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Entrepreneuriat vert : une camerounaise remporte le prix WWF Africa Youth Award 2017

Monique Ntumngia, jeune camerounaise de 27 ans et responsable de l’organisation  Green Girls basée au Cameroun, a remporté ce mercredi 16 octobres, le prix WWF Africa Youth Award 2017, en Tanzanie lors d’une soirée de gala organisée en marge du forum sur la conservation de la nature.

Déclarée vainqueur au terme des délibérations, Monique Ntumngia a été couronnée pour ses efforts dans la formation des femmes et filles à générer du biogaz à partir des déchets et de l’énergie solaire. « Je crois que l’énergie renouvelable est la solution aux problèmes énergétiques auxquels l’Afrique et le monde sont confrontés et une solution pour lutter contre le changement climatique et promouvoir une vie durable », a-t-elle déclaré.

Depuis le début de ses activités, Monique Ntumngia a déjà formé 672 filles issues de 3 régions représentant 23 communautés du Cameroun. Son organisation donne aux filles et aux femmes, la possibilité de devenir financièrement indépendante.

En deuxième position de cette compétition, se trouve le kenyan John Magiro, âgé de 26 ans, et responsable de Magiro Mini Hydro Power Project, un projet qui vise à exploiter et vendre de l’énergie hydroélectrique aux habitants de son village. John est persuadé que « les jeunes peuvent détruire l’environnement comme ils peuvent aussi le sauver ».

Le WWF Africa Youth Award est un concept qui vise à donner aux jeunes africains une plate-forme pour s’engager avec les leaders d’opinion dans la conservation afin de les inciter à s’intéresser aux problématiques et enjeux de la conservation.

Lors de la cérémonie de remise dudit prix, le Directeur régional de WWF pour l’Afrique, Fred Kwame Kumah a réitéré son engagement à travailler avec les jeunes du continent. Il a par la même occasion promis de mettre sur pied dès l’an prochain une plate-forme pour la jeunesse du WWF en Afrique.

Ce programme initié par le Fonds mondial pour la nature (WWF), vise l’autonomisation des jeunes de toute la région, à travers son programme de transformation de la jeunesse panafricaine. Car, l’avenir de la conservation en Afrique sera déterminé par les réseaux des jeunes informés qui se redressent et changent leurs vies, et ceux des autres pour une Afrique meilleure.

 

Jennifer LABARRE

 

Forêt : deuxième atelier national sur le développement de la filière huile de palme en RDC

Les principes régionaux de l’initiative pour l’huile de palme en afrique de la Tropical Forest Alliance (TFA 2020), sur le développement durable de la filière huile de palme en RDC, ont fait l’objet d’un deuxième atelier national organisé par le WWF à Kinshasa, ce lundi 9 au mardi 10 octobre 2017.

L’objectif de cet atelier était d’élaborer un plan d’actions de mise en oeuvre des principes nationaux pour une production responsable et durable d’huile de palme en RDC.

« En tenant compte de l’importance de la filière huile de palme dans la lutte contre les changements climatiques, le développement économique et la lutte contre la pauvreté en milieu rural, nous osons croire que ce secteur continuera à la relance de l’économie en RDC », a déclaré Flory Botamba,

A en croire, Evariste Bushabu, secrétaire général à l’agriculture, cette initiative mérite d’être soutenue pour une mise en oeuvre effectivement de celles-ci.

« Nous vivons à l’heure du changement climatique. Nous devons tous conjuguer des efforts pour lutter contre leurs effets néfastes, tout en tenant compte des conditions de vie des populations. Ce projet permettra de répondre mieux à ces exigences avec un accompagnement total du ministère de l’agriculture », a-t-il promis.

Le Coordonnateur de PROFOREST, Louis Defo,  à estimé quant à lui  que la RDC joue un grand rôle dans la production et l’exportation des produits liés à l’huile de palme, il est important que le pays soit dans la mouvance TFA 2020.

« Notre rôle en tant que PROFOREST est de faciliter l’implémentation du projet, il revient aux acteurs locaux de pousser la filière au niveau escompté. Nous facilitons la synergie entre les secteurs pour travailler ensemble afin d’atteindre les objectifs fixés » a t-il précisé.

