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Biodiversité : L’UE, le Canada, les USA et la Suisse s’opposent à la désaffectation partielle des Virunga et Salonga

La désaffection partielle du Parc national des Virunga et de celui de la Salonga pour une éventuelle exploitation pétrolière ne cesse de faire couler encre et salive. Après le mécontentement exprimé par société civile environnementale à ce sujet, c’est le tour de la Communauté internationale de se prononcer aussi sur ce même sujet.

Dans une correspondance adressée au premier ministre de la RDC, et dont Environews s’est procuré une copie, le quatuor (Union européenne, Canada, USA et Suisse), n’ont pas caché leur désapprobation à ce projet du gouvernement, qu’ils jugent d’incompatible avec la conservation de la biodiversité.

« Nous rappelons notre attachement au respect de l’intégrité de ces sites aux valeurs biologiques extraordinaires. L’exploitation et l’exploration pétrolière ne sont pas compatible avec le statut du patrimoine mondial ». Peut-on lire dans cette correspondance.

Les quatre missions diplomatiques en République démocratique du Congo rappellent la nécessité pour la RDC de mettre en avant plan le développement durable qu’elle poursuit dans le cadre de sa stratégie de croissance et réduction de la  pauvreté. «  Nous invitons donc l’Etat congolais à prendre toutes les mesures nécessaires afin que notre engagement commun de préservation de la biodiversité continue d’être respecté », ont-ils conclu.

Alfred NTUMBA

Bassin du Congo : l’Union européenne lance le programme ECOFAC VI volet Cameroun

L’Union européenne a lancé la sixième phase du programme des « Ecosystèmes Fragilisés d’Afrique Centrale » (ECOFAC VI) volet Cameroun. La cérémonie du lancement de ce programme a eu lieu ce mercredi 25 octobre 2017, à Douala au Cameroun. Cette étape exprime le début effectif  des activité de ce projet dans les pays membres la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). 

Cérémonie du lancement d’ECOFAC VI à Douala, par l’Union européenne (Photo, Alfred NTUMBA – Environews RDC)

Après la clôture d’ECOFAC V qui avait permis aux dix pays de la COMIFAC d’accéder aux financements d’environ 30 millions d’euros, l’Union européenne a doublé la mise cette fois-ci, en mettant à la disposition de ces pays, une enveloppe de 60 millions d’euros. « Depuis 1992, l’Union européenne a déjà investi plus de 138 millions d’euros dans la protection des forêts et de la biodiversité en Afrique centrale. Avec ECOFAC VI, c’est 60 milliards de Francs CFA supplémentaires, soit 60 millions d’euros qui sont apportés à la sous-région », a déclaré Chantale Marissen, Représentante de l’Union européenne.

Une enveloppe de 3,5 millions d’euros sera disponible pour appuyer l’Observatoire des Forêts d’Afrique Centrale (OFAC). Ce financement sera coordonné par le CIFOR, afin de mettre en œuvre certaines priorités opérationnelles du Plan de convergence 2015-2020 de la COMIFAC. L’ECOFAC VI devra également financer la mise en œuvre du projet Renforcement et institutionnalisation de l’OFAC (RIOFAC), pour une durée de 5 ans.

A en croire Chantale Marissen, l’Union européenne compte beaucoup sur la production des informations de qualité sur les forêts et la biodiversité  du Bassin du Congo en vue d’aider à la prise de décision quant à leur conservation et gestion durable au bénéfice de la population. Ainsi, un accent particulier sera mis sur la gouvernance forestière et la protection de la biodiversité. « L’effet du levier attendu à travers ce programme ne pourra être atteint qu’avec la détermination sans faille de nos partenaires de l’Afrique centrale à protéger notre planète et à combattre ceux qui veulent la détruire à leurs profits. Devant les conséquences qui menacent les écosystèmes de la sous-région, c’est donc une responsabilité historique qui nous incombent », a-t-elle martelé.

