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ECOFAC VI : La RDC bénéficiera de 120 millions d’euros de l’Union européenne

La République démocratique du Congo bénéficiera d’une enveloppe globale de 120 millions d’euros de l’Union européenne, dans le cadre de l’exécution de la sixième phase du programme des « Ecosystèmes Fragilisés d’Afrique Centrale » (ECOFAC VI). La Représentante de l’Union européenne, Chantale Marissen, l’a révélé aux médias, lors de la clôture de la 17ème réunion du Partenariat pour les forêts du Bassin du Congo (PFBC), qui s’est tenue à Douala du 24 au 27 octobre 2017.    

Chantale Marissen , Représentante de l’UE, lors de la 17ème  réunion du PFBC à Douala (Cameroun), Photo – Alfred NTUMBA/ Environews RDC

« La RDC est un pays riche en biodiversité. Nous lui avons affecté 120 millions d’euros, et nous sommes en train de voir si nous pouvons affecter plus d’argents à ce pays », a-t-elle précisé.

Outre cette enveloppe, l’Union européenne entrevoit la possibilité de financer davantage la RDC, grâce au volet de la coopération régionale de l’ECOFAC VI, sensé financer la création d’une zone  transfrontalière de conservation entre la RDC, la RCA et le Tchad. « Nous lançons ECOFAC VI, mais nous sommes en train de négocier avec la CEEAC (Communauté Economique des Etats d’Afrique Cetrale), pour un montant supplémentaire. Ce qui ne sera pas financé  par ECOFAC VI, le sera par ces financements additionnels », a-t-elle déclaré.

L’Union européenne se félicite de son  partenariat avec la RDC, et du sérieux de différents acteurs avec lesquels elle travaille au quotidien. Chantale Marissen a également révélé que son institution va bientôt célébrer les 30 ans de partenariat et de succès avec le Parc National des Virunga, situé dans la partie Est du pays.

Après le lancement au mois de juillet, à Libreville (Gabon), de la sixième phase du programme des « Ecosystèmes Fragilisés d’Afrique Centrale » (ECOFAC VI), l’Union européenne a lancé le volet Cameroun de ce programme à Douala, le mercredi 25 octobre 2017. Viendra en suite le lancement d’autres volets dans le pays membres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC).

 

Depuis Douala, Alfred NTUMBA

Agroforesterie : Amy Ambatobe visite le projet NTSIO à 225 kilomètres de Kinshasa

Le ministre de l’Environnement et Développement durable, Amy Ambatobe et le Chef de la délégation de l’Union européenne, Bart Ouvry, ont effectué ce dimanche 01 octobre une visite de terrain en vue de palper du doigt les réalisations déjà obtenues dans le cadre du projet d’agroforesterie communautaire  de NTSIO, situé à près de 150 kilomètres de Kinshasa.

Les fermiers de NTSIO lors de la visite du ministre de l’Environnement et Développement durable. (Photo Nounou Ngoie)

L’Objectif de cette visite était de se rendre compte des résultats atteints depuis le lancement de ce projet en 2012.
Amy Ambatobe et Barth Ouvry ont également assisté à la cérémonie de remise des titres fonciers aux fermiers par les chefs coutumiers.

Les bénéficiaires, regroupés en 4 à paysannes ont salué l’implication de l UE dans la réalisation de ce projet, dupliqué sur l’expérience du projet Mampu, considéré aujourd’hui comme un modèle d’agroforesterie communautaire.

Les fermiers bénéficiaires de cette reconnaissance, ont  souligné que ces titres fonciers qu’ils ont reçu aujourd’hui, les sécurisent. Ils sont désormais propriétaires des terres qu ils mettent en valeur pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

Au total, 260 fermiers se partagent les terres et cultivent principalement du manioc, du mais, et d autres légumineuses à NTSIO. Selon les expériences de ces fermiers, chaque ferme produit en moyenne, 4 à 5 tonnes de cossette de manioc par année sur un espace de 17 hectares. Une véritable source de revenus  à pour cette communauté, qui voit en ce projet, le salut et un moyen de développement pour leurs progénitures.

Bien avant de quitter NTSIO, le  Ministre de l’Environnement et Développement durable a planté symboliquement 3 jeunes plantules d’ accasias. Il promis tout le soutien de son ministère à projet.

