précisé Jeff Dupain, vice-président d’AWF pour la zone Afrique centrale et Afrique de l’Ouest.

A en croire ce cadre de l’AWF, l’activité de planification d’utilisation des terres est une étape importante dans l’implémentation de ce projet car, elle permettra dans la suite, d’implanter de manière  pérenne, les différents micro-projets économiques, écologiques et sociales.

Au regard de besoins sur terrain, et du défi à relever pour la meilleure gouvernance de ce domaine de chasse, la protection des espèces,ainsi que l’amélioration des conditions de vie des communautés locales au tour de ce complexe, AWF compte revoir à la hausse sa contribution financière à ce projet. « Après la visite on s’est rendu compte que le besoin est beaucoup plus consistant. Je rentre à Nairobi pour trouver des partenaires publics et privés pour augmenter notre contribution », a déclaré le Directeur général de cette organisation, Thom Ogilvie-Graham en séjour en RDC.

Le premier contact avec les communautés locales  a  révélé le besoin d’un investissement conséquent dans le domaine de l’agriculture durable, la pêche, mais aussi dans la formalisation des activités minières artisanales, considérées comme l’un des piliers du développement économique de ce contré.

« L’activité minière artisanale c’est une expertise spécifique dont on a besoin. En ce moment même à Kinshasa nous sommes entrains d’échanger avec les experts qui vont nous accompagner dans les réflexions pour trouver des solutions potentielles », a indiqué M.  Dupain, qui pour lui, aucun développement n’est possible sans le désenclavement de cette région. « Toutes ces activités visent à désenclaver cette zone ».

Toutefois, l’ONG ne sous-estime pas non plus les menaces que représente cette zone considérée comme la porte d’entrée des braconniers. Elle entend cependant, développer la coordination avec les autres acteurs importants dans cette région pour faire face à   l’insécurité.

« C’est important de n’est pas sous-estimer le problème et les risques. Sans doute il y’a de risques pour notre staff comme il en est aussi pour les autres acteurs. On essaie de prendre de mesures pour les atténuer », a  précisé  le directeur général  d’AWF.

Quel partenariat pour quel résultat ?

L’ONG African Wildlife Foundation a signé un accord de cogestion avec l’INCCN (Institut congolais pour la Conservation de la Nature). Elle s’est engagée à accompagner cette institution congolaise dans la mise œuvre de la stratégie de conservation communautaire, en vue de promouvoir une conservation qui profite aux communautés riveraines. « Avec l’expertise que l’on a en RDC et ailleurs, nous accompagnons l’ICCN à trouver des solutions durables dans cette stratégie. Comment impliquer les communautés dans une meilleure gestion en faisant aussi le développement durable au tour de l’aire protégée ». A déclaré Jeff Dupain.  L’AWF apporte également son expertise à l’ICCN dans le zonage pour une exploitation durable des ressources.

Présente dans 16 pays d’Afrique avec plus de 40 projets, African Wildlife Foundation recherche à pérenniser le future de la faune sauvage et les terres sauvages en Afrique. Pour ce faire, elle identifie les populations prioritaires de grands mammifères et s’investie dans la conservation de ces espèces.

A Bili-Uélé, l’ONG est beaucoup plus intéressée par la population d’éléphants de foret et la sous-espèce des chimpanzés de l’Est. Rappelons que ce projet s’inscrit dans le cadre du programme des Écosystèmes des Forêts d’Afrique Centrale (ECOFAC VI), lancé l’an dernier à Douala au Cameroun.

Alfred NTUMBA

Conservation : l’Union européenne étend son intervention à Bili-Uélé

3 millions d’euros, c’est le montant que l’Union européenne  vient d’allouer  au Domaine de chasse de Bili – Uélé dans la partie  nord de la RDC.  La signature de la convention de subvention entre la délégation  de l’UE et l’Ong AWF ( African Wildlife Foundation), a  eu lieu à Kinshasa, le mardi, 16 janvier.

