Archives par mot-clé : UNESCO

Forêts : Projet CAWHFI, 5 millions d’euros de l’Union européenne pour préserver les forêts du bassin du Congo

Dans le cadre de la 18ème réunion des parties du Partenariat pour les Forêts du bassin du Congo (PFBC), l’UNESCO a présenté le projet « Initiative pour le patrimoine mondial forestier d’Afrique centrale (CAWHFI) », mis en œuvre par l’UNESCO et ses partenaires (WWF, Zoological Society of London, ANPN, Wildlife Conservation Society, African Wildlife Foundation, Fondation du Trinational de la Sangha). L’échange entre la directrice du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO et les délégués des pays de la sous région avait pour but de présenter les défis et les efforts  conjugués jusque-là par son institution en vue de promouvoir la conservation de la biodiversité dans ces sites. 

«On a les sites qui sont en péril. On a beaucoup de menaces dans les sites. Et on travaille ensemble avec les différents acteurs sur le terrain, avec le financement de l’Union européenne », a déclaré la directrice du Centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO, Mechtild Rössler.

A en croire la directrice du Centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO, cet engagement de protéger les sites du patrimoine mondial dans le bassin du Congo est un travail de collaboration. Une collaboration entre les pays, les autorités et les populations locales dans le but de protéger plus d’hectares des forets dans cette région afin de mieux préserver l’environnement et la diversité biologique pour atteindre les Objectifs du développement durable d’ici à 2030. Continuer la lecture de Forêts : Projet CAWHFI, 5 millions d’euros de l’Union européenne pour préserver les forêts du bassin du Congo

Conservation : Le WWF très préoccupé par le projet de production pétrolière dans la Salon-ga et les Virunga

Cela n’a pas tardé pour que d’autres partenaires se joignent à la position de la société civile environnementale nationale et internationale, qui s’oppose à tout plan allant dans le sens d’une exploitation du pétrole dans les Virunga et la Salonga. Après l’UNESCO, Greenpeace et d’autres partenaires de la RDC, le Fonds Mondial pour la Nature, WWF se dit très préoccupé par le projet de déclassement partiel de ces deux parcs en vue d’une éventuelle exploitation pétrolière.

Dans un communiqué publié ce vendredi, le WWF ne cache pas ses inquiétudes quant à l’impact préjudiciable que toute production pétrolière pourrait avoir sur les Sites du Patrimoine Mondial de la Salonga et des Virunga, deux fleurons de la conservation de la nature en République démocratique du Congo (RDC).

« L’exploitation pétrolière dans les Parcs Nationaux de la Salonga et des Virunga mettrait en danger la biodiversité exceptionnelle de ces sites ainsi que les moyens de subsistance des populations locales en plus de libérer d’énormes quantités de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, ce qui contribuerait à exacerber les effets néfastes du changement climatique tant décrié dans la monde « , a indiqué Fred Kumah, Directeur de WWF Afrique.

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Conservation : Les Virunga et la Salonga au cœur des discussions à Bahreïn

Suite à la décision prise par le gouvernement de la RDC de désaffecter partiellement les parcs nationaux des Virunga et de la Salonga, en vue d’une éventuelle exploration et exploitation pétrolière, la tempête de contestations est loin de s’apaiser. La dernière en date est bien la déclaration commune de l’Union européenne, le Canada, la Suisse et les Etats unis d’Amériques.  

Ce mercredi, les deux vieux parcs d’Afrique menacés par l’exploitation pétrolière ont été au centre d’une séance spéciale de la 42ème session du Comité du patrimoine mondiale à Manama (Royaume de Bahreïn). Des sources dignes de fois ont renseigné que des recommandations pertinentes ont été formulé à l’endroit de la République démocratique du Congo.

« Les premières informations en notre possession renseignent que l’on est revenu sur les principes de ne pas changer les frontières desdits parcs et que l’exploitation du pétrole dans les aires protégées est incompatible », ont-elles précisé.  « Pour nous,  c’est bien de les reprendre mais il faudra une application sans faille avec le pouvoir trop marchand en RDC ».  Continuer la lecture de Conservation : Les Virunga et la Salonga au cœur des discussions à Bahreïn

Kinshasa : 27 journalistes outillés pour former leurs confrères sur l’éducation au développement durable

27 journalistes de différents organes de presse de Kinshasa ont été suffisamment outillés sur l’éducation au développement durable. Cette formation prévue initialement pour 18 journalistes, a cependant bénéficié de la participation de 27 chevaliers de la plume représentant une vingtaine de médias.
Pendant 2 jours, soit du 13 au 14 juin 2017, les hommes et femmes des medias ont été outillés en vue de former à leur tour, les autres journalistes sur les questions de l’environnement, spécifiquement celles liées au développement durable.