En effet, la convention de financement entre l’Union européenne et le Secrétariat général de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), a été signée à Brazzaville en avril 2017. La Secrétaire générale adjointe de la CEEAC, Mfoula Thérèse-Chantal, a émis le vœu de voir l’ECOFAC VI aller dans sens du changement des conditions de vie des communautés de la sous-région. « Si les premières phases qui ont démarré dès 1992 se sont concentrées sur la conservation du captal naturel, le Secrétariat général de la CEEAC, souhaiterait vivement que ECOFAC VI confirme le passage de la conservation à l’économie de la conservation telle qu’amorcée par le programme ECOFAC V », a-t-elle fait savoir. « En effet, il s’agit de transformer le capital naturel de la sous-région en capital productif pour que celui-ci contribue à la diversification de l’économie de nos Etats membres, majoritairement dépendantes de produits des hydrocarbures ».

Les forêts du Bassin du Congo représentent 25% du carbone total stocké par les forêts tropicales du monde. Elles hébergent environ 30 millions d’habitants et fournissent des moyens de subsistance à plus de 75 millions de personnes qui dépendent de ressources naturelles locales pour leurs besoins alimentaires, nutritionnels, et de santé.

 

Depuis Douala, Alfred NTUMBA

 

 

 

Conservation : Omer Ntougou, « il n’y a jamais eu un détournement de fonds au RAPAC »

Aucun détournement de fonds n’a été enregistré par la mission de l’audit de l’Union européenne effectuée récemment au RAPAC (Réseau des Aires protégées d’Afrique Centrale). La déclaration a été faite ce mardi 24 octobre 2017, par le Secrétaire Exécutif de cette institution d’appui aux aires protégées, Omer Ntougou, lors d’un entretien avec les journalistes membres du RECEIAC, à Douala au Cameroun.

Omer Ntougou, Secrétaire Executif du Rapac, lors d’un entretien avec les journaliste du RECEIAC à Douala. (Photos, Alfred Ntumba – Environews RDC)

« Le RAPAC a géré de 2011 à 2015, 17 millions d’euros  de l’Union européenne dans le cadre du projet ECOFAC 5. Je suis arrivé au RAPAC en avril 2015, donc à la clôture du projet. Un certain nombre de difficultés essentiellement liées à la maîtrise des procédures de l’Union européenne se sont révélées dans l’exécution de ce projet. Sur 17 millions d’euros, 95% a été jugé recevable, et 5% (soit environ 1 millions d’euros) a été rejeté à cause de non-conformité aux  procédures de l’Union européenne ».

Pour le Secrétaire Exécutif du RAPAC, les dépenses rejetées par le bailleur de fonds ont été réellement exécutées, soit pour l’achat des véhicules, ou encore pour le fonctionnement de l’institution. Malheureusement, les dépenses n’ont pas respecté les procédures exigées par l’UE. « Nulle part dans le rapport de l’audit, on parle de fraude ou du détournement. Mais plutôt de documents manquants ou inadéquats. Il est inimaginable que le Secrétaire Exécutif que je suis, puisse faire décaisser environ 600 millions de Francs CFA dans la période allant d’avril à décembre 2015. Avec les procédures de l’Union européenne, c’est quasi impossible », a-t-il précisé.

Le rapport de l’audit révèle que 342 mille euros ont été rejetés par faute de la documentation adéquate. 500 mille euros pour non-conformité aux « procédures de passation des marchés », 85 mille euros l’ont été également pour dépense hors délais contractuels et le reste pour les dépenses liés à la TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée). « Effectivement il y’a ce tableau de dépense par dépense qui montre que le RAPAC n’a pas suffisamment respecté les procédures de l’Union européenne dans la gestion de ce financement. Ce qui aujourd’hui constitue le point d’achoppement à la clôture de ce projet », a reconnu Monsieur Ntougou.

Réagissant aux accusations qu’il juge de « fausses », sur la gestion de cette institution,  le Secrétaire Exécutif du RAPAC dénonce les manœuvres dilatoires entretenues par ses détracteurs en vue de discréditer cette institution, qui selon lui est un modèle de réussite dans la gestion et l’appui au développement des aires protégées. « Beaucoup de personnes et beaucoup d’organisations se battent pour que le RAPAC meurt, parce que le RAPAC devient dans la sous-région, une institution de référence. Pour eux il ne faut pas que ça dure, et ce pour cela qu’il y’a des remous », a-t-il insinué.

Le RAPAC, une institution en difficulté ?

Depuis 2014, le RAPAC a, grâce à la subvention de l’UE, entamé des reformes structurelles et juridiques qui ont permis au réseau de passer du statut d’une organisation de droit gabonais, à une institution sous-régionale. Cependant, comme la plus part des organisations d’Afrique centrale, le RAPAC est confronté actuellement aux difficultés financières dues notamment au manque de contributions des Etats.