Il a par ailleurs informé que la RDC représentait dans le temps, près de 44 % de la production de l’huile de palme en Afrique, avec cette initiative, il est possible que le pays reprenne cette place.

Comprendre le TFA 2020

Le TGA 2020  (Tropical Forest Alliance 2020), est une initiative mondiale à laquelle, la RDC a souscrit depuis 2016. C’est aussi un partenariat public privé qui a pour but principal de réduire à l’horizon 2020, la dévastation des forêts tropicales de suite de la production des matières agricoles telles que l’huile de palme, le soja, etc.

A l’issu des échanges qu’il y a eu au niveau régional et national, 11 principes nationaux et quelques actions à mener ont été définis pour la mise en oeuvre dudit projet en RDC. Entre autres, investir dans les zones savanicoles, la collaboration entre petits producteurs et grands producteurs, tenir compte des intérêts et bénéfices des communautés locales et peuples autochtones, enfin, s’assurer de la normalisation et de l’exploitation de l’huile de palme par tout les producteurs

Ces résultats ont permis à la RDC d’influer positivement la rencontre régionale d’Abidjan et la signature de la déclaration de Marrakech lors de la COP 22 au mois de novembre 2016.

Soulignons que 3 royaumes soutiennent cette initiative, la Norvège, le Royaume Uni et la Hollande.

Jennifer LABARRE

Climat : Un nouveau plaidoyer  pour la ratification de l’Accord de Paris

Le Fonds mondial pour la Nature (WWF) a lancé de nouveau un plaidoyer en direction de décideurs congolais sur les enjeux de la ratification de l’accord de Paris par la République démocratique du Congo. La réunion d’échanges a été organisée ce mardi 26 septembre 2017, à Kinshasa.

Sensibilisation des parlementaires sur la ratification de l’accord de paris/ jennifer Labarre

Cet atelier avait pour objectif de sensibiliser les parlementaires à jouer pleinement leur rôle de représentants du peuple, en interpellant l’exécutif national sur la nécessité de ratifier cet accord, afin d’aider la RDC à préserver son leadership dans le secteur de l’environnement.

« Il est évident que la RDC ne peut dévier de ses responsabilités de fait, de par son héritage écologique et environnementale qui la place au centre des sources de résilience climatique pour la planète. Nous faisons appel aux parlementaires pour que le pays ne rate pas ce rendez-vous historique », a déclaré le Directeur national de WWF-RDC, Jean – Claude Muhindo.

A travers cette séance de travail, les enjeux et avantages de la ratification de l’accord de Paris ont été expliqués aux députés. Pour le député national Roger Mpanano, « si la RDC ne ratifie pas l’accord, il serait honteux d’aller à la Cop 23 qui se tiendra dans quelques semaines à Bonn en Allemagne. Cet accord serait déjà ratifié, si cela ne dépendait que de nous [députés de la commission de l’environnement]. L’accord n’a jamais été envoyé au parlement pour débuter le processus de sa ratification » a-t-il précisé.

 

Une opportunité économique

 

Avec des chutes de cour de matières premières de plus en plus fréquentes dans le monde, les économies mondiales voient dans l’accord de Paris, une aubaine d’opportunité de développement durable et résilient.

Certains experts pensent que la RDC ne peut s’auto exclure des mécanismes qui déterminent actuellement la manche mondiale des pays. Pour que le pays bénéficie des opportunités présentes et futures, la ratification de l’accord de Paris reste le seul moyen d’y accéder.  

«Nous invitons les députés à accélérer le processus de ratification de cet accord pour donner au pays des instruments juridiques, devant lui permettre de lutter efficacement contre les changements climatiques et accéder aux différents financements mis en place dans le cadre de cet accord. Nous en appelons également à l’exécutif national à faire diligence pour ne pas priver le pays de tous les avantages financiers prévus par l’accord de Paris sur climat », a fait savoir l’expert Climat, Albert Kabasele Yengayenga.

L’expert a affirmé tout de même qu’avec l’augmentation du niveau de mer, soit 3mm par an, les populations vivant sur le littorale congolais risquent de périr si rien n’est fait, et que d’ici peu, la cité de Banana, située à l’embouchure du fleuve Congo pourrait disparaitre.

