Archives par mot-clé : UICN

Conservation : Lancement à Bissau de la  3ème édition du Forum régional de la conservation en Afrique centrale et occidentale

Bissau, la capitale de la Guinée Bissau abrite la troisième édition du   Forum régional de la conservation en Afrique centrale et occidentale. Ces assises qui ont débuté ce mardi 09 juillet, sont  considérées comme importantes car, elles  préparent trois  évènements majeurs relatifs à la conservation prévus en 2019 et 2020, à savoir la 25ème conférence des parties à la convention cadre des nations-unies sur les changements climatiques, le congrès mondial de la nature, ainsi que  la 15ème réunion de la conférence des parties  à la convention sur la diversité biologique.

« Les grands événements mondiaux prévus en 2020 offrent une opportunité unique de placer la nature au cœur de l’agenda politique, national et international. Nous devons donc travailler activement  pour influencer l’agenda international de la conservation et du développement durable », a déclaré Grethel Aguilar directrice Générale p.i de l’UICN.

Conserver la nature pour la paix, la sécurité et le développement économique durable en Afrique centrale et occidentale, tel est le thème de ces travaux qui réuniront pendant trois jours les représentants de gouvernements, de la société civile, de chercheurs, de communautés de la conservation et d’autres acteurs politiques de l’Afrique centrale et occidentale.

Au regard des différentes menaces qui planent sur la biodiversité dans ces régions d’Afrique, ce  forum se veut donc un cadre de réflexion et d’échanges pour les membres et experts des six Commissions thématiques (Ndlr Gestion des Ecosystèmes , Sauvegarde des Espèces , Aires Protégées , Droit de l’environnement , Education et Communication , Politiques Environnementales, Economiques et Sociales) et partenaires de l’UICN (États, ONG, société civile). Continuer la lecture de Conservation : Lancement à Bissau de la  3ème édition du Forum régional de la conservation en Afrique centrale et occidentale

Conservation : Des conservateurs de la zone ACP dotés des capacités sur l’utilisation de l’outil IMET

C’est sur une note satisfaisante qu’a pris fin l’atelier de formation des coaches de l’observatoire des aires protégées de l’Afrique centrale et de l’ouest. Ouverts le 20 mai dernier à Kinshasa, ces travaux organisés  par le programme pour la biodiversité et la gestion des aires protégées (BIOPAMA), en collaboration avec l’Institut congolais pour  la Conservation de la Nature (ICCN) avaient pour but de recycler des coaches formés en 2015, et initier les nouveaux, en vue de renforcer leurs compétences dans la gestion efficace des aires protégées, particulièrement en recourant à l’Outil IMET.  Après deux semaines de formation,  les organisateurs et les participants sont tous  unanimes sur les avancées  enregistrées grâce à ces assises de Kinshasa.

« Les résultats sont très satisfaisants à l’issue de cet atelier car non seulement les participants étaient très engagés à suivre cette formation mais l’interaction qui l’a caractérisé  était formidable. Les coaches étaient vraiment  disposer à apprendre, qu’il s’agisse des concepts ou de la maîtrise globale de l’outil, et sont actuellement capables de conduire des exercices IMET » s’est félicité Serges-Roberteau Tchofffo, chargé technique régional  de BIOPAMA en Afrique centrale et de l”ouest.

Une fois de  retour dans leurs pays, ces conservateurs devront organiser au niveau de leurs institutions  d’appartenance,  des ateliers de restitution de cette formation de manière à ce que ceux qui n’étaient pas  à Kinshasa puissent aussi bénéficier des enseignements qui ont été dispensés pendant ces  deux semaines de formation. Faire large diffusion de ces connaissances se veut un moyen efficace pour aiguiser  les capacités des conservateurs afin de bien s’appliquer dans la gestion des aires protégées. Continuer la lecture de Conservation : Des conservateurs de la zone ACP dotés des capacités sur l’utilisation de l’outil IMET

Biodiversité : 46 conservateurs de l’Afrique centrale et de l’Ouest en formation à Kinshasa

Kinshasa accueille depuis  le lundi 20 mai, un atelier de formation des coaches de l’Observatoire des aires protégées de l’Afrique centrale et de l’ouest. Organisés par le Programme pour la Biodiversité et la Gestion des Aires protégées (BIOPAMA), en collaboration avec l’Union internationale pour la Conservation de la nature (UICN), ces travaux qui se clôtureront le 31 mai prochain s’inscrivent dans un cadre bien précis. Il s’agit d’une stratégie  de renforcement des capacités des gestionnaires des aires protégées, une initiative de BIOPAMA en accord avec les observatoires régionaux.