 

Avec Nounou Ngoie

Climat : Le Canada la Chine et l’UE échangent au tour de l’accord de Paris

Plus que 50 jours nous séparent de la prochaine conférence de l’ONU sur le climat, qui se tiendra à Bonn en Allemagne, sous la présidente des îles Fidji. Sans les USA, premier pays pollueur qui s’est désengagé de l’Accord de Paris sur le climat conclu en décembre 2015, cette COP 23 a plus que jamais besoin d’une nouvelle synergie de tous les Etats pour atteindre les objectifs qu’ils se sont assignés à Paris.

C’est dans cette perspective que Montréal accueillera ce samedi 16 septembre une rencontre qui réunira une trentaine de ministres de l’environnement, pour tenter de progresser sur la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat.

Initiée par la Chine, l’Union Européenne et le Canada, cette rencontre qui réunit plus de la moitié des pays du G20 se veut un premier rassemblement du genre visant à galvaniser davantage l’élan mondial pour la mise en œuvre de l’accord de Paris, sur lequel repose l’espoir de tous ceux qui espèrent voir la planète sortir de la fournaise du réchauffement climatique qui l’embrase.

Pour l’hôte de cette réunion, Justin Trudeau premier ministre Canadien, son pays veut se démarquer de son puissant voisin (USA), sur l’environnement et s’engager résolument vers une économie plus responsable et moins gourmande en énergies fossiles.

Acteur incontournable dans la lutte contre le Changement climatique, la Chine va poser sur table à Montréal une avancée potentielle majeure dans les transports. Comme la France et le Royaume-Unis, le pays de Confucius a annoncé son intention d’interdire la vente d’automobiles propulsées par des moteurs à carburant fossiles, un objectif gigantesque pour le premier marché automobile au monde.

Outre les ministres de l’environnement du Canada, des pays de l’UE et de la Chine, ceux des pays comme la Russie, l’Inde, le Mexique, le Brésil, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, la Corée du Sud et la Turquie sont invités à cette rencontre.

A cette liste d’invités s’ajoutent également les ministres de l’environnement des pays les plus touchés par le changement climatique comme les îles Marshall, les îles Fidji, les Maldives, l’Ethiopie et le Mali.

La tenue de cette conférence dans l’agglomération Québécoise ne relève pas du hasard. C’est à Montréal que fut signé Il y a 30 ans l’accord international sur l’environnement visant à interdire des substances à l’origine de la destruction de la couche d’Ozone.

L’application de cet accord a permis à ce jour la diminution du trou de la couche d’ozone grâce à la suppression définitive des chlorofluorocarbures CFC. Une fois de plus, le Canada veut jouer le rôle de sapeur-pompier de la planète.

 

Thierry-Paul KALONJI

Alimentation : la délégation de l’Union européenne en RDC évalue ses 12 projets de sécurité alimentaire

La Délégation de l’Union européenne en RDC a organisé un atelier de partage d’expérience à l’intention des acteurs de mise en œuvre des 12 projets financés par l’UE entre 2010 et 2013, à Kinshasa, du 29 au 30 mai.


Ces projets s’inscrivent dans le programme thématique Sécurité alimentaire de l’Union européenne. Ces deux journées ont permis aux bénéficiaires de partager et d’analyser avec le gouvernement, les partenaires techniques et financiers et différents
acteurs du développement agricole et rural, les leçons apprises à travers l’exécution de ces projets, leurs succès mais aussi les difficultés rencontrées dans 4 domaines clés de la coopération de l’Union Européenne à savoir, la promotion d’une agriculture durable respectueuse de l’environnement, la prise en compte du genre et amélioration de la condition des femmes, ainsi que la structuration du monde rural et l’amélioration de la gouvernance
locale.

Pour l’Ambassadeur de l’UE, Bart Ouvry qui a clôturé ces travaux, à travers les financements de ces différents projets, l’UE voudrait s’engager dans le long terme en allant au-delà de l’aide humanitaire qui est plutôt à court terme.  » Cette projection vers l’avenir consiste également à apporter de l’aide aux populations afin de renforcer leurs capacités de résilience en ce qui concerne entre autre le changement climatique », a-t-il informé.