Rappelons que la RDC compte parmi les premiers pays à avoir signé l’Accord de Paris à New-York. D’aucun se pose la question de savoir à quel niveau le processus de sa ratification bloque-t-il, et pourquoi le Président de la République qui s’était engagé publiquement en signant cet accord, ne peut-il pas s’impliquer davantage afin de donner la chance au pays de jouer son rôle de puissance environnementale au cœur de l’Afrique.

 

                                      Jennifer LABARRE

 

Forêt (RDC-RC): un projet de décrets pour la gestion durable des ressources naturelles dans la bi-nationale Lac Tumba-Lac Tele.

Le Comité Bi-national de Planification et d’Exécution (CBPE) examine depuis ce jeudi 03 juillet, à Kinshasa, un projet de décrets à soumettre respectivement aux gouvernements de deux pays (la République du Congo et la République démocratique du Congo), pour faciliter l’implication des communautés locales et des peuples autochtones à la gestion participative des ressources naturelles et des aires protégées dans cet espace transfrontalier.

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Forêt : WWF-RDC lance le projet « Gouvernance forestière »

Cinq provinces de la République démocratique du Congo vont bénéficier d’un nouveau projet de « gouvernance forestière » initié par le WWF-NORVÈGE avec les financements de l’Agence norvégienne de développement de la coopération (NORAD). Ce projet de 4 ans sera exécuté dans les provinces de Maindombe, Tshopo, Equateur, Mongala et Kongo centrale.

Le projet « Gouvernance forestière » lancé ce vendredi 14 juillet à Kinshasa, va accompagner les parties prenantes notamment l’administration forestière, le secteur privé et la société civile, dans le renforcement de la gouvernance.

« Le projet est financé à hauteur de 2 millions de dollars pour 4 ans. La société civile aura 40% de ce montant qui sera alloué au Réseau des populations autochtones et locales pour la gestion durable des écosystèmes forestier (REPALEF) y compris la Coalition nationale contre l’exploitation illégale du bois (CNCEIB). Le financement actuel va permettre aux organisations de la société civile d’avoir beaucoup de moyens, pour plus d’efficacité ». A déclaré le Coordonnateur de Programme Gouvernance forestière à WWF-RDC, Jean-Marie Bolika.

A en croire Monsieur Bolika, les activités de ce nouveau projet vont commencer avec l’installation dans les prochains jours, du Conseil consultatif de la province de Maidombe. S’en suivra en suite la planification d’autres activités de différentes parties prenantes.

La première phase de ce programme exécuté entre 2011 et 2015, a permis de réaliser le gap entre les prévisions et les réalisations. Sur les 57 concessions prévues au départ, seulement 23 ont été actives, et ont produit la moitié des prévisions escomptées.

D’après un rapport synthèse produit par le CIFOR et WWF en 2017, il a été constaté que des efforts ont été fournis par les exploitants forestiers pour répondre à leurs obligations légales relatives à l’exécution des clauses sociales.

Le Directeur national de WWF-RDC, Jean-Claude Muhindo, a par ailleurs invité les parties prenantes à plus de transparences et détermination afin d’atteindre les objectifs que s’est fixé ce projet. « L’évolution future des clauses sociales dépendra de l’engagement des autorités publiques associées à l’implication des Ong nationales et internationales, du secteur privé, de communautés locales et autochtones dans la consolidation des acquis obtenus jusqu’ici grâce à l’observation indépendante non mandatée. D’où le WWF plaide et s’inscrit en faveur de plus d’approches PPP et PPP. L’ancien PPP, pour Partenariat public-privé et le nouveau PPP, pour Profit Population-Planète ». A-t-il souligné.

Pour la représentante du gouvernement norvégien, ce programme va apporter un soutien aux organisations de la société civile dans l’accompagnement des communautés locales et des peuples autochtones, pour hausser le niveau de compréhension de processus de négociations des clauses sociales. « Le gouvernement norvégien considère que la société civile est un acteur clé dans la gouvernance forestière en RDC. Ce programme de WWF consiste à lui donner les moyens techniques et financiers pour renforcer son rôle d’observateur. Et à soutenir le gouvernement congolais à prendre des mesures adéquates qui tendent à réduire significativement les activités illégales dans le secteur », a déclaré le Premier secrétaire climat et forêt de l’Ambassade de Norvège en RDC, Hilde Dahl.