« Cette formation est axée sur l’apprentissage  autour de l’outil IMET (Integrated Management Effectiveness Tool), qui est un outil développé dans le cadre du BIOPAMA et qui renforce l’efficacité de gestion des aires protégées. Nous voulons utiliser cet outil de sorte que les conservateurs parviennent à des meilleurs  résultats dans leur travail de conservation  », a renseigné Tanya Merceron, coordonnatrice BIOPAMA pour l’Afrique centrale et de l’ouest.

BIOPAMA est un programme mis en œuvre sous l’initiative du groupe des pays  d’Afrique caraïbe pacifique (ACP) et financé par l’Union européenne. Ce programme qui est mise en œuvre dans 79 pays concerne l’appui, le renforcement des capacités et la mise à disposition d’outils qui puissent permettre la prise de décisions éclairées, basées sur les données réelles des aires protégées. Continuer la lecture de Biodiversité : 46 conservateurs de l’Afrique centrale et de l’Ouest en formation à Kinshasa

Conservation : les gorilles des montagnes passe de l’espèce en danger critique à en danger

GreenPeace salue  le changement du statut  de conservation des gorilles des montagnes qui passe de « en danger critique » à « en danger »,  , suite à l’augmentation de leur nombre dans les forêts du bassin du Congo, et plus précisément dans le parc national des Virunga en RDC, a déclaré Raoul Monsembula, son Coordonnateur Régional de l’Afrique Centrale.

Divulguée par  l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la nouvelle sur le changement de statut des gorilles de montagnes a  poussé  plusieurs défenseurs de la nature qui redoutaient l’extinction de cette espèce, à élever leur voix pour exprimer leur satisfaction sur l’éloignement (bien que moindre)  de l’épée de Damoclès qui planait sur la  tête de  cette sous-espèce..

« Nous saluons le changement du statut des gorilles des montagnes suite à l’augmentation de leur nombre  dans les forêts du bassin du Congo, et encourageons par la même occasion les efforts de conservation  consentis ces dernières années », s’est félicité Raoul Monsembula, Coordonnateur Régional de l’Afrique Centrale de Greenpeace Afrique. Continuer la lecture de Conservation : les gorilles des montagnes passe de l’espèce en danger critique à en danger

Biodiversité : L’huile de palme decime les espèces mais son interdiction n’est pas une solution non plus

Au total 193 espèces inscrites sur la liste rouge de l’UICN menacées d’extinction sont concernées aussi par l’expansion des plantations d’huile de palme, selon un rapport de cette institution publié ce mercredi. UICN vise à fournir une solution constructive pour améliorer la durabilité dans l’industrie de l’huile de palme.

Malgré cela, pour cette organisation, interdire l’huile de palme augmenterait très certainement la production d’autres cultures oléagineuses pour répondre à la demande d’huile, et ne ferait ainsi que déplacer le problème sans l’arrêter. Mais l’appauvrissement de la biodiversité à l’échelle mondiale causé par l’huile de palme reste très significatif.

« Lorsque vous étudiez les impacts désastreux de l’huile de palme sur la biodiversité à une échelle mondiale, il n’existe pas de solutions simples. La moitié de la population mondiale utilise l’huile de palme pour son alimentation ; aussi si nous l’interdisons ou la boycottons, d’autres huiles, plus gourmandes en terres, prendront très certainement sa place. L’huile de palme est là pour durer, et nous avons de toute urgence besoin de mesures concertées pour rendre sa production plus durable, en veillant à ce que toutes les parties prenantes (gouvernements, producteurs et la chaîne d’approvisionnement ) respectent leurs engagements en matière de durabilité » a fait savoir la directrice générale de l’UICN, Inger Andersen. Continuer la lecture de Biodiversité : L’huile de palme decime les espèces mais son interdiction n’est pas une solution non plus

Biodiversité : L’UICN actualise sa liste rouge des espèces menacées

87.967 espèces, dont 25.062 sont menacées d’extinction, c’est ainsi que se présente désormais la nouvelle liste rouge mondiale des espèces menacées mise à jour par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Des espèces de frênes répandues en Amérique du Nord  et cinq d’antilopes d’Afrique font l’objet de la plus grande attention.