« Je tiens à encourager cette initiative de l’ONG Environews RDC qui a organisé cette session de formation, car la protection de l’environnement ne peut être une réalité que lorsque l’on passe par le changement de mentalité. Et cela n’est possible que lorsque la population est bien informée et formée. Je tiens à encourager les journalistes qui participent à cette formation à s’impliquer à l’issue de celle-ci, à la sensibilisation des nos populations. En même temps je leur rassure du soutien de mon ministère pour faire ce travail », a déclaré le Ministre de l’Environnement et du Développement durable, Amy Ambatobe.

Cette formation financée entièrement par l’UNESCO, à travers son Programme Intergouvernemental pour le Développement de la Communication (PIDC), s’est inscrite dans la logique des engagements de la communauté internationale et des objectifs de l’ODD 4 axés sur le Développement durable, auquel la RDC a souscrit.
« Nous nous félicitons de cette activité, elle est très utile ici en RDC vue l’importance de son patrimoine environnemental extraordinaire. Il convient aux journalistes de pouvoir communiquer avec un vocabulaire approprié pour atteindre la population, c’est ici l’importance même de cette formation. Cet atelier augure d’autres ateliers similaires sur toute l’étendue de la République ». A précisé Abdourahamane Diallo, Représentant de l’UNESCO en RDC.

La formation des formateurs sur le Développement durable vient renforcer les efforts du gouvernement dans la sensibilisation des populations sur la préservation de l’environnement tel que souhaité par le nouveau ministre de l’environnement et du développement durable qui a consacré le mois de juin 2017 à l’environnement.
Pour le Coordonnateur principal de l’ONG Environews, Alfred Ntumba, cette formation aidera les bénéficiaires à faire face au défit d’une meilleurs communication au tour des questions environnementales. « Ce projet est parti du constat selon lequel, les émissions et publications à caractère environnemental occupent à peine 3% des programmes des médias à Kinshasa. En tant qu’acteur des medias environnementaux, Environews RDC devrait trouver les voies et moyens pour faire évoluer ce pourcentage. Aujourd’hui, nous avons formé 27 journalistes, et nous comptons trouver d’autres financements pour continuer cet exercice sur l’ensemble du territoire national », a-t-il déclaré.

Des thématiques exploitées lors de cette formation ont permis aux journalistes de mieux comprendre les questions liées aux changements climatiques, au développement durable et à la convention de l’Unesco sur le patrimoine mondiale. Une session consacré aux techniques de collecte et traitement de l’information a permis aux journalistes de cerner et améliorer quelques erreurs commises​ pour atteindre sa cible.
« Nous sommes très satisfaites d’avoir bénéficié de cette formation qui nous a permise d’améliorer nos connaissances dans le domaine de l’environnement. Personnellement je repart avec quelque chose dans ma gibecière, et je souhaite que ce genre d’initiatives continue », a témoigné Chantal Kayembe, Journaliste à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC).

Pour Sylvie Fortuné Mbula de la télévision privée Antenne A, vue l’importance des matières traitées lors de cette formation, deux jours n’ont pas suffit pour tout apprendre. Selon elle, il faut nécessairement qu’une nouvelle session soit organisée dans les prochains jours afin de permettre aux journalistes de mieux appréhender les différents aspects communicationnels susceptibles d’être exploités pour atteindre cible et contribuer au changement de mentalité.

A l’issue de cette formation, un certificat de participation a été décerné aux lauréats qui ont été encouragés à jouer leur rôle d’ambassadeur et de formateurs pour les autres journalistes.
Notons par ailleurs que l’UNESCO a promis d’assurer le suivi de cette formation et d’accompagner l’initiative d’Environews RDC en vue de palier au déficit de communication dans le secteur de l’environnement en RDC.