Reconnaissant tout de même les faiblesses qui ont minées l’aboutissement des clauses sociales de la première génération conclues entre 2010 et 2015, notamment les conflits entre les communautés locales et les exploitants forestier, le représentant du Ministre congolais de l’environnement, Justin Bitakwira, Ministre du développement rural, a rassuré le soutien du Ministère de l’Environnement et développement à ce nouveau projet, pour garantir l’aboutissement heureux de la seconde génération des clauses sociales qui seront lancées.
Alfred NTUMBA

BIODIVERSITE : Démarrage des activités de sédentarisation agricole dans le parc de la Salonga

Le Fonds mondial pour la nature, WWF-RDC a lancé officiellement les activités de sédentarisation agricole dans le paysage du Parc national de la Salonga (PNS). Ce projet s’inscrit dans le cadre du Programme Agricole Rural et de Conservation du Complexe de la Salonga «PARCCS ». L’annonce a été faite à Kinshasa à travers un communiqué de presse publié ce lundi 03 juillet.

Les différents partenaires à ce projet ont échangé, au cours d’un atelier organisé à Kinshasa du 28 au 29 juin 2017, sur la mise en œuvre cohérente des activités visant à consolider les actions sur une vision commune et clairement partagée entre les équipes pour une meilleure collaboration mais également une communication efficace.

Ce projet ambitionne l’amélioration de la protection et valorisation de la biodiversité de ce parc. En effet, le PARCCS vise l’amélioration des activités agricoles durable en périphérie proche et distante du paysage par un renforcement de la gouvernance locale et la collaboration des partenaires publics et privés en assurant simultanément une protection accrue des valeurs de conservation du parc au bénéfice de tous.

Le Programme Agricole Rural et de Conservation du Complexe de la Salonga (PARCCS), bénéficie de financements de WWF-RDC et de l’Union européenne à travers le 11ème  Fonds européen de développement (FED). Les zones prioritaires pour ce projet sont celles d’Oshwe dans la Province de Mai-Ndombe, de Lomela dans la Province de Sankuru, de Boende et du corridor de Monkoto dans la Province de la Tshuapa et de Dekese dans le Kasai.

L’objectif opérationnel de ce programme est bien qu’en 2021, le Parc National de la Salonga soit retiré de la liste des sites du Patrimoine Mondial en péril où il est depuis 1999.

Rappelons qu’en 2015, le WWF-RDC et l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) ont signé un accord de cogestion stratégique pour mettre en place au Parc National de la Salonga, une protection significative des populations de grands mammifères et consolider les services considérables d’approvisionnement rendus par ses écosystèmes aux communautés humaines vivant en périphérie, et à l’échelle du Bassin du Congo.
Jennifer LABARRE

Forêt : WWF-RDC présente un nouvel outil d’évaluation de la gouvernance forestière

Le Fonds mondial pour la nature (WWF), a présenté son nouvel outil d’évaluation de la gestion responsable des forêts et du commerce, aux acteurs de la société civile, du secteur privé (bois), et aux représentants des institutions réunis en atelier du 12 au 16 juin 2017, à Kinshasa.


« Cet outil a trois piliers. Le premier met l’accent sur la politique, la législation et les institutions. Le second s’occupe de la résolution des conflits, et le denier vise la mise en œuvre de la gouvernance forestière dans le pays. Les participants disposent désormais d’un autre outil à part ceux qu’ils disposent déjà, pour voir de plus près l’évolution de la gouvernance forestière en RDC », a indiqué le Manager du projet REDD à WWF-RDC, Flory Botaba Esombo.

A en croire Belmond Ntsumba, Responsable en charge du Programme Forêt-Afrique centrale au WWF-Cameroun, ce nouvel outil présente quelques avantages par rapport aux autres qui existent. Il couvre un éventail assez large de différents aspects de la gouvernance forestière et permet de faire rapidement, et à un coût raisonnable, un état de lieux de cette gouvernance en RDC. « Nous avons mis entre les mains des organisations un outil qui va leur permettre non seulement de développer leurs propres stratégies d’action, mais aussi de suivre les actions de plaidoyer qu’ils font pour améliorer la gouvernance forestière en République démocratique du Congo », a-t-il précisé.