Ces financements s’inscrivent  dans le cadre du programme ECOFAC VI,  lancé l’année  dernière à  Douala  au Cameroun.  Ils sont destinés à renforcer la gestion  de cette aire  protégée et promouvoir le développement  durable des activités agricoles en vue d’assurer le développement  économique  des communautés  riveraines.  Continuer la lecture de Conservation : l’Union européenne étend son intervention à Bili-Uélé

Conservation : l’Union européenne peint le tableau de son engagement en RDC

C’est en présence des hommes d’affaire issus de différent secteurs et autres partenaires engagés dans la protection de l’environnement, que le chef de la délégation de l’Union européenne en RDC, Bart Ouvry,  a l’occasion de la réunion du cercle économique européenne, égrené les actions entreprises en faveur de la conservation de la nature et le succès obtenu pour attirer plus de touristes en République démocratique du Congo.Cette réunion tenue le 29 novembre à Kinshasa était entièrement axée sur la protection de l’environnement. La présence des différents intervenants suffisait pour comprendre combien cette rencontre était une tribune importante pour l’Union européenne qui est un acteur très engagé en faveur de l’environnement et de la conservation de la nature en RDC , de peindre le tableau de ses différentes réalisations.

En RDC, plus de 60 millions de personnes vivent dans ou à proximité des forêts. Une bonne gestion des parcs et autres aires protégées doit mettre l’homme au centre. Raison pour laquelle il est important Continuer la lecture de Conservation : l’Union européenne peint le tableau de son engagement en RDC

Bassin du Congo : la 17ème réunion du PFBC accouche des résolutions encourageantes

La  ville de Douala au Cameroun a abrité du 24 au 27 octobre 2017, la 17 ème  réunion du Partenariat pour les  forêts du bassin du Congo (PFBC).  Pendant 4 jours, les participants à cette rencontre ont travaillé d’arrache-pied pour que  cette réunion  accouche des résolutions qui permettront la conservation et la gestion durable des forêts du bassin du Congo.

De l’accueil réservé par le pays hôte aux multiples contributions de celui-ci, en passant par la qualité d’échanges des participants et des thèmes débattus, toutes les batteries  ont été mises en marche  pour que cette rencontre soit couronnée de succès.

A la clôture, toutes les parties ont souligné le progrès considérable accompli  dans l’atteinte des objectifs du renforcement de la coopération au sein du PFBC, en mettant en  exergue la valeur ajoutée de partenariat. L’augmentation considérable du nombre de membres de PFBC et l’ancrage  des nouvelles structures de coopération à savoir : le collège et le conseil de PFBC qui ont entamé leurs activités comme prévu, ont été perçus comme des signaux forts au cours de cette  17 ème réunion.

La grande innovation de cette rencontre  reste l’introduction à titre expérimental  d’un système de priorité annuelle de PFBC.  Ce mécanisme qui consistera à sélectionner les priorités à mettre en œuvre dans ce cadre jusqu’à la prochaine réunion devra d’une part  renforcer la prise en compte de la dimension sécuritaire dans la gestion et conservation de la faune sauvage, et développer une base de données pour les cellules de la mise en œuvre des résultats des actions menées par les partenaires du PFBC.

Les parties ont également exprimé leur satisfaction et appréciation pour les  réalisations issues de la facilitation de l’Union européenne qui prendra fin en décembre 2017. Elles se sont en outre félicitées de la confirmation selon laquelle, bien que sa mission de facilitation s’achèvera en décembre, l’UE restera membre engagé et actif du PFBC. Occasion pour elles d’émettre le vœu de voir les prochaines facilitations  se poursuivre sur la même lancée que celle empruntée par l’UE.

Trouver des moyens de coopérer avec d’autres secteurs clés au-delà de la foresterie et de l’environnement, et promouvoir de manière significative un engagement renforcé de partenariat avec les entités de secteurs privés, tels sont les 2 objectifs identifiés lors de la 16 ème réunion à Kigali en 2016. A  Douala, les parties ont appelé à poursuivre les efforts visant à promouvoir ces objectifs.

Au demeurant, des recommandations relatives aux questions de la protection et gestion durable des forêts du bassin du Congo, y compris le changement climatique ainsi que des nombreux autres documents et outils précieux pour les partenaires du PFBC ont été arrêtés.