 

Jennifer LABARRE

JME : Irina Bokova, « j’invite les femmes et les hommes où qu’ils soient à se connecter à la nature qui les entoure »

Dans un message publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, ce 5 juin, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Gueorguieva Bokova, invite les hommes et les femmes à se connecter à la nature qui les entoure, car c’est elle qui confère beauté, sens et harmonie à leurs vies.

Irina Gueorguieva Bokova, Directrice générale de l’UNESCO

« Connecter l’Homme à la nature c’est peut-être difficile à croire aujourd’hui, mais, il y a cinquante ans, on pensait que la meilleure façon de protéger la nature était d’en interdire l’accès aux populations humaines…
À présent, nous savons que c’est inexact« , précise – t – elle dans ce message dont Environews RDC s’est procuré une copie.

La Directrice générale de  l’UNESCO estime cependant qu’il est important de maintenir une relation Homme – environement, basée sur l’harmonie naturelle.  » Plus la relation entre les populations et leur environnement naturel est étroite, plus il est probable que ces populations mesurent l’importance de la nature et de sa biodiversité, du patrimoine et des ressources en eau, au service de leur propre bien-être et de l’avenir de la planète« , a-t-elle insisté.

Cet esprit guide l’ensemble de l’action de l’UNESCO, qui s’incarne dans un réseau mondial, unique en son genre, de sites désignés par l’Organisation, conçus pour rapprocher l’Homme de la nature, en dessinant une nouvelle carte du monde – une carte d’unité et de paix, au-delà des frontières, entre les femmes et les hommes et leur environnement, peut – on lire dans ce message.

Les réserves de biosphère de l’UNESCO, les géoparcs mondiaux UNESCO et les sites du patrimoine mondial – qui recouvrent souvent des surfaces stratégiques ou des ressources en eaux souterraines essentielles – rassemblent plus de 2000 sites exceptionnels dans le monde. « Nous savons désormais que c’est le plus sûr moyen de favoriser un développement plus inclusif et durable, respectueux des limites de la planète » a affirmé Madame Bokova. « Aujourd’hui, j’invite tout un chacun à prendre un peu de temps dans sa vie bien remplie et à visiter un des sites de l’UNESCO. Pour un moment de contemplation, immergez-vous dans un jardin perse en Iran, où l’eau joue un rôle symbolique et ornemental étonnant. Dans le géoparc mondial de Tumbler Ridge, au Canada, nagez dans des lacs alpins à l’eau cristalline et dormez sous les étoiles. Ou partez en randonnée dans la réserve de biosphère de Mujib, en Jordanie, qui s’étend par endroits à 420 mètres au-dessous du niveau de la mer, grâce à sa proximité avec la mer Morte« .

En cette Journée mondiale de l’environnement, la Directrice générale de l’UNESCO invite tous les pays à tirer le meilleur parti des sites désignés par l’UNESCO. « Par-dessus tout, j’invite les femmes et les hommes où qu’ils soient à se connecter à la nature qui les entoure, car c’est elle qui confère beauté, sens et harmonie à nos vies« . A-t-elle lancé.

 

Alfred NTUMBA

Biodiversité : Le patrimoine mondial de l’UNESCO est sous menace

Près de 30 % des sites classés au Patrimoine mondial sont menacés par le braconnage, l’exploitation forestière et la pêche illégale. Tels sont les conclusions du rapport publié ce mardi, 18 avril par le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Ce rapport intitulé «  Pas à vendre », pointe du doigt les activités destructrices qui mettent à la fois en péril les espèces qui vivent sur ces sites et les communautés locales dont les moyens de subsistance en dépendent.

Le WWF en appelle à une meilleure collaboration entre les organes de gouvernance de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction (CITES), et de la Convention du patrimoine mondial pour mettre fin au commerce illégal dans les sites classés. « Si le prélèvement illégal des espèces entraîne une dégradation de l’environnement, il met aussi en péril l’économie locale. Plus de 90 % de ces sites fournissent du travail grâce au tourisme, et cela dépend beaucoup de la présence sur les sites des espèces inscrites à la CITES ». A déclaré Inger Anderson, Directeur général de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Selon le Directeur général du WWF International, Marco Lamberti, il est essentiel que la CITES soit pleinement appliquée et que ces sites soient entièrement protégés. « Le rapport propose un éventail d’options pour renforcer la coopération entre la CITES et la Convention du Patrimoine mondial et donc mieux protéger les sites classés. Nous pourrons profiter de notre héritage naturel, nous pourrons assurer la sécurité des habitants et de leurs lieux de vie, et nous soutiendrons l’économie locale ainsi que les communautés locales qui en dépendent », a-t-il insisté.