Il a par ailleurs informé que l’outil d’évaluation de la gestion responsable des forêts et du commerce a été testé pour la première fois en Russie, au Benin, en suite en République du Congo et dans d’autres pays d’Afrique Centrale. Les résultats obtenus de ce test ont prouvé que l’outil est flexible et qu’il peut s’adapter aux conditions spécifiques du terrain quel qu’en soient les indicateurs. « Les résultats que nous avons obtenus à ce jour prouve que chaque pays a des points faibles et des points forts en matière de la gouvernance forestière. L’objectif de ce travail c’est de permettre à toutes les organisations évoluant dans ce domaine de capitaliser sur les points forts et de travailler sur l’amélioration des points faibles ».

En République du Congo par exemple, l’outil de gouvernance forestière de WWF a permis d’identifier la force, à savoir, l’existence d’un cadre législatif bien solide. Cependant, le pays souffre de la mise en pratique des textes de lois devant régir le secteur de forêts. Les écarts sont justifiés notamment le manque de volonté politique, l’insuffisance du budget de l’Etat, ainsi que la collaboration difficile entre le gouvernement et les acteurs de la société civile. « Nous nous sommes rendus compte en déployant cet outil qu’il y’avait des indicateurs qui n’étaient pas appropriés à la RDC. Je me réjouis de l’idée de mettre sur pied un comité de suivi devant s’approprier cet outil et approfondir la réflexion pour voir comment les différents acteurs du secteur forestier appréhendent ces notions de la gouvernance forestière dans le pays ». a affirmé Monsieur Ntsumba.
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A l’issue de cet atelier, les participants ont été dotés des connaissances suffisantes et d’une bonnes maitrise des indicateurs spécifiques devants les aider dans leur travail de travail de terrain. « Après avoir analyser l’outil développé par WWF, Il revient à nous en tant que membres de la société civile de vulgariser cet outil auprès d’autres collègues pour que chacun de nous prenne un engagement à suivre certains aspects qui conduisent vers la gouvernance forestière dans notre », a estimé le Coordonnateur de l’Ong Action massive rural (AMAR), Philipe Nzita.

Notons par ailleurs que cet outil développé par WWF international est une contribution à l’épineuse question de la gouvernance forestière dans les tous les pays où travaille cette institution afin de suivre son travail afin et l’évaluer de le réajuster au besoin.
Alfred NTUMBA

Conservation : Plus d’objets en ivoire au marché Bikeko à Kinshasa

Après plusieurs missions de sensibilisations et opérations coups de poing menées au Marché Bikeko à Kinshasa, aucun objet en ivoire n’est étalé sur ce marché situé à la place Royale dans la commune urbaine de la Gombe. C’est ce qu’indique une correspondance du projet « Application de la loi et lutte contre la criminalité faunique en République Démocratique du Congo (ALCRIF) », émise ce mercredi 24 mai, en direction de différents partenaires techniques et financiers qui ont concouru à la réussite dudit projet.

« Nous avons la joie de vous informer qu’aucun objet en ivoire n’est étalé sur le marché Bikeko de la place royale depuis ce lundi 22 mai 2017. Nous espérons que ce marché, actif depuis plusieurs années, est définitivement fermé », peut-on lire dans cette correspondance qu’Environews-RDC s’est procurée.

De mars à mai 2017, 3 opérations ont été menées dans ce marché. Plus d’une trentaine de Kilogrammes d’ivoire y ont été saisie et plusieurs personnes interpellées. Ces opérations ont été réalisées grâce à la collaboration entre plusieurs structures et Institutions étatiques dont principalement l’ICCN, la DCN, les parquets généraux de Matete et de la Gombe, la police judiciaire des parquets et la Police nationale congolaise (LNI, IPKIN) avec l’appui de certains partenaires, notamment le WWF et TRAFFIC.

« Nous ne nous nous arrêtons donc pas au simple constat établi en ce moment. Nous avons résolu de poursuivre la veille jusqu’à pouvoir établir un constat définitif de la fermeture dudit marché », précise cette correspondance.