 

Thierry-Paul KALONJI

 

ECOFAC VI : La RDC bénéficiera de 120 millions d’euros de l’Union européenne

La République démocratique du Congo bénéficiera d’une enveloppe globale de 120 millions d’euros de l’Union européenne, dans le cadre de l’exécution de la sixième phase du programme des « Ecosystèmes Fragilisés d’Afrique Centrale » (ECOFAC VI). La Représentante de l’Union européenne, Chantale Marissen, l’a révélé aux médias, lors de la clôture de la 17ème réunion du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC), qui s’est tenue à Douala du 24 au 27 octobre 2017.    

Chantale Marissen , Représentante de l’UE, lors de la 17ème  réunion du PFBC à Douala (Cameroun), Photo – Alfred NTUMBA/ Environews RDC

« La RDC est un pays riche en biodiversité. Nous lui avons affecté 120 millions d’euros, et nous sommes en train de voir si nous pouvons affecter plus d’argents à ce pays », a-t-elle précisé.

Outre cette enveloppe, l’Union européenne entrevoit la possibilité de financer davantage la RDC, grâce au volet de la coopération régionale de l’ECOFAC VI, sensé financer la création d’une zone  transfrontalière de conservation entre la RDC, la RCA et le Tchad. « Nous lançons ECOFAC VI, mais nous sommes en train de négocier avec la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Cetrale), pour un montant supplémentaire. Ce qui ne sera pas financé  par ECOFAC VI, le sera par ces financements additionnels », a-t-elle déclaré.

L’Union européenne se félicite de son  partenariat avec la RDC, et du sérieux de différents acteurs avec lesquels elle travaille au quotidien. Chantale Marissen a également révélé que son institution va bientôt célébrer les 30 ans de partenariat et de succès avec le Parc National des Virunga, situé dans la partie Est du pays.

Après le lancement au mois de juillet, à Libreville (Gabon), de la sixième phase du programme des « Ecosystèmes Fragilisés d’Afrique Centrale » (ECOFAC VI), l’Union européenne a lancé le volet Cameroun de ce programme à Douala, le mercredi 25 octobre 2017. Viendra en suite le lancement d’autres volets dans le pays membres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC).

 

Depuis Douala, Alfred NTUMBA

Agroforesterie : Amy Ambatobe visite le projet NTSIO à 225 kilomètres de Kinshasa

Le ministre de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatobe et le Chef de la délégation de l’Union européenne, Bart Ouvry, ont effectué ce dimanche 01 octobre une visite de terrain en vue de palper du doigt les réalisations déjà obtenues dans le cadre du projet d’agroforesterie communautaire  de NTSIO, situé à près de 150 kilomètres de Kinshasa.

Les fermiers de NTSIO lors de la visite du ministre de l’Environnement et Développement durable. (Photo Nounou Ngoie)

L’Objectif de cette visite était de se rendre compte des résultats atteints depuis le lancement de ce projet en 2012.
Amy Ambatobe et Barth Ouvry ont également assisté à la cérémonie de remise des titres fonciers aux fermiers par les chefs coutumiers.

Les bénéficiaires, regroupés en 4 à paysannes ont salué l’implication de l UE dans la réalisation de ce projet, dupliqué sur l’expérience du projet Mampu, considéré aujourd’hui comme un modèle d’agroforesterie communautaire.

Les fermiers bénéficiaires de cette reconnaissance, ont  souligné que ces titres fonciers qu’ils ont reçu aujourd’hui, les sécurisent. Ils sont désormais propriétaires des terres qu ils mettent en valeur pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

Au total, 260 fermiers se partagent les terres et cultivent principalement du manioc, du mais, et d autres légumineuses à NTSIO. Selon les expériences de ces fermiers, chaque ferme produit en moyenne, 4 à 5 tonnes de cossette de manioc par année sur un espace de 17 hectares. Une véritable source de revenus  à pour cette communauté, qui voit en ce projet, le salut et un moyen de développement pour leurs progénitures.

Bien avant de quitter NTSIO, le  Ministre de l’Environnement et Développement durable a planté symboliquement 3 jeunes plantules d’ accasias. Il promis tout le soutien de son ministère à projet.

 

Avec Nounou Ngoie