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Virunga : Un cadre de l’ICCN accusé pour viol et tentative de meurtre

Le CIDDHOPE (Cercle International pour la Défense des  Droits de l’Homme, la Paix    et l’Environnement), appelle urgemment l’Auditeur Militaire Supérieur près la Cour Militaire Opérationnelle du Nord-Kivu à Goma, à ouvrir les enquêtes sur le viol sur mineur et tentative de meurtre à charge du Monsieur Innocent Mburanumwe Nzabonimpa, Directeur Chef de site Adjoint et Chef de Station PNVi-Sud.

Dans un communiqué publié à ce sujet, et dont copie est parvenue à Environews RDC, cette organisation de la société civile relate des faits qui met en cause le directeur chef de site adjoint et se réjouit de la décision de suspension de l’incriminé prise par les autorités de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature).

« En date du 23 Mai 2019, aux environs de 19 heures et demie, alors que Mademoiselle Denise Serubungo sortait pour chercher des médicaments naturels pour son enfant malade non loin de l’Eglise catholique de Rumangabo à environs 20 mètres du portail d’entrée du camp des éco-gardes dans la même entité – elle aurait été saluée par un écogarde du nom de Bienfait Karokayo qui voulait rejoindre son poste de garde dans le même camp. Monsieur Innocent Mburanumwe Nzabonimpa est sorti du camp et a tiré à bout portant sur mademoiselle Denise Serubungo de deux balles qui l’ont blessée à sa jambe droite. La pauvre avait été abandonnée dépêchée à un poste de santé de Rumangabo par les personnes éprises de générosité », indique cette communication. Continuer la lecture de Virunga : Un cadre de l’ICCN accusé pour viol et tentative de meurtre

Conservation : l’APEM invite l’ICCN à publier le rapport conjoint sur les viols dans la Salonga

À l’initiative de  l’Ong Action pour la promotion des peuples et Espèces Menacés (APEM), les membres de la  société civile des provinces de Mai-Ndombe, de la Tshuapa, et du Kasaï réunis ont à travers une déclaration, dénoncé les meurtres, viols, coups et blessures graves, extorsion des biens, violation des domiciles, arrestation arbitraires, détentions illégales et paiement des amandes exorbitantes perpétrés par les éco-gardes de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature), sur les communautés locales au tour du Parc national de la Salonga.

« On était ensemble avec l’ICCN et WWF pour vérifier les six cas placés dans notre rapport. A l’issue de cette descente, nous avons constaté que tous les cas ont été confirmés. Maintenant nous sommes sur une voie judiciaire pour que la justice soit faite par rapport à ces violations des droits humains ». A expliqué Blaise Mudodosi, coordonnateur de cette Ong.

Selon cette déclaration, quelques-uns de ces éco gardes font partie de l’ICCN, d’autres par contre ne profitent que de la situation.

Les représentants des communautés locales de ces régions décrient à travers cette déclaration, l’installation des postes de patrouille et des stations d’éco-garde à l’intérieur des villages. A la cela s’ajoute également la non redistribution des terres aux communautés délocalisée de force à la création du parc de 1970, causant ainsi la précarité criante.

« Nous regrettons que la gestion de ce parc se fasse de manière unilatérale, ne prenant compte ni le bien-être, ni les désidératas des communautés locales et des peuples autochtones vivant dans la zone », peut-on lire sur dans cette communication adressée à l’ICCN, et dont Environews s’est procuré une copie.

Ils fustigent par ailleurs, les restrictions d’accès aux ressources, qui selon eux, se présentent comme un accélérateur de la pauvreté dans ces régions, jouant ainsi en défaveur du développement local.

Outre les restrictions, l’APEM relève également la méconnaissance par les communautés locales, des limites et règles de gestion applicables, ce qui favorise des arrestations arbitraires et abus de la part des éco gardes.

La société civile de ces trois provinces recommande aux gestionnaires du Parc national de la Salonga (ICCN-WWF), de prendre des mesures disciplinaires contre les éco gardes impliqués dans les violations des droits humains et les mettre immédiatement à la disposition de la justice, de publier les résultats de la mission d’enquête sur les violations de droits humains, ainsi que la mise en place d’un mécanisme de gestion de plainte et de recours indépendants adaptés et accessibles à toutes les communautés riveraines.

Télécharger ici : Déclaration SCE PNS Mai 2019

Nelphie MIE