« Nous avons des difficultés. Nos Etats ne cotisent pas en dehors de la Guinée équatoriale qui est en avance de ses cotisations, et le Gabon qui se bat pour tenter de maintenir le fonctionnement du Réseau », a déclaré le Secrétaire Exécutif du RAPAC. « N’ayant pas suffisamment de moyens pour payer le personnel, je me suis retourné vers le gouvernement gabonais qui a accepté de nous donner une subvention exceptionnelle.  Aujourd’hui, tout le personnel d’appui du RAPAC a été intégré dans les effectifs de l’ANPN (Agence Nationale de Parcs Nationaux), et mis à la disposition du RAPAC de façon à assurer le fonctionnement de l’institution ». A-t-il déclaré.

En attendant, le Secrétaire Exécutif du Réseau des Aire Protégées d’Afrique Centrale se montre optimiste quant à l’avenir de cette institution, qui a été mise en place depuis bientôt 17 ans sous la recommandation des chefs d’Etats d’Afrique centrale.

 

Depuis Douala, Alfred NTUMBA

Forêt : l’Union européenne finance un nouveau projet du CIFOR à Yangambi

Le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR), annonce le financement par l’Union européen de son projet FORETS à Yangambi, dans la province de la Tshopo. Dans un communiqué émis ce mardi, 07 mars, le CIFOR a informé que ce projet quinquennal aura le double objectif de stimuler le développement économique dans des zones qui en ont bien besoin et aussi de limiter les impacts sur l’environnement.

« Les abondantes ressources naturelles du pays sont menacées par le changement climatique, et le projet FORETS s’attachera à minimiser ces risques qui pèsent sur les populations et l’environnement en protégeant les forêts et en améliorant la gestion forestière », a indiqué M. Bart Ouvry, ambassadeur de l’UE en RDC, cité par ce communiqué.

Constituant la prochaine phase de la collaboration entre le CIFOR et l’UE en République démocratique du Congo, le projet FORETS s’organise autour de deux axes d’intervention à savoir, la Réserve de biosphère de Yangambi, et la Faculté des sciences de l’Université de Kisangani. « Cette nouvelle phase est très intéressante, car elle permettra d’étoffer le nombre de professionnels congolais et de scientifiques très qualifiés qui appréhenderont beaucoup mieux le secteur forestier et seront prêts à s’atteler aux divers problèmes du pays dans les domaines de l’environnement et du développement », a précisé Christian Amani, Superviseur des activités universitaires du projet à Kisangani.

Les travaux prévus dans le cadre de ce nouveau projet à l’Université de Kisangani, visent à rapprocher les chercheurs aux communautés locales au tour de la Reserve. Le CIFOR accompagnera les étudiants congolais en master et en troisième cycle. Il soutiendra la recherche à l’Université et fournira une infrastructure adéquate et des outils scientifiques indispensables. Peut-on lire dans ce communiqué.

Des formations en gestion du territoire et des ressources naturelles, en plantation d’arbres et en recherche appliquée et ciblée seront organisées à Yangambi, une ville qui fut, en son temps, la plus grande station de recherche tropicale du monde. Une fois formés, ces scientifiques apporteront au pays une approche holistique qui alliera la biophysique à la gouvernance des ressources naturelles, grâce aux deux grands volets de l’étude : ‘‘homme-forêt’’ et ‘‘forêt-environnement’’, précise ce communiqué.

La réserve de Yangambi qui s’étend sur 250. 000 hectares, présente une biodiversité foisonnante. Elle cependant, confrontée à de multiples pressions des communautés locales composées de cultivateurs et de commerçants.
Alfred NTUMBA

1 an après la fin du projet PARAU, Jean – Michel Dumont s’en va

« … Avec le projet PARAU, nous avons essayé de mettre en place un système qui fonctionne et qui a prouvé son efficacité, car le taux de maladies hydriques avait baissé de 70% dans les communes couvertes par ce projet. On a prévenu les autorités congolaise en avance, on a accepté la demande du Premier ministre de prolonger d’un an le projet, aujourd’hui, nous ne sommes pas content de bisbilles entre la mairie et la primature. C’est vraiment triste ». Continuer la lecture de 1 an après la fin du projet PARAU, Jean – Michel Dumont s’en va