Le Secrétaire général de la CITES), John Scanlon a interpelé la conscience universelle sur le fait que le commerce illégal des espèces sauvages vole à la planète son héritage naturel, menace les communautés locales et entrave les efforts mondiaux contre la pauvreté. « Cette étude nous rappelle que les crimes organisés peuvent aller aussi loin que pénétrer les sites protégés mondialement, et cette menace mondiale ne peut être affrontée qu’à travers des actions collectives et internationales », a-t-il précisé.

Mondialement connus pour la richesse de leur biodiversité, les sites classés au Patrimoine mondial de l’Unesco abritent des milliers de plantes et d’espèces rares. Le rapport Protéger les hommes en préservant la nature avait donné le coup d’envoi de cette étude qui vient d’être publié. 114 des 229 sites naturels et mixtes inscrits au Patrimoine mondial sont menacés par des activités industrielles néfastes. Concessions pétrolière, minière ou gazière, surpêche, exploitation forestière illégale, surexploitation des ressources en eau, infrastructures de transport ou de tourisme. Plus de onze millions de personnes, soit l’équivalent de la population du Portugal, dépendent des 114 sites menacés pour subvenir à leurs besoins.  Télécharger le rapport

 

Prince Alfred NTUMBA

Forêt : l’Union européenne finance un nouveau projet du CIFOR à Yangambi

Le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR), annonce le financement par l’Union européen de son projet FORETS à Yangambi, dans la province de la Tshopo. Dans un communiqué émis ce mardi, 07 mars, le CIFOR a informé que ce projet quinquennal aura le double objectif de stimuler le développement économique dans des zones qui en ont bien besoin et aussi de limiter les impacts sur l’environnement.

« Les abondantes ressources naturelles du pays sont menacées par le changement climatique, et le projet FORETS s’attachera à minimiser ces risques qui pèsent sur les populations et l’environnement en protégeant les forêts et en améliorant la gestion forestière », a indiqué M. Bart Ouvry, ambassadeur de l’UE en RDC, cité par ce communiqué.

Constituant la prochaine phase de la collaboration entre le CIFOR et l’UE en République démocratique du Congo, le projet FORETS s’organise autour de deux axes d’intervention à savoir, la Réserve de biosphère de Yangambi, et la Faculté des sciences de l’Université de Kisangani. « Cette nouvelle phase est très intéressante, car elle permettra d’étoffer le nombre de professionnels congolais et de scientifiques très qualifiés qui appréhenderont beaucoup mieux le secteur forestier et seront prêts à s’atteler aux divers problèmes du pays dans les domaines de l’environnement et du développement », a précisé Christian Amani, Superviseur des activités universitaires du projet à Kisangani.

Les travaux prévus dans le cadre de ce nouveau projet à l’Université de Kisangani, visent à rapprocher les chercheurs aux communautés locales au tour de la Reserve. Le CIFOR accompagnera les étudiants congolais en master et en troisième cycle. Il soutiendra la recherche à l’Université et fournira une infrastructure adéquate et des outils scientifiques indispensables. Peut-on lire dans ce communiqué.

Des formations en gestion du territoire et des ressources naturelles, en plantation d’arbres et en recherche appliquée et ciblée seront organisées à Yangambi, une ville qui fut, en son temps, la plus grande station de recherche tropicale du monde. Une fois formés, ces scientifiques apporteront au pays une approche holistique qui alliera la biophysique à la gouvernance des ressources naturelles, grâce aux deux grands volets de l’étude : ‘‘homme-forêt’’ et ‘‘forêt-environnement’’, précise ce communiqué.

La réserve de Yangambi qui s’étend sur 250. 000 hectares, présente une biodiversité foisonnante. Elle cependant, confrontée à de multiples pressions des communautés locales composées de cultivateurs et de commerçants.
Alfred NTUMBA