Il a saisi cette occasion pour rappeler aux partenaires internationaux
et nationaux la responsabilité commune à assurer la pérennité des
projets au travers la transmission des connaissances (renforcement des
capacités) aux populations au-delà des aides matérielles et
financières.

Il s’agit donc d’aider les populations ciblées, en leur donnant les semences pour faire germer le développement durable. En ce moment où la plupart des projets se rapprochent de leur fin,
Bart Ouvry a invité les représentants des gouvernements à être attentif aux capacités générées par les groupes d’acteurs.
Signalons qu’en plus des mécanismes traditionnels de suivi de projet,
la DUE s’est dotée d’un mécanisme spécifique de monitoring régulier
afin de garantir la bonne exécution de ces projets, l’atteinte de
leurs résultats et objectifs.
Myriam Iragi
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Biodiversité : « Le monde entier s’est inquiété pour l’avenir des éléphants, et on a presque oublié tout le reste » ( Interview exclusive de Romain Calaque)

L’Union européenne a présenté récemment «Au delà des éléphants, une approche stratégique de l’Union européenne pour la préservation de la biodiversité en Afrique ». Environews RDC, a tendu son micro à Monsieur Romain Calaque, expert en charge de la facilitation des initiatives de l’Union européenne dans la conservation de la nature en Afrique centrale.

Romain parle de l’apport et de l’engagement de son Institution, du partenariat et du volume d’activités déployées en Rdc. L’entretien a eu lieu dans les locaux de la délégation de l’Union européenne à Kinshasa – Gombe.

Romain Calaque, facilitateur de l’Union européenne

Environews RDC (ENV) : Romain Calaque, vous avez présenté l’approche stratégique de l’Union européenne pour la conservation de la nature en Afrique. Vous l’avez intitulé « Au-delà des éléphants », pourquoi cette appellation ?

Romain Calaque (R.C) : Il y a deux raisons qui expliquent cela. La raison constitutionnelle et historique. Historiquement parce que cet exercice stratégique a débuté au moment de la grande crise des éléphants en Afrique Centrale, et leur massacre dans les aires protégées au Nord du Cameroun. Le monde entier quasiment, s’est inquiété pour l’avenir des éléphants de la sous-région et on a presque oublié tout le reste.

L’Union européenne travaille depuis longtemps dans le secteur de la protection de la nature en Afrique centrale et prend en compte cette crise.
Constitutionnellement, le concept relève du fait que les éléphants sont une sorte d’ambassadeur. Ils représentent donc beaucoup des sujets qui tourne autour de la biodiversité. Ce concept est un moyen de démarrer par les éléphants et ensuite aller au-delà.

ENV : Et qu’en fait l’Union européenne ?
RC : L’Union européenne travaille depuis longtemps dans le secteur de la protection de la nature en Afrique centrale, et prend en compte cette crise. Ensuite elle fait tous les efforts nécessaires pour y répondre mais, en même temps ne pas abandonner toute autre activité financée en amont. Le concept relève du fait que les éléphants sont une sorte d’ambassadeur. Ils représentent donc beaucoup des sujets qui tournent autour de la biodiversité. Ce concept est un moyen de démarrer par les éléphants et ensuite aller au-delà.

ENV. : De manière succincte, en quoi consiste cette stratégie ?

R.C. : Il s’agissait ici de décréter une urgence et conserver une stratégie à long terme, d’où l’intérêt de travailler sur une orientation stratégique à une échelle très vaste dans toute l’Afrique qui s’est déclinée dans la sous-région, Afrique centrale, australe et orientale. Il était important d’avoir un document de référence, un guide qui permettrait aux agents de l’union européenne de s’en référer.

ENV.: L’approche stratégique propose que des efforts soient conjugués pour favoriser les engagements à longue durée dans les aires protégées. Cependant, certains experts pensent que le modèle de gestion aujourd’hui en vogue, le Partenariat Public-Privé (PPP), exécuté notamment dans certaines aires protégées de la RDC, renferme les germes du néo-colonialisme. Y avez-vous pensé ?

R.C. : C’est un débat qui agite le secteur, il y a plus d’une dizaine d’années. Le Réseau des aires protégées d’Afrique centrale (RAPAC), a organisé en 2007 des débats sur les différentes modalités de gestion des aires protégées en Afrique Centrale.