Depuis 2013, des actions visant la fermeture du marché de l’ivoire en République démocratique du Congo, ont été menées avec l’appui de plusieurs partenaires  dont AWF, WWF, TRAFFIC, GIZ, et autres, révèle cette correspondance.

Ces opérations ont notamment donnée lieu à la saisie de 54 kg d’ivoire en mars 2015, plus de 150 kg entre 2015 et 2016, sur un total de 590,8 kg saisis en RDC sur la même période.

Certains supports de sensibilisation notamment les panneaux placardés à travers la ville de Kinshasa, ont été produits au cours de cette  même période, et plusieurs sessions de renforcement des capacités ont été organisée à l’endroit des magistrats, OPJ, et douaniers.

Le projet a permis également le suivi judiciaire de plusieurs dossiers ayant donné lieu à des condamnations. Les autorités congolaises sont appelées à redoubler de vigilance en vue de la fermeture complète et définitive du marché de l’ivoire à Kinshasa, précise cette correspondance.

 

Alfred NTUMBA

Biodiversité : Evaluation de l’approche de lutte anti braconnage et la criminalité faunique en RDC.

Deux ans après la mise en place de l’approche « Braconnage zéro », L’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), avec l’appui du Fonds mondial pour la nature (WWF), a organisé le mardi 18 avril, un atelier d’échange et de réflexion pour renforcer le développement de partenariats et des financements pour la lutte contre le braconnage et la criminalité faunique en RDC.
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Biodiversité : Le patrimoine mondial de l’UNESCO est sous menace

Près de 30 % des sites classés au Patrimoine mondial sont menacés par le braconnage, l’exploitation forestière et la pêche illégale. Tels sont les conclusions du rapport publié ce mardi, 18 avril par le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Ce rapport intitulé «  Pas à vendre », pointe du doigt les activités destructrices qui mettent à la fois en péril les espèces qui vivent sur ces sites et les communautés locales dont les moyens de subsistance en dépendent.

Le WWF en appelle à une meilleure collaboration entre les organes de gouvernance de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction (CITES), et de la Convention du patrimoine mondial pour mettre fin au commerce illégal dans les sites classés. « Si le prélèvement illégal des espèces entraîne une dégradation de l’environnement, il met aussi en péril l’économie locale. Plus de 90 % de ces sites fournissent du travail grâce au tourisme, et cela dépend beaucoup de la présence sur les sites des espèces inscrites à la CITES ». A déclaré Inger Anderson, Directeur général de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN).

Selon le Directeur général du WWF International, Marco Lamberti, il est essentiel que la CITES soit pleinement appliquée et que ces sites soient entièrement protégés. « Le rapport propose un éventail d’options pour renforcer la coopération entre la CITES et la Convention du Patrimoine mondial et donc mieux protéger les sites classés. Nous pourrons profiter de notre héritage naturel, nous pourrons assurer la sécurité des habitants et de leurs lieux de vie, et nous soutiendrons l’économie locale ainsi que les communautés locales qui en dépendent », a-t-il insisté.

Le Secrétaire général de la CITES), John Scanlon a interpelé la conscience universelle sur le fait que le commerce illégal des espèces sauvages vole à la planète son héritage naturel, menace les communautés locales et entrave les efforts mondiaux contre la pauvreté. « Cette étude nous rappelle que les crimes organisés peuvent aller aussi loin que pénétrer les sites protégés mondialement, et cette menace mondiale ne peut être affrontée qu’à travers des actions collectives et internationales », a-t-il précisé.

Mondialement connus pour la richesse de leur biodiversité, les sites classés au Patrimoine mondial de l’Unesco abritent des milliers de plantes et d’espèces rares. Le rapport Protéger les hommes en préservant la nature avait donné le coup d’envoi de cette étude qui vient d’être publié. 114 des 229 sites naturels et mixtes inscrits au Patrimoine mondial sont menacés par des activités industrielles néfastes. Concessions pétrolière, minière ou gazière, surpêche, exploitation forestière illégale, surexploitation des ressources en eau, infrastructures de transport ou de tourisme. Plus de onze millions de personnes, soit l’équivalent de la population du Portugal, dépendent des 114 sites menacés pour subvenir à leurs besoins.  Télécharger le rapport

 

Prince Alfred NTUMBA