Léopard de neige, espèce retirée de la liste rouge de l’IUCN

Les activités de l’homme (braconnage et destruction des habitats d’animaux), et l’envahissement des milieux sauvages par des coléoptères, tels sont les principales raison qui allongent la liste rouge mondiale d’espèces menacées de disparition.
Les nouveaux entrants dans cette liste sont cinq de six principales espèces de frênes d’Amérique du Nord, classées en danger critique, la sixième étant déjà en danger. L’UICN rappelle que le frêne rouge de Pennsylvanie, le frêne blanc et le frêne noir, trois de cinq espèces en danger critique, sont prédominants dans le pays, avec près de neuf milliards d’arbres dans les régions boisées des Etats-Unis.

Leur déclin pourrait toucher plus de 80% des arbres, et changera de façon très profonde la composition des espaces boisés, tant naturels qu’urbains. Compte tenu de l’importance écologique et économique des frênes, le fait de l’abattage et le déblaiement des frênes morts est extrêmement coûteux.

Outre les frênes, le déclin de cinq espèces d’antilopes préoccupe au plus haut point l’UICN, l’Elan de Derby ( la plus grande espèce d’antilope au monde) qui était classée en préoccupation mineure est désormais vulnérable. La Rénduca de montagne a quant à lui subi un déclin de près de 55 % dans la population d’Afrique du sud au cours de quinze dernière années : elle figure à ce jour dans la catégorie d’espèces en danger, tout comme la Gazelle de heuglin. Le cobe lechwe et le Rehbuk sont pour leurs parts quasi-menacés. L’UICN alerte aussi sur la disparition des sauterelles et mille-pattes de Madagascar, suite à la déforestation.

L‘unique nouvelle un peu encourageante est que la situation pour la panthère de neiges ( léopard de neige) s’améliore un peu. Elle passe de l’espèce en danger à l’espèce vulnérable. Mais précise tout de même que sa population continue de diminuer. Et le reste d’extinction reste élevé en raison de la destruction de leurs habitats.

La mauvaise nouvelle de cette mise à jour de la liste mondiale des espèces menacées est l’extinction de la pipistrelle de l’île Christmas, une espèce de chauve-souris.

 

Thierry-Paul KALONJI

Biodiversité : les singes pourraient disparaitre de la planète d’ici vingt-cinq à cinquante ans

La liste des espèces menacées d’extinction continue de faire sa mise à jour. Après la Girafe, les singes viennent d’effectuer leur inscription sur cette liste rouge. Continuer la lecture de Biodiversité : les singes pourraient disparaitre de la planète d’ici vingt-cinq à cinquante ans

La girafe désormais sur la liste des espèces menacées

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) alerte sur un nouvel animal en voie d’extinction. La girafe, un des plus grands animaux terrestres, rejoint le cercle fermé des espèces menacées.

girafe

Désormais la girafe, cet animal à l’allure digne et si gracieux, figure sur la liste déjà longue desanimaux vulnérables. Elle était jusqu’alors classée comme peu menacée. L’Union internationale pour la conservation de la nature, l’UICN, parle d’une extinction silencieuse. L’année dernière le nombre de girafes est passé sous la barre des 100 000 spécimens, soit 40% de baisse depuis 30 ans.

Le braconnage et la perte de son habitat, l’agriculture et l’exploitation minière expliquent cette disparition progressive de la girafe, mais pas seulement. Selon une récente étude de Nature les trois quarts des espèces animales et végétales sont victimes de commerce illégal, des loisirs ou de la subsistance. Une sur deux voit son habitat naturel comme les forêts disparaître au profit des plantations ou des élevages. Reste encore la menace du changement climatique qui concerne deux animaux vulnérables sur dix.

Avec la RFI