A l’époque, la RDC était un pays pilote. On avait commencé dans le Virunga, et l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) s’est rendu compte dans le contexte très particulier que c’était une solution efficace pour éviter le pire, et l’Union européenne était le principal partenaire financier des délégations de gestion.

Aujourd’hui on peut dire du point de vue résultat que la faune a été préservée, la plupart des délégations se sont révélées comme un engagement efficace. Quid de la question politique ? S’agit –il du néo-colonialisme ou de l’abandon de souveraineté ?

Ce n’est pas seulement cette modalité de gestion des aires protégées que l’on peut taxer de néocolonial. Ça fait des décennies que la conservation de la biodiversité est traitée de néocoloniale parce que financée et gérée techniquement par les occidentaux, les européens en particulier. Cette question de la puissance coloniale déborde largement la simple délégation de gestion.

Cette question n’a pas été résolue. D’une part on a constaté que les délégations génèrent un problème de frictions, de tensions, donc il a fallu au fil des années identifier ces tensions, les prendre compte et y répondre.

ENV. : L’Union européenne entend injecter 50 % de ses financements dans le développement humain au tour des aires protégées. Quelles sont les astuces que vous comptez mettre en place pour booster ce développement ? Et après combien de temps faudra-t-il pour palper du doigt les retombées de ces investissements ?

RC : Dans le cas de la RDC, le processus stratégique global a débuté il y a 4 ans, le processus d’adaptation de mise en œuvre pour le pays a commencé il y a 2 ans et donc le contrat de subvention sur la modalité adaptée par l’Union européenne vient juste d’être signer.

A priori, de manière étatique, l’Union européenne est d’accord sur un système de suivis de ses projets. Il faut souligner que c’est le gros des investissements de toute l’Afrique, en RDC avec 120 millions d’euros, suivi du Tchad. La RDC et son partenaire ont voulu mettre la barre très haute pour que les territoires très conséquents soient-ils en terme d’argent, de population humaine et de biodiversité, soient appuyés avec un système de suivi et évaluation qui est également très ambitieux. Les premiers résultats seront évalués d’ici un à deux ans.

ENV. : L’Union européenne investit beaucoup en RDC, surtout dans le domaine de la conservation avec le 11ème FED. Quelle lecture faites-vous de différents projets ? En êtes-vous satisfait ?

RC : D’une part il faut dire que c’est une grosse somme d’argent, un volume assez important, c’est un de plus anciens partenariats et donc, on a une possibilité de lire ça dans le temps de manière assez exceptionnelle. Beaucoup de pays n’ont que 10 ans d’expérience avec l’Union européenne, en ce qui concerne la RDC, c’est 30 ans d’expérience.

C’est vraiment une lecture qui peut faire longtemps. On n’a pas enraillé la 6ème extinction en cours au pays. Mais on se bat pour augmenter les moyens engagés dans cette lutte. Disons que la crise est là, et on n’a pas réussi à enrailler les courses du déclin.

ENV. : Pas plus tard qu’il y a quelques jours, les éléphants en divagation ont détruit des champs et tué 1 femme dans le Katanga. L’ICCN tente de ramener ces pachydermes dans le parc, mais il est confronté à d’énormes difficultés financières. L’Union européenne ne peut-elle pas intervenir urgemment dans cette cause ?

RC : C’est un sujet de conflit homme-faune en générale, et homme – éléphant en particulier. On retombe sur « Au-delà des éléphants », parce qu’il existe des conflits faune de manière globale.

Ces conflits sont les résultantes de la perturbation des écosystèmes. Ils apparaissent comme de plus en plus problématique alors même que le nombre d’éléphants continue de décroitre et dans ce cas spécifique du Katanga, on a beaucoup moins de pachydermes qu’il y a 20 ou 30 ans, pourtant ces conflits deviennent de plus en plus en alerte parce qu’ils sont plus une cristallisation d’une dégradation globale des conditions de la biodiversité et des conditions des habitats. C’est plus une conséquence pour nous qu’une cause et il faut comprendre qu’on a les mêmes problèmes dans les régions riches.

ENV. : L’UE investit beaucoup en Afrique centrale dans le domaine de la conservation pour favoriser l’intégration sous régionale, comme cela a été avec son histoire. Y a t-il du répondant en face ?

RC : C’est un grand succès. Je pense que l’action de l’UE en Afrique centrale est au niveau régional. Il faut comprendre que quand vous comparez la situation de l’Afrique centrale avec les gens qui y vivent, ils ne se rendent pas compte parce qu’ils voyagent dans la sous-région, mais ils n’ont toujours pas l’occasion d’aller voir ailleurs. Il faut mesurer qu’aujourd’hui, pratiquement les ¾ des conservateurs des aires protégées ont des relations régulières parfois amicales avec leurs collègues des autres pays. C’est qui n’est pas le cas avec d’autres secteurs. Aucune fois on a vue de réunir les ministres de la santé d’Afrique centrale. Mais par année, les ministres en charge de l’environnement et forêt de la sous-région se réunissent presque deux fois pour parler forêt et environnement.

Je reste convaincu que comme l’agriculture la été pour l’Union européenne, le secteur des forêts reste l’unique qui favorisera l’intégration de la sous région.

Vous pouvez suivre l’intégralité de cette interview vidés sur nos chaines partenaires et très prochainement sur notre site.
Interview réalisée par Jennifer LABARRE

Conservation : la situation politique serait l’une des causes du retard de décaissement du 11ème FED en RDC

Depuis la signature du 11ème Fonds européen de développement (FEF) en 2014, aucun décaissement n’a encore été effectif pour permettre à l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), de mettre en œuvre sa politique de conservation in-situ dans les parcs nationaux et aires protégées de la RDC. 

« Il y a 120 millions d’euros destinés au secteur de la conservation. Nous sommes en attente du décaissement. Les procédures sont très avancées, nous sommes au dernier virage des négociations avec l’Union européenne. Il se pourrait que le montant initial soit revu à la hausse d’après d’autres procédures du partenaire », a fait savoir le Directeur de cabinet du Directeur général de l’ICCN, Augustin Ngumbi.

Ces fonds qui seront décaissés par l’Union européenne ont pour objectif d’assurer le développement global de la conservation dans les 4 parcs phares du pays, à savoir : la Garamba, le Virunga, la Salonga, et l’Upemba. « Il y a les axes prioritaires qui ont été identifiés notamment la protection des espèces dans leurs milieux naturels, le renforcement de la gestion des parcs sus évoqués qui connaissent beaucoup des problèmes, dont le plus récurrent est le braconnage », a précisé le Dircab.

Au-delà de la conservation in-situ, ces fonds permettront entre autres d’améliorer les conditions de vies des populations riveraines, le développement des infrastructures, le développement de l’agriculture de subsistance et la prise en charge effective des éco gardes.

Le retard dans le décaissement

D’aucun se pose la question de savoir le pourquoi du retard dans le décaissement de ces fonds ? Si bien que personne ne veut l’avouer tout haut, cependant l’œil avertit constate que la situation politique que traverse la RDC serait l’une des causes qui justifient ce grand retard. « Outre les multiples procédures d’accès à ce fonds, il faut comprendre aussi que la situation politique actuelle du pays aurait un impact sur ce retard de décaissement », a estimé Augustin Ngumbi et d’ajouter qu’une fois décaissés, ces fonds rencontreront les besoins auxquels ils sont destinés.

Les financements du 11ème FED, vise globalement à contribuer à l’amélioration de la bonne gouvernance économique des ressources naturelles, la gestion durable des aires protégées et la préservation de la biodiversité.

Jennifer LABARRE

1 an après la fin du projet PARAU, Jean – Michel Dumont s’en va

« … Avec le projet PARAU, nous avons essayé de mettre en place un système qui fonctionne et qui a prouvé son efficacité, car le taux de maladies hydriques avait baissé de 70% dans les communes couvertes par ce projet. On a prévenu les autorités congolaise en avance, on a accepté la demande du Premier ministre de prolonger d’un an le projet, aujourd’hui, nous ne sommes pas content de bisbilles entre la mairie et la primature. C’est vraiment triste ». Continuer la lecture de 1 an après la fin du projet PARAU, Jean – Michel Dumont s’en va